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Moïse Rahmani

Plus qu'un petit mois pour le printemps (1) 24 février 2011

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Judaïsme et monde juif

 

Hélène Hadas-Lebel suit le calendrier liturgique pour expliquer les principales fêtes juives. Elle aborde les rites religieux des différents âges de la vie ainsi que les symboles de la culture et de l'histoire juives.

Pourquoi, selon le calendrier hébraïque, sommes-nous au VIe millénaire ? Pourquoi certains animaux sont-ils interdits à la consommation ? À quoi correspond le jeûne de Kippour ? Pourquoi les hommes se couvrent-ils la tête d'une kippa ? Pourquoi allume-t-on un chandelier à huit branches pendant la fête de Hanoucca ?
Autant de questions souvent entendues sur la plus ancienne religion monothéiste, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses claires et documentées.

Alliant une approche historique et pratique, Hélène Hadas-Lebel présente les différents courants du judaïsme (orthodoxe, conservateur, réformé...), les rites des âges de la vie (circoncision, barmitsva, mariage, deuil...), les coutumes vestimentaires, les lois alimentaires et le sens des principales prières. Elle aborde également les fêtes juives en suivant le calendrier hébraïque, depuis leurs origines bibliques jusqu'à la manière dont on les célèbre aujourd'hui.
Les principaux symboles du judaïsme (le chandelier à sept branches, l'étoile de David, le mur des Lamentations, le châle de prière..) jalonnent l'ouvrage sous la forme d'encadrés.

 

Hélène Hadas-Lebel est journaliste dans l’audiovisuel. Après avoir collaboré à plusieurs émissions éducatives et culturelles sur Arte (« De Quoi Je me mêle ! ») et France 5 (« Après la sortie » ; « C’dans l’air »…), elle travaille aujourd’hui pour France 3 comme journaliste dans l’émission « On ne peut pas plaire à tout le monde ». Elle écrit également, depuis plusieurs années, dans le magazine mensuel Information juive.

 

Le judaïsme. Pratiques, fêtes et symboles

Par Hélène Hadas-Lebel – Editions Presses de la Renaissance

196 pages – 16 euros – ISBN 978-2-7509-0634-4

 

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C’est par la scène originelle du judaïsme, au cœur même de son principe fondateur, celui par lequel le Nom divin investit le monde puis se retire pour laisser sa chance à la "seconde créature", que Le Judaïsme et l’Esprit du monde nous invite à pénétrer dans l’épopée fondatrice de notre histoire. Au fil de cette découverte, Shmuel Trigano ré-expérimente le sens du judaïsme, sa geste intellectuelle fondatrice, en éclairant ses multiples expressions comme ses aspects les plus contemporains

Loin de se limiter à l’Antiquité, celui-ci fait en effet sentir son souffle jusqu’à nos jours dans l’ensemble des figures qui marquent l’existence collective et individuelle, à savoir la religion, la politique, les mœurs et l’histoire, les quatre livres qui composent cet ouvrage. Du droit talmudique à l’existence politique d’Israël, des institutions mosaïques à la structuration de la société moderne, de l’apôtre Paul à Karl Marx, le judaïsme structure ainsi sa plade dans l’histoire, une place dont l’actualité ne se dément pas.

Par la force du sujet comme par l’ambition du propos qui l’anime, Le Judaïsme et l’Esprit du monde s’affirme comme un ouvrage hors du commun, au rang des grands livres de pensée contemporains.

Shmuel Trigano, professeur de sociologie à l’Université de Paris-X-Nanterre, est directeur-fondateur du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle.

 

Le judaïsme et l’esprit du monde

Par Shmuel Trigano – Editions Grasset

1056 pages – 25 euros – ISBN 978-2-246-67421-4

 

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La présence des Juifs en Pologne a duré un millénaire, au cours duquel cette population n’a cessé de s’accroître jusqu’à la catastrophe de la Shoah.
Quelles
sont les conditions économiques, culturelles, religieuses et politiques qui ont permis cette présence juive ? Comment le climat s’est-il dégradé à partir de la vague européenne d’antisémitisme survenue à la fin du XIXe siècle ? Quels ont été les apports des Juifs de Pologne à la pensée juive et à la culture polonaise ?
Parce que les Juifs ont voulu et ont pu s’intégrer en Pologne, leur histoire est indissociable de celle de ce pays. Et parce qu’ils ont été nombreux à s’y installer, l’histoire de la Pologne est indissociable de la leur.
Dans cet ouvrage de synthèse, Daniel Tollet, docteur ès lettres, ingénieur de recherche à l’université de Paris-IV-Sorbonne, auteur d’une Histoire des Juifs de Pologne du XVIe siècle à nos jours, s’efforce de répondre à ces questions en fonction des nouvelles sources historiques disponibles depuis la fin du régime communiste

 

Etre juif en Pologne. Mille ans d’histoires : du Moyen-Age à 1939

Par Daniel Tollet - Editons Albin Michel

346 pages – 12 euros – ISBN 978-2-226-21565

 

 

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Ce dictionnaire des mondes juifs est beaucoup plus qu'un dictionnaire du judaïsme.
Essai d'approche globale du fait juif, il n'en néglige aucune facette, religieuse ou profane, et répond à tous tes types de curiosité. Le lecteur y tracera à son gré son chemin, toujours plein de découvertes, entre les rythmes longs et profonds d'une trajectoire plurimillénaire et les débats cruciaux de l'actualité la plus brûlante. L'Orient et l'Occident, Ashkénazes et Séfarades, la Diaspora et Israël, les femmes et les hommes, les croyants et les autres, les rigueurs du croit et la liberté de l'art, les petits gestes du quotidien et les audaces de la pensée, c'est d'une pluralité de mondes que cet ouvrage entend porter témoignage.
Un savoir sûr, clairement exposé, accessible à tous et porteur de réflexion.

 

Directeur d'études à la Section des Sciences religieuses de l'École pratique des hautes études, où il est titulaire de la chaire de pensée juive médiévale, auteur de nombreux ouvrages, Jean-Christophe Attias est l'un des meilleurs spécialistes contemporains du judaïsme.

 

Esther Benbassa est directrice d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne), où elle est titulaire de la chaire d'histoire du judaïsme moderne, et directrice du Centre Alberto-Benveniste d'études sépharades et d'histoire socioculturelle des Juifs.

 

Dictionnaire des mondes juifs

Par J.C Attias et E. Benbassa – Editions Larousse

656 euros – 25 euros – ISBN 978-2-03-583332-7

 

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Depuis une vingtaine d'années, le CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, se trouve régulièrement au coeur d'une actualité passionnelle et polémique. Qu'il s'agisse du conflit israélo-arabe, de l'antisémitisme, de la politique étrangère française au Moyen-Orient, du communautarisme ou de l'histoire et la mémoire de la Shoah, rares sont les débats dont il est absent. Devenu partie intégrante du paysage politique et médiatique français, notamment à travers son célèbre dîner annuel, le CRIF reste pourtant très mal connu. Quelle est son histoire et comment s'inscrit-elle dans les évolutions du judaïsme français ? Qui sont ses dirigeants ? Quels sont ses réels moyens d'influence sur les pouvoirs publics ? Quelles sont ses stratégies et ses orientations sur la scène politique française mais aussi en lien avec Israël ? En retraçant, à travers ses moments clés, l'histoire de cette organisation depuis sa fondation en 1943, ce livre répond à ces questions. Nourrie d'archives inédites et de nombreux entretiens, cette histoire du CRIF dessine en creux un portrait fouillé et paradoxal de la France de ces soixante dernières années. À l'heure où le pays s'interroge sur la représentation de ses minorités, il n'est pas superflu de situer et de comprendre l'un de ses exemples les plus emblématiques, entre épouvantail communautariste et «top model» républicain.

 

Ce récit critique a pour objet de faire connaître l'histoire du CRIF, ses réussites, ses échecs, ses difficultés et le parcours des hommes et des femmes qui le font exister depuis sa création en 1943. De 1945 à nos jours, le CRIF s'est peu à peu vu reconnaître le statut de représentant des associations juives auprès du pouvoir, notamment politique. L'auteur détaille aussi l'actualité des enjeux.

 

Samuel Ghiles-Meilhac,Diplomé en sciences-politiques, en histoire et en relation internationales, a publié des articles dans des revues françaises et étrangères : Politis, Le Meilleur des Mondes, l'Iris, Diasporique, The Berkeley Political Review, L'Arche...

 

Le Crif. De la Résistance juive à la tentation du lobby. De 1943 à nos jours.

Par Samuel Ghiles-Meilhac – Editions Robert Laffont

360 pages – 21 euros – ISBN 978-2-221-12384-3

 

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Shoah

 

Issu d'une famille juive non croyante d'origine russo-ukrainienne ayant émigré en Belgique, l'auteur raconte son enfance, l'exode vers la France en 1940 à Saint Etienne où ils sont cachés par des Français ordinaires. Avec un humour grinçant et irrésistible, il évoque ce que son père appelait «la pantomime du goy» où, pour ne pas être perçu comme juif, il fallait changer de nom, d'accent, de coiffure, de look, s'inventer une histoire, aller à la messe, inscrire ses enfants chez les louveteaux catholiques... Mais en vain car toujours le père et le fils sont reconnus comme juifs.
Après la guerre, l'auteur, devenu citoyen belge, militant à l'aile gauche du parti socialiste, séjourne à l'étranger comme représentant de la Sabena, compagnie d'aviation belge. Il découvre alors que le problème de l'identité juive est loin d'être réglé : que ce soit en Autriche, à Moscou, à Bruxelles, ou en Espagne, mais aussi aujourd'hui dans certaines régions de France, il voit ressurgir l'antisémitisme. Cet antisémitisme diffus, léger ou inquiétant, tisse à nouveau sa toile, se banalise, rassemble des nostalgiques des régimes fascistes, des néonazis, skinheads, déçus et intégristes de tous bords et extrême-gauche antilibérale et antisioniste.
Ainsi l'auteur, sans jamais se départir de son humour, promène-t-il son regard sur l'histoire et l'espace européen où semblent ressusciter les fantômes que l'on croyait avoir chassés à jamais.

Né en 1934 à Liège, devenu citoyen belge par option en 1952, Vladimir Issacovitch passe la Deuxième Guerre mondiale à Saint-Etienne (Loire). Après des études à l'Institut supérieur de Commerce d'Anvers, puis à l'Ecole des représentants et chefs d'escale de la Compagnie aérienne belge Sabena, il sera en poste à l'étranger (Cologne, Moscou, Madrid, Ténériffe, Majorque).
Après une quinzaine d'années dans le transport aérien et le tourisme, il deviendra commercial en transports internationaux de marchandises. Militant au Parti socialiste belge, il a collaboré à divers journaux belges. Il vit aujourd'hui près de Marseille.

 

Mémoires d’un Juif rebelle. Des années noires à aujourd’hui

Par Vladimir Issacovitch – Editions de Paris

128 pages – 15 eurso – ISBN 978-2-84621-128-4

 

Et, du même éditeur,

 

Après deux ouvrages parus aux Éditions de Paris, consacré aux Femmes dans les années quarante et aux Enfants de la Shoah voici un livre qui aborde la Shoah sous l'angle de la transmission : de quelle façon peut-on faire connaître à une population et plus particulièrement aux jeunes - à un moment où les témoins peu à peu disparaissent -, l'entreprise d'extermination des Juifs d'Europe durant la Deuxième Guerre mondiale ? Il ne suffit pas d'opposer les victimes aux bourreaux, mais il faut insérer la Shoah dans l'histoire juive, dans celle du nazisme et aussi de l'Europe - car l'Allemagne nazie a trouvé des collaborateurs zélés dans les pays qu'elle a occupés -, dans l'histoire universelle enfin...
Une telle transmission passe par la famille (juive et non juive), et désormais par l'école où la Shoah figure pleinement au programme d'histoire. Elle passe encore par les commémorations et les musées, ainsi que par les productions culturelles, tant au cinéma que dans la littérature et l'art, et enfin par le droit, trop rarement étudié sous cet angle. Deux pays sont ici au cœur des analyses : la France et Israël.
La France du Vel d'Hiv ou du camp de Rivesaltes comme celle du Chambon-sur-Lignon. L'Israël du procès Eichmann comme de l'après Shoah de Lanzmann. Il y a là une question cruciale pour nos sociétés, afin que travail d'histoire et devoir de mémoire conjuguent leurs effets. Et un enjeu fondamental pour l'Europe fraternelle dont nous rêvons, mais qui ne se construira que par l'analyse et la méditation d'une tragédie sans exemple dans l'histoire et qui n'a pas même rendu caduc un antisémitisme diffus mais toujours vivace, envers exact des valeurs qui sont au fondement de notre démocratie.

 

Jacques Fijalkow, professeur à l'université de Toulouse-Le Mirail et président de l'association des amitiés judéo-lacaunaise.

Transmettre la Shoah dans la famille, à l’école, dans la cité

Sous la direction de Jacques Fijalkow

240 pages – 20 euros – ISBN 978-2-84621-114-7

 

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« Le cours des événements, pas plus que le mouvement des astres, ne dépend de quiconque, bien sûr. Sommes-nous pour autant impuissants devant cet ultimatum permanent ? L’impuissance nous décharge de notre responsabilité, mais envers qui ? Envers les autres ; mais nullement envers nous-même. »

 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Reich envahit une multitude de pays, grands et petits ; le tour vient du royaume ancestral, minuscule et glacé de Cédric X.

 

Le roi et ses sujets baissent la tête et subissent le joug de l’envahisseur. Le vieux roi voit tous les jours s’amenuiser la liberté, le sens de ce qui a constitué non seulement toute sa vie, mais aussi celle de sa lignée, qui remonte fort loin dans les brumes du temps.

 

Longtemps, lui et ses sujets vont accepter l’humiliation, courber l’échine, jusqu’au jour où dans la petite nation, également, les juifs sont tenus de porter l’étoile jaune.

 

Boris Khazanov est né en 1928 à Leningrad.

 Il vit à Moscou, où il étudie la philosophie classique. En 1949, il est arrêté pour avoir participé à un mouvement de propagande antisoviétique, et condamné à huit ans de travaux forcés. Libéré en 1955, il suit les cours de médecine à l'Université de Moscou et exerce durant quelques années en tant que médecin. Il commence à écrire, et à traduire des ouvrages de l'allemand et du français. Devenu rédacteur en chef du Zhizn de Khimiia i, il publie des livres sous pseudonyme ainsi que des articles en samizdat (réseau clandestin de diffusion d'écrits dissidents). 

 

Il émigre en 1982 en Allemagne et s’installe à Munich, où il vit. L’ensemble de son œuvre est publié en Allemagne par DAV. Il a reçu en 1998 le prix «Littérature en exil » de la ville d’Heidelberg.

 

 

L’heure du Roi

Par Boris Khazanov – Editions Viviane Hamy

128 pages – 7 euros – ISBN 978-2-878-58352-6

 

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Littéralement, « Einsatzgruppen » signifie « groupes d’intervention ». La mission de ces 3000 hommes lancés à partir de juin 1941 dans le sillage des armées allemandes à la conquête de l’URSS était de « liquider » les ennemis potentiels du Reich. Ils furent les exécutants zélés de la première phase de « la solution finale de la question juive ». Hommes, femmes, enfants, tous sont visés, abattus dans de grandes fusillades par les formations allemandes et leurs auxiliaires locaux. Trois mois après le massacre du ravin Babi Yar, à Kiev, où 33 771 personnes sont exécutées en deux jours, les États baltes sont déclarés « Judenfrei » ; libres de Juifs. À l’été 1942, ce sont près d’1,5 million de Juifs qui ont été assassinés par les Einsatzgruppen. La même année, la décision est prise par Hitler de poursuivre l’extermination des Juifs occidentaux dans des camps de la mort et d'effacer les traces des massacres perpétrés à l'Est. Pour ce faire, les nazis forment des commandos d’hommes juifs chargés de déterrer et de brûler les cadavres, et eux-mêmes promis à une mort certaine.

 

Soixante-cinq ans plus tard, sillonnant l’Europe de l’Est, des États baltes aux confins de la Roumanie, de la Galicie à la Crimée, je suis allé à la rencontre des témoins, des rares survivants et de leurs bourreaux. J'ai arpenté les ravins, les champs, les marais et les villes qui furent le théâtre des exécutions de masse. J'ai retrouvé les rares sépultures, les fosses anonymes et les lieux de mémoire ; autant de stigmates laissés par ce cataclysme sans précédent. Ici, le présent se mêle à l’histoire, la géographie est le cadastre d’un gigantesque cimetière.

 

Michael Prazan, documentariste, est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages dont Les Fanatiques, histoire de l'Armée rouge japonaise (Seuil, 2002) et Pierre Goldman, le frère de l’ombre (Seuil, 2005). Il collabore à différents journaux et magazines.

 

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