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Moïse Rahmani

Pourquoi je refuse de relayer les appels de candidats du PS (4 juin 2007)

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Pourquoi je refuse de relayer les appels de candidats du PS.

Tout comme vous, je le pense, nous sommes inondés de mails de candidats du PS qui quémandent vos voix.
C’est normal. Nous en recevons de tous les partis et il m’est arrivé d’en relayer certains, de gens que je connais, de gens qui ont commun les mêmes valeurs que les miennes, des gens qui partagent mes idées, qui combattent mes mêmes adversaires : le racisme, le négationnisme, l’antisémitisme, l’antisionisme, la démonisation d’Israël…

Je me refuse de relayer les appels de ces candidats PS. En voici les raisons : Je voudrais vous remémorer les paroles de Herbert Pagani « Plaidoyer pour ma terre ». C’était il y a bien longtemps, le 11 novembre 1975. Le regrette poète écrivait :

Maintenant qu'il en existe une {de patrie}, l'antisémitisme renaît de ses cendres, pardon, de Nos cendres, et s'appelle anti-sionisme. Il s'appliquait aux individus, Il s'applique à une nation. Israël est un Ghetto, Jérusalem c'est Varsovie.
Les nazis qui nous assiègent mangent du couscous et parlent arabe, et si leur croissant se déguise parfois en faucille, c'est pour mieux piéger les gauches du monde entier. Moi, juif de gauche, je n'en ai rien à faire d'une gauche qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-là. D'accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit à la différence. Si la gauche veut me compter parmi les siens, elle ne peut pas faire l'économie de mon problème
.

Comment faire confiance à un parti belge dont le président affirme, le 25 août 2007, en parlant d’Israël :

« Frapper fort, avec des moyens militaires sophistiqués pour imposer son point de vue, sans s'émouvoir de ce que les Israéliens appellent les ''dégâts collatéraux'' est une fuite en avant irresponsable ! », a déclaré Elio di Rupo, président du Parti socialiste belge, le 25 août, lors des Universités d'été de ce mouvement à Dinant.

Il a ajouté : « Nous ne pouvons accepter les moyens de guerre utilisés par l'Etat hébreu au nom du droit à l'autodéfense. Nous ne pouvons que douter de leur légalité au regard du droit international. Cette méthode provoque des catastrophes humaines en détruisant des infrastructures vitales pour les populations, comme des centrales électriques, des ponts et des aéroports. Le Parti socialiste demande que l'Union européenne réfléchisse à appliquer aux conséquences de la guerre un principe ''destructeurs/payeurs'', car il appartient à chacun de répondre de ses actes ».

A la suite de l’élection de Nicolas Sarkozy, j’ai écrit le 9 mai 2007 :

… « Je n’aime pas les gens qui font dans le « sensationnel » qui racolent pour avoir des voix. Je n’aime pas une femme comme la députée européenne belge, Véronique de Keyser, qui se vante de vouloir étrangler l’Ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne.
Dans tous les pays, on appelle cela une incitation au meurtre.
Je n’ai pas entendu de condamnation de la part du président du Parlement européen Pöttering ni de la part de M. di Rupo, président du PS belge. J’ai honte de cette gauche qui fait passer ses pseudo états d’âme dans le seul but d’avoir de gagner des voix.
J’ai honte de cette gauche partiale et donneuse de leçons mais qui appelle au meurtre. J’ai honte de cette gauche caviar qui vous assène : faites ce que je dis et surtout pas ce que je fais.
J’ai honte de cette gauche méprisante du travail et qui veut gagner sans rien faire.
J’ai honte de cette gauche qui compte, aujourd’hui, sur le vote communitariste, qui promet monts et merveilles et qui, pour avoir des voix, inscrit sur ses listes électorales, on ne sait qui pour autant qu’ils aient des voix de certaines communautés.
J’ai honte de cette gauche prête à sacrifier son âme et ses idéaux pour des voix.
J’ai honte enfin de cette gauche dont la faucille se déguise en croissant, comme le disait Herbert Pagani
. J’ai honte, tout simplement honte de cette gauche »
.

Alors, aujourd’hui, à quelques jours des législatives en Belgique et en France, peut-on encore faire confiance à la gauche ? Je dis non.

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