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Moïse Rahmani

Les deux morts d'Arafat

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LES DEUX MORTS de YASSER ARAFAT

La fin paradoxale de Yasser Arafat nous a conduit à nous pencher sur les « deux morts » du leader palestinien, sa disparition de la scène politique en 2001 suivie de son décès en 2004. Ce fut aussi l’occasion de mettre en lumière la vie du raïs marquée par le terrorisme et par sa « lutte » pour la création d’un État palestinien tout en niant le fait israélien et en prônant la destruction de l’État juif.

La vie de Yasser Arafat

Né au Caire en 1929, Yasser Arafat se sera toujours conduit en terroriste. Après la création du Fatah, il prend la tête de l’OLP dont la charte proclame clairement la disparition d’Israël. Battu au Liban, il se réfugie à Tunis et tente de se faire reconnaître par les Occidentaux.
En 1993, des négociations secrètes conduisent aux accords d’Oslo, l’OLP étant reconnue par Israël comme la représentante du peuple palestinien. L’Autorité palestinienne (AP) se met en place à Gaza et à Jéricho. Les innombrables pourparlers israélo-palestiniens n’amènent qu’à des impasses, malgré les propositions plus que généreuses d’Ehud Barak en 1999. Elles sont rejetées par Arafat dont la finalité est d’établir, dans la haine et dans la corruption, un État palestinien sur l’ensemble de la Palestine mandataire. Tout en ne respectant ni sa parole ni ses engagements solennels de cesser le terrorisme.
Gravement malade, il est conduit en France en octobre 2004 et il meurt à Clamart le 11 novembre 2004, après une agonie grotesque marquée par l’irruption de son épouse venue recueillir son trésor de guerre.
Sa dépouille mortelle recevra les honneurs de la République Française et sera inhumée à la Moukataa de Ramallah. Les hommages post-mortem le transformeront en icône de l’Union européenne et de la France, en particulier.

Hors-jeu politique

Depuis 1947 jusqu’à nos jours, l’État d’Israël n’aura cessé de développer de multiples tentatives de paix, une véritable valse de démarches, de conférences et de plans…Elles seront couronnées de succès avec l’Égypte et avec la Jordanie. Cependant, les pourparlers avec les Palestiniens et, an particulier, avec l’AP, se seront toujours soldées de manière plus que négative. Avec, à l’appui, un terrorisme marqué par l’Intifada des pierres et par l’Intifada Al-Aksa, véritable guerre contre les civils israéliens.
Ce qui amène Jérusalem et Washington à refuser tout contact politique avec Arafat. Une situation de blocage loin d’être acceptée par l’Union européenne et par la France. Malgré la mise en place de la « feuille de route », dans la vision de George W. Bush de deux États vivant côte à côte, en paix et en sécurité, dès 2005….
Ce qui conduit également Ariel Sharon à son plan unilatéral de désengagement de Gaza mené à bon terme pendant l’été 2005.

La disparition physique

Prolongement, dans une certaine mesure, sa disparition de la scène politique moyen-orientale, la fin de vie de Yasser Arafat connaîtra une agonie rocambolesque et à rebondissements. Une ultime séquence qui s’est manifestée par la venue de Souha, sa colérique épouse, pur s’accaparer de la fortune de son mari. Et par des disputes avec la direction de l’AP. Un véritable folklore médiatique sur fond de désinformation constante sur l’état de santé du président palestinien et sur la cause de sa disparition. Avec une rumeur persistante d’empoisonnement, vieille tradition antisémite moyenâgeuse.
Quant à l’hommage post-mortem, il connaîtra une « transformation honteuse et scandaleuse du tragique au mythe », le terroriste Arafat étant dès lors perçu comme un « exemple » pour les générations à venir….Les honneurs militaires français seront rendus à sa dépouille par la Garde Républicaine en grande tenue….Somme toute, un tapis rouge pour un chef terroriste !
Arafat sera conduit au Caire puis à la Moukataa de Ramallah où il sera enterré, le 12 novembre 2004, devant une véritable marée humaine.

L’immédiat après-Arafat

Les élections présidentielles conduiront, en janvier 2005, à une victoire aisée de Mahmoud Abbas, permettant de la sorte la construction d’une nouvelle configuration politique au Moyen-Orient. Et la mise en place d’un rapprochement qui, jusqu’alors ne pouvait se faire en raison de la présence de Y. Arafat.
Ainsi, la voie à la relance diplomatique a de nouveau été ouverte. Elle s’est concrétisée par le sommet de Charm-el-Cheikh de février 2005 qui a vu la naissance d’une « coalition de la paix » entre Ariel Sharon et Abou Mazen. Une page qui signe définitivement l’après-Arafat, une nouvelle dynamique sensée traduire une évolution favorable des mentalités. A condition que l’heure de vérité - pour emprunter le long chemin qui mènera à deux États – se traduise par le combat sans merci contre tous tes terrorismes anti-israéliens. Avec des perspectives nouvelles, le « camp de l’espérance » devant se consolider tous les jours.

Quel héritage ?

La vie de Yasser Arafat aura été marquée par des attentas aveugles, des mensonges, la haine des Juifs et d’Israël, tout en laissant son pays et son peuple – qu’il n’aura cessé de tromper – dans un état lamentable
Il aura manqué son rendez-vous avec l’Histoire, la vision qui fait l’homme d’État n’étant pas à son « ordre du jour ».
Il n’aura cessé de montrer son incapacité à trancher entre le mythe et la réalité, sa seule victoire ayant été de créer de toutes pièces la notion de peuple palestinien.
L’ère Arafat ? Une page à tourner rapidement et définitivement pour le bénéfice bien compris des peuples israélien et palestinien. Pour que la confiance réciproque ne cesse de se conforter avec, à l’horizon, une « lueur d ‘espoir ».

Dr Armand Amselem, Tel-Aviv (novembre 2005)

Le livre est disponible chez
Studio Effect-tiv Ltd
B.P. 2186
43000 Raanana
Israël

Le prix de vente est de euros 20 plus 4 euros de frais de port.
s'adresser à armand.amselem@gmail.com

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