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Moïse Rahmani

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Cet Israël tant aimé est aujourd'hui confronté à une véritable guerre. Conflit avec les Palestiniens - ils ne sont guère de parole, Israël ne peut leur faire confiance et pourtant doit traiter avec eux. Et guerre impitoyable pour gagner l'opinion publique. En ce qui concerne cette dernière, les Palestiniens emportent la manche. A coup de mensonges, de triche, de menaces et de chantage. Que voulez-vous, lorsqu'on muselle l'information, lorsqu'on la censure, lorsqu'on lui montre ce qu'on veut bien lui faire voir ce n'est guère difficile de remporter la manche.

La presse francophone, en grande partie partisane, tendancieuse et désinformatrice, joue la carte arabe. Israël ne bénéficie d'aucune circonstance atténuante. Sa totale démocratie permet, hélas, tout alors que l'absence totale de libre-expression chez ses voisins empêche les médias de diffuser une information vraie. Il faut avouer aussi que les médias se font complices en se laissant faire ou en acceptant, pour argent comptant, ce que les Palestiniens leur disent. Nous en avons l'exemple la petite Sarah, deux ans, présentée comme victime des tirs israéliens alors qu'elle avait été abattue par son propre père. Ou ce lynchage insoutenable des deux malheureux réservistes israéliens qui ne nous est parvenu que grâce au courage (et à la fuite) de cette équipe d'une chaîne privée italienne, tous les autres films et photos ayant été confisqués. Et la liberté de presse ? La lettre du représentant de la Rai à l'autorité palestinienne est un modèle d'hypocrisie : il présente les excuses de sa chaîne, affirmant que ce n'est pas la Rai qui a filmé, que lui n'aurait jamais fait pareille chose et contrevenu aux ordres palestiniens. Ceci signifie tout simplement que l'information, manipulée par les Palestiniens est complètement tronquée et que les journalistes ne peuvent exercer - s'ils le souhaitent- leur métier.

Arafat n'est pas un personnage crédible. Elie Wiesel affirmait, lors d'une réunion en octobre à New York : " C'est un menteur ". Wiesel a raison. Et pourtant c'est le seul interlocuteur d'Israël.

Les Juifs veulent la paix et y ont cru. Ils ont cru que les Palestiniens aspiraient, tout comme eux, à une paix véritable, à des relations entre bons voisins. Nous déchantons maintenant. Les Palestiniens veulent tout, Israël compris. Sont-ils crédibles ? Peut-on leur faire confiance?

Les pays arabes réunis en sommet abordent le problème de Jérusalem (mentionnée 669 fois dans la Bible, aucunement dans le Coran). Ils soulèvent également le problème des réfugiés palestiniens. Mais qui parle de moi, réfugié juif d'Egypte ? Qui parle de nous réfugiés de pays arabes, du Maghreb ou du Machrek, de Syrie, d'Irak et d'ailleurs. Qui s'est intéressé à nous ? Quel département de l'Onu, si prompte à condamner, de l'Europe, si prompte à s'émouvoir, s'est penché sur notre sort. Nous sommes aussi des réfugiés, près d'un million. On a pris nos maisons, nos biens, nos lieux de culte, nos cimetières, notre passé. Le monde a fait l'économie de mon problème. On nous a tout pris mais nous ne conservons ni amertume ni ressentiment. Nous n'avons pas été parqués, isolés du monde. Israël, pays pauvre alors, a absorbé et intégré des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants.

Les autres, émigrés vers l'Europe, l'Amérique, l'Afrique ou l'Australie, n'ont compté que sur eux et sur les communautés juives. Nous nous sommes intégrés. Pourquoi les états arabes n'ont pas fait de même avec les Palestiniens au lieu de les confiner dans des camps, ferments de désespoir et de haine, véritables prisons. Nous sommes aussi des réfugiés mais nous n'avons jamais appris à nos enfants à jeter de pierres ou de cocktail molotov.

Alors paix ou guerre de cent ans ? Nul ne le sait.

Je n'ai qu'une certitude : Israël a besoin de moi, a besoin de nous. Je suis solidaire des miens et uni à eux. Qu'il en soit de même pour nous tous.

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