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Moïse Rahmani

Le printemps frappe nos portes (14 mars 2011)

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Ecrit à la première personne, ce livre est le récit extraordinaire d'un mercenaire italien, Francesco Gelpi, parti à Messine vendre ses services aux Turcs. Son périple le mène à faire de nombreuses rencontres avec des artistes du XVe siècle, et non des moindres, puisqu'il fait la connaissance du grand Léonard de Vinci, alors inconnu du grand public. Ce dernier, séduit par Gelpi et ses croquis, lui promet un bel avenir et lui offre un médaillon représentant le David de Donatello. Puis, à son arrivée à Messine, notre ... héros croise la route de l'artiste Antonello, initiateur de la peinture à l'huile, qui se prend d'affection pour Gelpi lorsque celui-ci sauve la vie de ses deux enfants. Devenu le nouveau disciple de Antonello, Gelpi entreprend alors de peindre le portrait d'une inconnue croisée des années auparavant lors d'un bal à Venise et dont le visage lui est resté gravé dans la mémoire. Jusqu'au jour où il retrouve son inconnue : une certaine Mona... Mais il devra également faire face à son passé de mercenaire lorsqu'une affaire de meurtre commis le même soir de sa rencontre avec cette femme mystérieuse le rattrape

 

François Cérésa, né à Cannes, est un journaliste littéraire et écrivain français qui collabore au Nouvel Observateur et au Figaro.

 

Antonello, Léonard de Vinci et moi

Par François Cérésia – Editions Plon

160 pages – 18 euros – ISBN 978-259-21005-8

 

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Qui de plus légitime alors que Philippe Geluck, célèbre auteur de la bande dessinée «Le Chat », pour s'atteler à la préface de l'ouvrage éponyme ? Quant au titre Le mariage, la préface en a été confiée à un éminent confrère linguiste et lexicographe, Alain Rey. L'occasion pour ces deux personnalités de premier plan de faire partager leur sensibilité, leur approche personnelle et singulière de ces deux thèmes.

« L’idéal du calme est dans un chat assis », s’exclame Jules Renard, s’émerveillant aussi de « la vitalité du chat qui a l’air si paresseux ».
Hélas, après avoir été célébré en Egypte, le chat a souvent été martyrisé en Europe. On se complaisait encore sous Louis XV à citer Ambroise Paré soutenant que le chat était « animal venimeux qui infecte par son haleine, et sa cervelle ». Et même si c’est enfin contesté, on lit toujours dans l’Encyclopédie que « la tête de chat noir réduite en cendre » soigne les yeux, tout comme sa « fiente » étalée sur le crâne guérit de la calvitie ! Le chat de Mahomet et celui de Larousse sont alors bien heureux… L’histoire des jugements sur le chat passe aussi par les mots disparus (miaudement, chaton belon, mitou, chat-pard…) et force expressions, aller au trépassement d’un chat, entendre bien le chat sans dire minon, sans oublier le fait prometteur de laisser aller le chat au fromage… Enfin, un chat-pitre (Siné) est consacré au chat dans la BD.
Un chat qui nous enchante. A propos aimez-vous vous catonner ? Réponse en consultant l’index !

 

Le chat

Par Jean Pruvost – Editions Honoré Champion

160 pages – 9,90 euros – ISBN 978-2-7453-2201-2

 

Et chez le même éditeur, du même auteur

 

« Maman téton est fâchée », lit-on en 1680, chez Richelet, en guise d’illustration pour une formule chère aux enfants d’alors désignant ainsi leur nourrice.
« Mère : Celle qui a mis au monde quelque enfant. L’animal femelle qui a fait des petits », rappelle par ailleurs l’Académie en 1694, en l’assortissant de l’exemple « Bonne mère, mauvaise mère ». A Furetière de souligner combien la « mère adoptive » est aussi profondément maman, mais attention, ajoute-t-il à l’adresse de toutes les mères : « l’amour maternel est grand, mais il n’est pas toujours sage » ! D’où le rappel d’Elisabeth Badinter qui préface cet ouvrage et insiste : l’amour maternel est un sentiment humain et « comme tout sentiment, il est incertain, fragile et imparfait ».
On n’en comprend que mieux la Fête des mères, de célébration nationale récente, mais bénéficiant de très lointaines origines, telles que les Matronalia romaines. Parcourir plus de cinq siècles avec force témoignages et expressions (doux comme la tête de sa mère), proverbes (les oisons veulent mener paître leur mère) et formules (Mère aux chats, à poux, des cailles, Mère Garuche, Ancelle, lyonnaise, Poularde, Denis, etc.), tel est le voyage ici proposé dans l’histoire et au cœur de la langue.
Quant à l’Edit des mères, l’index vous en indiquera la page d’explication

 

La mère

Par Samuel Souffi et Jean Pruvost

144 pages – 9,90 euros – ISBN 978-2-7453-2140-4

 

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«La nuit de samedi à dimanche ? une nuit de java, d'alcool, de conneries, de fête passant les bornes. Mettons deux êtres, liés par une de ces fraternités dont l'intensité n'est mesurable qu'à l'aune de cette nuit : ils s'embarquent ensemble dans une virée dont l'issue doit être un jour nouveau pour l'un, le néant pour l'autre. Celui qui a trahi a tiré le bon numéro, c'est la vie.
Par sept fois, un récit rappelle le souvenir de cette nuit, le souvenir de cette trahison. Dans la nuit de samedi à dimanche est l'ensemble de ces sept histoires, remontées de différentes strates du temps, autrement dit de l'oubli, où ce ne sont ni les situations ni les personnages qui reviennent mais l'acte. Et, chaque fois, il se présente sous une apparence différente.»
Nicole Caligaris.

Romancière, auteur pour la jeunesse, Nicole Caligaris, née à Nice en 1959, vit et travaille à Paris. Elle a déjà publié, chez Verticales, Barnum des ombres (2002), Les chaussures, le drapeau, les putains («Minimale», 2003), L'os du doute («Minimale», 2006), Okosténie (2008).

 

Dans la nuit de samedi à dimanche

Par Nicole Caligaris – Editions Verticales

192 pages – 18,50 euros – ISB

N 978-2-07-078219-2

 

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Diego et Walid font connaissance dans la salle d’attente d’un centre pour enfants gravement handicapés, où l’un et l’autre mènent leur fils chaque jour. Une amitié se noue entre eux, mais tandis que Diego parle volontiers de lui, de sa culpabilité, de la quasi-impossibilité de communiquer avec son enfant, du malaise de sa confrontation au monde, Walid reste sur la réserve. L’Arabe l’entraîne un soir dans une fête orientale, où Diego rencontre une fascinante danseuse du ventre, puis Walid disparaît. Des agents secrets prennent contact avec lui pour lui demander de les aider à retrouver Walid, qu’ils dépeignent sous les traits d’un terroriste.

 En superposant l’intrigue prenante d’un roman d’espionnage à la description du vécu douloureux des pères d’enfant handicapé, De Cataldo renonce ici à son détachement habituel devant les folies du monde. Dans un récit tout en émotion retenue, il conte à la fois l’histoire d’une amitié entre hommes de civilisations diverses et les profondeurs de l’amour pour les plus faibles d’entre nous, enfermés à jamais dans une hermétique prison mentale.

L’auteur est né 1956, Giancarlo de Cataldo est juge auprès de la cour d’assises de Rome, où il vit depuis 1973. Il collabore régulièrement avec La Gazetta del Mezzogiorno, Il Messagero, Il Nuovo, Paese Sera et Hot !
Il est l’auteur de nombreux romans, scénarios, essais et pièces de théâtre.

 

Le père et l’étranger

Par Giancarlo De Cataldo – Editions Métaillé

144 pages – 11 euros – ISBN 978-2-86424-761-6

 

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Récit à trois voix. D'abord, celle de Sandro Romano-Livi, un Juif italien qui quitte son île par bateau pour le Congo belge. Il voyage comme passager clandestin avec un ami d'enfance. Ensuite, celle de Florence Simpson, fiancée anglicane de Sandro qui a grandi en Rhodésie du Sud avant de s'exiler en Italie avec lui. Enfin, celle de David-Kanza, l'enfant métis du meilleur ami de Sandro.

Un exil africain - De Rhodes et de la Rhodésie, au Congo belge. Roman à trois voix, « Exils africains » évoque de manière saisissante l'univers colonial tel que le vivent les trois protagonistes. Sandro Romano-Livi, le juif italien, qui quitta son île méditerranéenne, à destination du Congo belge et qui nous entraîne dans la région du Katanga et des Grands Lacs à la découverte de cette Afrique coloniale et de ses populations. Florence Simpson, sa fiancée anglicane, ayant grandi en Rhodésie du Sud (le Zimbabwe d'aujourd'hui). Elle nous parle de son enfance et de son mariage avec Sandro, de la naissance de leurs deux filles, Astrid et Dalia. Mais aussi de leur nouvelle vie en Italie après les sanglants événements survenus au Congo, après l'Indépendance. Elle et son mari auront ainsi vécu un double exil. Enfin, la parole est donnée à David-Kanza (Daviko), l'enfant métis que le meilleur ami de Sandro a eu avec une Congolaise, et que Sandro adoptera. Chacune de ces voix, avec délicatesse mais réalisme nous livre sa vision de l'Afrique coloniale et nous questionne sur les blessures de l'exil.

Né au Zaïre, de parents belges d'origine anglo-italienne, Albert Russo écrit en français et en anglais. Il a passé toute sa jeunesse sur le continent africain entre Congo belge, Rwanda, Burundi, Zimbabwé et Afrique du Sud, puis fait ses études aux États-Unis et à Heidelberg (Allemagne). Il a travaillé à New-York, puis à Paris où il enseigne l'anglais et l'italien. Il a siégé au jury du prestigieux Neustadt International Prize for literature. Ses romans et sa poésie lui ont valu de nombreux prix littéraires.

 

Exils africains. Et il y eut David Kanza

Par Albert Russo – Editions Gingo

196 pages – 15 euros – ISBN 978-2-84679-079-6

 

Et, chez le même éditeur

 

Près de vingt ans après la fin de l'Union soviétique, il reste encore des dissidents. Condamnée à mort en 1983 pour « haute trahison d'État », Renata Lesnik en est le vivant exemple.
Ses crimes ? Être passée à l'Ouest en bernant le KGB et avoir révélé dans Ici Moscou, son premier livre, le vrai visage du régime.

Avec Mariée au KGB, en femme libre, elle nous livre enfin ses Mémoires et dévoile un pan largement méconnu de l'Histoire

 

Mariée au KGB

Par Renata Lesnik

400 pages – 20 euros – ISBN 978-2-84679-083-3

 

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Motivé par le désir de "savoir" pour rétablir ce qu'il qualifie de "profanation mémorielle", René Guitton, déjà auteur d'un livre remarqué sur les moines de Tibhirine en 2001, a poursuivi des recherches en France, en Algérie, en Italie,enSuisse, en Belgique et dans le reste de l'Europe et de l'Afrique, auprès d'hommes de l'ombre, de responsables politiques, ministres, services secrets français et algériens, juges, ambassadeurs, familles des victimes, responsables du Vatican, des Eglises et des communautés religieuses dont Sant'Egidio, de généraux, de terroristes repentis et non repentis...

Grâce à une analyse rigoureuse, documentée, et à des éléments inédits, ce livre s'efforce de faire la lumière, quinze ans après les faits, sur de très nombreuses zones troubles concernant les circonstances de l'enlèvement des moines trappistes en mars 1996 et de leur mort deux mois plus tard, en apportant une foule de révélations.

 

Défenseur ardent de la dignité humaine, passeur infatigable des courants de pensée, René Guitton oeuvre depuis de nombreuses années pour un dialogue philosophique, culturel et religieux entre l'Orient et l'Occident. Il est membre du réseau d'experts de l'Alliance des Civilisations des Nations unies. Parmi ses nombreuses publications : Si nous nous taisons (Calmann-Lévy, Prix Montyon de l'Académie française, Prix Lyautey de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, Prix Liberté) et Ces chrétiens qu'on assassine (Flammarion, Prix des Droits de l'homme).

 

En quête de vérité. Le martyre des moines de Tibhirine

Par Réné Guitton – Editions Calmann-Lévy

354 pages – 21,50 euros – ISBN 978-2-7021-4206-6

 

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Face au débat de clarification et de repentance (« Vergangenheitsbewältigung ») qui s’amorce au lendemain de l’effondrement du Troisième Reich, l’écrivain raciste (völkisch) Hans Grimm met en œuvre une anamnèse de défi, renversement radical des critères éthiques. Ses écrits des années 1946-1958 sont une apologie en règle du régime hitlérien, y compris des atrocités antijuives, présentées comme des actes moraux, procédant d’une nécessité métapolitique légitimante. Car les Juifs sont dans la vision du monde de Grimm un élément de subversion fatale, minant depuis le début de la dispersion (volontaire et délibérée dans sa version de l’histoire) le principe de l’autorité sociétale héréditaire, base de la prééminence de l’homme blanc. Leur élimination devient dans cette perspective une réaction de légitime défense, dont les excès horrifiants deviennent excusables. Grimm glorifie en Hitler – malgré l’aversion avouée que lui inspire sa personne – une figure salvatrice. C’est aussi pourquoi l’Angleterre de Churchill et de Vansittart (chef du Foreign Office de 1930 à 1937, puis propagandiste anti-allemand très écouté durant la Deuxième Guerre mondiale) se voit accusée, pour avoir résisté à la conquête du monde par l’Allemagne, d’avoir trahi la race blanche, porteuse de la plus haute destination de l’homme. Grimm campe en Hitler un « phénomène historique » monumental : lui seul a osé affronter par la guerre préventive le danger que présentait pour l’avenir de l’humanité supérieure l’alliance des masses asiatiques et du bolchevisme ; lui et le peuple allemand tout entier ont été les victimes de la mission de sauvegarde qu’ils ont assumée.

Martine Benoit

Avant-propos

En République Fédérale d’Allemagne

Ruth Vogel-Klein

Eine fremde Welt: H. G. Adler, Eine Reise

Un monde étrange : H.G. Adler, Eine Reise

Christine Schmider

La génération de 68 et le passé des pères : entre accusation et identification inconsciente ?

Die 68er Generation und die Vergangenheit der Väter: zwischen Anklage und unbewusster Identifikation?

     André Combes

D’Inferno à la Dante-Prosa : Peter Weiss et l’« enfer » ouest-allemand

Von Inferno bis zur Dante-Prosa. Peter Weiss und die westdeutsche «Hölle»

Pierre Vaydat

Anamnèse et provocation : le discours pro-nazi de Hans Grimm après la Deuxième Guerre mondiale

Anamnese und Provokation: Hans Grimm, ein Sonderfall

En République Démocratique Allemande

Carola Hähnel-Mesnard

L’écriture de la guerre en RDA dans les années cinquante

L’exemple de Franz Fühmann

Schreiben über den Krieg in der DDR der 1950er Jahre am Beispiel Franz Fühmanns

Daniel Argelès

La confrontation littéraire au passé national-socialiste dans le contexte de la RDA des années 1960

L’exemple de Klaus Schlesinger

Die erzählerische Auseinandersetzung mit der NS-Vergangenheit im Kontext der DDR der 1960er Jahre : der Fall Klaus Schlesinger

Martine Benoit

La Shoah / leurres et faux-semblants du « socialisme réel » - Jurek Becker, Der Boxer (1976)

Die Shoah und die falschen Hoffnungen des real existierenden Sozialismus – Jurek Becker, Der Boxer (1976)

En Autriche

Ingeborg Rabenstein-Michel

Bewältigungsinstrument Anti-Heimatliteratur

« Anti-Heimatliteratur » et travail de mémoire

Hélène Barrière

L’hybridation narrative au service du débat sur le nazisme dans Die Wolfshaut (1960) de Hans Lebert

Die hybride Gattungsformim Dienste der Auseinandersetzung mit dem Nationalsozialismus in Hans Leberts Wolfshaut (1960)

Elisabeth Kargl

Ernst Jandl : travail langagier et mémoire politique

Spracharbeit und politisches Gedächntnis.

Alfred Strasser

„’Wien ist die schönste Stadt der Welt’ sagte ein Zagreber Kostümmann zu mir, derweil er mir den Judenstern provisorisch am Mantel befestigt.“ – Die Darstellung der Juden im Wien der achtziger Jahre in Robert Schindels Roman Gebürtig

La représentation des Juifs dans la Vienne des années 80 dans le roman de Robert Schindel, Gebürtig

Brigitte Desbrière-Nicolas

La mémoire à vif de deux survivantes : Ilse Aichinger et Lenka Reinerová

Die klaffenden Wunden im Gedächtnis zweier Überlebender : Ilse Aichinger und Lenka Reinerová

 

Entre anamnèse et amnésie- La littérature pour dire le passé nazi. Germanica 42

Textes réunis par Martine Benoit – Université de Lille 3 Charles de Gaulle

278 pages – 16 euros – ISBN 978-2-913857-21-6

 

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