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Moïse Rahmani

Pour bien débuter cette semaine (10 avril 2011)

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Dans ce grand livre, Christian Jambet ne propose pas une nouvelle histoire de la philosophie islamique, qui tenterait d’y retrouver nos deux prédicats occidentaux de la philosophie – un style de pensée discursive soutenue par des concepts – et de l’islam – une religion nourrie de symboles, d’annonces apocalyptiques, de commandements et de conseils spirituels.

Il dégage – à travers la finalité de l’activité philosophique, les formes qu’elle prend et les actes qu’elle effectue – une méthode de pensée et de connaissance qui guide une pérégrination de l’âme de l’irréel au réel, de l’injuste au juste, du malheur au bonheur, du démoniaque à l’angélique, du mort au vivant. Ce voyage, que la philosophie entend conduire sur la voie droite de l’intelligence, n’engage pas le seul bonheur et contentement de soi, mais la liberté, conformation à la condition seigneuriale de Dieu, qui dépouille, au long des étapes, l’homme inférieur et opprimé de sa condition servile.

Seule la voie philosophique ouvre les portes d'une distinction majeure, entre monde extérieur et monde intérieur, et par là, entre religion intérieure et pouvoir civil. L'islam philosophique est ainsi la grande ressource que possède l'idée de liberté en islam.

 

Christian Jambet est né à Alger le 23 avril 1949. Professeur agrégé de philosophie, il enseigne à la classe de Première supérieure (khâgne) du lycée Jules-Ferry (Paris). Il est chargé de cours sur l’Islam à l’École supérieure de commerce de Paris, et en philosophie islamique à l’Institut d’Études Iraniennes (Université de Paris III-Sorbonne nouvelle). Il pratique ’anglais, l’allemand, l’arabe, le persan, le latin et le grec ancien.

 

Qu’est-ce que la philosophie islamique ?

Par Christain Jambet – Editions Folio Essais N° 547

480 pages – 9,40 euros -  ISBN 978-2-07-033647-0

 

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 « Notre mémoire est pleine de mots. Il suffit de puiser dedans. On trouvera dans ce dictionnaire très personnel des mots qui m’ont accompagné dans ma vie professionnelle comme, précisément, dictionnaire et mot. Plus apostrophe, orthographe, écrivain, lecture, bibliothèque, guillemets… A ceux-là s’ajoutent une ribambelle d’autres mots qui relèvent de ma vie privée, de mes souvenirs intimes, de mes manières d’être, de ma psychologie d’enfant et d’adulte, de mes trucs, de mes rêveries, de mes bonheurs, de mes chagrins, de mes petites aventures d’homme devenu public grâce à une succession de clins d’œil du hasard. »

Bernard Pivot

 

D’Apostrophes à Bouillon de culture, Bernard Pivot est une figure incontournable du petit écran, et l’une des personnalités les plus populaires de France. Ses deux précédents ouvrages, publiés chez Albin Michel, 100 mots à sauver (2004) et 100 expressions à sauver (2008) ont rencontré un immense succès. Bernard Pivot est membre de l’académie Goncourt.

 

Sans doute le journaliste littéraire le plus connu de France, Bernard Pivot a marqué l'histoire de la télévision avec ses émissions 'Apostrophes', lancée en 1974 et 'Bouillon de culture' qu'il anime et produit de 1990 à 2001. On lui doit des interviews rares et précieuses d'écrivains aussi renommés qu'Alexandre Soljenitsyne ou Vladimir Nabokov. Egalement impliqué dans la presse écrite - il fait ses débuts pour le Figaro Littéraire -, Bernard Pivot est éditorialiste pour le magazine Lire et chroniqueur pour Le Point. Animateur des 'Dicos d'or' et du championnat du monde d'orthographe de langue française, cet amoureux inconditionnel de la langue de Molière n'a de cesse de partager cette passion dans des ouvrages comme '100 mots à sauver' ou '100 expressions à sauver'. Premier membre de l'académie Goncourt à ne pas être écrivain, Bernard Pivot est sans conteste une voix respectée et entendue du milieu littéraire français.

 

Les mots de ma vie

Par Bernard Pivot – Editions Albin Michel

368 pages – 20 euros – ISBN 978-2-226-22085-1

 

Et, chez le même éditeur

 

Jusqu'à sa mort on lui donnera du " Monsieur le Président " : il a été Chef de l'Etat, numéro un de son pays.

Plus très vert, il n'est pas assuré de rester dans l'Histoire. Pour conjurer l'oubli, il livre ses souvenirs parfois lacunaires, souvent enjolivés, toujours cruels. On découvre la face cachée du pouvoir tel qu'il s'exerce en France, celle d'une Cour agitée par les complots les plus insignifiants interrompus, rarement, par le vertige d'une décision importante à prendre. Parallèlement à ce passé qui défile à un rythme endiablé sous les yeux du lecteur, maintes pages inavouables de sa vie affluent irrésistiblement à l'esprit de l'aventurier politique.

C'est du dialogue entre ces deux mémoires, publique et secrète, qu'est tissé ce roman vrai.

 

Prix Médicis pour La Nuit zoologique (Grasset, 1979), traducteur de Gabriel Garcia Marquez, ancien président de la Commission d'Avances sur recettes, Claude Durand a dirigé les éditions Fayard de 1980 à 2009.

Il a publié sous le pseudonyme François Thuret J'aurais voulu être éditeur en 2010, aux éditions Albin Michel

 

J’étais numéro un

Par Claude Duranc

336 pages – 19,50 euros – ISBN 978-2-226-22063-9

 

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Augustin Gora a quitté la Roumanie communiste pour s’établir à New York où il vit seul, entouré de livres. Au fond de sa tanière, à l’abri du réel, il s’adonne à son occupation favorite : rédiger les nécrologies ironiques des morts en devenir que sont ses contemporains. Gora est hanté par son passé roumain, et surtout par le fantôme de sa femme, la belle Lu, qui a refusé de le suivre dans son exil. Elle réapparaîtra pourtant, accompagnée de son cousin et amant Peter Ga’par, fils de déportés, inadapté chronique qui revendique son irresponsabilité.

 

Mais lorsque Ga’par reçoit une carte postale anonyme le menaçant de mort, le temps s’accélère. Appelé à l’aide, le sage Gora pourra-t-il remonter le fil du labyrinthe ? Un labyrinthe où l’on retrouve la figure du Maître, un grand érudit mondialement célébré mais au passé controversé pour ses compromissions avec l’extrême droite.

 

Un roman haletant, très dialogué, qui nous plonge dans le présent de l’exil, où les ombres du passé surgissent sans cesse, où la vie apparaît comme une suite de mystères sans réponse. On retrouve le jeu si cher à Manea entre la réalité et l’imaginaire, la poésie et la terreur, le rire et la tragédie, dans ce texte résolument moderne où New York est « la ville des errants » et la capitale Dada.

 

Né en Bucovine en 1936, Norman Manea est déporté à l’âge de cinq ans en Transnistrie, comme tous les juifs de cette région. Il connaît ensuite l’impasse communiste, jusqu’à sa décision de quitter la Roumanie, en 1986. Il s’établit à Berlin, puis finalement à New York, où il vit aujourd'hui. Il est l’auteur roumain le plus traduit au monde et son œuvre a été couronnée par de nombreux prix, dont le Médicis étranger en 2006 pour Le Retour du hooligan.

 

La tanière

Par Norman Manea - Traduit du roumain par Marily Le Nir – Editions Seuil

368 pages – 21 euros – ISBN 978-2-02-102195-0

 

Et, chez le même éditeur

 

Kami, jeune provincial venu étudier à l'université de Téhéran, loge chez sa tante, Zahra, ex-vedette de cinéma censurée par le régime islamique.

Dans le microcosme de l'immeuble se croisent et se protègent Babak, l'homosexuel qui un jour disparaîtra sans laisser de traces, madame Safoureh, qui s'invente un passé prestigieux et se refugiera au Japon. Loin des regards malveillants, l'ordinateur de Kami et Internet leur ouvrent les portes du vaste monde, plus beau, riche de toutes les possibilités interdites. Un monde virtuel dans une vie de ténèbres.

À la fac, Kami rencontre Niloufar Khalidian, fille de la grande bourgeoisie, féministe engagée et première femme pilote de course. Elle entraîne le jeune homme dans les méandres souterrains de Téhéran: drogue, alcool, abandon du voile, livres interdits. Mais ne va-t-elle pas trop loin en défiant la norme religieuse? En décrivant les Iraniens aux prises avec leur quotidien, Ron Leshem établit un parallèle audacieux entre leur désarroi et celui de la jeunesse israélienne.

Il nous livre un roman puissant, sincère, attachant.

 

Ron Leshem, né en Israël en 1976, journaliste, a été rédacteur en chef au Yediot Aharonot et à Maariv, directeur adjoint des programmes de télévision de Channel 2.

Son premier roman, Beaufort (prix Sapir), a été adapté à l'écran par Joseph Cedar (Ours d'argent au festival de Berlin en 2007). Jean-Luc Allouche est journaliste, ancien rédacteur en chef et correspondant à Jérusalem de Libération, traducteur de l'hébreu et de l'anglais, auteur et enseignant.

 

Niloufar

Par Ron Leshem

368 pages – 21,80 euros – ISBN 978-2-02-10266-6

 

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Les Editions Rivages/Casterman/Noir nous envoient trois bandes dessinées pour adultes :

 

Il fait froid, très froid cet hiver-là dans lesMonts Ozarks, Arkansas. Et l’avenir est sombre pour la jeune Ree Dolly, 16 ans, et sa famille, qui vivent à l’écart de tout dans la forêt. Jessup, le père, a disparu. Et Ree vient d’apprendre qu’il a hypothéqué lamaison familiale en échange d’une libération conditionnelle. S’il ne se présente pas au tribunal le jour de son jugement, la maison sera saisie et lesDolly mis à la rue. Comment survivraient-ils à cet hiver de glace, alors que lamère n’a plus toute sa tête et que les deux garçons sont trop jeunes pour se prendre en charge ? Tout repose sur les épaules deRee, aînée de la fratrie. L’adolescente doit absolument localiser et ramener son père - ou, s’il est mort, retrouver son cadavre.

En état d’urgence, sa quête commence, âpre, sauvage, violent

 

Né en 1975, diplômé de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles, Romain Renard a réalisé de nombreux storyboards pour le cinéma et la publicité.Il a travaillé également à l'élaboration d'un jeu vidéo appelé « Amazonia » et collaboré avec l’équipe de Franco Dragone sur de nombreux projets tant aux États-Unis qu’en Belgique. Il évolue également dans la musique et la scénographie de spectacle en étant l’auteur-compositeur du groupe de rock français baptisé ROM dont le premier album, « L’étoile du sud », vient de sortir. Chez Casterman, en collaboration avec Yves Vasseur, il a signé «American Seasons», primé meilleur album au festival du Polar de Cognac en 2005 et The End- Jim Morrison, dans la collection « Rebelles».

 

Un hiver de glace

Par Romain Renard et Daniel Woodrell

102 pages – ISBN 978-2-203-à1821-1

 

Et

 

Etats-Unis, 1996, dans la région des Four Corners. Un banal cambriolage dans une bijouterie fait ressurgir une rumeur : celle d’un vieil indien qui, au fond du Grand Canyon, ferait du troc avec des gemmes de grande valeur. Et de fait, plusieurs diamants très purs ressurgissent brusquement, attirant sur place une jeune femme de New York à la recherche des ossements de son père. Celui-ci, négociant en pierres précieuses, a trouvé la mort plusieurs années auparavant lors d’un crash aérien, juste au dessus du Grand Canyon. La police tribale navajo mène l’enquête… Le cycle de la police navajo de Tony Hillerman est l’une des plus fameuses créations du polar américain contemporain. L’adaptation qu’en propose ici Will Argunas lui confère une saveur et une texture surprenantes .

 

Will Argunas, Arnaud Guillois de son vrai nom, a publié Bleu(s), son premier album en 2001 aux éditions Triskel. Après la trilogie L’Irlandais parue aux éditions Carabas entre 2004 et 2006, il arrive en 2007 dans le label KSTR, avec Missing, un polar hard-boiled. Paraissent ensuite Black Jake et Bloody September en 2009 et 2010, deux autres  polars dans la même veine. En 2010 il réalise une adaptation en BD de la vie de Memphis Slim aux éditions Bd Jazz. Il auto-édite également Pure Fucking People, un artbook sur l’univers des foules de concert de métal.

Après avoir été roughman de catalogue, et coloriste de storyboards de films publicitaires pendant 13 ans, il se consacre désormais à l’illustration, la BD et la peinture.

 

L’Homme squelette

Par Will Argunas et Tony Hilleman

94 pages – 18 euros - ISBN 978-2-203-03623-9

 

Et

 

Dans les rues de Chicago au début du XXe siècle, sous le regard inquiet de son frère ainé Ben, un policier, le jeune Tony Guarino montre d’évidentes dispositions pour les activités délictueuses. Vite nommé second d’un caïd local, puis revenu balafré de la Première Guerre mondiale en Europe, il va connaître une ascension fulgurante au sein de la pègre, avant d’en devenir le big boss. Façonnée par la violence, sa vie s’achèvera de la  même manière, dans un face à face tragique avec son propre frère. Inspirée en partie par le personnage d’Al Capone, plusieurs fois transposée au cinéma, voici l’histoire de l’une des plus célèbres figures du polar, revisitée avec maîtrise et talent par Christian De Metter, à partir du roman-culte d’Armitage Trail.

 

Davoz a commencé sa carrière comme auteur compositeur. Une activité qu’il continue de mener au sein du groupe de rock, "The Group". En parallèle, il scénarise depuis quelques années des BD d’un style très différent, mais où l’aventure et le rêve sont toujours présents. Il a collaboré notamment avec Richard Ortiz, Anne Hofer ; et Jean Torton, avec qui il fait revivre Napoléon Bonaparte. Aux éditions KSTR, il est l'auteur du thriller de science fiction : “Scarface 2159”.

 

Scarface

Par Christian de Metter et Armitage Trail

110 pages – 18 euros – ISBN 978-2-203-03053-4

 

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