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Moïse Rahmani

Pour lire au coin du feu (22 octobre 2010)

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L’hiver approche. Quoi de mieux qu’un bon livre, assis au coin du feu. En voici quelques-uns.

 

Qui est Abraham ? Un inconnu. Personnage central de la Bible, géant de la mythologie, héros de l’Histoire, il est à la fois immense et lointain. Le voici proche de nous : du fond des âges, il s’adresse à son innombrable progéniture, dans un langage foisonnant et intemporel. Le temps, l’espace, les générations s’entremêlent. Il nous parle de « cet Orient qui n’avait rien de moyen » et dominait le monde civilisé, compris entre l’Euphrate et le Tigre. « J’ai grandi, nous apprend-il, dans cet entre-deux, je suis parti de là, de Babylone. » Replacé ainsi aux confins de ces empires dont l’effervescence n’a pas fini d’agiter le monde, Abraham raconte sa jeunesse et prend, sous la plume alerte et facétieuse d’Éric Nataf, une dimension nouvelle. Père de peuples frères qui s’entre-déchirent, il est, plus que jamais, un patriarche vivant et attentif. Il est une part — la meilleure ? — de nous-mêmes.

Éric Nataf est l’auteur d’Autobiographie d’un virus (2004), Le Mal par le mal (2006) et Régime mortel (2008), qui ont été d’immenses succès. Médecin, radiologue, échographiste, il est chargé d’enseignement à l’hôpital Cochin.

 

Moi, Abraham,
d'Eric Nataf, Editions Odile Jacob,
355 p. - 19,90 euros - ISBN 978-2-7381-2347-3
 

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Dans ce nouveau récit, Frédéric Brun, fouille la mémoire dans ce qu’elle a de plus intime, de plus insaisissable, à travers le personnage de sa tante Nacha, atteinte d’Alzheimer. Alors que la maladie multiplie les absences, fragmente l’existence jusqu’à la vider, la déshumaniser, il s’interroge sur ce qu’est un être sans mémoire. Comment en retracer le parcours ? Comment lui rendre sa dignité ? Quelle prière lui adresser ?

Il s’aperçoit alors que la mémoire familiale ne lui a été transmise ni par sa mère, Perla, ni par sa tante, nées de parents juifs polonais. De nombreuses questions le traversent : en l’absence de gestes, de récits, de rites ou de liturgie, la « mémoire juive » peut-elle se transmettre par les gènes ? À quelle croyance se rattacher lorsque l’on naît d’un père chrétien et d’une mère juive ? Peut-on trouver une autre foi grâce à des philosophes comme Maimonide et Spinoza ?
À partir de photographies, de livrets, d’actes d’état-civil, de documents administratifs, il mène une enquête sur ses origines qui le conduit aux rues du Marais, au Mémorial juif, à Ribérac, à Lyon, jusqu’au cimetière polonais d’Olkusz. Peu à peu, l’arbre généalogique se ramifie. Réapparaît une communauté perdue de vue. Chemin faisant, il écrit un livre yizkor, un livre de prière en la mémoire de Nacha, mais aussi envers ceux de sa famille qu’il n’a pas connus. Il allume une lumière pour la vie.


Une prière pour Nacha,
de Frédéric Brun, Editions Stock,
170 p. - 16 euros - ISBN 978-2-234-06332-7
 

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" Maman téton est fâchée", lit-on en 1680, chez Richelet, en guise d'illustration pour une formule chère aux enfants d'alors désignant ainsi leur nourrice.
" Mère : Celle qui a mis au monde quelque enfant. L'animal femelle qui a fait des petits", rappelle par ailleurs l'Académie en 1694, en l'assortissant de l'exemple "Bonne mère, mauvaise mère". A Furetière de souligner combien la "mère adoptive" est aussi profondément maman, mais attention, ajoute-t-il à l'adresse de toutes les mères : "l'amour maternel est grand, niais il n'est pas toujours" ! D'où le rappel d'Elisabeth Badinter qui préface cet ouvrage et insiste : l'amour maternel est un sentiment humain et "comme tout sentiment, il est incertain, fragile et imparfait".
On n'en comprend que mieux la Fête des mères, de célébration nationale récente, mais bénéficiant de très lointaines origines, telles que les Matronalia romaines. Parcourir plus de cinq siècles avec farce témoignages et expressions (doux comme la tête de sa mère), proverbes (les oisons veulent mener paître leur mère) et formules (Mère aux chats, à poux, des cailles, Mère Gin Oie, Ancelle, lyonnaise, Poularde, Denis, etc.), tel est le voyage ici proposé dans l'histoire et au coeur de la langue.
Quant à la sinistre mère au bleu, l'index vous en indiquera la page d'explication...

La mère,
de Samuel Souffi et Jean Pruvost, Editions Honoré Champion,
143 p. - 9,90 euros - ISBN 978-2-7453-2140-4

 

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« Un spectre hante l’Europe », disait Marx. Comme un membre coupé le califat aboli en 1924 par Attatürk – unité politique et religieuse de l’Islam – continue de tourmenter « l’homme malade de l’Europe ». Ce livre expose l’action politique en Occident de l’OCI – Organisation de la Conférence Islamique – la plus grosse organisation internationale après l’ONU, forte de cinquante-six États gouvernant un milliard trois cent millions de personnes et qui se comporte de fait comme un califat moderne associatif.
L’OCI a réussi à établir par delà les frontières et à l’aide de réseaux européens une véritable gouvernance sur les minorités musulmanes immigrées en Europe. Son action sur les politiques communautaires a contourné les procédures démocratiques. En imposant que ces minorités gardent leur lien avec leur religion, leur culture, leur langue et leur État d’origine, elle provoque l’échec des modèles occidentaux d’intégration et conduit l’Europe à un « multiculturalisme » aventureux.
Bat Ye’or révèle le projet révolutionnaire d’installer le siège permanent de l’OCI à Jérusalem et comment l’Europe est instrumentalisée dans cette opération décisive pour l’avenir du Proche Orient et ce qu’il y reste de christianisme.

« Au cours de la rédaction de cet essai, je me remémorais la question qui m’avait hantée voici vingt ans. Comment des peuples chrétiens, dotés d’États, de fortes armées et des plus riches cultures de leur temps, se désintégrèrent-t-ils dans leurs confrontations avec l’islam du VIIe au XVe siècle ? Maintenant je ne me pose plus ces questions. Ces processus de décomposition que j’étudiais dans de vieilles chroniques, je les ai vus se dérouler dans l’Europe actuelle… »

Bat Ye’or, L’Europe et le spectre du califat



Bat Ye'or est née au Caire, en Egypte. En 1955 sa nationalité égyptienne est révoquée parce qu'elle est juive. Avec ses parents, elle trouve asile à Londres en 1957, comme réfugié apatride, et acquiert la nationalité britannique en 1959 après son mariage. A partir de 1958 elle suit les cours de l'Institut d'archéologie à la London University, puis continue ses études à partir de 1960 à l'Université de Genève, en Suisse où elle a suivi son mari. Elle a écrit de nombreux articles et 3 livres depuis 1971 sur le sort des non-Musulmans sous l'Islam. La traduction de Le Dhimmi (Paris, 1980) en anglais (1985), hébreu (1986), et russe (1991), lui ont conféré une stature internationale dans ce domaine.
L'Europe  et le spectre du califat,
de Bat Yé'Or, Editions Les Provinciales,
216 p. - 18 euros - ISBN 978-2-912833-22-8

 

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" Peut-on encore enseigner l'histoire de la Shoah en France ?" demande le comité de soutien de Catherine Pederzoli-Ventura, professeure d'histoire-géographie au lycée Henri-Loritz de Nancy (Meurthe-et-Moselle), suspendue pour en avoir "trop" fait en ce domaine et selon des modalités jugées irrégulières par l'administration.


Revue d' Histoire de la Shoah. Enseigner l'histoire de la Shoah. France 1950-2010,
N° 193, Juillet/décembre 2010, Collectif, Centre de documentation juive contemporaine,
772 p. - 19 euros - ISBN 978-2-916-96602-1

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Une autre Histoire de France
Qu'est-ce qu'un diamant de l'Histoire ? C'est une pièce à conviction, un manuscrit, une gravure, un tableau, un objet, une photographie qui donne à l'instant historique toute la part de vie et d'émotion qui le rend inoubliable.
Précision et pureté caractérisent le diamant. Précision du fait historique. Pureté de l'émotion. C'est le secret de conception et le principe de l'ouvrage de Jean-Pierre Guéno. Cet insatiable découvreur nous offre un regard nouveau sur l'Histoire de France. Il nous présente 100 documents exceptionnels, incontournables puisés dans la mémoire collective des Français. Les faits les plus connus, recensés dans nos manuels scolaires, y sont présentés sous leur jour le plus émouvant, qui est aussi souvent le plus méconnu. Un appel au peuple taché du sang de Robespierre, la photo d'une enfant embauchée à la mine ou une gravure de Jean Moulin nous font pénétrer dans l'intimité de l'Histoire. Ils nous font vivre de l'intérieur la tourmente de faits trop souvent rabâchés, classés, catalogués et finalement anéantis par l'Histoire conventionnelle, celle des frises chronologiques. Jean-Pierre Guéno ne prétend pas comprendre et dompter mieux qu'un autre l'Histoire mais il en renouvelle l'approche. Il y redécouvre les multiples facettes de la vie. Avec sa part d'émotion, notre histoire retrouve son souffle.

Jean-Pierre Guéno est le créateur des « Paroles de... ». Il se définit comme un guetteur de mémoire. Depuis Paroles de poilus jusqu'à La vie en toutes lettres en passant par Paroles de l'ombre et La mémoire du Petit Prince, cet ancien élève de l'École normale supérieure est devenu le passeur de la mémoire des humbles... Et lorsqu'il s'intéresse aux grands noms de l'Histoire, Jean-Pierre Guéno retrouve sous leurs masques cette part de l'intime et de l'émotion qui les réincarne. Pour cet ouvrage, il a fait appel une fois de plus à son « metteur en images » préféré, Jérôme Pecnard, qui a réalisé toute la collection « Paroles de... » Jean-Pierre Guéno est l'auteur de La mémoire du Petit Prince, paru aux Éditions Jacob-Duvernet en novembre 2009 et vendu à plus de 30 000 exemplaires. Depuis 14 ans, ses livres ont séduit plus de quatre millions de lecteurs.


Les diamants de l'Histoire. 100 trésors d'archives pour comprendre l'Histoire,
de Jean-Pierre Guéno, Editions Jacob-Duvernet,
29,90 euros - ISBN 978-2-84724-289-8

 

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New York, août 2003. Ground Zero, le site des attentats du 11 septembre, vidé de ses décombres, n'est qu'un trou large comme un quartier. Un vendredi à l'aube, on découvre le corps mutilé d'un ouvrier arabe sans identité, jeté là, dans un puits de forage. Le commandant O'Malley, qui se charge de l'enquête, porte un costume sombre et ne transpire jamais. De Manhattan à Coney Island, il rencontre et interroge témoins et suspects. Candice, par exemple, la serveuse aux cheveux ambrés comme la bière qu'on brasse à Brooklyn. Ou Pete, l'ancien policier qui fait visiter le chantier aux touristes et qui a eu une altercation avec le mort, la semaine passée. Et puis il y a Simon, l'écrivain français de cette histoire, qui s'interroge sur l'impossible deuil de ces existences américaines.

 

L'envers du monde,
de Thomas B. Reverdy, Editions du Seuil,
265 p. - 18 euros - ISBN 978-2-02-103058-7
 

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Si vous avez une rolex, jetez-la ou confiez-la à vos nouveaux coachs : nous ! Notre spécialité : l'anti-développement personnel.
Basée sur la connaissance de soi pour se rendre moins bon, cette méthode révolutionnaire va vous faire haïr de votre patron et faire déprimer votre psy. Elle transformera votre vie (et celle de vos proches) en cauchemar.


Comment ruiner sa vie en 50 leçons,
de François Jouffa et Frédéric Pouhier, Editions First,
231 p. - 9,90 euros - ISBN 978-2-754-01959-0

 

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France hargneuse.

Amateur d'eau tiède, changez de rive. Ce roman de Weitzmann traite de la colère, de la somme des frustrations, d'une France ou l'hypocrisie des élites a provoqué la flambée du Front National chez les classes moyennes. Nous sommes en 2003, année de la canicule, un an après Le Pen au second tour de la présidentielle. Une année charnière, dramatiquement parlant.

 

Weitzmann romancier aime quand le pays devient un bidon d'essence à portée de mains d'une boîte d'allumettes. Si « Quand j'étais normal » est l'un des romans clef de l'année, cela est du à son propos, sa force de narration. Voici Gilbert. Ce quadra, profession journaliste, a des parents imbibés des préceptes du Nouvel Obs de la grande époque: gauche toute, bien pensance de rigueur, la culture sauvera les sauvageons. Un ancien camarade d'école, Didier Leroux, a refait surface. Après une carrière dans la délinquance, avec passage en prison, Leroux épaule le père de Gilbert qui a monté une troupe de théâtre en banlieue dite sensible. Son fils ne goûte guère l'attelage qu'il forme avec l'ancien taulard, ne comprend pas qu'un juif rescapé puisse s'imaginer en sauveur du 9-3. A cela s'ajoute des mails antisémites que reçoit Gilbert. Il est persuadé que Leroux se cache derrière cette bile digne des propos de Fofana.

 

Weitzmann est sur le ring avec ce roman. Il soigne sa gauche, uppercut « les révolutionnaires avec maisons de campagne », dresse un portrait d'une France dézinguée, gangrenée par la faillite des classes moyennes. L'occasion de signer des pages exceptionnelles sur les nuits de canicule. L'auteur porte haut sa prose, nous fait ressentir moiteur et malaise, insomnie et ambiance de mort sur Paris.

 

Difficile de rendre compte de ce « Quand j'étais normal. » Tout à la fois suspens identitaire, roman familial sur lequel plane un danger sans nom, récit politique, procès de la gauche caviar, il décline une odieuse palette des pratiques humaines en cours dans l'hexagone. Pugiliste paranoïaque, Marc Weitzmann a écrit son meilleur livre.

 
Quand j'étais normal,
de Marc  Weitzmann, Editions Grasset et Fasquelle,
238 p. - 18,50 euros - ISBN 978-2-246-77391-7
 

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30 nouvelles activités d'écriture !

L'aventure continue place des Plumes, mais l'action se déroule cette fois au numéro 8.

L'auteur invite le lecteur à partir à la rencontre de ses locataires et à rédiger les textes qu'ils sont censés lire ou écrire : Au 3e étage, monsieur Moreau écoute une farce radiophonique (à imaginer) à l'occasion du premier avril ; dans l'appartement voisin, les parents de Jonathan découvrent avec consternation le bulletin scolaire (à remplir) de leur fils...

Un bloc en fin d'ouvrage, permet à l'enfant de s'entraîner.

Dès 8 ans.


Ton Livre à écrire 2,
 de Hubert Ben Kemoun, illustré par Robin,
79 p. - 16,20 euros - ISBN 978-2-09-252713-9

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Les aventures de Flo, la narratrice, qui relate les bêtises et les drôles d'idées de sa petite soeur.

 

Ma petite soeur mène toute la famille par le bout du nez mais elle et moi, on s'adore ! Ma petite soeur et moi Un jour, ma petite soeur a décidé qu'elle n'était plus Julie. Alors moi, je suis toujours Flo mais elle, c'est Coco ! Coco a 1 001 idées, se couper les cheveux toute seule, se déguiser, mettre sa chambre en chantier... Et bien sûr, elle et moi, on a nos secrets. Pas question de s'endormir sans chuchoter dans le noir... Huit histoires, pour rire avec nous. Ma petite soeur et moi, c'est une grande histoire ! à lire dès 8 ans

 

Ma petite soeur et moi,
de Jenny Valentine, illustré par Joe Berger, Editions Gallimard Jeunesse,
136 p. - ISBN 978-2-070-63126-1

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