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Moïse Rahmani

Une réunion de dupes (15 novembre 2007)

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Une réunion de dupes - Billet d‘humeur du 15 novembre 2007

D’ici quelques jours, à Annapolis, se tiendra la réunion internationale consacrée au Moyen-Orient.
D’après Méïr Rosen, ancien ambassadeur d’Israël à Paris, artisan des accords de Camp David, ancien conseiller d’Ariel Sharon, cette conférence risque d’être un Oslo bis. De conférence internationale sur le Moyen-Orient initiale, cela s’est changé en réunion. A ce jour, dix jours avant l’ouverture de cette réunion, nul ne connaît la liste des pays participants. Aucun ordre du jour n’a été établi.
Pire, comme si les Palestiniens tenaient à faire déjà capoter cette réunion, voila qu’ils sortent un nouveau lièvre de leur sac : s’ils accepteraient Israël, par contre ils refusent de lui reconnaître le statut d’état juif ceci à cause des réfugiés palestiniens.

Le Premier ministre israélien a demandé à ce que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat juif, avant le début des négociations censées débuter à la suite de la conférence internationale de la paix. "La reconnaissance d'Israël comme l'Etat du peuple juif sera le point de départ des négociations après Annapolis", a averti Ehud Olmert, lors d’un entretien avec Javier Solana, le haut responsable des Relations extérieures de l’Union Européenne. Cette exigence a été qualifiée "d'inacceptable" par le chef de l'équipe des négociateurs palestiniens, Ahmed Qoreï. (Israel Infos)

Ca me rappelle Taba et Arafat, sous Clinton, qui, au moment de signer l’accord, a posé une nouvelle exigence : le retour des Palestiniens.

Des accords d’Oslo bis ou Israël et le monde se sont fait piéger par Arafat qui s’était engagé, par écrit, à ce que les organisations palestiniennes abandonnent le terrorisme et qui s’est empressé, comme toujours, de renier sa parole, sont voués à l’échec.

Deux états voyous menacent la paix au Moyen-Orient, la paix dans le monde : la Syrie et l’Iran. L’Iran cherche, à tous prix, à se doter de l’arme atomique (aucun état ne menace, me semble, ce pays) et encourage le terrorisme en soutenant, matériellement et par experts interposés, des organisations terroristes telles le Hezbollah et le Hamas et la Syrie dont les rêves d’une grande Syrie, incluant le Liban et une partie d’Israël ne sont pas morts et qui fait assassiner tout Libanais qui s’oppose à la mise sous tutelle du pays des Cèdres par Damas.

A l’occasion de l’anniversaire de la mort d’Arafat, une foule immense – on cite le chiffre d’un million de demi d’hommes, de femmes et d’enfants, sont descendus dans la rue à Gaza pour commémorer cet événement et protester contre le Hamas. Les miliciens, terroristes devrais-je dire, de « fous de D. » ont ouvert le feu sur la foule.
Contester l’autorité, dans un pays dit-arabe, représente un danger mortel (et encore, autorité, je me comprends ! Le Hamas s’est emparé de la bande de Gaza par un coup d’état. Drôle, n’est-ce pas, la liste des pays dits-arabes dont les dirigeants ont fomenté des putschs : Irak, Syrie, Yémen, Tunisie, Algérie, Libye… Drôle, n’est-ce pas, ces pays dont les dirigeants sont réélus à des majorités très confortables dépassant parfois les cent pour cent ! Drôle, n’est-ce pas, ces pays dont les dirigeants cherchent à laisser le pouvoir à leur rejeton : ce fut le cas en Syrie, ce sera le cas en Egypte, en Libye.
La démocratie a encore de beaux jours devant elle.

Tournons une autre page. Hier, dans l’indifférence des médias français (aucun journaliste de l’Hexagone n’était présent), le tribunal a visionné les rushes de l’affaire Al Dura qui, selon de pus en plus de spécialistes, a été montée par France 2 de toutes pièces. C’est la thèse que défend Phillippe Karsenty, de Media Ratings, traîne en justice par la chaîne nationale française. Ce serait une mise en scène qui a causé des dizaines de morts et un tort considérabe à l’image d’Israël.
L’opinion publique pense que la mort (si mort il y a) de Mohamed Al Dura a été le déclencheur de la seconde intifida alors que celle-ci avait été planifiée dès mois auparavant, bien avant le 30 septembre 2000. Ce sont les Palestiniens eux-mêmes qui l’ont reconnu. Al Dura, mise en scène, assassinat par les Palestiniens, on le saura d’ici quelques jours, à l’occasion de la seconde audience, fin novembre 2007.

A la semaine prochaine, se kere el D.

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