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Moïse Rahmani

Le pas de D.ieu. Billet d'humeur du 21 mars 2002

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Pessach sonne a notre porte. D'ici quelques jours nous entrerons dans une des périodes qui ont forgé notre histoire. En effet notre saga en tant que peuple débute le 15 Nissan. Nous connaissons la date et même le menu : de la matza et de la manne.

Nous avons quitté, ce 15 Nissan, Mitzrayim, l'Egypte et ses metzarim, ses misères. D'esclaves nous sommes devenus un peuple libre. Nous nous en souvenons lors de l'injonction biblique : "tu aimeras l'étranger car, souviens-toi, tu as été étranger en Egypte". Dans ce cas précis l'étranger est le faible, l'opprimé, celui qui est démuni et qui est rejeté par tous.

Ceci me rappelle un apologue, une fable ayant une fin morale, que mon conta un jour mon ami Meno P.

Un homme, dans le fait de sa puissance et de sa richesse, se promène sur la plage. Deux pas assurés se dessinent, sur le sable et, à leurs côtés, le sillon de deux autres, aériens, diaphanes.

Un jour, l'homme a des revers de fortune. Avec elle, il perd ses amis. Le pas devient plus lourd et plus pesant; la trace sur le sable s'incruste profondément alors que celle tracée par ce pas léger et menu s'estompe et s'évanouit.

Le pas traîne, de plus en plus massif. C'est celui de quelqu'un qui porte un lourd fardeau.

L'homme travaille dur et, peu à peu, redresse sa situation. Sa fortune de l'homme, en même temps que ses amis lui reviennent.

Quelque temps après une légère trace apparaît à nouveau sur le sol. Le lourd pas semble se redresser, s'affermir, s'affirmer et, à ses côtés, comme avant, les deux pas légers, aériens et diaphanes se montrent à nouveau.

Il apostrophe le Bon D.ieu : Toi aussi tu es comme les autres. Lorsque tout va bien tu étais là et lorsque j'avais besoin de Toi, où étais-Tu. Tu T'étais enfuit, comme les autres !

La voix de D.ieu murmure à son oreille : J'étais là, toujours. Ces traces légères sur le sable sont les tiennes. Lorsqu'elles ont disparu, ce sont les miennes que tu a vues. Et si elles étaient lourdes, c'est parce que je te portais.

Aujourd'hui le peuple juif et Israël sont seuls et la trace que l'on aperçoit sur le sable, c'est la trace du pas de L'Eternel qui nous porte.

Bientôt, très bientôt si le Bon D.ieu le veut, nos pas seront à nouveau visibles en compagnie, comme toujours, de ceux de notre Créateur.

Bonne fête de Pessach à toutes et à tous.

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