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Moïse Rahmani

J'ai un faible pour l'Alliance Israélite Universelle (4 avril 2011)

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J’ai un faible pour l’Alliance Israélite universelle. Ses écoles sont particulièrement fréquentées et, non seulement ma mère, ZL, y fut une de leurs élèves, non seulement elle y enseigna, non seulement deux mes petites filles sont scolarisées dans une école qui a des liens étroits avec elle, mais j’ai l’insigne honneur d’avoir notre revue Los Muestros, la Voix des Sépharades, en rayons chez eux.

A travers sa collection Lectures du Judaïsme, l’Alliance publie d’excellents ouvrages et nous a adressé ses dernières parutions.

 

Pour le judaïsme, chantre de l'Unicité divine, toute dichotomie est entièrement due à la perception humaine, puisque dans l'absolu, toute réalité est obligatoirement Une.
Aussi, le profane et le sacré, loin de constituer des pôles figés dans une opposition irrémédiable, reflètent uniquement le ressenti subjectif d'une absence ou d'une présence divine. Dans cet ordre d'idée, " enseignement profane " définit la transmission d'un savoir où Dieu est absent. Absence qui n'est cependant pas définitive, puisque toute science désigne également une affiliation à Dieu. C'est cette opinion-là qui, globalement, sera retenue par tous ceux, de Maimonide à Hirsch en passant par le Maharal et le Gaon de Vina, qui, au cours des âges, prôneront l'intégration du savoir profane dans l'enseignement juif.
Seulement voilà, de profane à profanation, il n'y a qu'un pas rapidement franchi. Le savoir profane, qui décrit une réalité indépendante de toute volonté divine, ne risque-t-il pas d'induire un 'hillul, un processus visant à établir un monde vide de Dieu ? Dès lors, pourquoi délaisser les quatre coudées sécurisantes de la hala'ha pour s'engager dans des voies semées d'embûches ? Ces considérations seront à la base des points de vue défendus par ceux qui, à l'exemple du Rachba, ibn Gabbay, le 'Hatam Sofer et de nombreuses autorités rabbiniques contemporaines, s'opposeront à l'insertion des " sciences extérieures " dans l'éducation juive.
Survolant 2 000 ans de confrontation entre éducation religieuse et savoirs laïcs, cet ouvrage offre donc de restituer toute la richesse contenue dans ces diverses opinions élaborées par les penseurs juifs d'hier et d'aujourd'hui.

 

Formé à la Yechiva (Ecole talmudique) de Montreux (Suisse) dans un premier temps, puis à la Yechiva de Beer Yaacov (Israël) dirigée par le Rav Shlomo Wolbe, Henri lnfeld embrassa le monde des affaires qu'il combina avec l'étude de la Torah.
inspir
é par l'enseignement du Maharal, par celui des grands Maîtres 'hassidiques ainsi que par les écrits de Rav Yitz'hak Hutner, Henri lnfeld, aujourd'hui installé à Jérusalem, est l'auteur de publications qui reflètent ces écoles de pensée : La Thora et les sciences (Galia, 1990), Ktav Ivri - Ktav Achouri (Feldheim, 2008), Torat HaGra Oumichnat Ha'Hassidout (Mossad Harav Kook, 2010).

 

Education et judaïsme. Entre profane et sacré

Par Henri Infeld

244 pages – 14 euros – ISBN 978-2-13-05858-0

 

Et

 

Trois fois l'an, les juifs célèbrent les fêtes de pèlerinage.
Elles constituent des temps bien particuliers dans l'année et plongent leurs racines dans l'antique histoire d'Israël. Pessa'h, fête du printemps, célèbre l'avènement de la nation juive sur la scène de l'histoire. Cinquante jours plus tard, Chavou'ot marque le don de la Torah sur le mont Sinaï. Enfin, Soucot, convocation d'automne, rappelle la miraculeuse traversée du désert par les enfants d'Israël.
Chacune de ces fêtes renvoie à des événements fondateurs de l'être juif. La législation relative aux fêtes de pèlerinage occupe une place importante dans la littérature rabbinique. Les lois y sont minutieusement étudiées. Leur sens et leur explication morale et éthique y sont explicités. À chaque génération, les Maîtres du judaïsme ont révélé des significations spécifiques aux règles bibliques de sorte que des rites âgés de plus de trois mille cinq cents ans font toujours sens aujourd'hui.
Les fêtes de pèlerinage expriment la profonde quête de sens qui anime la conscience. Inspirant de nombreuses pensées pour panser les blessures de notre société moderne, elles sont orientées vers le passé tout en appelant à bâtir l'avenir des hommes sur les fondements de la reconnaissance et de l'harmonie.

 

Jacky Milewski est diplômé du Séminaire Israélite de France.
Docteur en droit, Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux significations éthiques et morales des normes dans le judaïsme, ainsi que d'une thèse portant sur l'argumentation et l'éthique dans le droit talmudique

 

Les fêtes de pèlerinage dans la tradition juive

Par Jacky Milewski

160 pages – 12 euros – ISBn 978-2-13-08200-7

 

Et

 

A l'origine, Dieu parle à l'Homme.
Il l'a créé avec la parole et l'en a doté. L'homme écoute Dieu, mais ne lui parle pas. Puis, parallèlement à l'annonce monothéiste, Abraham et ses successeurs développent le concept de prière. L'homme peut parler à Dieu, intercéder, demander. Vient ensuite le peuple juif souverain, entité nationale sur sa terre, dotée de la splendeur du Temple des juifs qui rayonne pour l'humanité. La prière se fond dans le culte sacrificiel.
La parole collective existe mais se fait discrète, en retrait face à l'ordre révélé. Mais soudain tout bascule. Le Temple brûle, la souveraineté est anéantie, le culte piétiné, le peuple choisi, dispersé. Le judaïsme historique voit le jour ; celui d'un peuple de messages et de valeurs, d'une religion de parole avant tout. Les actes se maintiennent, mais ce sont les mots qui les font vivre. La parole devient acte.
Synagogues et maisons d'étude vont en devenir le contenant, le cadre. La prière est devenue Temple, le Temple est devenu parole, la vie est devenue mots. Les juifs remontent le temps à contre-courant, à la recherche de la parole créatrice. Envers et contre l'oppression, ils atteignent la « prière liberté », celle qui répond à la révolution démocratique, à la révolution industrielle, à celle du monde des lumières et du savoir, toujours par la prière, encore dans la prière.
Jusqu'à passer de « l'autre côté » de l'histoire humaine ; celui qui succède à Auschwitz et à Hiroshima ; celui où Internet et la technologie inondent l'humanité d'un Maboul de paroles, dont personne ne comprend plus la cohérence. Une fois encore, la prière juive s'adapte et adapte ; elle devient la « prière chaos » ; le nouvel ordre est dans le désordre créateur de la parole. Là également se trouve l'espoir.

 

Expert en économie et banque internationales, en éthique et déontologie, ancien Secrétaire Général du Consistoire Israélite de Paris et d'Ile de France, Hervé Landau est avant tout un talmudiste et un enseignant.
Treize ans d'études dans de prestigieuses écoles talmudiques en Suisse (Montreux) et en Israël (Jérusalem et Bné Brak) - parmi lesquelles la célèbre école de Slabodka - et auprès d'illustres maîtres juifs parmi les plus déterminants de l'époque - dont le Rav Adrh Steinsaltz, traducteur contemporain du Talmud-, lui ont permis de forger sa propre démarche d'enseignes ment et d'écriture sur le Talmud, la pensée etla tradition juives.
Hervé Landau dirige la collection "Lectures du judaïsme ".

 

La prière, conquête de la parole

Par Hervé Landau

184 pages – 13 euros – ISBN 978-2-13-058857-3

 

Et

 

Que nous reste-t-il du mot idolâtrie ? Un culte lié à des objets ; ou une attitude excessive, ou exclusive, relative à un sujet donné ou vis-à-vis d’un individu, d’une valeur, d’un pays ; ou bien encore le fait de dire qu’il y a plusieurs dieux ou plusieurs pouvoirs dans le monde.
Face à cela, l’attitude raisonnable serait alors celle qui permettrait la sortie de ces idolâtries par la démocratie, le monothéisme, l’athéisme ou les sciences : toutes sortes d’instruments qui permettraient de réguler les extrêmes. Loin de ces compréhensions, la lecture que nous proposons à partir du texte biblique et de ses différents exégètes nous conduit à découvrir comment la tradition talmudique considère l’idolâtrie, son passé, son évolution, jusqu’à son présent dans le quotidien de chacun.
Nous analysons ce qui constitue l’idolâtrie en prenant appui sur l’émergence du Peuple juif dont la venue au monde symbolise un passage entre idolâtrie et non idolâtrie, et en suivant les manières dont il manifeste hésitations et résistances face à un « nouveau monde » dénué d’idolâtrie. Pour le judaïsme, l’idolâtrie est la pierre de touche de toute inscription dans le monde, mais elle n’est pas là où on le croit.
Idolâtrie et interdit de l’idolâtrie, encore faut-il savoir de quoi l’on parle. Cet ouvrage offre un parcours d’étude où la convocation de différentes voix du Talmud vise à révéler une complexité constitutive qui doit pourtant rester, encore et toujours, l’objet d’une étude non livresque.

 

Linguiste et ethnologue, formé à la pensée juive à Jérusalem, Paris et Strasbourg, Frank AI varez-Pereyre est directeur de recherche au CNRS.
Aaron Eliacheff est rabbin à Strasbourg. Enseignant et conférencier, il dirige l'Institut " Talmud et transmission

 

L’idolâtrie ou la question de la part

Par Franck Alvarez-Pereyre et Aaron Eliacheff

182 pages – 14 euros – ISBN 978-2_13-058457-3

 

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