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Moïse Rahmani

Le tango des Rashevski

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Le tango des Rashevski

un film de Sam Gabarski

La RTBF vidéo (52 Bd Reyers, B-1044 Bruxelles) distribue un superbe DVD plein d’émotion : Le tango des Rashevski C'est l'histoire d’une famille juive très libérale, laïque mais attachée au judaïsme, nostalgique d’une tradition mais sans la mettre en pratique, assimilée tout en ayant une forte conscience de son identité juive. Une famille comme il y en a tant.
Rosa, la grand-mère meurt. Elle n'aimait pas la religion et encore moins les rabbins. Toutefois elle avait réservé un emplacement dans le carré juif du cimetière. Nous n’en sommes pas à un paradoxe près à une préoccupation aussi car la famille ne sait pas comment l'enterrer.
Shmuel, l'ex mari de Rosa, parti en Israël pour suivre des études de rabbin, refuse de venir à l’enterrement et ne tient pas a reprendre contact avec ses enfants devenus presque des non-juifs ; de goyim.
David, un de ses fils se redécouvre juif et tient à être enterré auprès de sa mère Rosa. Simon l’autre fils, se rend compte qu'il préfère sa femme, Isabelle, au judaïsme alors que celle-ci n'abandonne pas l'espoir de se convertir et essaie de maintenir un peu de traditions dans la famille.
Ric, le fils de David, veut épouser Kadija sa petite amie arabe...
Et ça continue avec Tonton Dolfo, toujours vert à quatre-vingts ans, Jonathan, le fils d'Isabelle et de Simon qui a des comptes à régler avec son père… Et encore d’autres personnages, l'un plus pittoresque que l'autre, l'un plus attachant que l'autre, une saga humaine que l’on pourrait, parfois, croire sienne.
Les acteurs sont merveilleux de naturel et nous ressentons que, s'ils s’amusent devant la caméra pour notre plaisir, ils entrent de plain-pied dans leur rôle comme s'ils parlaient, un peu, de leur propre vie. Un film drôle mais émouvant, pathétique parfois, mais avec infiniment de chaleur et de pudeur. Un film à voir en famille pour se divertir et à revoir pour méditer. La leçon qu'on tire – que je tire – est qu'on ne peut chasser tout à fait ce que l'on est. Tôt ou tard, qu'on le veuille ou pas, la tradition, la mémoire collective, les gènes héréditaires, appelez-le comme bon vous semble, vous rattrapent au moment où l'on s'y attend le moins. Le film est comme la vie, vrai.

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