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Moïse Rahmani

Il fait beau, lisons (8 avril 2011)

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La prière juive s'articule autour de deux grands pôles, dont la formulation remonte à l'Antiquité : le Chema, la profession de foi juive, et la Amida, la prière proprement dite.
La Amida, qui signifie littéralement en hébreu " être debout ", comporte dix-neuf bénédictions où alternent louanges, professions de foi et requêtes particulières ou collectives. Elle couvre tout le spectre des croyances et des espérances du judaïsme et constitue, en fait, une véritable anthologie de la foi juive, riche de références bibliques et de postulats théologiques. Durant une année, Adin Steinsaltz a dialogué avec Josy Eisenberg.
Cet ouvrage reproduit fidèlement leurs dix-neuf dialogues sur la Amida, enrichis d'explications complémentaires et de notes. Il porte un regard moderne sur ce texte fondamental récité trois fois par jour, et qui constitue le sommet de la piété juive.

 

Adin Steinsaltz, rabbin israélien, est mondialement reconnu pour sa traduction commentée du Talmud, qui a permis à des millions de gens d'accéder enfin à ce patrimoine universel.
Auteur prolifique et très suivi, il est notamment l'auteur, chez Albin Michel, de La Rose aux treize pétales. Introduction à la cabbale et de l'Introduction au Talmud, qui sont devenus des classiques.

Josy Eisenberg, rabbin, est une figure incontournable du judaïsme français : il anime depuis 1962 l'émission " La Source de vie " le dimanche matin sur France 2. A Bible ouverte, la série qu'il a publié avec Armand Abécassis et Benjamin Gross chez Albin Michel, est également un classique.

 

Introduction à la prière juive

Par Adin Steinsaltz et Josy Eisenberg – Editions Albin Michel

384 pages – ISBN 978-2-226-22049-3

 

Et, chez le même éditeur

 

Dans La Religion sans déraison, Louis Jacobs livre sa pensée définitive sur les fondements du judaïsme tels qu’ils doivent selon lui être compris à l’époque moderne : en s’inscrivant dans la tradition, mais en embrassant pleinement les acquis du savoir moderne, notamment la critique biblique et l’histoire de l’Israël antique. Il s’attelle ainsi successivement à redéfinir les notions de croyance en un Dieu personnel, de la Torah comme révélation divine et de peuple élu. La pensée de Jacobs n’a aujourd’hui rien perdu de son audace. C’est d’elle que s’inspire Rivon Krygier, rabbin de la communauté masortie de Paris, dans son essai sur « la participation humaine à la Révélation divine », véritable manifeste de ce judaïsme progressiste et en perpétuel renouvellement. Traduit par Maayane Dalsace. Titre original God, Torah, Israel (Cincinnati, 1990). Préface de Jonathan Wittenberg.

 

Louis Jacobs (1920-2006) est l'une des figures marquantes du judaïsme contemporain.
Formé dans la stricte école de 1'orthodbxie, ce rabbin s'impose au début des années 1960 comme le chef de file anglais du mouvement massorti (" traditionnel ", appelé aussi conservative, alors qu'il se caractérise également par son progressisme). Dans La Religion sans déraison, il livre sa pensée sur les fondements du judaïsme tels qu'ils doivent, selon lui, être compris à l'époque moderne : en s'inscrivant dans l'observance et les croyances traditionnelles, mais sans fondamentalisme, c'est-à-dire en embrassant pleinement les acquis du savoir moderne, notamment la critique biblique et les mises en perspective des sciences historiques.
Jacobs entend se mesurer aussi bien aux discours de la raison sans foi qu'à ceux de la foi sans raison. Il s'attelle ainsi successivement à redéfinir les notions traditionnelles de croyance en un Dieu personnel, de la Torah cotante révélation divine et de peuple élu. La pensée de Jacobs n'a aujourd'hui rien perdu de son audace.

 

C'est d'elle que s'inspire Rivon Krygier, rabbin d'Adath Shalom, communauté massorti de Paris, dans son essai sur L'homme face à la Révélation véritable manifeste de ce judaïsme progressiste et en perpétuel renouvellement.

 

La religion sans déraison

Par Louis Jacobs, traduit de l’anglais par Maayane Dalsace suivi de

L’Homme face à la révélation

Par Rivon Krygier

228 pages – 17 euros – ISBN 978-2-226-22044-8

 

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La Fondation Auschwitz de Bruxelles  édite trois fois par année un numéro de référece sur la Shoah et les généocides. Celui de mars, son 109 de la série Témoigner. Entre histoire et mémoire ; ne fait pas exception.

Mise au service ou revenant sur les guerres et génocides du XXe siècle, la bande dessinée fut mêlée aux plus sombres évènements de notre Histoire.

 

La première partie du dossier évoque le rôle joué (en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas) durant la Seconde Guerre mondiale par des éditeurs et auteurs de bandes dessinées qui se mirent au service de l'envahisseur ou qui, au contraire, lui résistèrent. En relevant les contributions de la bande dessinée aux efforts de guerre, c'est son potentiel même en tant que moyen d'action et de propagande qui est ici mis en exergue.

 

La seconde partie du dossier concerne les possibilités d'évocation des auteurs de bandes dessinées lorsqu'ils reviennent sur les évènements. De la première à la Seconde Guerre mondiale, des génocides commis à l'encontre des Arméniens, des Juifs, des Cambodgiens ou des Tutsi aux massacres de Sabra et Chatila, la dimension créative dont fait preuve la bande dessinée en abordant ces sujets longtemps tenus pour inaccessibles atteste de ses capacités à opérer au-delà de la « simple » restitution des faits.


La bande dessinée dans l’orbe des guerres et des génocides du XXè siècle

Collectif – Fondation Auschwitz et Editions Kimé

286 pages – 15 euros – ISBN 978-2-84174-537-1

 

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Yaël Köning est d’abord une amie. Directrice de collection chez un éditeur parisien, elle me mit le pied à l’étrier en publiant mes deux premiers ouvrages.

C’est un écrivain de talent qui sait sonder, avec beaucoup de finesse et de poésie (ne fut-elle pas, à seize ans, premier prix de poésie !) l’âme humaine. Elle nous livre, aujourd’hui, un roman tout en couleurs.

 

Les livres de voyage n'ont jamais été aussi nombreux, mais il est un sujet que les voyageurs les plus fameux n'abordent pas facilement, c'est celui des rencontres amoureuses... Si les grands bourlingueurs sont enclins à raconter les dangers de leurs périples, ils restent très discrets sur leurs liaisons exotiques. Rien ne se prête mieux pourtant aux amours fulgurantes que les voyages à l'autre bout du monde, là où personne ne vous connaît...
Ce livre est à la fois un essai sur l'amour au temps des voyages et le recueil de 15 histoires vraies montrant les formes extrêmes que peut prendre la passion amoureuse, lorsqu'on est de passage en terre étrangère. Dans la première partie du livre, l'auteur passe en revue les grands noms de la littérature de voyage qui ont vécu ou relaté leurs liaisons au fil des siècles, de Stevenson à Nicolas Bouvier, et livre ses réflexions sur le sujet. Les récits de la seconde partie du livre mènent le lecteur de l'océan Pacifique à New York, de l'Islande à la Namibie, en passant par Téhéran, les Samoa ou le lac Titicaca.

L'art de ce livre est de prendre deux des plus vieux sujets du monde, le voyage et l'amour, pour les présenter sous un jour nouveau. Quinze voyageurs (journalistes, libraire, officier, professeur, publicitaire...) racontent un moment puissant qui a marqué leur vie, lorsque, à l'autre bout du monde, tout est soudainement devenu possible.

 

Née en Tunisie, Yaël König arrive en France à l'âge de huit ans. Elle s'installe avec sa famille en Anjou, où elle passe son adolescence. Passionnée dès l'enfance par l'écriture, premier prix de poésie à 16 ans, elle ne cessera jamais d'écrire. Après des études de Lettres, d'Anglais et de Psychologie, elle enseigne la Littérature à Angers, à Nice et en région parisienne. Dans le même temps, elle anime des émissions littéraires à la radio : RCJ, Radio J, Radio Île-de-France, RCN et Radio Côte Sud. Elle vit également quelques années à Londres et à Amsterdam où elle publie des chroniques littéraires dans Los Muestros et Israël Magazine. De retour en France, elle devient directrice de la collection Terra Hebraïca (éditions Romillat), directrice éditoriale aux éditions de l'Archipel et dirige la maison d'édition Raphaël. Elle est l'auteur de sept romans, deux livres jeunesse, d'un document sur la pédophilie (paru en 2004) et a récemment dirigé un essai sur l'affaire Ilan Halimi.

 

Les amours de voyage

Par Yaël König – Editions Yago

270 pages – 18 euros – ISBn 978-2-916209-77-7

 

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« Pour détruire véritablement l'Angleterre, il nous faut nous emparer de l'Égypte. »

Napoléon Bonaparte

 

Dans les dernières années de sa vie, Napoléon a dicté ses Mémoires. Ces textes ne doivent pas être confondus avec les souvenirs de ses compagnons d'exil dont le succès a parfois fait oublier le témoignage direct de l'Empereur sur sa propre carrière. Conscient du caractère exceptionnel de son destin, il ne voulait laisser à personne le soin de le raconter ou de l'interpréter. Et dans cette bataille pour la postérité, il a, comme de coutume, tout organisé, tout contrôlé, tout décidé. Pendant plus de cinq ans, il a été à la tête d'une véritable fabrique de l'histoire. Soigneusement composés, relus et corrigés par Napoléon en personne, ces Mémoires constituent le point de vue du principal acteur de l'épopée sur plusieurs étapes importantes de son parcours. On comprend mal, dès lors, que cet ensemble n'ait pas été réédité depuis plus de cent ans. Le second tome des Mémoires de Napoléon livre le récit de la campagne d'Égypte. Même si son auteur ne s'étend pas sur l'incontestable défaite qui clôtura l'expédition, ce récit demeure un « témoignage de premier ordre », dont la dictée mobilisa tous les acteurs de la fabrique historique de Sainte-Hélène, au premier rang desquels le grand-maréchal Bertrand qui avait fait cette fabuleuse campagne. Préparée dans le plus grand secret, mettant en oeuvre des moyens militaires exceptionnels, l'expédition d'Égypte, qui débuta en 1798, nous étonne et nous fascine, comme elle a étonné et fasciné les contemporains. Au-delà de son résultat final, elle tient une place à part dans la légende napoléonienne.

 Thierry Lentz

« Quand l'Empereur dictait, il se promenait continuellement de long en large, tenant constamment la tête basse et les mains derrière le dos ; la tension des muscles frontaux était marquée, la bouche légèrement contractée. » Général de Montholon « Ne plaignez pas mon sort ; si j'ai consenti à me survivre, c'est servir encore à votre gloire ; je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble. » Napoléon Ier « Le siècle avait un écrivain immortel, immortel comme César ; c'était le souverain lui-même, grand écrivain parce qu'il était grand esprit. »

Adolphe Thiers

 

Mémoires de Napoléon. La campagne d’Egypte.

Présenté par Thierry Lentz – Editions Tallandier

420 pages – 24,50 euros – ISBN 978-2-84734-697-8

 

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Le banc des soupirs Une femme a été tuée. La police enquête et interroge tour à tour les personnages qui ont croisé le principal suspect, mari de la victime et psychanalyste. Parmi les témoignages, celui de Jeanne, sa dernière patiente, qui avait décidé de suivre jusque dans son intimité la plus secrète celui à qui, trois fois par semaine, elle se livrait... Chaque déposition, à sa façon, accuse le mari : son meilleur ami, sa mère, la femme de ménage, tous ont des raisons légitimes de lui en vouloir. Est-il coupable pour autant ? Un kaléidoscope de points de vue, une ronde de styles, de tons et de voix, une tension romanesque jusqu'au coup de théâtre final.

 En peu de temps, Anne Goscinny s'est imposée comme un écrivain de talent, saluée par le public et la critique. Fille de René Goscinny, elle a su se démarquer de son père, dont elle a hérité son don pour le scénario, en créant son propre univers, subtil mélange de drame et de comédie. Son premier roman, 'Le Bureau des solitudes', sort en 2004, suivi de 'Le Voleur de mère' deux ans plus tard. Puis, en 2006, 'Le Père éternel' vient confirmer son talent et accentuer sa notoriété. A travers des histoires du quotidien, Anne Goscinny réussit à développer un point de vue optimiste, sans pour autant mettre de côté la dimension tragique de l'existence.

 

Le banc des soupirs

Par Anne Goscnny – Editions Grasset

176 pages – 13 euros – ISBN 978-2-246-77891-2

 

Et, chez le même éditeur

 

Ecoutons ce que l’auteur dit aux libraires : « Chers libraires, le dix-neuvième siècle regorge d’événements plus ou moins mystérieux : les Protocoles des sages de Sion, célèbre faux qui incita Hitler à mettre en place l’Holocauste, l’affaire Dreyfus, mais aussi de nombreuses intrigues impliquant les services secrets de plusieurs na-tions, des loges maçonniques, des conspirations jésuites, ainsi que d’autres épisodes qui, s’ils n’étaient avérés, inspireraient des feuilletons comme ceux d’il y a 150 ans.
Ce roman est un récit à épisodes, dont tous les personnages – protagoniste mis à part – ont réellement existé, jusqu’au grand-père du héros, auteur d’une mystérieuse missive à l’abbé Barruel, lettre qui engendra l’antisémitisme moderne.
Le seul personnage de fiction du roman (mais qui ne nous en rappelle pas moins de nombreuses personnes croisées au hasard de nos rencontres) devient ainsi l’auteur de diverses machinations et complots, tandis qu’en toile de fond d’extraordinaires coups de théâtre se succèdent : les cani-veaux se remplissent de cadavres, les bateaux explosent alors qu’un vol-can entre en éruption, des abbés sont poignardés, des notables portent des barbes postiches, des satanistes hystériques célèbrent des messes noires, etc. L’ouvrage est illustré, à l’instar des feuilletons d’autrefois. Ces images sont des documents d’époque, et pourraient ainsi éveiller une certaine nostalgie chez le lecteur désireux de retrouver les livres de sa jeunesse.
Je m’adresse également à deux autres types de lecteurs. D’abord à celui qui n’a aucune idée que ces événements ont réellement eu lieu, qui ne connaît rien à la littérature du dix-neuvième siècle et qui, donc, a pris Dan Brown pour argent comptant et se délectera avec une satisfaction sadique de ce qu’il pensera être une invention perverse, ce qui vaut également pour le personnage principal, que j’ai voulu le plus cynique et le plus exécrable de toute l’histoire de la littérature. Mais je m’adresse aussi à celui qui sait, ou du moins se doute, que je relate des faits avérés et qui, peut-être, se rendra compte que la sueur perle à son front, lancera des regards inquiets par-dessus son épaule, allumera toutes les lumières de son appartement, et devinera qu’il n’est pas à l’abri et que tout cela pourrait arriver aujourd’hui aussi – d’ailleurs, peut-être est-ce le cas en ce moment même. Et il pensera alors, comme je l’espère : « Ils sont parmi nous… »

Umberto Eco

 

Umberto Eco débute sa carrière comme assistant à la télévision avant de se tourner vers l'édition. Il réalise notamment une histoire illustrée des inventions. Quelques années plus tard, Eco devient directeur d'une collection d'essais philosophiques. Maître incontesté de la sémiotique, il obtient une chaire dans cette spécialité à l'université de Bologne, puis devient par la suite titulaire de la chaire européenne au Collège de France. S'imprégnant de la communication de masse, il découvre quelques nouvelles tendances : le 'kitsch', les vedettes du petit écran... et s'en inspire pour quelques-unes de ses oeuvres dont 'La Guerre du faux'. Ses recherches l'amènent même à se pencher sur des phénomènes propres à la civilisation contemporaine : le football, le vedettariat, la mode, le terrorisme... Son credo 'voir du sens là où on serait tenté de ne voir que des faits' lui permet d'élaborer une sémiotique générale où il aborde la notion de 'lecteur modèle', qui serait capable d'interpréter les non-dits du texte. En 2009, Umberto Eco est artiste invité du musée du Louvre. L'occasion de rendre hommage au talent de l'auteur du best-seller, 'Le Nom de la rose'.

 

Le cimetière de Prague

Par Umberto Eco – Traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano

560 pages – 23 euros – ISBN 978-2-246-78389-3

 

Comme

 

C'est notre histoire. Celle de ces hommes et femmes, souvent jeunes, qui partent au bout du monde défier le sort et combattre la souffrance. Ils s'engagent par idéal, ou pour se chercher eux-mêmes. Ils fuient parfois, pour mieux se trouver. Ils forment une nation invisible et admirée : les humanitaires.

En 1994, Lise, jeune sage-femme, travaille au Rwanda pour le compte d'une ONG. Elle est témoin des tensions entre Hutus et Tutsis, puis, très vite, des premiers crimes. Alors que le génocide commence, Lise est prise en otage et devient un enjeu pour les troupes de l'ONU...

Dix ans plus tard, au Sri Lanka, Sébastien découvre son nouveau métier - chef de mission - et sa nouvelle vie. Mais un matin, il reçoit l'appel d'un délégué présent sur les côtes. Une vague immense aurait englouti la région entière...

Deux personnages en quête de sens : Lise cherche l'amour et la maternité, et découvre cet impensable qui la changera à jamais ; Sébastien a quitté sa femme et son pays, pour trouver sa vérité, au milieu du chaos et de la mort. Arnaud Delalande mêle ces deux destins avec une force bouleversante. Traversant les pays, les époques, les crimes, nous découvrons, sans fard, les grandeurs et les misères de la condition d'humanitaire. Avec Lise et Sébastien, nous descendons dans le jardin des larmes. Où l'espoir et la paix tentent de renaître.

Arnaud Delalande nous offre une fresque brillante et généreuse, dans la lignée de La Cité de la joie, un hommage aux volontaires expatriés et aux rescapés des grandes tragédies. Que reste-t-il lorsque tout s'effondre ? Parviendrons-nous un jour à conjurer la violence et la souffrance ? Un roman choral saisissant de vérité.

 

Arnaud Delalande est scénariste et écrivain. Son premier roman, 'Notre Dame sous la terre', s'est vendu à près de 10.000 exemplaires et a été traduit dans plusieurs pays

 

Le Jardin des larmes

Par Arnaud Delalande

400 pages – 18 euros – ISBN 978-2-246-71841-3

 

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Consacré à la décennie 1990-1999, le quatrième tome du journal de Paul Nizon témoigne de la profusion de ses sources et révèle la diversité de ses inspirations. S'il a atteint l'âge de la maturité et de la consécration, il n'en reste pas moins un créateur en perpétuel devenir, toujours à la recherche de la forme d'expression la plus juste. Dans ce volume, il revient aussi sur le rôle fondamental des journaux dans le processus créatif, les définissant comme l'"Autre face" de ses livres. Paul Nizon nous donne ici à voir un "déballage impitoyable", un portrait de l'artiste au travail, en plein chantier.

Né à Berne en 1929, Paul Nizon est considéré comme l’un des écrivains contemporains les plus novateurs. Après une thèse consacrée à Van Gogh, il devient boursier de l’Institut suisse de Rome où il naît à sa vie d’artiste ; mais ce n’est qu’en 1961, après l’expérience de Barcelone, relatée dans Immersion, qu’il se consacre pleinement à l’écriture et publie Canto. Après plusieurs années de pérégrinations et de ruptures, il revient à la vie littéraire en 1971, et publie notamment Stolz (1975), L’Année de l’amour (1981), Chien. Confessions à midi (1998), et plus récemment un recueil de récits et de réflexions intitulé Le Ramassement de soi (2008). Ses journaux se composent pour le moment de quatre tomes, retraçant une période comprise entre l’année 1961 et l’année 1999.
Son œuvre, qui se caractérise par sa liberté formelle et témoigne d’une vive attention aux impressions sensibles du monde, a été récompensée par de très nombreux prix littéraires, dont, en 2010, le prestigieux Prix national autrichien pour la littérature européenne.

 

Les carnets du coursier. Journal 1990-1990

Par Paul Nizon. Traduit de l’allemand par Diane Meur avec la collaboration de l’auteur – Editions Actes Sud

256 pages – 23 euros – ISBN 978-2-7427-9646-5

 

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Le palais des livres En prenant des chemins quelque peu buissonniers, par exemple en allant voir quelle place les écrivains donnent aux faits divers, aux délices et aux affres de l'attente, à la tentation de l'inachevé, aux rapports entre vie privée et écriture, à la façon d'écrire l'amour, ces essais adoptent tout naturellement la revendication de Baudelaire sur le droit de se contredire. Et ils aboutissent à deux questions : Qu'est-ce qu'écrire ? Écrire est-il une raison de vivre ? L'une et l'autre, on s'en doute, ne peuvent que rester sans réponse.

Ces essais observent la place que les écrivains donnent aux faits-divers, aux délices et aux affres de l’attente, à la tentation de l’inachevé, aux rapports entre vie privée et écriture. Ils proposent une réflexion sur le sens de l'écriture.

 

Après avoir passé son enfance à Pau, Roger Grenier fait ses études de lettres à Clermont-Ferrand et à Bordeaux, et pour gagner sa vie devient maître d'internat. Il a vingt ans lorsque la Seconde guerre mondiale débute. Il se rend alors à Paris et, après la Libération, est engagé par Albert Camus dans la revue Combat. Il poursuit sa carrière à France-Soir, puis aux éditions Gallimard. Son premier livre, un essai intitulé 'Le Rôle d'accusé', paraît en 1949 chez Gallimard. Auteur de nombreux romans dont 'Les Monstres' en 1953 et 'Ciné-roman' pour lequel il obtient le Prix Femina en 1972, il publie également des nouvelles. Dans son roman 'Le Palais d'hiver', il décrit avec brio la société provinciale. Egalement critique littéraire, Roger Grenier occupe le poste de directeur littéraire chez Gallimard à partir de 1960.

 

Le palais des livres

Par Roger Grenier – Editions Gallimard

176 pages – 16,50 euros – ISBN 978-2-07-013142-6

 

Et du même éditeur

 

Dans une oasis du désert d'Ogaden secouée par la guerre, à la frontière entre l'Éthiopie et la Somalie, Frédéric, journaliste, rencontre dans une tranchée un champion de marathon qu'il avait vu triompher dans le stade olympique de Pékin, à l'issue d'un dernier tour époustouflant. Double médaille d'or, coureur un peu mystique, Ayanleh Makeda est digne de la légende des hauts plateaux. Mais pourquoi a-t-il été déchu ?

Quittant le front, Frédéric tente de comprendre. Sa curiosité le mène sur les terres d'Abebe Bikila, où il rencontre un prêtre entraîneur, puis dans les bars d'Addis-Abeba à la recherche de Tirunesh, la brillante épouse du champion, puis à Paris, à Karlovy Vary et enfin, de retour dans le Sud, vers un autre désert, à Jijiga. La très contemporaine odyssée d'Ayanleh Makeda traverse deux mondes qui se mêlent sans se comprendre, menaçant, telle une malédiction, celui qui s'y laisse entraîner.

Les parents de Jean Hatzfeld fuient la France occupée en 1942 pour échapper à la déportation. Ils atterrissent à Madagascar, où M. Hatzfeld travaille comme enseignant. Le petit Jean naît sept ans plus tard, et retourne en Auvergne avec sa famille. Après quelques petits boulots, il intègre l'équipe de Libération tout en écrivant des articles pour Géo, Actuel et Autrement ; il réalise des documentaires télévisés en parallèle. Correspondant spécial et reporter de guerre, il sillonne les pays de l'Est, couvre l'ascension de Solidarnosc en Pologne et les chutes du mur de Berlin et de Ceaucescu lors de la 'révolution de velours' en Roumanie. De la fin des années 1970 au milieu des années 1990, il voyage dans les pays en guerre du Moyen Orient, au Liban, en Israël et en Irak. Il passe trois ans en ex-Yougoslavie, est blessé par balle à Sarajevo, et publie deux livres sur son expérience dans les Balkans, 'L' Air de la guerre' (1994) et 'La Guerre au bord du fleuve' (1999). En 1994, il se rend au Rwanda pour concevoir un reportage sur le massacre perpétré dans le pays ; il décide d'arrêter le journalisme afin de se concentrer sur ses recherches à propos du génocide. Il publie 'Dans le nu de la vie' en 2000, ouvrage dans lequel il collecte les souvenirs des survivants Tutsi. Deux ans plus tard paraît 'Une saison de machettes', dans lequel il 'passe de l'autre côté' et retranscrit ses conversations avec des Hutus condamnés pour crimes de guerre. Publiant encore 'La Ligne de flottaison' en 2005, Jean Hatzfeld reparaît dans l'actualité littéraire en 2007 via un nouvel essai intitulé 'La Stratégie des Antilopes'.

 

Où en est la nuit

Par Jean Hatzfeld

224 pages – 16,90 euros – ISBN 978-2-07-013294-2

 

Ainsi que

 

Solaire Michael Beard a atteint une cinquantaine plus que mûre. Il est chauve, rondouillard, dénué de toute séduction et, au moral, il ne vaut guère mieux. Mais il a dans le temps obtenu le prix Nobel de physique ; depuis lors il se repose sur ses lauriers et recycle indéfiniment la même conférence, se faisant payer des honoraires exorbitants. En même temps, il soutient sans trop y croire un projet gouvernemental à propos du réchauffement climatique. Quant à sa vie privée, elle aussi laisse à désirer. En coureur de jupons invétéré, Beard voit sa cinquième femme lui échapper. Alors qu'il ne croyait plus se soucier d'elle, le voilà dévoré de jalousie. Bientôt, à la faveur d'un accident, il pense trouver le moyen de surmonter ses ennuis, de relancer sa carrière, tout en sauvant la planète d'un désastre climatique. Il va repartir de par le monde, à commencer par le pôle Nord... À travers les mésaventures de ce prédateur narcissique, incapable de se contraindre, Ian McEwan traite des problèmes les plus actuels. Et sur ces sujets très sérieux, il parvient à nous faire rire. Voici peut-être le roman le plus comique, le plus intelligent, le plus narquois de cet auteur, l'un des plus grands en Angleterre aujourd'hui.

 

Considéré comme l'un des écrivains britanniques les plus importants, Ian McEwan est lauréat de nombreux prix et membre de la très sélecte Royal Society of Literature. Remarqué dès son premier recueil de nouvelles 'Premier amour, dernier rite', il reçoit le prix Somerset Maugham en 1976. Découvert en France avec 'L' Enfant volé', Ian McEwan interroge dans ses oeuvres, parmi lesquelles 'Expiation' ou 'Délire d'amour', les questions de la sexualité, de l'inceste et du rapport ambigu entre les hommes et les femmes. L'écrivain rencontre l'un de ses plus grands succès avec 'Amsterdam', un ouvrage sur l'ambition et l'adultère qui alimente la controverse. Tourmentés par l'idée de la mort, les livres de McEwan traitent également des grands enjeux spirituels et scientifiques du monde moderne, notamment dans 'Samedi' qui met en scène un neurochirurgien confronté au deuil. Revenu à un univers plus intime avec 'Sur la plage de Chesil' paru en 2008, Ian McEwan s'impose comme une voix essentielle de la littérature contemporaine.

 

Solaire

De Ian McEwan

398 pages – 21,50 euros – ISBN 978-2-07-013081-8

 

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