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Moïse Rahmani

La dhimmitude de l'Europe. 24 mai 2006

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La dhimmitude de l’Europe.

Vous vouliez la paix, vous vouliez sauver l'honneur :
vous aurez la guerre et le déshonneur.

Winston Churchill après Munich

J’avais dédié mon livre : « Sous le joug du Croissant, Juifs en terre d’islam » à l’ancêtre, Salomon ben Jacob, brûlé vif, en Perse, pour avoir « souillé », de son contact humide, un mollah.
C’était il y a un peu plus d’un siècle, au temps où la charia régentait la vie de tous en terre d’islam. C’était au temps des dhimmis.

Le dhimmi, que l’Europe si timorée, appelle « protégé » alors qu’elle devrait le qualifier de « racketté » car qu’est-ce que la dhimmitude sinon le payement de l’impôt de capitation, la djeziya, qui vous accorde la « protection » moyennant espèces sonnantes et trébuchantes ?, le dhimmi donc devait, par les règles énoncées par le Pacte d’Omar en 634, douze ans après l’Hégire, la fuite de Mahomet de la Mecque à Médine, arborer, entre autres humiliations, un signe distinctif afin qu’il puisse être reconnu, immédiatement.
La rouelle du Moyen-Age n’est pas une invention chrétienne, mais bel et bien, musulmane.

Le signe distinctif devait être de couleur jaune pour le juif, bleu pour le chrétien et rouge pour le zoroastrien.

De nombreuses interdictions étaient en vigueur ; citons-en quelques-unes :
- Interdiction de passer à la gauche d’un musulman
- Obligation de manifester le respect au musulman : lui céder le passage, nourrir et loger celui de passage…
- Interdiction de passer près d’une mosquée sans ôter ses chaussures ou ses babouches et, dans certains cas, interdiction de sortir du quartier juif chaussé. (Signalons également que confiner les Juifs dans un quartier ne date pas de la chrétienté mais de l’islam et que si le terme ghetto provient du nom du quartier juif de Venise, les ghettos existaient déjà en islam depuis quelques siècles !
- Interdiction de souiller un musulman par un contact humide.
Ce sont quelques unes parmi les très nombreuses interdictions imposées aux non-musulmans.

Vous voulez un exemple de dhimmitude, aujourd’hui ? Le 16 mai, devant le Parlement européen réuni à Strasbourg, Mahmoud Abbas exigeait de l’Europe qu’elle reprenne les payements à l’Autorité palestinienne ; ses propos : "Si vous ne donnez pas de l'argent, vous aurez la violence" rejoignant ce que le premier ministre islamiste palestinien Ismaïl Haniyeh, du Hamas, déclarait dans une interview au Figaro que "l'Occident devra assumer les conséquences de la suspension de l'aide". Le journaliste du quotidien ajoutait que "malgré la crise financière et humanitaire qui a éclaté avec son arrivée au pouvoir, le gouvernement formé par le Hamas n'envisage ni de se plier aux conditions de la communauté internationale, ni de démissionner". Voici la djeziya réclamée à l’Occident.

Pourquoi parler de ceci ? Pourquoi aujourd’hui ?

Tout simplement parce que de nombreux états islamiques exigent un retour à la charia. Tout simplement parce que le parlement d’un pays, l’Iran, à la tête duquel se trouvent des dirigeants insanes, vient de voter une loi, la semaine dernière, imposant une uniformisation du vêtement musulman et l’obligation, pour le non-musulman, de porter cette rouelle, ce signe distinctif.

Le National Post, un journal canadien s’en est fait l’écho. Il a publié un article vendredi 19 mai 2006. Vous ne l’avez pas lu dans la presse européenne (ce n’est pas politiquement très correct, je l’admets, de dénoncer ces excès, que dis-je, ces péchés véniels de nos amis). Mais, à l’heure où je couche ces lignes, bien que la nouvelle ait fait, par internet le tour de la planète et ait été confirmée par des Iraniens en exil et malgré la condamnation (la seule, soulignons-le) du Premier ministre australien, aucun démenti iranien n’a été opposé.

Le Pacte d’Omar fut officiellement aboli, à l’instigation de l’Occident, vers la fin du XIXè siècle. Officiellement seulement.
Tout comme l’esclavagisme fut officiellement aboli en 1969 en Arabie Saoudite, en 1981 en Maurtianie. Officiellement seulement.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika exigeait, le 19 mai, que la France présentât des excuses officielles au peuple algérien avant de s'engager dans "d'autres relations d'amitié » N’a songé à lui signifier que si l’Algérie avait été occupée c’était pour mettre fin au trafic d’esclaves et que Bouteflika ferait mieux de balayer devant sa porte.

Un dernier exemple : le parlement de la région bruxelloise (PS, CDH et Ecolo), maintient le boycott contre Israël, empêchant des accords de recherches entre l’hôpital universitaire Erasme et l’Université hébraïque de Jérusalem contre les maladie et notamment la maladie de Parkinson.
Les malades ? Ce n’est pas grave, ils ne votent pas.

L’Europe, je vous le disais, est déjà en état de dhimmitude !

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