Accueil - sefarad.org

Moïse Rahmani

Israël, encore Israël, toujours Israël (6 septembre 2006)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Israël, encore Israël, toujours Israël !

Vous voulez la recette pour passer de victime à coupable, d’agressé à agresseur, d’aspirer à vivre normalement à être en état perpétuel de guerre, de pleurer silencieusement ses morts mais de voir les terroristes mis hors d’état de nuire, louangés et portés au pinacle par les médias, c’est simple : appelez-vous Israël.

Vous les Noirs du Darfour, vous ceux de la Corne d’Afrique ou du Congo, vous les millions d’esclaves, vous les victimes de droits de l’homme, victimes à cause de la couleur de votre peau, de votre religion, de votre sexe ou de votre attirance vers les personnes du même sexe, vous les victimes d’agressions racistes (à moins que ne vous appeliez Mohamed ou Fatma), vous les victimes de viols ou de tournantes parce que européenne habitant dans les cités ou parce que vous n’arborez pas le voile, donc assimilées à des filles légères, vous n’intéressez personne.

Vous n’êtes pas Juif et vous ignorez, l’équation : Jews = news.

Mais nous, Juifs, nous en avons marre.Marre d’être montré du doigt. Marre de cet ostracisme outrancier et déplacé. Pourquoi ?

Si vous êtres supérieur à moi ce le sera uniquement à cause de vos qualités personnelles et non à cause de votre race ou de votre religion. En tant que Chrétien ou Musulman, toute votre éthique – vous en avez dénaturé une partie, hélas), c’est le Juif, qui vous l’a donnée.

Votre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (droits de l’homme et du Citoyen, répétons-le car ceux qui l’ont faite pensaient d’abord et avant tout, exclusivement ajouté-je, à leurs concitoyens et non aux autres), ces fameux droits de l’homme si peu respectés (pour ne pas dire bafoués dans nombre de pays – suivez mon regard !) mais vous les avez pris dans la Bible, dans ce que vous appelez l’Ancien Testament (comme si D.ieu avait renié sa Parole.. A ce propos, Yeshua ben Yosef, Jésus de Nazareth, ne disait-il pas « N'allez pas croire que je sois venu pour abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir mais accomplir. » (Mt 5, 17).

Nos Sages affirment que nous descendons d’un seul homme et d’une seule femme. N’est-ce pas magnifique que d’avoir un seul père et une seule mère. Vous en connaissez des frères et des sœurs se chamailler en disant : mon père est supérieur au tien ? Non. N’est-ce pas là la vraie déclaration des droits de l’Homme, de tous les Hommes. Non Jean-Marie, non Ahmed, mon père n’est pas supérieur au tien, et le tien est égal au mien. C’est un père comme tous les pères. Mon père, ZL était, comme le votre, formidable comme père. Un vrai père qui m’a enseigné l’humilité et l’acceptation de l’autre comme soi-même (non ce n’est pas un principe uniquement chrétien : avant le « aimez-vous les uns les autres » existait le « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». (Lévitique 19,18). C’était la devise du regretté Grand Rabbin du Congo, Moïse Levy, ZL, dont le papier à lettres portait fièrement « Tu aimeras l’Eternel ton D.ieu de toute ton âme, de tout ton cœur, de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même.

Vos salutations se résument à un bonjour, un bonsoir, une bonne nuit, un au-revoir. Nous, nous avons, en plus, un mot que nous mettons toujours avant « Shalom » paix. Oui, Chalom. C’est le souhait que nous évoquons sans cesse. Certes, les musulmans aussi disent salam (ca vient de chez nous mais ça ne fait rien, nous sommes prêts à partager, à donner comme nous le faisons depuis presque 5.767 ans). Mais ne sont-ce pas la, de la part de leurs dirigeants, paroles creuses, vaines et mensongères si, d’un côté in dit Salam et de l’autre on appelle au Djihad, si le monde, pour eux, se divise en deux : Dal el Islam,la maison de l’islam (mot dont la racine contrairement à ce qu’ils s’efforcent de nous faire croirr ne vient pas de salam mais de soumission ! et Dar el harb, la maison de la guerre. Comment parler de paix lorsqu’on pense guerre !
Rappelez-vous d’Arafat à la tribune de l’Onu : un rameau d’olivier et un revolver. Le rameau d’olivier pour une terre débarrassée d’Israël, bien entendu.

Alors, pourquoi cette haine. Pourquoi ce refus ? Israël a été restauré sur sa terre ancestrale selon la Promesse. Les dons de D.ieu sont sans repentance, s’évertuait à dire Shaul, Saul de Tarse, celui que le monde chrétien appelle saint Paul dans son épître aux Romains, chapitre 11 verset 29.

J’ai en tête la réponse de Benjamin Disraeli, premier ministre de la Reine Victoria répoindant aux insultes d’un lord anglais qui l’attaquait sur sa judéité. Disraeli lui asséna : « Pendant que les ancêtres de l’honorable Lord se balançaient d’arbre en arbre, les miens servaient D.ieu au Temple de Jérusalem ».
Je reprends cette phrase à mon compte en ajoutant, pendant que vos ancêtres erraient de cavernes en cavernes ou pillaient les caravanes dans le désert, les miens servaient D.ieu au Temple de Jérusalem.

Ne me demandez pas de vous céder ma place. Je ne le ferai pas. Il y a de la place pour tous. Ne demandez pas à Israël de vous donner sa terre. Il ne le fera pas. Jamais. Cette terre a été occupée pendant quelques siècles et du pays où coulent le lait et le miel vous en avez fait un désert.

Alors laissez-nous vivre, nous Juifs. Laissez vivre les Israéliens. Occupez vous un peu, un peu seulement des autres. Ne faites pas ce que Dominique Vidal aurait écrit dans le Monde Diplomatique : ce n’est pas parce qu’on ne parle pas du Darfour qu’il ne fait pas parler de la Palestine. Indignation bien sélectice et bien partiale ! Quant à moi, et je demande aux auditeurs de me pardonner cette phrase triviale, peu radiophonique, « foutez-nous un peu la paix » !

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -