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Moïse Rahmani

De qui se moque-t-on ? (15 novembre 2006)

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De qui se moque-t-on ?

Une dépêche de l’AFP du 12 novembre 2006 mentionne :

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud Zahar, a réaffirmé le refus du Hamas de reconnaître Israël, dans des déclarations publiées dimanche par le quotidien arabe Asharq Al-Awsat.
"Nous ne reconnaîtrons pas Israël", a dit le ministre issu du Hamas dans un entretien avec le quotidien à capitaux saoudiens, édité à Londres. .
"Nous ne voulons pas répéter les erreurs commises par le Fatah qui a reconnu (Israël) et fait des concessions", a-t-il ajouté en référence aux accords conclus par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, et en vertu desquels le droit d'Israël à l'existence a été reconnu. .
"Le résultat (de ces concessions), c'est la tragédie que nous vivons aujourd'hui", a poursuivi M. Zahar, dont le mouvement a également rejeté le plan de paix arabe adoptée en 2002. .
"Nous n'avons jamais reconnu l'initiative arabe. Nous nous demandons ce qu'elle vaut dans la réalité. Et la réponse, c'est un non-sens", a-t-il affirmé, en référence au plan de paix arabe, basé sur une proposition saoudienne offrant une normalisation arabe avec Israël en contrepartie de son retrait des territoires occupés. .
Mais il a répété la proposition d'une "trêve" avec Israël et non une reconnaissance de ce pays, comme une issue à l'impasse résultant du boycottage par la communauté internationale du gouvernement Hamas.

De qui se moque-t-on ? Comment le monde, comment l’Occident peut-il accepter pareil discours et rétablir son aide financière (en grande partie détournée par les corrompus de l’AP, Hamlas et Fatah confondus) alors que le ministre des Affaires étrangères, censé peser ses mots et les édulcorer, se prononce clairement et sans ambiguïtés aucune contre la reconnaissance de l’Etat d’Israël.

Or la reprise de l’aide à la Palestine est conditionnée à deux exigences : la reconnaissance d’Israël et la cessation de toute violence.

On voit qu’il n’en est rien et que le Hamas campe sur ces positions : du bout des lèvres il accepte de décréter une hudna, une trêve. Celle-ci, dans la tradition, ne sert qu’à se renforcer et, une fois « fort » la rompre. C’est ce qui s’est passé jadis. C’est cela la paix qu’on nous prépare ?

Et le Hamas continue ces tirs contre Sderot !

Dans une opinion plus que partisane au Figaro, Michel Barnier, l’ancien ministre des affaires étrangères, a une vision du règlement du conflit proche de celle du Hamas et du Hezbollah. Oubliées les attaques contre Israël, passé sous silence le kidnapping des trois militaires, occultés les tirs de Qassam et de rockets contre les civils israéliens, tirs voulus et recherché et non une erreur et une bavure comme celle de Beit Hanoun.

La politique française, depuis de Gaulle, n’a pas varié d’un iota. Pro-arabe, démonisation d’Israël, aujourd’hui Chirac, Michèle Alliot-Marie et Pellegrini, commandant les forces de la Finul, font un pas de plus dans cette fuite en avant : risque de confrontation entre la France et Israël.

Mame claironne à l’Assemblée nationale : « nous avons évité la catastrophe » alors que rien ne s’est passé. D’après la Metula New Agency, l’Onu peut en témoigner. Les avions israéliens survolent, à haute attitude, le Liban pour surveiller et empêcher la livraison d’armes au Hezbollah car la Finul est incapable de le faire.
La France reproche à Israël de ne pas respecter la résolution 1701 mais ne dénonce pas les multiples violations par le Hezbollah : refus de désarmer, refus de se retirer et surtout refus de libérer les deux soldats emmenés en otage.

Chirac, Alliot Marie et Pelegrini prennent-ils Jérusalem pour une de leurs anciennes colonies africaines, comme la Côte d’Ivoire ? ou du Rwanda où la France s’est déshonorée en empêchant l’assistance au victimes tutsies ? Prennent-ils les gens pour des idiots en leur faisant avaler des couleuvres ? Mais il est vrai que les échéances électorles approchent.

N’avons-nous pas entendu vanter les mérites de l’Iran comme « élément stabilisateur »

Les politiques français sont très forts pour faire la morale. Mais pour ceci, encore faut-il en avoir. La France n’est plus une puissance. Elle espère, par sa politique pro-arabe et anti-israélienne, le redevenir. La France, pays arabe ? Après tout, pourquoi pas ?

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