Accueil - sefarad.org

Moïse Rahmani

Un temps pour tout (31 janvier 2007)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Un temps pour tout

Il y a un temps pour tout nous enseigne le Qohelet, l’Ecclesiaste

Le chapitre 3 nous dit en effet :

Il y a un temps pour démolir et un temps pour rebâtir, un temps pour pleurer et un temps pour danser

Nous n’allons pas nous appesantir sur la soirée élective du 29 janvier qui a vu une modification radicale des structures communautaires.

Un groupe de jeunes a décidé de s’investir dans la communauté et c’est un jour béni. Les jeunes, cela signifie qu’il y une relève. Les jeunes, cela sous-entend qu’ils veulent faire bouger les choses, faire avancer les choses. Peut-être que les, voyons comment dire, les anciens, oui les anciens, avons une vision qui ne cadre pas, nécessairement, avec celle de notre siècle.
Peut-être avons-nous oublié l’enthousiasme qui faisait encore notre force, hier. Certes nous en avons encore de cet enthousiasme qui fait bouger les montages mais, entre nous, en avons-nous encore la force ? Je crois bien que oui mais enfin, avouons-le, cette force s’émousse un peu.
Alors les jeunes doivent assumer cette relève et qu’il y ait eu une dizaine ou presque prêts à s’investir est de bon, de très bon augure pour le futur de nos institutions.

Les jeunes amèneront leurs enfants, Nous devons les accompagner et venir avec nos petits-enfants. Un de ces jeunes a dit hier quelque chose qui m’a touché : « cela me fait plaisir de venir à la synagogue avec mon père et mon fils et je me rappellerai toujours de cela ».
Tu as raison, mon jeune ami ; je me souviens, avec émotion, de mon père à la synagogue et si je suis farouchement partisan de garder celle de la rue du Pavillon pour les fêtes, c’est parce que c’est à la deuxième rangée, du côte droit de l’hekhal, à côté de ses amis du Congo, que j’ai vu, pour la dernière fois mon père, zl, dans une synagogue et qu'il m'a pris, m'a protégé de son taleth. C’était il y a presque trente sept ans, c’était hier.

Je ne dirais pas place aux jeunes. Je dis : bâtissons ensemble, avec les jeunes, le futur de leurs enfants, de nos petits-enfants. Travaillons de concert pour la communauté de demain.

Je ne sais plus où j’ai lu cette histoire. On raconte qu’un personnage important – était-il un empereur ? Hadrien peut-être, de passage en Palestine, a vu un homme âge en train de planter un caroubier. Il apostropha le vieillard :
- Vieux fou. Tu plantes un caroubier ? Mais tu ne vivras jamais assez longtemps pour goûter des ses fruits !
- Le vieillard répondit. Je ne plante pas cet arbre pour moi. Je le plante pour mon petit-fils.
Vois-tu ce beau caroubier ici dont les fruits sont magnifiques ? C’est mon père qui l’a planté afin que moi je mange de ses fruits.

Le temps de rebâtir est enfin arrivé et ensemble nous mangerons ces fruits que nous aurons plantés.

La presse est unanime à pleurer l’Abbé Pierre, personnage emblématique, qui caracolait en tête de liste des personnages préférés des Français.

Certes l’Abbé Pierre a sensibilisé l’opinion publique à la détresse humaine. Certes il a créé les enfants d’Emmaus afin de venir en aide aux déshérités et aux sans logis. Certes il a sauvé des Juifs pendant la guerre. Pour toutes ces actions, nous devons lui en être reconnaissant.

Mais pourquoi a-t-il tant tenu à soutenir « son ami » Garaudy, farouche négationniste. Il a avoué après n’avoir pas lu son livre. Il ne l’a pas désavoué, ne s’est pas déjugé. Son attitude a pour le moins été équivoque. Bien sur L’Abbé Pierre n’avait pas vingt ans depuis longtemps et peut-être, sans doute, a-t-il été nourri dans son jeune âge et jusqu’à la guerre des préjugés anti-juifs. N’oublions pas l’attitude de l’Eglise en ce qui concerne les Juifs : Prions pour les perfides juifs, peuple déicide, Verus Israel, j’en passe et des meilleures.

Dommage pour l’Abbé. Le souvenir qu’il me laissera sera celui d’un homme pour le moins ambigu

Nous sommes de nouveau endeuillés. Israël a été une nouvelle fois meurtri. Les scandales qui frappent Israël donnent à nos ennemis – car nous sommes solidaires d’Israël – l’impression fausse qu’il est faible. Détrompez-vous. Il ne dort ne sommeille le gardien d’Israël.

Les médias des pays-dits arabes, ceux de Palestine, les médias européens déversent leur fiel sur Israël. Les populations non musulmanes de ces pays sont en danger. Les Chrétiens fuient en masse la Palestine. Les Coptes en Egypte, sur leur terre, sont de plus en plus brimés. On assiste encore à des attaques contre les Assyriens, les Syriaques, les Araméens. Les quelques dizaines de Juifs habitant encore le Yémen (leur présence date de vingt-cinq siècles !) sont menacés.
Et nos pays occidentaux baissent la tête, courbent le front, se font tout petits…

Savez-vous que cette année c’est l’année du cochon dans le calendrier chinois. Il m’a été dit que les postes françaises devaient publier un timbre pour célébrer cette année mais il aurait été retiré de la vente. J’ignore si c‘est vrai (j’ai reçu l’information de trois sources fiables !) mais cela démontre la couardise de l’Occident.

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -