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Moïse Rahmani

Pour vos congés de fin d'année (21 décembre 2010)

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Ces ouvrages sont disponibles à la

Librairie UOPC,

14-16 avenue G. Demey,

1160 Bruxelles,

www.uopc.be

 

De 1940 à 1944, pendant l'Occupation de Paris par les nazis, toute personne juive pouvait être arrêtée et déportée vers un camp de concentration. Peu de Parisiens étaient prêts à risquer leur vie pour les aider. Pendant ces temps si périlleux, beaucoup de Juifs ont trouvé refuge dans un lieu des plus improbables : La Grande Mosquée de Paris. Sise au cœur d'une grande propriété, la Grande Mosquée de Paris n'était pas seulement un centre spirituel, mais aussi un lieu communautaire avec des jardins, des appartements, ... un dispensaire, une bibliothèque, et même un restaurant. Véritable ruche où se déroulaient de multiples activités, la Grande Mosquée était un lieu idéal où ont pu se cacher temporairement des prisonniers de guerre évadés, et des Juifs de tous âges, y compris des enfants.

 

Karen Gray Ruell et Deborah Durland DeSaix racontent cette histoire peu connue des annales de la Résistance française à laquelle participa la communauté kabyle via la Grande Mosquée. Les auteures montrent magnifiquement comment le courage, la foi et le sens de la justice de ces Français musulmans ont sauvé tant de vies, juives et non juives.

Karen Gray Ruelle est une ancienne bibliothécaire, devenue auteure. Elle écrit et illustre des livres pour enfants. Elle vit à New York.

Deborah Durland DeSaix est une ancienne professeure d’université. Elle se consacre désormais à l’écriture, à la peinture et à la création de céramiques. Elle a illustré de nombreux livres d’enfants. Elle habite Ashville, en Caroline du Nord.

 

La grande mosquée de Paris. Comment des Musulmans ont sauvé des Juifs de la Shoah

Par Karen Gray Ruelle et Deborah Durland DeSaix – Editions Salvator

40 pages – 15 euros – ISBN 978-2_7067-0746-9

 

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Réaliser une synthèse sur la situation des Juifs dans l’Hérault, sous le régime de Vichy : voici l’objectif de cette enquête historique basée sur la lecture des principaux organes de la presse montpelliéraine, et sur des recherches dans plusieurs dépôts d’archives.


L’analyse systématique des articles relatifs aux Juifs dans L’Eclair, Le Petit Méridional et La Croix Méridionale, a permis de faire ressortir l’image qui en est véhiculée, dans le contexte de la propagande antisémite officielle.



Le deuxième volet met en évidence les conditions de vie des nombreux Juifs étrangers ayant trouvé refuge dans plus de soixante localités, avant d’être incorporés dans les “Groupements de travailleurs étrangers”, internés au camp d’Agde (avec ses baraques infectes et ses fils de fer barbelés), dirigés vers d’autres camps, puis déportés.


L’ampleur des spoliations dont furent victimes les Juifs français et l’examen du rôle joué par les organisations juives et les “Justes des nations” dans le combat pour la survie font l’objet d’une troisième partie. Grâce à l’aide d’une minorité agissante de la population, à “l’humanité” d’un certain nombre de fonctionnaires, de gendarmes et de policiers, le bilan de la tragédie juive dans l’Hérault fut moins mauvais qu’ailleurs.


Un choix d’articles de presse parmi les plus significatifs, ainsi que plusieurs dizaines de documents inédits sont reproduits dans le riche corpus d’annexes.

 

Michaël Iancu, docteur en Histoire, est directeur de l’Institut universitaire euro-méditerranéen Maïmonide de Montpellier et maître de conférences à l’Université Babes-Bolyai de Cluj (Roumanie).

 

Vichy et les Juifs. L’exemple de l’Hérault (1940-1944)

Par Michaël Iancu – Presses Universitaires de la Méditerranée

20 euros – ISBN 978-2-84269-807-2

 

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24 février 1944, Montbéliard. Louise Blazer apprend que 29 juifs ont été arrêtés pendant la nuit. Pierre, le mari de l'auteur, a douze ans à l'époque des faits, et fait partie des raflés. C'est sans compter l'intervention courageuse de Lou Blazer, qui le fait porter malade. L'enfant est alors séparé de ses parents et va trouver refuge dans l'écriture. Michèle Kahn livre avec réalisme et émotion le récit de Pierre, y mêlant des extraits du cahier qu'il tint pendant toute cette période pour raconter au jour le jour ce qu'il a vécu, des flash-back sur les premières années de la guerre - on comprend alors qu'ils auraient pu fuir en juin 1940, comme d'autres membres de leur famille, s'ils avaient eu une auto... Pierre est d'abord "soigné" dans un hôpital, puis emmené dans un préventorium à Besançon. Il ne connaîtra jamais les camps de concentration mais sa douleur est autre : revoir ses parents l'obsède et tout au long de son périple, seule cette idée l'anime. Lorsque Besançon est libérée, Pierre reprend sa valise et peut enfin rejoindre sa grand-mère et sa tante maternelles en Suisse. A la signature de l'armistice, il est plein d'espoir.
Après avoir été accueilli par son oncle et sa tante réinstallés à Besançon, il tente de retrouver ses parents dans leur ville d'origine, Montbéliard. Ce n'est qu'à l'été 1946, en voyant l'appartement, où il a passé son enfance, occupé par d'autres, qu'il réalise qu'il ne les reverra jamais plus vivants. Michèle Kahn propose une réflexion sur l'attente et l'espoir d'un enfant Juif durant la Seconde guerre mondiale, attente qui se solde par la prise de conscience d'un deuil difficile. Le roman se termine sur un épilogue dédié à Lou Blazer, reconnue " Juste parmi les Nations ", pour avoir sauvé des Juifs au péril de sa vie.

 

Michèle Kahn, née à Nice habite désormais à Paris après avoir vécu à Strasbourg. Elle a  écrit une centaine d’ouvrages destinés à la jeunesse avant de se lancer,  depuis 1997 à une littérature qui s'adresse principalement au public adulte. Ses romans ; très documentés, fortement ancrés dans l'Histoire sont souvent inspirés par les péripéties du peuple juif et entraînent les lecteurs aux quatre coins du monde.

 

Quand vous reviendrez, aurons-nous une auto ?

Par Michèle Kahn – Editions Seuil

192 pages – 12 euros – ISBN 978-2-02-098972-5

 

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Sylvain Gutmacher a été arrêté par la Gestapo le 31 octobre 1942 alors qu'il donnait des cours à des enfants juifs, ne pouvant, en tant qu'étudiant en médecine, poursuivre ses études à l'Université Libre de Bruxelles.

Déporté à Auschwitz le jour même par le XVIIe convoi, il y passera un an dans les pires conditions de travail et de vie quotidiennes.

En septembre 1943, changement d'enfer. Il doit partir travailler avec Cinq mille autres prisonniers au ghetto de Varsovie pour déblayer les ruines après l'insurrection des Juifs qui y ont été presque tous massacrés. C'est là qu'il a été rattrapé par le typhus exanthématique qui l'a laissé entre la vie et la mort entouré de centaines de cadavres.

Il sera libéré le 29 avril 1945 au camp de Dachau.

Dès son retour en Belgique en mai 1945, il s'était lancé clans une écriture fébrile, facilitée par son talent d'écrivain, pour témoigner de l'ignominie. Il ne pourra cependant supporter le poids des traumatismes du chagrin et du poison qu'Auschwitz avait injecté dans la peau de cet idéaliste.

Sylvain Gutmacher mettra fin à ses jours le 28 mars 1948.


Auschwitz-Dachau. Novembre 1942 – Mai 1945

Par Sylvain Gutmacher – Riveneuve éditions

182 pages – 15 euros – ISBN 978-2-36013-016-0

 

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Et si un jour nous devenions les parents de nos parents ? Si irrémédiablement, les rôles s’inversaient avec le temps ? Avec justesse et sensibilité, tendresse et humour, Christine Orban nous raconte une histoire qui forcément nous rappelle quelque chose de nos vies.

 

Le pays de l’absence

Par Christine Orban – Editions Albin Michel

176 pages – 15 euros – ISBN 978-2-226-21866-7

 

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A Tunis, dans les années 50, dans une petite rue, vit Simon. Il cherche la preuve que Dieu aime les petits cochons, alors que sa mère s’apprête à accoucher. Près de lui, un vieil homme, Baba-Gagou, cherche à comprendre comment Dieu a pu oublier le Commandement le plus important sur les Tables de la Loi. 

Tout autour, la vie se déroule entre religion et superstition, rêve et réalité, peur et déni, parmi les esprits maléfiques et les amulettes porte-bonheur.

Qu’est-ce qui rapproche l’enfant et le vieil homme au point que leurs imaginaires finiront par s’entremêler au cours de leurs quêtes ?

Quel lien peut-il y avoir entre le Commandement oublié et les petits cochons ?

Quelle place tiennent les enfants dans le monde des adultes, et dans celui de Dieu ?

Dieu aime-t-il les petits cochons ?

 

Jacques Koskas, né à Tunis, est thérapeute en psychomotricité et en relaxation,  psychanalyste, Il a longtemps travaillé en institutions et en cabinet avant de fonder l’Institut de Relaxation thérapeutique (organisme de formation continue à l’attention des personnels médicaux et paramédicaux).

 

Dieu aime les petits cochons ?

Jacques Koskas – Editions du Lau

162 pages – 14 euros – ISBN 978-2-84750-173-8

 

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Purification Albarral commente avec talent ce livre le livre du docteur Albert Saul, publié en judéo-espagnol à Constantinople en 1922

Albert Saul, diplômé de l'Institut Pasteur de Paris, expose, dans un style clair et précis, les connaissances scientifiques des maladies contagieuses connues. Par son contenu et  ses caractéristiques linguistiques, cet ouvrage est un excellent échantillon du processus de modernité que le monde sépharade avait déjà entamé à la fin du siècle XIX.

 

Cette édition, annotée et commentée permet de faire mieux comprendre les ouvrages médicaux et la médecine sépharades.

 

Quen se cura, dura. El libro de hiġién de Albert Saúl (Constantinopla, 1922)

Purificación Albarral – Tirocinio ediciones

158 pages – ISBN 978-84-935671-6-3

 

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