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Moïse Rahmani

Maya (14 avril 2011)

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Maya

 

Je suis heureux. Je suis  heureux car notre benjamine a accouché d’une petite fille, Maya, vendredi passé.

Quelle magnifique entrée de Shabbat. Chaque vendredi soir, je ne pourrai m’empêcher de songer que c’est un peu son anniversaire.

 

Lundi 18 commence Pessah. Quel beau début que cette famille qui grandit. J’aime les grandes tablées, j’aime mes cousines et mes cousins. D’ailleurs, chez nous, cousin se dit « primo hermano », premier frère, frère en premier.

Et c’est exact. Un cousin c’est aussi un frère et je me souviens de mon enfance en Egypte, où, jusqu’en 1955 date à laquelle est arrivée Simon, j’étais, depuis le départ  pour l’Australie de deux de mes oncles et de leurs quatre enfants, le plus jeune. Je me souviens de ma jeunesse au Congo où, directement après ma sœur, j’étais l’ainé. Maya est la prima ermana de ses deux cousins ainées.

 

Maya ! Je vous avoue avoir été surpris par ce prénom. Je l’avais relié à la mignonne abeille.  J’avais tenté des jeux de mots. J’ai envisagé un diminutif, Ya-ya.

 

Un de mes amis, dont une des petites filles se prénomme Maya, m’a dit que Mâyâ (avec deux accents circonflexes sur le a) était la mère du Bouddha.

 

A broch, comme le disent nos frères ashkenazes ! la madre del Bouddha ! Kwalo vamos azer ? Une petite fille de Cohen par son père, de Levi par sa mère, évoquant le Bouddha ? Rizil auraient dit nos amis du Congo.

 

Une recherche sur le net m’a rassuré. Si la maman du Bouddha se prénomme bel et bien Mâyâ (avec deux accents circonflexes sur le a, répétons-le), ce prénom est sémite. Dérivée de Myriam, Marie,  il signifie  mar-yam (goutte de mer), de l'hébreu ou source, rivière toujours de l’hébreu et de l’arabe. Maya symbolise la grâce, la tendresse et la noblesse. (Oui, tout à fait  ma pette fille !)

 

Goutte de lmer, source ! Quels beaux présages. L’eau, chez nous,  est importante, vitale. L’eau c’est la vie. Sans eau, elle n’existe pas.

La Torah est comparée à  une source à laquelle le Juif s’abreuve. Sans la Torah, le Juif n’existe pas.

 

Je suis doublement heureux par Maya. Née à l’entrée du Chabbat, née à quelques jours de Pessah qui marque le début de notre histoire en tant que Peuple, c’est une « source ». Puisse-t-elle abreuver ses parents et sa famille de bonheur et de félicité et être une source de fierté pour sa famille, pour nous et pour tout Israël.

 

 

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