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Moïse Rahmani

Hannouca (13 d├ęcembre 2006)

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Hannouca 5767

Hanoucca sonne à notre porte. Vendredi soir, le 15 décembre 2006, si D' veut nous allumerons la première bougie de la fête et nous dirons le « Chehekheyanu ».

On se reverra petit enfant, avec cette lumière qui se reflétait dans nos yeux émerveillés, accompagnant nos parents dans ce geste bi-millenaire : l'allumage des "nerot" rappelant le "miracle" des lumières.

Je me souviens de la hanoukkia de mon enfance : nous allions chercher, dans le désert encerclant la ville d’Héliopolis, dans la banlieue du Caire où nous habitions, du sable que ma mère, z.l. versait dans un plateau. Nous y plantions les bougies : une, puis deux, puis trois, puis quatre jusqu’au huitième jour et, à l’aide du chamach, de leur gardien, nous les allumions et mettions le chamach un peu à part, afin de veiller sur elles…
La bougie, en fondant, se mélangeait au sable et formait des petites plaques aux formes multiples très colorées. Cette hanoukkia est la plus belle de toutes celles que je n’ai jamais vues.

Nous transmettons, à notre tour, ce message d'espoir et contribuons ainsi à "fabriquer" des souvenirs pour nos enfants et nos petits-enfants. Et viendra le moment d'offrir à nos bambins les présents si attendus.

En ce qui me concerne, cette joie sera ternie car des enfants n'auront pas cette chance - et je ne parle pas de celle de recevoir des cadeaux - mais de celle de célébrer, dignement, Hanoucca, fête de la Liberté et fête des Lumières.

La liberté ? Ils ne l'ont pas. Certes ils sont libres théoriquement mais, lorsqu'on est pauvre, si pauvre qu'il est difficile de se nourrir et de se vêtir convenablement, où est donc la liberté ?

Lumière ? Leur vie est ténèbre. Lorsqu'on n'a rien, comment peut-on fêter la lumière et gaspiller- le mot n'est pas fort - les menus sous nécessaires à l'achat des bougies alors que l'on na pas le nécessaire pour vivre.

En aidant Meir Panim ou les organisations qui s’occupent d’enfants défavorisés, vous mettrez un peu de lumière dans les yeux de ces enfants d'Israël et cette lumière est le plus beau des cadeaux de Hanoucca que vous leur et que vous vous offrirez jamais.

Faites-le vite. Hannouca c'est dans quelques jours et n'oubliez pas : Tous les Juifs sont responsables les uns des autres.

Meir Panim - Yad Rika, compte ING310-1915011-26.

Mais Hanoucca est aussi la fête de la Liberté et la fête de l’espérance. A l’époque de Juda Machabée, le peuple s’est soulevé contre les Seleucides qui voulaient la disparition du peuple d’Israël. Durant l’histoire, d’autres tyrans se sont donnés comme mission de rayer Israël de la carte, d’annihiler les Juifs. Ils ont tous échoués car la Shekhina, la protection divine s’étend sur le Peuple que D’ a choisi pour apporter le message de l’Unité de D’ et enseigner la paix sur terre. Mais pouvait-on parler de paix avec l’Antiochus de la Bible, avec les tyrans tels que Hitler ? Peut-on dialoguer avec le fou à la tête de l’Iran, Ahmadinedjad ?

Je n’ai pas besoin de réunir une conférence internationale pour dire qu’Ahmadinedjad est insane, fou, paranoïaque et que sa place serait plutôt dans un asile d’aliénés.

Les Netourei Karta qui se sont précipités à Téhéran sont aussi malsains que lui. Ils sont la honte du judaïsme et, bien que s’affirmant religieux, (eux religieux !) insultent la volonté divine.
Je les ai vu au Yemen, ces hommes en noir, sans valeur, sans idéaux, tentant de retenir les Juifs du Yémen, épris de liberté, qui voulaient quitter le pays, essayant de saper et détruire notre travail envers le ministre des Affaires étrangères. Nous demandions au pouvoir yéménite d’autoriser les Juifs qui le voulaient à émigrer.

Ahmadinedjad est un nouvel Amman et, comme lui, il sera détruit. Il ne rentrera pas dans l’histoire mais son nom sera quolibet pour les générations futures.

Je vous souhaite une bonne Hanoucca. Puissent les lumières de la fête vous apporter la paix et la sérénité.

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