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Moïse Rahmani

Un peu d'histoire (13 mars 2011)

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Histoire

 

1962, quelques mois avant la fin de la guerre d'Algérie. Une petite fille de deux ans et demi est éloignée d'Alger. Confiée à la garde de ses grands-parents à Marseille, elle est séparée de ses parents et de sa ville de naissance.

Ce livre est le récit de tous les bouleversements qu'elle ressent. La petite fille découvre la solitude causée par cet éloignement forcé des lieux et des êtres chers. Submergée d'émotions multiples, elle vit dans un monde secret qui la soutient et qui l'anime. En elle, résonne douce amère, la petite musique de cette déchirure.

L’auteure réussit la tour de force de nous restituer les sentiments, les peurs, les angoisses et les espoirs de cette enfant et nous donne, au-delà de ses sentiments, une vision de l’Histoire.

Un livre fort, un livre tendre, un très beau livre.

 

Nicole Squinazi Teboul est née à Alger qu’elle quitte à l'âge de deux ans et demi. Elle vit aujourd'hui à Paris. Après des études de pharmacie, elle se consacre à la psychanalyse et à l'écriture. Passionnée par la musique classique, la littérature et la peinture, elle est mariée et mère de trois garçons. Elle a retrouvé en 2006 les lieux de son enfance.

 

Petite musique d’une déchirure. Une petite fille et la guerre d’Algérie

Par Nicole Squinzai Teboul – Editions l’Harmattan

258 pages – 24 euros – ISBN 978-2-296-11972-7

 

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Un livre intéressant qui retrace l’itinéraire du chef punique  prenant les Romains à revers.

Traverser les Alpes avec les éléphants ! Seul un homme de la trempe d’Hannibal pouvait le faire.

 

Itinéraire d’Hannibal en Gaule

Par Marie-France Avril – Editions de Paris

192 pages – 21 euros – ISBN 978-2-905291-43-5

 

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Le 17 juillet 1946, le général Draza Mihailovic est fusillé par les communistes yougoslaves au terme d'une parodie de procès. Avec sa mort disparaît le chef de la résistance monarchiste anti-allemande, dernier obstacle à la conquête de la Yougoslavie par Tito. Né en 1893 au coeur de la vieille Serbie, décoré à de multiples reprises durant les deux guerres balkaniques (1912-1913) et la Première Guerre mondiale, Mihailovic intègre ensuite l'état-major de l'armée yougoslave. Après un séjour de quelques mois en France, ... Lire la suite il est nommé attaché militaire à Sofia puis à Prague. Sesavertissements contre le danger allemand ne sont pas entendus : la Yougoslavie est balayée en quelques jours par l'offensive du IIIe Reich d'avril 1941. Refusant la défaite, il rejoint le plateau de Ravna Gora où il crée la première guérilla de résistance en Europe occupée. En quelques mois, des dizaines de milliers d'hommes se rangent derrière lui, pour une Yougoslavie libre et royale. Depuis Londres, le roi Pierre II le nomme ministre de la Guerre du gouvernement yougoslave en exil. Après l'entrée en résistance des partisans de Tito en juillet 1941 et l'échec d'une action commune contre l'ennemi nazi, les troupes de Mihailovic doivent combattre sur plusieurs fronts : contre les Allemands, contre les ustasi croates alliés de Hitler, enfin contre les communistes. D'abord considéré comme le héros du monde libre par les Alliés, " le Chouan de Serbie " est abandonné par ceux-ci après des tractations entre Churchill et Staline. Les titistes ne parviennent à s'emparer de lui qu'en mars 1946 alors qu'il est encore à la tête d'une armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes. Draza Mihailovic fut autant victime de l'infiltration des services d'espionnage alliés parles agents communistes que par le cynisme et la lâcheté de l'Occident. Surtout, son destin tragique incarne celui de nombreux peuples européens, victimes successives de deux totalitarismes du XXe siècle.

 

Mihailović (1893-1946) Héros trahi par les Alliés

Par Jean-Christophe Buisson – Editions Perrin (Tempus)

352 pages – 9 euros – ISBN 978-2-262-03507-5

 

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Biographie de l'épouse du général et homme politique chinois (1887-1975), Mayling Soong, établie à partir de sources inédites et d'enquêtes de terrain. Considérée comme la première dame de la Chine républicaine, elle joua un rôle déterminant dans l'histoire de son pays. L'auteure dépeint en madame Chiang plus qu'une femme d'action, d'influence et de pouvoir, une femme d'Etat.

 

Cette première biographie en français de Madame Chiang Kai-shek révèle une vie hors du commun. Née Mayling Soong en 1898 à Shanghai, morte à 105 ans à New York, la première dame de la Chine républicaine joua un rôle si déterminant dans l'histoire de son pays qu'un journaliste put écrire : « Le plus grand homme d'Asie, c'est elle. » À partir de nombreuses sources inédites et d'enquêtes de terrain, Philippe Paquet corrige le jugement négatif trop volontiers porté sur le couple Chiang. À l'heure où, en Chine même, celui-ci fait l'objet d'une réhabilitation officielle pour son patriotisme et sa contribution à la modernisation du pays, l'auteur dépeint en Madame Chiang plus qu'une femme d'action, d'influence et de pouvoir, une véritable femme d'État. Chiang Kai-shek aurait-il connu le même destin sans sa femme ? Elle lui apporta l'argent de la bourgeoisie shanghaïenne, l'associa par alliance au père de la République, Sun Yat-sen, et lui procura, via le réseau missionnaire, une reconnaissance internationale. Sans la fascination des Américains pour cette Chinoise chrétienne éduquée aux États-Unis le soutien de Washington au Kuomintang n'aurait pas été aussi massif ni aussi durable. L'histoire de la Chine en aurait été changée.

 

Philippe Paquet est un journaliste et sinologue belge, né à Namur. Au service international du quotidien La  Libre Belgique à Bruxelles depuis octobre 1984, il couvre principalement la Chine et les États-Unis. Il a été président de la Société des Rédacteurs de La Libre Belgique de 1997 à 2007.

 

Madame Chiang Kai-shek. Un siècle d’histoire de la Chine

Par Philippe Paquet – Editions Gallimard

778 pages – 28 euros – ISBN 978-2-07-012936-2

 

 

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Mésopotamiens, chrétiens depuis deux mille ans, les Assyro-Chaldéens furent remplis d'espoir au lendemain de la Première Guerre mondiale. Ils ne sont pas des inconnus pour l'Occident. Les premiers contacts remontent au XIIIe siècle. Au XVIIe siècle, la France passe même pour être leur protectrice. Pourtant, au XXe siècle, leur destin bascule. Durant la Grande Guerre, tout comme les Arméniens, ils sont victimes d'un terrible génocide en 1915.

Dès l'armistice, les Assyro-Chaldéens s'enthousiasment pour les idées de liberté et d'autodétermination. Le rêve d'une patrie les saisit. Lors de la conférence de la Paix à Paris, ils soumettent pas moins de onze mémorandums aux grandes puissances, tandis que sept délégations sont présentes à Paris. L'historien Arnold Joseph Toynbee en fournit un éclairage inédit. La France et la Grande-Bretagne sont en rivalité pour l'hégémonie sur les territoires de l'ex-Empire ottoman. La question assyro-chaldéenne sera-t-elle abordée dans ce grand jeu d'échecs que se livrent ces deux Grands ? Ces pages d'histoire insuffisamment connues sont ici décryptées à travers différentes sources dont certaines sont inédites. Les épreuves vécues par les Assyro-Chaldéens durant la Grande Guerre sont à méditer pour comprendre leur présent. Aujourd'hui seront-ils, une nouvelle fois, les grands oubliés de cette tragédie collective qui se déroule sous nos yeux en Irak ? Succédant à la SDN, que fait l'ONU pour protéger ces minorités autochtones ? Pour y répondre, il est indispensable de savoir ce qui s'est joué lors de la conférence de la Paix, entre 1919 et 1925. Cet ouvrage y contribue.

 

Sensible à la question des chrétiens d'Orient, proche des Assyro-Chaldéens, Claire Weibel Yacoub, laborantine, diplômée en Droits de l'Homme, a rédigé cet ouvrage au terme de multiples recherches, rencontres et investigations auprès de différentes sources britanniques et françaises.

 

Le rêve brisé des Assyro-Chaldéens

Par Claire Weibel Yacoub – Editions Cerf

316 pages – 20 euros – ISBN 978-2-204-09182-4

 

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Récit de l'épopée de la mission Marchand à Fachoda, en Afrique équatoriale, à la fois exploration coloniale et symbole de la grandeur de la France, avançant sur 4.500 km dans un univers inconnu et hostile. Sa rencontre avec les troupes anglaises de lord Kitchener, qui ordonna l'évacuation des Français, faillit provoquer une guerre entre les deux nations.

Aujourd'hui, Kodok est une bourgade oubliée du Soudan. A la fin du XIXe siècle, elle s'appelait Fachoda, un nom qui, en 1898, explosa à la face des cabinets ministériels, des états-majors et des journalistes d'Europe. Dans la concurrence acharnée que se livrent Anglais et Français pour s'imposer en Afrique équatoriale, qui plantera le premier son drapeau sur cette localité du cours supérieur du Nil ? La Mission Marchand, destinée à relier le Congo à Djibouti, arrive la première, le 10 juillet 1898, après deux ans d'aventures inouïes. Lord Kitchener se présente en force un mois plus tard, et exige l'évacuation. Qui va céder ? Les opinions publiques s'enflamment, Marchand fait figure de Jeanne d'Arc de l'Afrique noire française. En novembre, le ministre Delcassé donne l'ordre de repli, qu'exécute, la rage au coeur, la colonne Marchand. La France, empêtrée dans l'affaire Dreyfus, a-t-elle perdu son honneur à Fachoda ? Pierre Pellissier, dans un récit haut en couleur et documenté aux meilleures sources, retrace l'épopée de la Mission Marchand, à la fois exploration coloniale et symbole de la plus grande France, avançant sur 4 500 kilomètres au prix de difficultés effroyables dans un univers inconnu et hostile, révélant des caractères et entrant ainsi dans l'histoire.

 

Parallèlement à une carrière de journaliste, notamment au Figaro, Pierre Pellissier est l'auteur de nombreux ouvrages d'histoire, parmi lesquels Nous, les Français combattants, 39-45, en collaboration avec Pierre Messmer et Michel Tauriac (Tallandier, 2005), La Bataille d'Alger (Perrin, 1995), Massu (Perrin, 2003) et 6 février 1934 (Perrin, 2000).

 

Fachoda et la mission Marchand 1896-1899

Par Pierre Pellissier – Editions Perrin

384 pages – 22,90 euros – ISBN 978-2-262-03267-8  

 

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