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Moïse Rahmani

Préparons-nous pour les vacances de Pessah (12 avril 2011)

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Une poésie au rythme soutenu et à l’envolée lyrique, une rime riche telle que nos grands poètes la pratiquaient et que le préfacier, Jamy Tivoly souligne et regrette que cela appartienne au passé,, on voit sans peine qu’Elie Mangoubi a des lettres. Né en Egypte, il a été éduqué dans les écoles françaises (nous avons fréquenté en des périodes différentes, le même lycée franco-égyptien d’Héliopolis), et a conservé cet amour de la poésie que nos maîtres nous inculquaient. Son français fleure bon nos jeunes années.

 

De la quiétude à l’indignation, "Les Chemins de la poésie" se font tortueux, pleins de virages inattendus, explorant tout autant les émois passionnels que les coins d’un globe soumis, encore et toujours, à l’intolérable… Appel à l’éveil des consciences et de la mémoire, odes à la paix et à la réconciliation, hommages aux abîmés et traumatisés forment ainsi le matériau dans lequel est coulée une œuvre dont les notes rappellent autant le Qaddish que l’humanisme.

 

Si "Les Chemins de la poésie" constitue un recueil monumental, il donne aussi de l’auteur un portrait tout en tensions et en paradoxes. Carrefour de l’intime et de l’historique, de l’amoureux et du funèbre, de l’apaisé et du révolté, du nostalgique et de l’espérant, de l’Orient et de l’Occident, le poète Elie Mangoubi – et plus largement tous les autres – est ce lieu complexe où s’entrecroisent toutes ces lignes de force et qui fait jaillir de ce for intérieur tiraillé une écriture dont le caractère peut tour à tour se faire caressant ou indigné


Ce livre est enrichi d’une préface de Jamy Tivoly. Celui-ci, avec émotion et sensibilité réussit la gageure de restituer, en quelques lignes, l’humanisme de l’auteur et l’essence même du livre : le voyage poétique.

 

Elie Mangoubi est un médecin psychiatre, né à Héliopolis et vivant à Chicago depuis 1968. Docteur en médecine de l'Université Libre de Bruxelles, il fit sa résidence en Psychiatrie à Rush-Presbyterian St Luke's à Chicago. Son plus grand bonheur fut d'avoir soigné les vétérans de 1974 à 2007, eux qui ont tant sacrifié pour sauvegarder notre liberté et de soigner les résidents chez les Petites Soeurs des Pauvres de 1970 jusqu’à ce jour et sa reconnaissance va à eux. Depuis qu'il a pris sa retraite en temps que psychiatre au service des vétérans, il écrit des poèmes sur les Juifs du Nil forçés de quitter l'Egypte avec l'arrivée au pouvoir de Nasser. Il parle de la souffrance de cette communauté qui a dû partir dans des conditions difficiles mais qui a su faire face à cet exode avec courage et détermination. Ces poèmes traitent de thèmes divers: la famille, l’amour, la violence dans ce monde, l’injustice, la santé, la sérénité et l’importance de la spiritualité. Il est un témoin vibrant des souffrances de cette communauté, de tous les opprimés et les souffrants dans le monde. Son message lucide et clair; est une prière continuelle à la non violence pour promouvoir la tolérance, trouver la sérénité et la paix.

 

Les Chemins de la poésie. D’Héliopolis à Chicago en passant par Bruxelles

Par Elie K. Mangoubi – Editions Publibook

420 pages – 16 euros – ISBN 978-2-2-7483-5946-6

 

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En juillet 1944, l'un des derniers convois de déportés met trois jours pour aller de Compiègne à Dachau. Plus de 2000 hommes sont entassés dans 22 wagons, plus de 500 mourront pendant le voyage. Sur ce fait historique, vécu par un membre de sa famille, Arnaud Rykner fait le pari de la littérature, en inventant le monologue d'un jeune homme de 22 ans qui raconte, au fil des heures, l'enfer vécu.

 

Spécialiste de l'oeuvre de Marguerite Duras et de Nathalie Sarraute, dont il a réalisé les éditions critiques, Arnaud Rykner s'inscrit dans la lignée de ces deux écrivains avec ses propres romans, denses et intimes. 'Je ne viendrai pas', 'Blanche', Nur', ou 'Enfants perdus', publiés entre les années 2000 et 2009, témoignent d'un talent singulier, rapidement salué par la critique. Enseignant à Toulouse, l'universitaire propose également plusieurs essais consacrés au théâtre, celui des Nouveaux romanciers principalement, mais aussi celui de Maurice Maeterlinck ou de Henry James. Autre moyen faire vivre les pièces de ces auteurs qui le fascinent : Arnaud Rykner échange régulièrement sa casquette d'écrivain pour celle de metteur en scène.

 

Le wagon

Par Arnaud Rykner – Editions La Brune

146 pages – 15 euros – ISBN 978-2_8126-0163-7

 

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C’est au début des années vingt que les Arméniens, rescapés du génocide, interdits de retour dans leur pays, deviennent une communauté inscrite dans le paysage français. Stigmatisés durant l’entre-deux-guerres comme « inassimilables », on se plaît à les donner aujourd’hui en modèle d’intégration, du fait d’une réussite sociale dans de nombreux domaines.

Elle n’oublierait pas le regard de ces types qui reniflèrent la voiture, à la recherche des « guiavours » ennemis… D’une berge à l’autre, Varvara accomplirait un parcours initiatique, apprenant d’abord à tenir sa langue – entendue comme sa langue maternelle qu’elle ne devait surtout, surtout, surtout pas prononcer, car ces hommes la lui feraient avaler jusqu’à ce qu’elle en étouffe. Mais le message qu’avait dévoilé ce parcours initiatique, elle le comprendrait plus tard : quand ses parents lui annonceraient qu’ils allaient partir. Vivre loin d’ici. Récit d’exil de Varvara Basmadjian par Anouche Kunth

 

Les Arméniens en France. Du chaos à la reconnaissance

Par Claire  Mouradian et Anouche Kunth – Editions de l’Attribut

168 pages – 23 euros – ISBN 978-2-916-00218-7

 

Et, chez le même éditeur,

 

De l’exil des républicains espagnols de 1936 jusquà la Retirada de 1939, aux grandes vagues de l’immigration économique des années soixante, les Espagnols ont trouvé refuge en France tout au long du XXe siècle. Ce livre retrace, en autant d’étapes vers l’intégration, le parcours de ces immigrés de la première génération, de leurs enfants et petits enfants. Héritiers d’une double culture, ils ont fait des Pyrénées non plus une frontière infranchissable mais une passerelle au bout de laquelle on peut construire sa vie.

« Pour le commandant Robert, la guerre était désormais terminée. Une nouvelle page de son histoire,plus paisible, allait s’ouvrir : sa vie civile qui, désormais, se déroulerait en France. Le coeur de José Antonio Alonso avait pris racine en Ariège, la terre pour laquelle il s’était battu. Cette terremontagneuse et sauvage, dernier rempart entre la France et son pays natal où il ne pouvait pour le moment plus aller. Sa vie était ici et c’était ici qu’il devrait la gagner. »

 

 

Les Espagnols en France. Une vie au-delà des Pyrénées

Par Bruno Vargas et Didier Debord

120 pages – 21 euros – ISBN 978-2-916-00219-4

 

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Un ouvrage écrit par un auteur d’extrême droite à la fois nostalgique de l’époque coloniale et soutient actif de la dictature d’Hassan II

 

Le Maroc a un passé d'une exceptionnelle richesse.
Carthage puis Rome y ont laissé leur empreinte, mais l'Etat marocain est né de l'islamisation. C'est en 788 qu'Idriss Ier fut proclamé roi par la population de Oualili (Volubilis) devant laquelle il prêta le serment coranique de la Beia, liant le roi à son peuple et le peuple à son roi. Dynastie après dynastie, durant plus de 1200 ans, le Maroc a sculpté une histoire glorieuse et mouvementée. Sous la dynastie des Almoravides et sous celle des Almohades, l'Empire marocain englobait toute l'Afrique du Nord et s'étendait du fleuve Sénégal au centre de l'Espagne. La nation marocaine repose sur trois grands principes traduits dans la devise : " Dieu, Patrie, Roi ".
Ce qui distingue le Maroc de tous les autres pays musulmans, c'est la présence à sa tête d'un Commandeur des Croyants. Le roi Hassan II dont la famille règne sur le Maroc depuis 1640 est en effet un descendant direct du prophète Mohammed. Depuis le début de son règne, fidèle à ses traditions et ouvert à la modernité, le Maroc connaît une énorme mutation économique et sociale. L'exemple de cette réussite est unique en Afrique. Si proche de l'Europe - moins de vingt kilomètres le séparent en effet de l'Espagne -, le Maroc est un pays d'avenir ouvert à la fois sur l'Atlantique et sur
la Méditerranée.
Grâc
e à ses trois mille kilomètres de côtes, il occupe une situation géographique exceptionnelle à l'un des grands carrefours historiques et économiques du monde. Le Maroc dispose également de grandes richesses naturelles: presque huit millions d'hectares cultivables et les plus importants gisements de phosphate du globe. Amputé de ses provinces sahariennes au moment des découpages coloniaux, le Maroc vient d'achever sa réunification commencée en 1956.
Sans son Sahara, la nation marocaine était privée d'une partie de ses assises puisque six de ses sept dynasties viennent du Grand Sud.


L'auteur n’est pas un spécialiste du Maghreb, mais il a vécu au Maroc dans jeunesse. Il balaye toute l'histoire du Maroc du néolithique jusqu'à nos jours. Le régime d’Hassan II y est décrit avec une telle bienveillance que l’on pourrait croire que ce livre est une commande officielle de l’État marocain.

 

Bernard Lugan est docteur en histoire et docteur d'Etat (ès lettres).
Il enseigne l'histoire de l'Afrique à l'université de Lyon III. Il est l'auteur d'une dizaine de livres consacrés à ce continent dont: Histoire de l'Afrique du Sud; Afrique, l'histoire à l'endroit; et Afrique, bilan de la décolonisation. Il est également journaliste et conférencier. Il a passé toute sa jeunesse au Maroc où il continue à se rendre régulièrement.

 

Histoire du Maroc. Des origines à nos jours

Par Bernard Lugan – Editions Ellipses

406 pages – 22 euros -  ISBN 978-2-729-86354

 

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Nouvelle édition établie et présentée (« Je ne mourrai pas tout entier ») par Luba Jurgenson. Traduction du russe par Nina Berberova et Mina Journot, révisée et complétée par Luba Jurgenson.

Enfin publié ici dans son intégralité pour la première fois au monde et sous son titre original, Voyage au pays des Ze-Ka est l'un des plus bouleversants témoignages jamais écrits sur le Goulag. Le livre était paru en France en 1949 sous le titre La Condition inhumaine, bien avant les chefs-d'oeuvre de Soljenitsyne et de Chalamov. Cet hallucinant récit de cinq années passées dans les camps soviétiques ne le cède en rien à ceux de ses célèbres successeurs, ni pour la qualité littéraire, ni pour l'acuité de pensée et la hauteur de vue avec lesquelles l'auteur s'efforce de donner un sens à son expérience, aux

Margolin fut le témoin d'une page de l'histoire souvent méconnue en France, à savoir la répression soviétique suite au pacte Molotov-Ribbentrop contre les citoyens polonais affluant massivement de la Pologne occidentale. Ces purges visaient à la russification des populations et devaient assurer la destruction des élites en premier lieu

 

Voyage au pays des Ze-Ka

Par Julius Margolin – Editions Le Bruit du Temps

734 pages – 29 euros – ISBN 978-2-358-73021-1

 

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Jours d'Alexandrie se déploie sur les soixantes premières années du XXe siècle, du début de la Première Guerre mondiale à la nationalisation du Canal de Suez. Saga urbaine et familiale, épopée des diasporas, les personnages gardent, où qu'ils soient, un lien viscéral avec leur ville, Alexandrie, Babel des temps modernes. On ne peut s'empêcher de songer au Quatuor d'Alexandrie de Lawrence Durell. Trois figures emblématiques se détachent : Antonis Hàramis, le Grec chef de famille, issu des milieux les plus pauvres d'Athènes, devenu l'industriel du tabac le plus important d'Égypte, Élias Khoùri, "le Libanais" distant, manipulateur, polyglotte, incarnation de l'internationalisme alexandrin, point de jonction de tous les personnages. Et Yvette Santon, Française au caractère bien trempé, agent secret des Anglais. Autour d'eux gravite une pléiade d'acteurs d'origines et de conditions très diverses. Mais au-dessus de tout et de tous, Alexandrie, impériale, observe les fortunes qui se nouent et se dénouent, et la marche du temps.

 

Jours d'Alexandrie est imprégné d'une ironie subtile, presque tragique, vis-à-vis des multiples destins et à l'égard d'Alexandrie elle-même ; roman-fleuve historique, érotique, politique et socialo-urbain, il est le palimpseste d'une époque où l'aventure, l'inventivité et l'amour de la vie étaient élevés au rang d'idéal parce qu'elle sentait, déjà en soi, les germes de la décadence et du désastre.


 Dimitris Stefanakis est né en Grèce en 1961. Après des études de droit à l'Université dAthènes, il s'affronte à la traduction littéraire (Saul Bellow, John Updike, Magaret Atwood, Prosper Mérimée...). Le livre qui lui a donné sa place dans la littérature néo-héllénique, est ce roman qui s'est vendu à plus de 30000 exemplaires en Grèce.

 

Jours d’Alexandrie

Par Dimitris Stefanàkis– Editions Viviane Hamy

Traduit du grec par Marie Roblin-Cassabaloglou

544 pages – 24 euros – ISBN 978-2-878-58336-6

 

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Dans Les Disparus, Daniel Mendelsohn partait en quête de l'histoire de sa famille ; avec L'Étreinte fugitive, il s'est livré à une quête infiniment plus intime. De l'écriture rhapsodique et classique qui est la sienne, il fait revivre son enfance entre sa mère, «l'institutrice», la toute-belle, et son père, «le mathématicien», celui qui répare, construit et se collette aux choses ; une enfance peuplée d'êtres, frères et soeurs, parents juifs âgés, avec, au centre, son grand-père, ce dandy mystérieux et raconteur d'histoires. C'est pendant ses années d'étudiant dans l'exotique Sud américain que le jeune homme se découvre une passion jumelée pour les langues anciennes et les beaux garçons. Dès lors, la recherche de la «grammaire de son identité», de ce que veut dire être un homme, suivra des méandres surprenants, bouleversants. Car, lorsqu'une amie lui propose d'incarner une «figure paternelle» auprès de l'enfant qu'elle porte, il accepte et se prend à s'attacher si fort à lui qu'il va, petit à petit, partager sa vie entre Chelsea, le quartier où vivent les «garçons» de New York, et la banlieue où habitent son amie et leur petit garçon.
Comme Les Disparus, ce récit réverbère l'écho de textes antiques - ici, des poèmes latins et des tragédies grecques - et renferme un secret de famille lancinant, dont le lecteur n'aura la clé que dans les dernières pages du livre, après avoir, avec Daniel Mendelsohn, rendu visite à des tombes désertées et déchiffré des épitaphes menteuses.

Né en 1960, Daniel Mendelsohn est critique littéraire et écrivain : Les Disparus a connu un très grand succès, notamment en France où il a reçu le prix Médicis en 2007 et été élu «meilleur livre de l'année» par le magazine Lire.
L'Étreinte fugitive est le premier volet d'un triptyque dont Les Disparus forme le panneau central ; le troisième volet est en cours d'écriture.

 

L’étreinte fugitive

Par Daniel Mendelsohn – Editions J’ai Lu

288 pages – 6,70 euros – ISBN 978-2-290-03044-8

 

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Depuis des annéees, Léautaud accompagne Serge Koster, et fait son enchantement. Il était temps pour lui de rendre hommage à celui qu’il nomme son « compatriote », dont le Journal littéraire est le miroir de sa propre vie. Il entremêle, par touches légères, ses souvenirs, une interrogation permanente sur lui-même, sur son identité et son passé, à une promenade érudite et réjouissante dans cette œuvre irremplaçable. En filigrane, apparaît une question que tout lecteur passionné se pose : qu’est-ce qui rend certains écrivains plus proches de nous que quiconque ?

Serge Koster est né en 1940 à Paris. Agrégé de grammaire, il a enseigné les lettres classiques à Mantes-la-Jolie puis à Paris. Il est l’auteur de nombreux livres, dont les derniers ont été publiés aux Éditions Léo Scheer : Ces choses qui blessent le cœur, roman, en 2007, Le Sexe et l’Argent, abécédaire, en 2009.

 

Voir l’interview sur Filigranes TV au http://www.filigranes.tv/tv/2011/03/serge-koster-l%C3%A9autaud-tel-quen-moi-m%C3%AAme-leo-scheer.html

 

Léautaud tel qu’en moi-même

Par Serge Koster – Editions Léo Scheer

238 pages -18 euros – ISBN 978-2-756-10271-9

 

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Parmi les textes réunis dans ce livre, certains sont historiques: la défense de Paris contre les Alliés en mars 1814, les journées de juin 1848 et leur oubli programmé, la photographie des quartiers sous l’Occupation, le Paris de Baudelaire...
D’autres sont plus liés à la ville actuelle: les noms de ses rues et ce qu’ils portent comme éclairage sur les édiles successifs, la manière dont l’apartheid parisien ménage des communautés fermées à l’américaine, les modifications de la ville dans les dix dernières années ou encore les projets de Grand Paris. Ce qui réunit ces textes apparemment éclatés, c’est qu’ils ont en commun de parler de la tension propre à Paris, de la force de rupture de Paris.
Bien qu’il soit devenu habituel de considérer que Paris gentryfié, glacé, vidé de sa substance populaire, est devenu inoffensif, la conviction qui porte ces textes est que la nouvelle couche située au-delà du périphérique va lui rendre, conformément à la tradition de cette ville depuis CharlesV, tout son potentiel de subversion.

 

Eric Hazan est né à Paris en 1936. Pendant plus de vingt-cinq ans, il est chirurgien hospitalier, puis en 1983, il reprend les éditions Hazan, la maison paternelle spécialisée dans la publication de livres d'art. En 1998, il fonde avec un groupe d'ami-e-s La fabrique éditions, avec le projet de faire entendre une petite voix discordante dans le consensus politico-intellectuel ambiant. Il est également l’auteur de L'Invention de Paris, il n'y a pas de pas perdus (Le Seuil, 2002), Chroniques de la guerre civile (La fabrique, 2004), Changement de propriétaire. La guerre civile continue (Le Seuil, 2007).

 

Paris sous tension

Par Eric Hazan – Editions La Fabrique

128 pages – 12 euros – ISBN 978-2-358-72020-5

 

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Atteint d’un cancer de la prostate, le narrateur doit subir une intervention chirurgicale qui va mettre en jeu, fût-ce provisoirement, son pénis et sa virilité. Le chirurgien s’appelle…Casanova ! Dès lors, la piste du libertin de Venise est un fil rouge qui nourrit une interrogation sur l’instinct de vie, le spectre de la mort, et la place qu’y occupe la sexualité. Au sortir de cette épreuve, le narrateur éprouve le besoin de prendre un peu de distance avec le monde occidental dans lequel il s’est formé, pour aller chercher d’autres perspectives dans un ailleurs qui revêt essentiellement le nom d’ "Afrique". Où se trouvent le Bien, le Mal ? Est-on si sûr d’en détenir les clés ? L’équilibre fugace de la "balance des blancs" se heurte à la question de la domination, de l’exploitation, et de l’aliénation.

À partir d’un événement de sa vie personnelle, Jacques Henric reconsidère une certaine histoire occidentale, et trouve dans l’art et la littérature quelques modèles de rupture qui, en leur temps, ont fui eux aussi leurs origines : Melville, Rimbaud, Segalen, Gauguin… Mais bien d’autres auteurs (de Joyce à Catherine Millet, de Leiris à Quignard, etc.) accompagnent cette réflexion sur le vacillement des certitudes et des évidences.

 

Jacques Henric fonde en 1960 la revue Brèches, arts et lettres tout en collaborant à divers journaux proches du Parti Communiste comme L'Humanité, Les Lettres françaises et France-Nouvelle. En 1965, il fait la rencontre de Philippe Sollers, dont il défendait les livres dans ses chroniques, et commence à publier dans la collection Tel Quel. En 1971, il entre dans le comité de direction de la revue Art Press dans laquelle il sera responsable des pages littéraires. Il est par ailleurs le compagnon de Catherine Millet.

 

La balance des blancs

Par Jacques Henric – Editions Seuil

238 pages – 17 euros – ISBN 978-2-02-104511-6

 

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Entouré de ses livres et de ses souvenirs, le philosophe Paul Ricoeur veille. Toute sa vie, il a parcouru le monde pour questionner les penseurs de son temps. Mais son double, sous les traits d’une chouette, vient se poser sur son épaule, et l’invite au plus grand des voyages : prendre le chemin du consentement, et se dire enfin oui à lui-même.

Après avoir enseigné à Istanbul, Olivier Abel s’occupe du Fonds Ricoeur laissé par son maître et ami à la Faculté où il professe la philosophie éthique. Papa de quatre enfants, il écrit pour grands et petits philosophes, et voulait raconter ici combien il est beau d’aimer les livres.


Eunhwa Lee vit à Paris depuis sept ans. Elle a étudié l’illustration aux Arts décoratifs de Strasbourg après un diplôme d’arts plastiques à l’Université de Hongik, à Séoul. Elle a notamment illustré Le Mariage parfumé et autres comptines portugaises, paru en 2010 aux éditions Chandeigne.

 

Le oui de Paul Ricoeur

Par Olivier Abel et Eunwha Lee – Editions Les petits Platons

64 pages – 12,50 euros - ISBN 978-2-36165-008-7

 

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Amos McGee est un vieux garçon aux habitudes immuables. Il s'éveille chaque jour à la même heure, sucre son thé, troque son vieux pyjama rayé pour un costume impeccablement repassé et monte dans le bus. Amos travaille au zoo. Et malgré des journées bien remplies, il trouve toujours le temps de passer voir ses vieux amis. Partie d'échecs avec l'éléphant, course avec la tortue, découvertes littéraires avec le hibou, Amos, en compagnon taciturne mais fidèle, ne manquerait pour rien au monde ces rendez-vous quotidiens. Mais, ce matin, atchoum ! Amos se réveille enrhumé, et il doit rester au lit. Les animaux vont devoir se passer de lui. À moins que... Sans qu'une parole ne soit prononcée, et pour cause, les petits pensionnaires quittent le zoo, s'installent dans le bus et viennent se relayer au chevet du malade. Quelle journée merveilleuse

 

A-A-A-A Atchoum

Par Philip C. Stead et- Erin E. Stead  -Editions Kaleidoscope

36 pages -13 euros – ISBN 078-2_877-67695-3

 

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