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Moïse Rahmani

Pour nous faire plaisir en ce début d'année (20 janvier 2011)

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Pourquoi, selon le calendrier hébraïque, sommes-nous au VIe millénaire ? Pourquoi certains animaux sont-ils interdits à la consommation ? À quoi correspond le jeûne de Kippour ? Pourquoi les hommes se couvrent-ils la tête d'une kippa ? Pourquoi allume-t-on un chandelier à huit branches pendant la fête de Hanoucca ?

Autant de questions souvent entendues sur la plus ancienne religion monothéiste, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses claires et documentées.

Alliant une approche historique et pratique, Hélène Hadas-Lebel présente les différents courants du judaïsme (orthodoxe, conservateur, réformé...), les rites des âges de la vie (circoncision, bar-mitsva, mariage, deuil...), les coutumes vestimentaires, les lois alimentaires et le sens des principales prières. Ce livre passe également en revue les fêtes juives en suivant le calendrier hébraïque, depuis leurs origines bibliques jusqu'à la manière dont on les observe aujourd'hui. Les principaux symboles du judaïsme (le chandelier à sept branches, l'étoile de David, le mur des Lamentations, le châle de prière..) jalonnent l'ouvrage sous la forme d'encadrés.

 

Ce livre pédagogique destiné à tous, pour découvrir et comprendre l'essentiel du judaïsme est écrit par.Hélène Hadas-Lebel, journaliste dans l’audiovisuel. Après avoir collaboré à plusieurs émissions éducatives et culturelles sur Arte (« De Quoi Je me mêle ! ») et France 5 (« Après la sortie » ; « C’dans l’air »…), elle travaille aujourd’hui pour France 3 comme journaliste dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Elle écrit également, depuis plusieurs années, dans le magazine mensuel Information juive.

 

Le Judaïsme. Pratiques, fêtes et symboles,
de Hélène Hadas-Lebel, Editions. Presses de la Renaissance,
193 pages- 16 euros - ISBN 978-2-7509-0634-4

 

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Le rabbin, héritier de l'école rabbinique lituanienne, réunit ses réponses aux questions qui lui ont été posées pendant la Seconde Guerre mondiale par les habitants du ghetto de Kovno, soucieux de mettre leur vie quotidienne et les choix nécessaires à leur survie sous le signe de Dieu et de la Torah.

Les assassins nazis ne cherchèrent pas seulement à exterminer les Juifs en tant que peuple, ils tentèrent aussi de détruire radicalement l'âme juive, celle qui s'exprime depuis des millénaires à travers l'étude de la Torah et la pratique des commandements. Mais face aux persécutions et à la perspective de l'anéantissement, de nombreux Juifs firent preuve d'une incroyable résistance spirituelle en demeurant fidèles à leurs traditions jusqu'au coeur de l'horreur.

Ce livre en est le poignant témoignage : enfermés, humiliés et décimés dans le ghetto de Kovno - cette ville de Lituanie qui avait été la capitale mondiale du savoir talmudique -, les Juifs ne renoncèrent pas à respecter la Loi et, face à des situations inédites dans la monstruosité, à poser des questions éthiques et juridiques à leur rabbin. Quels rites pénitentiels faut-il suivre lorsque l'on a été contraint de déchirer les rouleaux de la Torah de ses propres mains pour y envelopper des carcasses de chiens ? A-t-on le droit de s'emparer d'un permis de travail qui sauvera la vie de sa famille aux dépends d'une autre ? Est-il permis de marcher dans des rues pavées de pierres tombales ? L'avortement est-il envisageable dès lors que les nazis ont menacé d'abattre sur-le-champ toute femme enceinte ?...

Autant de dilemmes insondables, parmi une centaine d'autres, qui furent soumis à Rabbi Ephraïm Oshry pendant ces années d'enfer. Ayant survécu à la Shoah, il a rassemblé les questions de ses fidèles et les responses qu'il leur avait apportées, pour témoigner de la dignité et de la force d'âme des victimes. Un document unique.

Ephraim Oshry (1914-2003) est un des rares rabbins à avoir survécu à la Shoh.

 

La Torah au coeur des ténèbres,
de Rabbi Ephraim Oshry, EditionsAlbin Michel,
333 pages- 19,50 euros - ISBN 978-2-22621922-0
 


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Arrêtée en 1943, déportée à Auschwitz, Elsa survécut parce qu'elle eut la « chance » d'intégrer, en tant que violoniste, l'orchestre féminin dirigé par Alma Rosé, nièce de Gustav Malher. Tel est le secret que Jean-Jacques Felstein découvrira, bien longtemps après, en exhumant peu à peu l'impensable passé de sa mère, morte prématurément sans lui avoir jamais rien révélé.


Jean-Jacques n'aura alors de cesse de reconstituer la vie d'Elsa à Birkenau, et partira à la recherche des survivantes de l'orchestre en Allemagne, en Belgique, en Pologne, en Israël, aux États-Unis. Les souvenirs d'Hélène, premier violon, de Violette, troisième violon, d'Anita, violoncelliste, puis d'autres musiciennes, lui permettent de retrouver la jeune Juive de vingt ans, perdue au coeur de l'enfer.

Le récit se déroule en deux temps entrecroisés : l'un, contemporain, est celui de l'enquête, l'autre est celui d'Auschwitz et de son inconcevable quotidien retracé par les musiciennes : les auditions dont dépend la survie, les répétitions incessantes, le départ au travail forcé au rythme des instruments, les concerts du dimanche, et Mengele pointant dans le répertoire le morceau qu'il souhaite écouter entre deux « sélections »...

Dans cet admirable dialogue par-delà la mort, en mettant ses pas dans les pas d'Elsa, Jean-Jacques tente de soulager sa mère du poids de ses souffrances cachées et d'adoucir ainsi pour lui-même les ravages d'une douloureuse mais nécessaire transmission.

 

Jean-Jacques Felstein, diplômé en sciences du langage, est conseiller socio-éducatif au Conseil général de Seine-Saint-Denis.

 

Dans l'orchestre d'Auschwitz. Le secret de ma mère,
de Jean-Jacques Felstein, Editions  Imago,
207 pages - 20 euros - ISBN 978-2-84952-094-9

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Bien avant la consécration de son travail par le prix Nobel de littérature en 2002, Imre Kertész a noté - sur une période de trente ans (1961 à 1991) - ses observations, ses pensées philosophiques et les aphorismes qui l'accompagnaient lors de l'écriture de ses premières oeuvres. A travers un dialogue avec Nietzsche, Freud, Camus, Adorno, Musil, Beckett, Kafka, et bien d'autres encore, Imre Kertész tente, de façon brillante, de penser l'holocauste, la modernité, la liberté et le totalitarisme.

 

Imre Kertész est né dans une famille juive de Budapest en 1929, Imre Kertész a connu la déportation en 1944. Ecrivain de l'ombre pendant quarante ans, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2002. Son œuvre est publiée en France par Actes Sud.

 

Journal de galère

Par Imre Kertész – Editions Actes Sud

288 pages – 21 euros – ISBN 978-2-7427-9238-2

 

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La passion considérable que je nourris pour cette terre, pour ma terre, m'a toujours soutenu. Elle m'a aidé à surmonter les vicissitudes de dix années de vie diplomatique et à m'acquitter de mes responsabilités au service des principaux objectifs de la politique étrangère égyptienne entre 1981 et 1991. On pourrait les résumer ainsi : soutien au peuple palestinien, maintien des rapports de normalisation avec Israël, intégration avec le Soudan, présence égyptienne en Afrique, appui à la deuxième phase de décolonisation, reprise des relations diplomatiques avec les pays arabes, relance du non-alignement, rapports postcoloniaux avec le monde occidental...

C'est à l'intention des nouvelles générations que j'ai tenu à rédiger ces mémoires pour que, portant un regard sur le passé, elles puissent construire un avenir meilleur et démocratiser
la mondialisation.

Boutros Boutros-Ghali
a été vice-premier ministre pour les Affaires étrangères d'Égypte, secrétaire général des Nations Unies, premier secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie et, depuis 2004, président de la Commission nationale égyptienne des droits de l'Homme.


Entre le Nil et Jérusalem. Chroniques d'un diplomate égyptien,
de Boutros Boutros-Ghali, Editions  du Rocher,
450 pages - 23,90 euros - ISBN 978-2-268-07046-9

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Fondés au début du XXe siècle en Israël, les kibboutzs forment encore aujourd'hui l'un des plus grands mouvements communautaires au monde. Armelle Bonnasseau s'est immergé dans plusieurs de ces communautés rurales et en a tiré une étude contemporaine, à la fois ethnographique et théorique.

L'auteur nous expose l'organisation et le fonctionnement actuel de ces kibboutzs, communautés collectivistes et autogérées, toujours bâties et conçues sur le même modèle, mais qui se sont adaptées au monde moderne. Les thèmes de l'identité individuelle et collective, de la réinterprétation des fêtes, de la sexualité collective, de la modification des règles de parenté, de l'utopie, de la laïcité et de la religiosité dans les domaines publics et dans la sphère privée et de la place laissée à la relation avec le divin sont abordés tout particulièrement.

Ce texte se termine sur une hypothèse audacieuse : les réfectoires seraient construits sur le modèle du Temple d'Hérode. L'auteur compare leurs rôles économiques, sociaux et culturels, et en souligne les similitudes architecturales jusqu'à envisager la possibilité d'une reproduction délibérée des plans des bâtiments. Le Temple serait-il ainsi reconstruit ?

 

Armelle Bonnasseau. Anthropologue, sociologue Armelle Bonnasseau est docteur en anthropologie sociale, diplômée de l'EHESS à Paris.

 

Chez les kibboutzniks

Par Armelle Bonnasseau – Editions Connaissances et Savoirs

264 pages – 22 euros –  ISBN 978-2-7539-0119-3

 

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Ce livre est une invitation au voyage, un voyage à la fois lointain et proche, entre rives de Babylone et boucles de la Seine.

Sous nos yeux, deux architectures monumentales. D’abord celle du Louvre, garde-trésor et garde-mémoire des temps modernes. Ensuite celle, majestueuse, de la Bible, le livre des livres. Entre les deux, mille passerelles guidant le visiteur ou le lecteur au gré du temps et des lieux enfouis ; de la vallée des Rois à Suse le château, des campagnes de Moab aux portes de Persépolis, en passant par le palais de Khorsabad et la ziggourat d’Uruk. Mille objets aussi : chapiteaux, prismes, bas-reliefs, fi gurines et une multitude d’autres oeuvres, entre grandiose et trivial.

 

Passée l’émotion de la rencontre avec l’objet, que reste-t-il ? Qu’ont donc à nous dire stèles et ostraca, tablettes et sceaux-cylindres ? Les artefacts ne manquent pas ; les artifi ces non plus. Tous ces témoins du passé disent-ils la vérité ? Le texte biblique est-il fi able ? Médecin de formation, Philippe Mattmann sait que l’artefact, c’est aussi l’altération causée par l’intervention scientifi que. Si le temps et la main de l’homme peuvent mutiler une inscription, l’interprétation historique et archéologique aussi. Atteindre au vrai est-il donc possible ?

 

Marchant modestement dans les pas de son illustre confrère Luc l’Évangéliste, l’auteur entreprend « de rédiger un exposé des faits », puis « ayant tout scruté en remontant à la source », il nous livre le fruit de ses recherches. Un écheveau se dénoue et l’étonnante fi gure de Babylone apparaît. Parole divine et mémoire humaine soudain se confondent. Car ce parcours est plus qu’une visite guidée ou un simple catalogue ; c’est le résultat d’une enquête méthodique et rigoureuse. Il permet de franchir des espaces et des siècles et de rencontrer des pays et des hommes.

 

Assurément un parcours original qui donne à voir et à penser, et qui permet de découvrir le Louvre sous un aspect inédit.

 

Découvrir le Louvre avec la Bible

Par Philippe Mattmann – Editions Connaissances et Savoirs

179 pages – 19 euros – ISBN 978-2-7539-0166-7

 

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« Et s'il fallait tout recommencer ? Cette question, on me l'a posée cent fois. Et, aujourd'hui encore, je réponds par un OUI franc et massif. Ne serait-ce que pour revivre les belles rencontres qui font qu'après la surprise, l'émotion ou le trac du face-à-face surviennent les étapes qui permettent d'aller à la découverte de l'autre. Une étape difficile lorsque « l'autre » fait partie de votre vie depuis l'enfance et plus encore quand il s'agit d'une personnalité. Il faut savoir s'enrichir au contact des êtres rares qui construisent notre itinéraire. Si, hormis la famille bien sûr, la musique a toujours été le principal moteur de ma vie, sans les rencontres qui sont la matière de ce livre, il est probable que mon chemin eût été différent.
Dans cet ouvrage, je tiens donc à rendre hommage à celles et ceux qui ont fait ce que je suis, aux stars – que l'on prétend intouchables ou parfaites – qui m'ont aidée. Tous furent des cadeaux inestimables du destin. Parmi eux, vous croiserez mes incontournables – mon compagnon Laurent Boyer, mon alter ego Serge Lama, mon maître à chanter Gilbert Bécaud –, mais aussi quelques-uns de mes interprètes – Dalida, Claude François, Régine, Carlos, Serge Reggiani –, plus des rencontres inattendues et improbables avec Georges Brassens, Annie Girardot, Romy Schneider, Barbara, Sophia Loren, Charles Aznavour, Jean Seberg... Autant de moments drôles et émouvants qui vous conduiront, j'espère, du rire aux larmes. »


Alice Dona a composé de nombreuses chansons dont les inoubliables Chez moi, La Chanteuse a 20 ans, Femme Femme Femme et le mythique Je suis malade pour Serge Lama. Elle a déjà écrit différents livres dont Cricri (2004), Mamie a eu quinze ans (2006), Chanteuses ou Coiffeuses (2007), Le Mas des dames (2009) aux éditions Anne Carrière.

 

Quelques cerises sur mon gâteau,
d'Alice Dona, Editions Flammarion,
294 pages - 19,90 euros - ISBN 978-2-0812-3729-2

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Un guide qui permet de comprendre ce grand peintre français, à travers sa vie, son temps et la présentation méthodique de son oeuvre

 

L’abécédaire de Manet

Par Eric Darragon, Laurent Houssais, Julie Ramos & Bertrand Tillier –Editions Flammarion

120 pages – 3,95 euros –  978-2-012582-9     

 

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 « On vit donc à Venise, Minna et moi, à l'écart. On ne sort pas, on ne voit personne, l'eau, les livres, les oiseaux, les arbres, les bateaux, les cloches, le silence, la musique, on est d'accord sur tout ça. Jamais assez de temps encore, encore. Tard dans la nuit, une grande marche vers la gare maritime, et retour, quand tout dort. Je me lève tôt, soleil sur la gauche, et voilà du temps, encore, et encore du temps. On se tait beaucoup, preuve qu'on s'entend.
Les amoureux sont seuls au monde parce que le monde est fait pour eux et par eux. L'amour est cellulaire dans les tourbillons du hasard, et ces deux-là avaient une chance sur quelques milliards de se rencontrer à la même époque. Entre le français et l'italien, il y a une longue et bizarre histoire. Elle ne demande, avec Stendhal, qu'à s'approfondir. »

 

Philippe Sollers, de son vrai nom Philippe Joyaux naît en Gironde dans une famille d'industriels.  En 1957, il publie son premier texte et prend le pseudonyme de Sollers, En 1960, il fonde la revue Tel Quel aux éditions du Seuil, refuge des protestataires et des anticonformistes. Il reçoit le prix Médicis en 1961 pour « Le Parc ». En 1983, année de 'Femmes' et de son départ des éditions du Seuil pour rejoindre Gallimard, il fonde une nouvelle revue, l’Infini, et prend la direction de la collection du même nom. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard, et éditorialiste associé au Monde. En octobre 2007, Philippe Sollers tombe le masque et publie ses mémoires, sous le titre 'Un vrai roman : mémoires'. Son essai « Discours parfait », qui paraît en 2010, prolonge la réflexion de l'écrivain sur l'avenir de l'humanité.


Trésor d'Amour,
de Philippe Sollers, Editions Gallimard
214 pages- 17,90 euros - ISBN 978-2-07-078086-0

 

Et, chez le même éditeur,

 

Le narrateur est un écrivain sans oeuvre. A plus de cinquante ans il anime une revue d'art confidentielle soutenue par une riche mécène, Mme Delachenal. Invité par une université finlandaise, il se rend à Helsinki pour participer à un colloque sur la critique littéraire. Là-bas, il retrouve une ancienne connaissance suédoise, Birgitt Bollstrom-Borjom, laquelle est mariée à un puissant industriel, qui est aussi le mécène du fameux peintre Gustav Molnar (le premier mari de Birgitt). Malgré l'accueil chaleureux qui lui ... Lire la suite est réservé et la beauté sauvage des paysages nordiques, le narrateur s'ennuie et ne peut s'empêcher de maudire cette nation protestante austère et rigoriste. Mais une rencontre imprévue va adoucir ce premier jugement sévère. Elle s'appelle Helena, elle est blonde, jolie, elle est étudiante en Lettres et termine une thèse sur l'oeuvre de l'écrivain français Fromentin. C'est le coup de foudre. Le narrateur rentre à Paris la mort dans l'âme. Quelques mois après, il reçoit un coup de téléphone d'Helena lui annonçant qu'elle débarque à Paris pour terminer son mémoire de doctorat. Dès lors commence entre eux une relation orageuse, passionnelle, où chacun des amants cherche à prendre l'ascendant sur l'autre. Helena voudrait convaincre le narrateur de l'épouser, tandis que ce dernier vit dans la hantise que l'étudiante ne le quitte pour un homme plus jeune. Afin de faire céder le narrateur, Helena va s'employer à le rendre jaloux. A l'occasion d'une grande exposition consacrée à l'oeuvre de Molnar, l'artiste est présenté à Helena, qui se laisse ostensiblement charmer par le vieux séducteur. Elle va ensuite habilement entretenir une relation ambiguë avec Molnar afin de pousser le narrateur dans ses derniers retranchements.
Un livre mordant, qui assume pleinement la dynamique romanesque et le genre du " roman d'amour ". L'écriture brillante, rapide, entraîne le lecteur dans le tourbillon sentimental du narrateur. Car au rythme où se déroule sa passion, il s'agit bien d'une guerre, avec ses attaques, ses blessures et ses stratégies de conquête. En dépit de la violence des sentiments, le narrateur ne se départit jamais de son sens de l'humour, faisant de ses maladresses des moments désopilants. Mais en mettant son coeur à nu, il prend aussi le parti d'émouvoir et de parler sans fausse pudeur de ses blessures. Un splendide roman d'amour contemporain.

 

Jean-Marie Rouart est l'arrière-petit-fils des peintres Henri Rouart et Henri Lerolle. Il publie son premier roman, 'La Fuite en Pologne', en 1974. Viennent ensuite 'Les Feux du pouvoir', prix Interallié en 1977 et 'Avant-guerre', prix Renaudot en 1983. Il publiera ensuite successivement six romans : 'Le Cavalier blessé' en 1987, 'La Femme de proie' en 1989, 'Le Voleur de jeunesse' en 1990, 'Le Goût du malheur' en 1993 et 'L' Invention de l'amour' en 1997. Il est également l'auteur de plusieurs essais : 'Ils ont choisi la nuit', prix de l'essai de l'Académie française en 1985, 'Omar, la construction d'un coupable', en 1994 et 'La Noblesse des vaincus', en 1998. Il est élu à l'Académie française en 1997. Parallèlement à son activité d'écrivain, il a mené une carrière de journaliste d'abord au Magazine littéraire en 1967, puis au Figaro comme journaliste politique, au Quotidien de Paris où il a dirigé les pages littéraires et depuis 1986 au Figaro littéraire.

 

 

La guerre amoureuse,
de Jean-Marie Rouart,

244 pages- 18 euros - ISBN 978-2-07-013104-4
 

Et également,


Maxwell Sim est un loser de quarante ans. Voué à l'échec dès sa naissance (qui ne fut pas désirée), poursuivi par l'échec à l'âge adulte (sa femme le quitte, sa fille rit doucement de lui), il s'accepte tel qu'il est et trouve même certaine satisfaction à son état.
Mais voilà qu'une proposition inattendue lui fait traverser l'Angleterre au volant d'une Toyota hybride, nantie d'un GPS à la voix bouleversante dont, à force de solitude, il va tomber amoureux. Son équipée de commis-voyageur, représentant en brosses à dents dernier cri, le ramène parmi les paysages et les visages de son enfance, notamment auprès de son père sur lequel il fait d'étranges découvertes : le roman est aussi un jeu de piste relancé par la réapparition de lettres, journaux, manuscrits qui introduisent autant d'éléments nouveaux à verser au dossier du passé. Et toujours Max pense à la femme chinoise et à sa fille, aperçues dans un restaurant en Australie, dont l'entente et le bonheur d'être ensemble l'ont tant fasciné.
Va-t-il les retrouver ? Et pour quelle nouvelle aventure ?
Brouillant joyeusement les cartes de la vérité et de l'imposture, Coe l'illusionniste se réserve le dernier mot de l'histoire, qui ne manquera pas de nous surprendre. Plus d'une génération va se reconnaître dans ce roman qui nous enchante avec un humour tout britannique, bien préférable au désespoir.


Jonathan Coe est né en 1961. Il a étudié à Birmingham et au Trinity College à Cambridge avant d'enseigner à l'Université de Warwick.

Il doit sa notoriété à l'étranger à son troisième roman, Testament à l'anglaise. Cette virulente satire de la société britannique des années du thatchérisme a connu un important succès auprès du public et a obtenu le Prix Femina étranger en 1995.

Coe a reçu le Prix Médicis étranger en 1998 pour La Maison du sommeil.

En 2001 et 2004, le diptyque Bienvenue au Club (The Rotters' Club) suivi par Le Cercle fermé (The Closed Circle) suit les aventures d'un même groupe de personnes pendant leur dernière année de lycée dans le premier roman puis vingt ans plus tard dans le second. Ces deux romans servent l'auteur dans sa fresque du Royaume-Uni des années 1970 et 1990, pour mieux observer les mutations profondes qu'a subies la société entre ces deux dates, avec les réformes thatchéristes et

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