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Moïse Rahmani

Novembre 2006. (8 novembre 2006)

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Novembre 1956.

Le 29 novembre 1956, des réfugiés juifs des pays dits arabes, chassés d’Egypte parce que juifs, débarquaient à Brindisi, en Italie.

L’Egypte voulait devenir Judenfrei, sans Juifs. Peut-être, aujourd’hui, souhaite-t-elle, peut-être, être Kristianfrei, « libérée » de ses Coptes.

le 29 novembre 2006, à l'initiave d'une de ces réfugiés, Carolina Delburgo, afin de commémorer cet événement et montrer l’apport que ces Juifs ont apporté à l’Italie, les autorités régionales des Pouilles et la municipalité de cette ville portuaire érigeront, au port, une plaque symbolique représentant telle une proue de navire, une menorah.

Sur cette plaque sera portée l'inscription suivante :

A l'aube du 29 novembre 1956, le navire Achylleos en provenance d'Egypte, s'amarrait au port de Brindisi.
Il transportait des réfugiés juifs, en partie italiens, arrachés à leurs maisons, dans le noir et le silence de la nuit, sans que nul ne puisse les voir et exprimer leur solidarité. Tous avaient laissé l'Egypte et nul ne les attendait en Italie, mais ils trouvèrent compréhension, solidarité et amitié à Brindisi et au Centre "Bocca di Puglie".
A l'abri de ces murs, ils retrouvèrent la confiance et d'ici recommencèrent à construire leur vie. De cette histoire, exemple de solidarité affective et participative que les habitants des Pouilles ont réservé à ces réfugiés exilés et abandonnés, ce témoignage sur pierre représente la reconnaissance gravée dans le coeur de ceux qui n'oublient pas.

Les Juifs chassés des pays dits arabes, après maintes difficultés, se sont parfaitement intégrés dans leur nouvelle terre d’asile. Je rappelle que sur le million de Juifs chassés ou forcés au départ près des trois quarts ont été accueillis par Israël. Placés, tout au début, dans des maabarot, des cabanes (Israël, en guerre et en construction fit forcé d’en passer par là) ils se sont vite confondus au reste de la population devenant, immédiatement des citoyens israéliens à part entière.

Aujourd’hui, plus de cinquante pour cent de la population juive d’Israël, descend de ses réfugiés.

Ceux qui ont choisi l’Europe, les Amériques ou l‘Océanie le sont devenus, eux aussi. Nous sommes des centaines de milliers,belges, français, italiens, anglais, américains, brésiliens, australiens, j’en passe et des meilleurs.

L’Italie, un exemple en Europe, a choisi de les célébrer. En tant qu’italien, je suis heureux que mon pays ouvre la voie mais je doute que d’autres s’y engouffrent. Politiquement, ce n’est pas correct.

La France commémorera-t-elle les millions de « Pieds noirs » chassés de leurs foyers ? Peut-être, mais permettez-moi d’être sceptique… Nous le verrons dans six ans.
Avec le film « Indigènes » qui a si remue Chirac, on a l’impression que ce sont les musulmans et les tirailleurs sénégalais qui ont sauvé la France. Certes, aussi. Aussi mais pas seulement.
Mais n’oublions jamais les légions musulmanes nazies, montées par Al Hussein, le mufti de Jérusalem, l’ami de Hitler. Leur seule motivation : la haine des Juifs.

Coïncidence, ce 29 novembre une manifestation organisée par les principales organisations juives européennes, avec le soutien du Comite de Coordination des Organisations Juives de Belgique, le CCOJB, se tiendra à 14 H au Rond Point Schuman. Le but est de réclamer la libération des trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah.
Puissent-ils être rendus, sains et saufs à leur famille.

Puissions, nous les réfugiés de 1948, 1956, 1967 et 1973 et nos enfants être l’exemple pour ces malheureux réfugiés palestiniens sous le joug des états totalitaires, parqués par les leurs dans des conditions difficiles.

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