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Moïse Rahmani

2011 a démarré (25 janvier 2011)

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Lhistoriographie sur les Juifs dAfrique du Nord est loin dêtre aussi riche que celles sur les autres communautés juives. Cette lacune réside dans la nature du mode de transmission de la tradition rabbinique. Comme la décrit lhistorien Yerushalmi, les rabbins nont pas considéré lhistoire post-biblique comme prioritaire pour la transmission de la Tradition. Ce manque est marqué au sein des communautés séfarades issues du monde arabe, exposées tardivement à la modernité occidentale. Lhistoriographie juive sest justement construite dans la rencontre entre le judaïsme et les Lumières. Pourtant, cest en puisant dans les sources écrites rabbiniques que les historiens ont forgé lhistoire du peuple juif. Cet essai a été aussi en partie conçu pour combler cette lacune. Son histoire familiale navait pas été transmise par les individus ; or, il sest trouvé parmi eux des rabbins qui ont laissé des sources écrites, celles-là même qui ont permis à l'auteur décrire son essai. Celui-ci est donc novateur: il valorise un patrimoine littéraire rabbinique en le replaçant dans un contexte historique plus large. Il donne du vécu à lHistoire des Juifs maghrébins souvent désincarnée. Du fait de la longévité du marqueur patronymique, il donne de la profondeur historique relativement inédite. A partir du dépouillement des documents rabbiniques de sa famille, Denis Cohen-Tannoudji présente un tableau historique des Juifs maghrébins du Moyen Âge à nos jours, mettant en lumière lunité du monde séfarade : de la persécution des Juifs par les Almohades au traumatisme de la décolonisation, en passant par l'expulsion d'Isabelle-la-Catholique et l'onde de choc de la colonisation. Dans le contexte dune France multiculturelle, en mal de son passé vichyste et colonial, avec le malaise des Juifs français depuis 2000, létude de lHistoire séfarade apparaît nécessaire ; cet essai contribuera à alimenter le débat.

 

Denis Cohen-Tannoudji, normalien et agrégé de physique, est vice-président de la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie.

 

Les enfants d’Yshmaël

Par Denis Cohen-Tannoudji – Editions Hermann

444 pages – 39 euros – ISBN 978-2-7056-7058-0

 

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Après une première incursion dans l’histoire familiale avec«Le Roman des Jardin», l’auteur s’attache cette fois-ci à la personnalité de son grand-père paternel, figure aimée à propos duquel le petit-fils commença à comprendre à l’adolescence le rôle important joué par « le Nain jaune » durant le régime de Vichy.

 

Des gens très bien « Tandis que mon père s'endort peu à peu contre moi, je lui parle une dernière fois : Plus tard, tu ne pourras pas vivre avec le secret des Jardin. Il te tuera... Tu feras un livre, Le Nain Jaune, pour le camoufler. Au même âge que toi, j'en ferai un, Des gens très bien, pour l'exposer. Et je vivrai la dernière partie de ta vie... La mienne. Dors mon petit papa, dors... Ce livre aurait pu s'appeler " fini de rire ". C'est le carnet de bord de ma lente lucidité. » A.J.

 

Alexandre Jardin suit les traces de son père, disparu en 1980, en se lançant dans l'écriture après avoir obtenu son diplôme de Sciences Politiques. C'est d'ailleurs pendant ses études qu'il écrit  son  premier roman "Bille en tête" pour lequel il reçoit le prix du  Premier Roman en 1986 . Ensuite, il publie "Le Zèbre" (Prix Femina) qu'il adapte lui-même à l'écran. Sesromanss parlent d'amour, de comment le faire renaître ou de l'envie de le rendre éternel. A côté de ses occupations littéraires et cinématographiques, il est aussi  journaliste et écrit ainsi des chroniques pour Le Figaro..

 

Des gens très bien

Par Alexandre Jardin – Editions Grasset

302 pages – 18 euros – ISBN 978-2_246-77651-2

 

Et, chez le même éditeur,

 

Massada. Rocher surplombant la mer Morte depuis lequel, d'après l'historien Flavius Josèphe, un millier de Juifs se jetèrent dans le vide plutôt que de se rendre aux Romains. Massada. Lieu où Mouna, d'habitude si silencieuse, révélera à sa petite-fille Klara, brisée par un amour déçu, les secrets de toute une vie et les liens qui unissent son destin au sien.

 « Ce soir-là, alors qu'elle devait rejoindre Klara au Blue Bird. Mouna avait enfoui tout cela, la plaque commémorative, l'inscription rose dans le marbre blanc, les souvenirs de la rue Custine, son secret, et elle était allée écouter chanter sa petite-fille. »

Un lieu : Massada, rocher surplombant la mer Morte, où en 73 après J.-C., un millier de Juifs préférèrent le suicide à la reddition.

Deux femmes : Klara, une jeune chanteuse de cabaret, et sa grand-mère, Mouna.

Deux destins marqués par le secret d'un amour perdu.

Un second roman puissant et émouvant qui dresse le portrait de deux femmes passionnées, et entraîne le lecteur du Paris des années trente jusqu'aux rives de la mer Morte.

 

Journaliste d'investigation pour Marianne et Capital puis directrice de l'information du magazine VSD, Olivia Elkaim réalise son rêve de devenir écrivain en 2008 avec un premier roman remarqué, 'Les Graffitis de Chambord'. Elle y aborde avec gravité les questions de la mémoire et de l'oubli. Exploratrice de la féminité, la romancière est également l'auteur de 'Amazone et Princesse', une enquête réalisée auprès de psychanalystes et de sexologues, ainsi que de la nouvelle 'Chair de femme', parue en 2008 dans le recueil collectif '11 femmes'. Animée par la curiosité et le goût de l'investigation, Olivia Elkaim mène de front les métiers de journaliste et d'écrivain afin de mieux comprendre les racines et les nouveaux enjeux de la femme moderne et d'explorer plus avant la thématique de la trace.

 

Les Oiseaux noirs de Massada

Par Olivia Elkaim

272 pages – 17 euros – ISBN 978-2_246-77341-2

 

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Entre éclat de rire et saisissement glacé, neuf nouvelles tel-aviviennes qui ouvrent une nouvelle porte dans l'oeuvre de Kenaz. Mais l'auteur conserve sa compassion intacte, malgré l'acuité de sa redoutable lucidité et une franche attirance pour le côté glauque des choses.

 

Né en 1937, Yehoshua Kenaz est considéré comme un des représentants les plus éminents de la littérature israélienne.

 

Chair sauvage

De Yeshoshua Kenaz  traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech – Editions Actes Sud

224 pages – 20 euros – ISBN 978-2-7427-9491-1

 

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« Mon livre est une sorte de document-fiction inspiré de la vie de Wiera Gran. Un récit dont elle sera l’héroïne, autant que moi et mon enquête, inspiré des documents d’époque et de mes rencontres avec elle. Comment traçons-nous les frontières de l’acceptable ? Qui nous donne le droit de juger ceux qui ont eu à endurer l’horreur de la guerre, l’horreur qui nous a été épargnée ? Peut-on utiliser les mêmes instruments d’évaluation morale dans un contexte historique radicalement différent ? Elle collaborait, à savoir qu’elle participait aux structures imposées par l’occupant.

 

Elle était devenue un rouage particulier dans la grande machine du ghetto. J’essaie aussi de comprendre ce qui a pu déclencher les dénonciations de Szpilman, les procès dont il est la cause, son refus d’embaucher la chanteuse (alors qu’elle l’a, dit-on, recommandé pour son travail au café Sztuka) en 1945 alors qu’il est directeur de la radio - que s’est-il passé entre eux, a-t-il aussi quelque chose à cacher ? J’essaie enfin de replacer son histoire dans un contexte - d’offrir à la fois un précis de la vie quotidienne de Wiera dans le ghetto et une vision kaléidoscopique de la vie artistique dans les capitales européennes sous l’occupation.

 

Wiera Gran est-elle la victime de la guerre ou victime d’elle-même et de ses propres souvenirs ? Ce qui est sûr c’est que la chanteuse étoile n’a jamais quitté le ghetto. Combien y-a-t-il de Wiera Gran dans tous ceux qui traversent la vie, combien dans tous ceux qui furent touchés par une tragédie ? Nous sommes tous, en quelque sorte, des collabos. »

 

Romancière, poète, biographe, universitaire, journaliste et femme de théâtre, Agata Tuszyńska est l'une des personnalités les plus en vue de la jeune littérature polonaise. Après ses études à l'Ecole supérieure d'art dramatique de Varsovie, sa ville natale, elle soutient une thèse à l'Académie des sciences puis se lance dans le journalisme. Ses reportages lui ont valu nombre de récompenses, dont le prestigieux prix du PEN Club polonais, et la notoriété auprès du public et de la critique, qui voit en elle la digne héritière de la littérature documentaire dont son maître Ryszard Kapuscinski est le plus célèbre représentant. En 1994, sa biographie consacrée au prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer lui vaut un accueil enthousiaste aux Etats-Unis, où la presse comme ses pairs (notamment Paul Auster) saluent son style novateur, la force, l'originalité et l'émotion de sa " biographie orale ". En France également, à la parution des Disciples de Schulz en 2001, elle reçoit de nombreux éloges critiques : grâce à l'œuvre " bouleversante " (La Croix) de cette " enquêteuse au royaume des ombres " (Le Figaro littéraire), " la Pologne commence elle aussi à regarder son passé en face " (Le Monde).

 

Wiera Gran, l’accusée

Par Agata Tuszyńska – traduit du polonais par Isabelle Jannès-Kaliniowski -  Editions Grasset

412 pages – 20 ,50 euros – ISBN 978-2_246-73041-5

 

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Le trottoir au soleil s'inscrit dans la lignée des textes brefs, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, La sieste assassinée, Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables. qui ont fait le succès de Philippe Delerm. Avec la même minutie que dans les recueils précédents, il évoque ces petits éclats de vie qui font la trame des jours heureux : le miroitement du soleil sur l'eau, les moments passés avec un enfant, les arrivées à Paris sous la verrière de la gare Saint-Lazare. ... Lire la suite
Ce nouveau recueil marque cependant une inflexion par rapport aux précédents : une incursion discrète vers l'intime, un balancement entre le " on " et le " je ", un effet de miroir subtilement nostalgique à propos du temps qui passe. Le rythme, aussi, diffère : régulièrement, un texte plus développé vient ponctuer le recueil, lui apporter la dimension de la réflexion. Mais sans gravité inutile : comme le titre l'indique, tout l'ouvrage se place sous le signe du côté ensoleillé de l'existence, de cette lumière solaire seule capable de transfigurer le moindre détail pour en faire un instant parfait.

 

Philippe Delerm est né à Auvers-sur-Oise le 27 novembre 1950. Il est enseignant de lettres au collège Marie Curie (Bernay, Normandie). Surtout connu pour ses recueils de textes brefs comme La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (1997) et Enregistrements pirates (2004), Philippe Delerm a aussi publié en 1990 Autumn, roman pour lequel il a obtenu le prix Alain-Fournier de même que  Sundborn ou les jours de lumière, en 1997, qui a pour sa part reçu le prix des libraires.

 

Le trottoir au soleil

Par Philippe Delerm – Editions Gallimard

192 pages – 14,90 euros – ISBN 978-2-07-012325-4

 

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Une conversation entre ici-bas et l'au-delà, entre la narratrice et son père parti trop tôt, trop loin. Cet échange est l'occasion d'aborder l'enfance modeste du père natif d'un petit village charentais, sa passion pour le violon, son engagement dans l'armée, l'horreur de la Première Guerre mondiale et ses années de galère après l'armistice.

 

Françoise Dorin poursuit avec un égal bonheur une double carrière. Ses pièces: La facture, L'intoxe, etc., dépassent le millier de représentations, et ses romans: Va voir maman, papa travaille, Les lits à une place, Les miroirs truqués, sont autant de best-sellers. Elle a également signé les textes de plusieurs chansons dont Que c’est triste Venise et N’avoue jamais, ses deux plus grands succès.

 

Prête-moi ta vie pour t’écrire là-haut

Par Françoise Dorin – Editions Flammarion

324 pages – 19,90 euros - ISBN 978-2-0812-5223-3

 

 

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Plongée au cœur d’un secret d’État : Robert Boulin, ministre en exercice, est mort assassiné. Sa fille livre la vérité interdite..

 

29 octobre 1979. Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement Giscard d’Estaing, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. Avant même que l’enquête ne commence, les autorités concluent à un suicide par noyade. Dans un premier temps, la famille Boulin leur fait confiance, mais s’interroge bientôt devant les incohérences accumulées : le corps gisant dans cinquante centimètres d’eau à peine ; les traces de lien au poignet du cadavre ; son visage tuméfié, cabossé et l’énorme hématome derrière son crâne ; les preuves du déplacement du corps après la mort ; sans compter la lettre « posthume » qui a toutes les apparences d’une grossière contrefaçon ; les témoins que l’on ne juge pas utile d’auditionner, ou encore les scellés qui, mystérieusement, disparaissent les uns après les autres quand la famille demande qu’ils soient analysés. Soixante-dix-sept anomalies, en tout, figurent au dossier pénal. Insuffisant aux yeux du procureur général de la cour d’appel de Paris qui annonce, en juin 2010, son refus de rouvrir l’enquête… et révèle en même temps que des pièces capitales ont disparu du dossier, une fois de plus, une fois de trop.

 

Après trente ans de combat, Fabienne Boulin a établi l’impossibilité du suicide. Voyage au cœur du fonctionnement de la République, ce livre est pour elle le seul moyen de dire la vérité interdite sur l’assassinat de son père. Crime d’État ? Tout porte à croire, en effet, que le ministre, qui en savait trop, devenait une menace pour certains milieux politiques. L’affaire Boulin, qui révèle la corruption de nos mœurs politiques, cache l’un des plus grands scandales de la Ve République.

 

Fabienne Boulin-Burgeat est la fille de Robert Boulin. Depuis maintenant trente ans, elle se bat pour faire reconnaître l’assassinat de son père, malgré les « dysfonctionnements » de la justice et de la police judiciaire et malgré les mensonges, les pressions et les menaces.

 

 

Le dormeur du Val

Par Fabienne Boulin Burgeat – Editions Don Quichotte

320 âges – 16,90 euros – ISBN 978-2_35949-023-7

 

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Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l'ombre, sous l'égide de leur Pygmalion qu'elles accompagnent jusque dans la mort.

Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

 

Diane Ducret est normalienne, historienne, philosophe et journaliste, à même pas 30 ans, elle a animé le Forum de l'histoire sur la chaîne Histoire, et réalise des documentaires pour l'émission « Des Racines et des ailes ».

 

Femmes de dictateur

Par Diane Ducret – Editions Perrin

360 pages – 21 euros – ISBN 978_2-262-°3491-7

 

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Et quelques CD d’Arc Music, spécialisée dans la musique ethnique.

 

 

Un DC de musique klezmer. Un rythme endiablé : Klezmer, festival Band

 

Deux CD un de fado, cette complainte portugaise qui déchire l’âme, Fado Guitar de Custódio Castelo

Et

D’envoutants  chants et dances espagnols Spain, Songs and dances d’Avila, de Cadiz, de Murcia et de Cantabria.

 

Et comment passer sous silence cette Egypte dévoilée de Hossan Ramy : Egypt unveiled. Toute la magie de l’Orient !

 

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