Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Avril s'achève (27 avril 2011)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Enfin un ouvrage sur les Juifs du Grand Duché de notre ami Laurent Moyse qui comble une lacune.

 

Les premières traces écrites d’une présence juive au Luxembourg remontent au treizième siècle, soit plus d’une centaine d’années avant que le comté fût érigé en duché. L’humiliation, la persécution et l’exclusion marquèrent la vie des Juifs jusqu’à la Révolution française. Ce n’est qu’à partir de 1795, lorsque les troupes napoléoniennes occupèrent le Luxembourg, que la situation se modifia: les Juifs reçurent l’autorisation de s’y établir de manière permanente, et les premières familles jetèrent les bases d’une communauté étroitement liée au destin de l’Etat luxembourgeois. Tout au long du dix-neuvième siècle, celle-ci connut un essor continu dans le cadre d’une histoire mouvementée. Certains de ses membres contribuèrent de manière significative au développement du pays, dont l’indépendance fut acquise en 1839. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Shoah décima la communauté juive. Même si cette dernière eut ensuite de grandes difficultés à renaître, elle trouva cependant l’énergie nécessaire pour repartir de plus belle et devenir à nouveau partie intégrante de la société luxembourgeoise.

Depuis une quarantaine d'années, un changement profond s'opère dans la Communauté grand-ducale. En effet, elle a vu ses effectifs renouvelés
de manière significative par l'arrivée de Séfaradim venus de tous horizons et singulièrement de France.
Sans doute est-il trop tôt ou leur influence insuffisamment prononcée aux yeux de l'auteur - ce qui souligne la qualité de leur intégration - pour qu'il s'y attarde plus longuement. Dans une suite à venir, peut-être ? En tout cas cet ouvrage était nécessaire et utile et on y apprend à chaque page.


Laurent Moyse travaille au Luxembourg comme journaliste indépendant. Ancien rédacteur en chef de La Voix du Luxembourg, dont il fut un éditorialiste quotidien, il est l’auteur de multiples publications, con­férences, essais et chroniques radiophoniques traitant de sujets à caractère politique, économique, culturel, historique ou religieux.

 

Du rejet à l’intégration. Histoire des Juifs du Luxembourg des origines à nos jours

Par Laurent Moyse – Editions Saint Paul

290 pages – 29,90 euros - 978-2-879-63810-2

 

*********

 

New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais...

 

A dix ans, Guillaume Musso découvre la littérature et il proclame qu'il écrira un jour des romans. Inspiré par un séjour à New York alors qu'il est encore étudiant, il commence à écrire et à rassembler ses idées. Après une licence de sciences économiques à Nice, Guillaume Musso débute une carrière d'enseignant. Mais il ne perd pas son but de tête et publie son premier roman en 2001 'Skidamarink', où il aborde des interrogations économiques et sociales. Encouragé par le public, il publie 'Et après ...' en 2004. Oscillant entre roman sentimental et intrigue psychologique à suspense, il publie encore 'Seras-tu là ?' et 'Sauve-moi' en 2006.

 

L’appel de l’ange

Par Guillaume Musso – Editions XO

396 pages – 20,90 euros – ISBN 978-2-84563-517-3

 

*********

 

Voici ici rassemblés pour la première fois l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe de l'Est, les 3 régions que l'auteur a inlassablement parcourues ces trente dernières années.
Une écriture sans artifice, un regard bienveillant et toute l'empathie de Lieve Joris pour des histoires de la vie de tous les jours.
Comme l'ont déjà souligné certains critiques, Lieve Joris confirme ici qu'elle est du calibre d'un Naipaul : 50% voyageur, 50% journaliste, 100% écrivain.

 

Née en 1953 en Belgique, Lieve Joris a beaucoup voyagé au Moyen-Orient et en Europe de l'Est, mais elle a surtout effectué de longs séjours en Afrique.
Récemment chez Actes Sud : L'Heure des rebelles (2007 ; Babel n°961),  Les Hauts Plateaux (2009 ; Babel n° 1061) et Ma cabine téléphonique africaine (2011).

 

Ma cabine téléphonique africaine

Par Lieve Joris – Traduit du néerlandais par Marie Hooghe – Editions Actes-Sud

176 pages – 19 euros – ISBN 978-2-7427-9720-2

 

Et, chez le même éditeur, dans la collection Babel, des mêmes auteur et traducteur

 

De Minembwe à Uvira, lieux difficiles à situer pour le profane sur une carte de l'Afrique, Lieve Joris a marché pendant sept semaines dans le Congo de l'Est, non loin du Burundi et du Rwanda. Un pays de collines vertes, de la juxtaposition de peuples cultivateurs et de peuples éleveurs de vaches. Une région peu peuplée, résistante, restée à l'écart de la colonisation belge ; une région où se côtoient des ethnies et des tendances politiques pas forcément d'accord entre elles. Un petit bout de carte qui est pourtant éminemment important dans la géopolitique de l'Est africain. Comme pour mettre un point final, après des années, à tout son travail de recherche affective, d'approche des contradictions, de suivi des conflits, d'empathie pour les habitants d'un pays que ses ancêtres ont colonisé, Lieve Joris a réalisé quelque chose de très simple : marcher de village en village, accompagnée d'un guide et de porteurs. C'est cette aventure qu'elle nous raconte dans 'Les Hauts Plateaux'.

 

Les hauts plateaux

144 pages – 6,50 euros – ISBN 978-2-7427-9782-0

 

Et,

 

S’arracher à son pays est un chemin difficile.
Ce livre est le récit de cette sorte de souffrance.
Le héros, un jeune Badawi, un homme du désert, blessé par sa famille, lassé de la vie de misère et des humiliations, écartelé entre l’existence qu’on lui impose et celle qu’il voudrait vivre, part pour la France réaliser son rêve : devenir quelqu’un, quelqu’un d’autre.
Désirant à tout prix oublier son passé, croyant être devenu cet “autre”, il reviendra pourtant sur les traces de son enfance, ramené par un amour qui ne suffit pas à le sauver de ses contradictions, ramené à toute force par cet appel du désert qu’il ne parvient jamais à étouffer.
Entre l’amour d’une femme à laquelle il a promis le bonheur et le destin qu’il s’est promis à lui-même, il lui faudra choisir.
D’une écriture empreinte de sincérité et nourrie de sa propre histoire, Mohed Altrad raconte le désert et les blessures de l’exil

 

Bédouin de Syrie, Mohed Altrad partait avec peu d'atouts pour réussir dans le monde des affaires. A 17 ans, il prend sa vie en main et s'installe en France. Mohed Altrad est docteur en Informatique, diplôme obtenu à l'Université de Paris. Il a ensuite occupé des postes d'ingénieur chez Alcatel puis Thomson pendant deux ans. Il collabore par la suite avec l'ADNOC (Abi Dhabi National Oil Company) pendant quatre ans. En 1985, il crée le groupe Altrad qui emploie 1.400 personnes.

 

Badawi

De Mohed Altrad

256 pages – 6,50 euros – ISBN 978-2-7427-9776-9

 

*********

 

Né à Bruxelles en 1735, le maréchal-prince Charles-joseph de Ligne campe la figure parfaite de l'Européen cosmopolite du XVIIIe siècle
De très ancienne et très haute noblesse, ami des rois, confident des empereurs et des reines, le " prince rose ", qui confessait un grand amour pour Paris et la langue française, n'en a pas moins recherché sa vie durant la compagnie des hommes des Lumières, comme Rousseau ou Voltaire. Réfugié à Vienne après la Révolution française et la confiscation de ses biens, il mourra, en 1814, en plein congrès de Vienne, recherché et fêté par toute la noblesse rassemblée dans la capitale autrichienne, comme un des derniers survivants d'un monde qui allait bientôt disparaître.
Ces Pensées et Fragments reprennent en partie l'édition de Madame de Staël, augmentée d'un choix des Fragments de l'histoire de ma vie.

 

Signalons cette pensée relative au peuple juif : « Une colère de 1800 ans me parait avoir duré longtemps assez »

 

Aphorismes,, pensées et fragments

Par le Prince de Ligne – Editions Arléa

198 pages – 10 euros – ISBN 978-2-869-59932-1

 

*********

 

Entre Jason Bourne et Léonid Arkadine, le combat se poursuit et devient plus féroce. Gravement blessé au cours d'une embuscade, Bourne fait croire à sa mort et disparaît sans laisser de traces. Au même moment, un avion de ligne américain s'écrase en Egypte, en apparence fauché par un missile iranien Lorsqu'il refait surface, c'est sous une autre identité, et bien décidé à découvrir celui qui veut sa mort.

L'enquête de Bourne se transforme alors en une course contre le temps, va le mener au coeur d'un complot mondial. car un conflit gronde et menace d'éclater...

 

Robert Ludlum 1927 à New York - 2001 à Naples, Floride) est un écrivain, un comédien et un metteur en scène américain. Il est surtout connu pour ses romans d'espionnage. Il a aussi écrit sous les pseudonymes de Jonathan Ryder et de Michel Shepherd.

 

Eric Van Lustbader, né à New York en 1946 est un écrivain américain

 

Le mensonge dans la peau

Par Eric Van Lustbader, d’après Robert Ludlum – traduit (anglais) par Florianne Vidal,  Editions Grasset

416 pages – 20,90 euros – ISBN 978-2-146-74161-9

 

*********

 

C'est une histoire d'amour entre un homme et une femme rongés par la solitude. L'homme seul est Jonas. Réservé, intègre, il a toujours refusé de se compromettre dans des histoires sentimentales sans lendemain. Il attend celle qui lui est destinée et qui, parfois, lui apparaît en rêve.

La femme seule est Lior. Trop romantique, elle s'est toujours fait avoir par les hommes et, épuisée, désabusée, a fini par renoncer à l'amour. Elle s'occupe de Serena, une jeune malade, en fin de vie à qui elle tient compagnie et fait la lecture. C'est une histoire d'amour entre un auteur et une lectrice. L'auteur est Jonas. Suite à un drame, pour mettre des mots sur sa douleur, il a autrefois écrit un roman. Remis à un éditeur à son insu, ce roman a été publié sous le nom d'emprunt de Raphaël Scali et a connu un succès d'estime. Mais parce qu'il se veut intègre et ne croit pas en son talent, Jonas a abandonné l'écriture. Pour faire face à ses problèmes financiers, Jonas entre au service de monsieur Hillel, libraire original possédant une vision particulière de son métier.

La lectrice est Lior. Pour répondre à la demande de Serena, Lior se rend dans la librairie. Elle achète le roman de Jonas et tombe amoureuse de Raphaël Scali, cet auteur qui sait si bien parler des femmes, de leur solitude, de leurs espoirs. C'est une histoire d'amour entre un libraire et sa cliente. Quand Jonas voit entrer Lior dans la librairie, il tombe éperdument amoureux d'elle. Elle est celle qui lui apparaît en rêve depuis de nombreuses années. Mais il refuse de lui révéler qu'il est l'auteur du roman qu'elle a tant aimé. En quête d'un amour absolu, il souhaite que Lior l'aime pour ce qu'il est et non pour ce qu'il a autrefois été.
Pour s'aimer il leur faudra laisser tomber leurs certitudes, les masques derrières lesquels ils dissimulent leurs âmes et leur peur d'une déception qui les renverrait à leur insupportable solitude. Mais ils ne sont pas seuls à espérer cet amour. D'autres personnages agissent dans l'ombre, pour leur montrer le chemin qui doit les conduire à leur destin.

 

Thierry Cohen a déjà publié deux romans très remarqués, dont les droits cinématographiques ont été achetés : J'aurais préféré vivre (Plon) et Je le ferai pour toi (Flammarion).

 

Longtemps, j’ai rêvé d’elle

Par Thierry Cohen – Editions Flammarion

444 page- 19,90 euros – ISBN 978-2-0812-5559-3

 

Et, chez le même éditeur, un magnifique ouvrage d’art   :

 

Du 25 mars au 11 juillet 2011, le Musée Jacquemart-André présente Dans l’intimité des frères Caillebotte, peintre et photographe. À la croisée de la peinture impressionniste et de la photographie, cette exposition évoque l’univers artistique et intime des frères Caillebotte.

La mise en regard inédite des tableaux de Gustave et des photographies de Martial  invite le visiteur à entrer dans l’intimité d’une grande famille parisienne et à plonger dans la nouvelle vie citadine qui s’installe à l’aube du XXe siècle. Les frères Caillebotte se font en effet les témoins d’une époque en pleine mutation urbaine et technique, mais aussi d’un art de vivre si souvent illustré par les artistes impressionnistes.

 

UNE EXPOSITION INEDITE

                

La renommée de Gustave Caillebotte, connu pour son talent de peintre et son rôle de mécène auprès de ses amis impressionnistes, est établie. On sait également qu’une grande affection le liait à son frère Martial. Mais la personnalité de ce dernier, compositeur, pianiste et photographe, restait encore à découvrir.

    

Récemment étudié, le fonds photographique de Martial témoigne d’une grande sensibilité pour des thèmes représentés dans les toiles de Gustave : les vues de Paris, les voiliers, les jardins ou les bords de l’eau. Cette découverte offre au Musée Jacquemart-André l’opportunité de faire ce qu’aucun musée n’avait encore proposé : confronter directement les photographies de Martial aux œuvres de Gustave.

     

Grâce à des prêts exceptionnels de collections privées et publiques, l’exposition dévoile les affinités profondes qui unissaient les frères Caillebotte, en faisant dialoguer pour la première fois plus de 35 toiles et près de 150 tirages modernes. Ces tirages ont été réalisés à partir des originaux de Martial. Certains des tableaux, conservés dans des collections privées, n’ont jamais été présentés au public.  

 

Dans l’intimité des frères Caillebotte. Peintre et Photographe

Collectif sous la direction de Serge Lemoine

208 pages – 39 euros – ISBN 978-2-0812-5706-1

 

*********

 

Un DVD engagé d’un réalisteur engagé.

 

L'histoire de l'orange de Jaffa, consommée dans le monde entier, témoigne du temps où Juifs et Arabes vivaient en bonne entente (avant la création de l'état raciste d'Israël)
Palestiniens et Israéliens témoignent de cette "époque où l'on ne s'entretuait pas

Parmi tous les symboles partisans et opposés, entretenus, véhiculés et admis, un seul est commun à la Palestine comme à Israël : l’orange. Raconter l’histoire de ce symbole, c’est raconter cette terre. L’orange de Jaffa, les orangeraies et, avant tout, le label JaffaTM servent de trame pour révéler une facette de la vie commune judéo-arabe en Palestine.

Un film partisan et partial encensé par la propagande pro-palestienne.

 

Né en 1964 à Haïfa dans le nord d'Israël, Eyal Sivan a grandi à Jérusalem. Il quitte Israël pour la France en 1985. Eyal Sivan a produit ou réalisé de nombreux longs-métrages documentaires dont beaucoup ont été couronnés par plusieurs prix dans des festivals internationaux. Son premier film 'Aqabat Jaber, vie de passage' qui traite des populations palestiniennes déplacées, a reçu le grand prix du Jury du festival Cinéma du réel, au Centre Georges Pompidou. Depuis, Eyal Sivan s'intéresse à travers ses publications, conférences et son travail de cinéaste, à l'utilisation politique de la mémoire en Israël, à la désobéissance civile, et à l'instrumentalisation du génocide et sa représentation.

 

Jaffa. La mécanique de l’orange

Un film de Eyal Sivan -  Momento Films

 

*********

 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -