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Moïse Rahmani

A peine installé, mai s'apprête à partir (19 juin 2011)

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Enfin un livre attendu !

 

Nous connaissons les parachiot. Nous savons que de nombreux commentaires, en toutes les langues, de la parachat hachavoua fleurissent. Nous mêmes, à travers le site www.sefarad.org, diffusons chaque semaine celui que le Grands Rabbin de la Communauté Sépharade de Belgique, le Rav Chalom Benizri, nous adresse.

 

Mais il y avait un manque pour les locuteurs et les amoureux du judeo-espagnol : le commentaire en djidio ; l’espaniol muestro.

 

Cette lacune est enfin comblée avec le très bel ouvrage de Yehuda Hatsvi.Ce dernier, un homme érudit et fin, nous commente la péricope de la semaine, dans un ouvrage qui a sa place dans toute bibliothèque du Sépharade

 

Sovre la parash  de la semana, semana por semana

Par Yehuda Hatsvi – ya.ya@013.net.net

252 pages – 15 euros (22 US$)

 

 

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Les textes traduits ici proviennent tous des Journaux et Notes de jeunesse de Gershom Scholem. Ils ont été écrits entre 1917 et 1919. Réformé pour raisons « psychiatriques », Scholem rend souvent visite à Benjamin à Berne, et, à son contact, cherche à développer une conception du langage, et, notamment, du langage biblique, à l’occasion des traductions qu’il fait de certains cantiques de lamentation. On trouve ainsi un écho direct de ses discussions avec Benjamin, sur la « justice divine » comme sur la notion d’« expérience vécue » dont Buber est, du côté juif, avec Rosenzweig, le principal représentant. À cette « expérience », Scholem veut opposer la position qu’il adoptera définitivement, celle du philologue-historien. Dans cette perspective, il esquisse une conception du temps où le prophétisme et le messianisme jouent un rôle de premier plan, ce que montre son commentaire du prophète Jonas.
Bien qu’il s’agisse de textes de jeunesse – Scholem est né en 1897, il a donc tout juste vingt ans –, ils donnent une vue exacte du programme qu’il se fixe et qu’il réalisera sans jamais dévier, ainsi que de l’atmosphère qui régnait au sein du judaïsme allemand au début du siècle dernier.

 

Gershom Scholem naît dans une famille juive de Silésie assimilée à la culture allemande. En révolte contre eux, il redécouvre ses racines juives et le sionisme pendant son adolescence. Il apprend l'hébreu et étudie le Talmud sous la direction d'un rabbin orthodoxe. Il fréquente beaucoup les milieuw Ostjuden et notamment Martin Buber. Il étudie aussi les mathématiques et la philosophie. En 1915, il rencontre Walter Benjamin. Dès cette époque, il est fasciné par la kabbale, qu'il place au centre de la continuité de l'histoire juive.

En 1918, il décide de se consacrer définitivement aux études juives, et passe en 1922 sa thèse à Munich sur le Séfer ha-Bahir, texte de la kabbale provençale.

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Il arrive à Jérusalem en 1923, et il devient responsable de la section juive et hébraïque de la bibliothèque de la future Université Hébraïque de Jérusalem. En 1925, quand l'Université se crée, il est chargé d'enseignement pour la mystique juive, puis en 1933, il est élu professeur, chaire qu'il occupera jusqu'en 1965. Par la suite, il devient aussi membre de l'Académie israélienne des sciences et lettres à partir de 1960 puis président de cette académie de 1968 à sa mort. Il est enterré au côtés de son épouse au cimetière de Sanhédriah à Jérusalem.

Il a légué une très importante bibliothèque consacrée à la kabbale à l'Université hébraïque.

 Son œuvre immense a fait entrer l'étude de la kabbale dans le champ académique des sciences humaines. Mais il fut aussi une figure de l'histoire d'Israël, en prenant position sur tous les sujets touchant le pays. Il fut toujours attentif à ce que le sionisme ne sombre ni dans le nationalisme, ni dans le populisme, et préserva entre le rationalisme et l'orthodoxie un judaïsme de la liberté ouvert vers l'utopie.

 

Sur Jonas. La lamentation et le judaïsme
De Geshom Schlolem, traduit de l'allemand par Marc de Launay, Hermann Editeurs,
101 pages - 9,90 euros - ISBN 978-2-7056-8018-3
  

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Aux marges du système universitaire, Émile Meyerson (1859-1933) a construit son oeuvre en dialogue permanent avec les plus éminents philosophes de son temps. La sélection de lettres françaises proposées ici laisse entrevoir toute une époque : les séances de la Société française de philosophie, les revues, les salons, le Rassemblement universitaire. Ce volume ouvre ainsi une fenêtre sur l'histoire des idées comme sur l'histoire des réseaux de sociabilité intellectuelle de 1908 à 1933. Ces échanges épistolaires livrent aussi le portrait d'un penseur « en chair et en os », avec sa forte personnalité et ses multiples facettes. Il discute de la théorie de la relativité avec André Metz, répond à Bernard Lazare, ou entame avec Bergson une polémique philosophique, Aux considérations abstraites sur la science et la philosophie, se mêlent les détails du quotidien aussi bien que des témoignages sur la Première Guerre mondiale ou des réflexions sur l'esprit français face à l'esprit allemand.

Bernadette Bensaude Vincent est professeur de philosophie et d'histoire des sciences à l'Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense.

Eva Telkes-Klein travaille au Centre de recherche français de Jérusalem. Dans la ligne de sa collaboration avec Christophe Charle sur les élites universitaires dans la France contemporaine, elle poursuit ses travaux sur la vie intellectuelle en exploitant les archives du philosophe Émile Meyerson.



Mélanges. Petites pièces inédites
D'Emile Meyerson, Edité par E. Telkes-Klein et B. Bensaude-Vincent – CNRS Editions
264 pages - 55 euros - ISBN 978-2-7453-2105-3


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Comme les Soviétiques naguère, les Américains et leurs alliés occidentaux sont dans l’impasse.
Hier, comme aujourd’hui, le sanctuaire pakistanais constitue l’épicentre de la crise. Comment une opération militaire menée avec succès au lendemain du 11 septembre 2001 s’est-elle transformée en enlisement ? L’Afghanistan a été la victime collatérale de la guerre d’Irak avant de redevenir aujourd’hui le théâtre principal d’un conflit sans victoire possible sur le plan militaire. Les occidentaux peuvent-ils aujourd’hui, gagner des guerres irrégulières fondées sur l’usure dans lesquelles les insurgés apparaissent comme les plus motivés tandis que nos opinions publiques sont de plus en plus sensibles aux pertes humaines ? L’amour de la vie qui domine en Occident rend ainsi impossible des victoires sur des peuples prêts à la mort.
Alors comment sortir de cette guerre impossible, tel est le propos de ce petit essai rapide et dense d’un des meilleurs spécialistes des guérillas et de géostratégie

 

Gérard Chaliand, diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, est spécialiste des problèmes politiques et stratégiques du monde contemporain.

L'impasse afghane
De Gérard Chaliand, Editionsde l'Aube, coll. Monde en cours, série L'urgence de comprendre
160 pages - 12 euros- ISBN 978-2 82815-90216-8

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Ses prédictions ont tant alimenté les pronostics les plus fous des marchands d'apocalypse qu'on en oublierait presque que Michel de Nostredame (1503-1566), dit Nostradamus, était un homme de la Renaissance.
Pour Denis Crouzet
, on s'évertuerait bien en vain à donner du sens à ses Prophéties, celles-ci échappant précisément à toute tentative d'interprétation. Plutôt que de dire l'avenir, Nostradamus aurait voulu " prophétiser ", c'est-à-dire délivrer aux hommes la parole de Dieu. En penseur du doute, il les conjure de prendre conscience de leur ignorance et de leur nature résolument pécheresse. Dans un siècle traversé par les violences les plus extrêmes, celui des guerres de Religion, Nostradamus est un chrétien doté d'une foi profonde, évangélique, qui, refusant les déchirements confessionnels, tente d'initier ses contemporains à une piété de l'intériorité fondée sur la présence, en soi, du Christ.
Un rêve de paix intérieure inspiré par Marsile Ficin, Erasme et Cornelius Agrippa, et nourri par Marguerite de Navarre, la soeur du roi François Ier. Comme Rabelais, pour qui le récit burlesque était une thérapie contre les maux de ce temps, Nostradamus se pensait en médecin des âmes, en plus d'être un médecin des corps. Effrayant ses lecteurs en leur dévoilant des lendemains terribles et menaçants, il leur montrait que la haine était le plus grand des périls et que le seul remède était de vivre dans l'amour et la paix du Christ.
Un essai inspiré qui, en sondant l'imaginaire d'un homme à l'oeuvre aussi énigmatique que la vie, lui confère une dimension inédite et lui redonne une place dans l'histoire de la pensée humaniste.

 

Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris IV-Sorbonne, spécialiste des guerres de Religion et des pratiques de violence à la Renaissance, Denis Crouzet construit une oeuvre pénétrante, de sa Nuit de la Saint-Barthélemy (1994) au récent Dieu en ses royaumes (2008), en passant par Michel de l'Hôpital (1998) et Christophe Colomb (Pavot, 2006).

Nostratadamus. Une médecine des âmes à la Renaissance
De Denis
Crouzet, EditionsPayot
464 pages - 27,50 euros - ISBN 978-2-228-90644-9

  

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A l'écart de tout lieu commun, loin des bégaiements de la morale ordinaire, dire ce qui est vrai.
Pour la première fois, Lionel Duroy a écrit dans l'urgence. À travers les personnages de son roman, il a tenté de saisir, au moment même où ils les éprouvaient, les sentiments violents qui nous traversent quand nous sommes confrontés à des conflits douloureux avec les personnes qui nous sont le plus proches. Ici, et dans le même mouvement, un enfant et la femme aimée. " Comment avons-nous pu rater à ce point notre propre aventure familiale ", écrit-il, " alors qu'à chaque instant nous avons eu le sentiment de bien faire ? " Doit-on vivre pour écrire ? Doit-on écrire pour vivre ? Ces questions hantent Lionel Duroy depuis toujours.
Inlassablement, il écrit pour déchiffrer ce chaos d'émotions, de sensations dans lequel le plongent les événements de sa vie. Il écrit pour ne pas faiblir. Pour ne céder ni à la facilité, ni au découragement. Pour refuser les compromis. Il faut traquer le mot, ciseler la phrase, trouver la musique qui permet de creuser au plus profond, d'atteindre au plus intime de soi-même l'endroit où le plaisir est le plus vif et la douleur la plus intolérable.

 

Longtemps journaliste à Libération et à l'Evénement du jeudi, Lionel Duroy est l'auteur d'une dizaine de romans publiés aux Editions Julliard, dont Méfiez-vous des écrivains, Priez pour nous, Le Cahier de Turin et, bien sûr, Le Chagrin


Colères
De Lionel Duroy, EditionsJulliard,
216 pages - 18 euros - ISBN 978-2-260-01914-5
  

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Un vieil homme croit entendre chevaucher Frédéric II dans le royaume des Enfers.
Un centurion marche vers une Rome gangrénée dont il devance l'agonie. Un soldat des tranchées fuit le "golem" que la terre a façonné pour punir les hommes. Un juge anti-mafia tient le compte à rebours de sa propre exécution... Dans la proximité de la guerre ou de la mort surgissent ces quatre récits où les héros - certes vaincus, mais non déchus - prononcent d'ultimes paroles. Ils veulent témoigner, transmettre, ou sceller des adieux.
Minuscules fantassins de la légende des siècles, ils affrontent une Histoire lancée dans sa course aveugle. Et ils profèrent la loi tragique - celle de la finitude - qui, au-delà de toute conviction, donne force et vérité à leur message. D'où la dimension orale de ces textes qui revisitent la scène de l'oeuvre romanesque et, de Cris à La Porte des Enfers, réorchestrent des thèmes chers à Laurent Gaudé, auxquels la forme brève donne une singulière puissance.


Romancier et dramaturge né en 1972, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour son roman Le Soleil des Scorta.
Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée par Actes Sud.


Les Oliviers du Négus,
De Laurent Gaudé, EditionsActes Sud,
160 pages - 17 euros - ISBN 978-2-7427-9774-5
  

 

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Ce livre alterne le récit, extrêmement précis et documenté, de ce qu’est advenu de la momie du plus fameux des pharaons depuis sa découverte au XIXe siècle jusqu’à nos jours, et des métaphores à la première personne de Ramsès qui, bien que mort, attend, selon les croyances de son temps, d’accéder à la vie éternelle qui fera de lui un dieu.
Le récit est, à travers des anecdotes, des portraits de personnages réels, des exposés plein de vivacité sur les conflits entre savants, et sur les querelles politiques qui ont éveillé la protection et l’exploitation des vestiges pharaoniques, un résumé de l’Egyptologie. La « remise en état » de la momie en France sous la présidence de Giscard d’Estaing est, à elle seule, une histoire passionnante.
Les réflexions de Ramsès II sur son sort font pénétrer le lecteur dans l’esprit des anciens égyptiens, mais sans lourdeur. Dieu de son vivant, mais attendant toujours, après des siècles, d’accéder à la vie éternelle, Ramsès II reste aussi un vieux bougon, moqueur, et ému par le charme de la jeune gardienne de la Momie du Caire qui veille sur son mari.

 

Auteur de nombreux livres sur l'Egypte, son pays d'origine, Robert Solé se penche ici, en historien et en romancier, sur la vie posthume de Ramsès II.
Ce récit minutieux est interrompu de temps en temps par la voix du pharaon ; lui seul peut témoigner de ses interrogations et de ses tourmentes. Si son voyage dans l'outre tombe ne s'est pas déroulé comme prévu, le grand Ramsès espère toujours passer devant le tribunal divin pour accéder à la vie éternelle


La vie éternelle de Ramsés II,
De Robert Solé, Ed du Seuil,
192 pages - 17,50 euros - ISBN 978-2-020-96338-1
  

 

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Les aventures d'un idéaliste et autres nouvelles inédites « Les treize nouvelles qui composent cet ouvrage ont paru, à l'origine, comme presque tout ce qu'écrivait Isaac Bashevis Singer, dans le Forverts, un journal yiddish new-yorkais. Elles datent d'époques très différentes et donnent un excellent aperçu des nombreuses facettes de son talent : elles sont émouvantes, drôles, tendres, cruelles - on a le choix. » M.-P. Bay Bienvenue dans l'univers drôle et fantasque d'Isaac Bashevis Singer que l'on (re)découvre grâce à ces treize nouvelles inédites. Qu'il mette en scène l'oiseau qui pourrait être la réincarnation de la « femme aux yeux noirs », un amour déçu, un manuscrit interminable, ou un lacet de chaussure, il nous entraîne dans des aventures surprenantes ; pour notre plus grand plaisir.

Treize nouvelles datant d'époques différentes, à la fois émouvantes, tendres et cruelles : dans«Les ex», David Peltis croise Franka dans un hôtel, en Israël, 19 ans après leur divorce. Elle travaille désormais au maquillage des cadavres dans une entreprise de pompes funèbres.

Né de père rabbin et de mère fille de rabbin, Isaac Bashevis Singer est croyant mais sceptique. Il découvre la littérature grâce à son frère et débute à Varsovie en tant que correcteur, journaliste et traducteur de Thomas Mann et Stefan Zweig. Dès 1925, il écrit ses premières nouvelles et en 1933 paraît son premier roman 'La Corne du bélier'. Il émigra aux Etats-Unis en 1935, promettant à sa femme et à leur fils de cinq ans de les faire venir, mais il épouse à New York une autre femme et devient citoyen américain. Son oeuvre, écrite en yiddish, fait revivre la Pologne de son enfance sur le rythme des conteurs traditionnels dans un style dépouillé et visionnaire. Elle est peuplée de personnages et de sujets tour à tour pittoresques, sensuels et pathétiques en abordant les thèmes chers au peuple juif et à son histoire. Ses romans les plus connus sont 'Le Magicien de Lublin' (1960) et 'Amour tardif' (1980). Isaac Bashevis Singer reçoit le prix Nobel en 1978

Les aventures d'un idéaliste et autres nouvelles inédites,
D'Isaac Bashevis Singer, EditionsStock, coll la Cosmopolite,
252 pages - 19 euros - ISBN 978-2-234-06435-5

  

 

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Longtemps creuset des grandes civilisations et des monothéismes, espace de conquêtes et d’empires, la Méditerranée reste imprégnée des magnificences et des déchirures de l’histoire.
Au stade de la mondialisation néolibérale, elle demeure un point névralgique sur la carte du monde, ligne du partage économique entre le Nord et le Sud et des rivalités du continent européen. Si elle n’est pas devenue en 2010 un espace de libre circulation des capitaux et des marchandises, comme les promoteurs du partenariat euro-méditerranéen le projetaient en 1995 à Barcelone, elle a tout de même grandement renforcé ses coopérations bilatérales asymétriques au détriment des plus faibles.
Et elle n’a pas plus réussi à être aujourd’hui la « zone de paix et de prospérité partagée » telle qu’annoncée en 1995. Peut-il en être autrement alors qu’aucune volonté sérieuse n’existe de crever l’abcès que constitue la politique israélienne d’agression et de colonisation envers le peuple palestinien ? Comment renouer les fils d’un dialogue entre les peuples et les cultures alors que s’érigent murs et barbelés entre les frontières et que se propagent le discours et les pratiques xénophobes de rejet de l’autre ? Comment espérer une prospérité partagée en imposant les mêmes règles commerciales à des pays aux économies totalement hétérogènes ? Le bilan qui est tiré ici de ces politiques libérales et de leur impact sur les économies, les sociétés et l’environnement est sous-tendu par la conviction que d’autres relations politiques, économiques, sociales, humaines en un mot, sont possibles en Méditerranée


La Méditerranée, entre rives et dérives
Attac, EditionsLe bord de l'Eau, coll. L'économie encastrée,
172 pages - 14 euros - ISBN 978-2-356-87120-6

  

 

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L’actualité culturelle des dernières années ne fait que confirmer un engouement massif pour un écrivain dont la haine antisémite absolue n’est un mystère (à peine un secret de famille) pour personne. La célébration perpétuelle du «génie» célinien, dès les années 1950, est un des symptômes culturels les plus forts de la banalité séculaire de l’antisémitisme français et de l’importance toujours occultée de «l’héritage de Vichy». En cette veille du cinquantième anniversaire de la mort de Céline, le 1er juillet prochain, commémorations et embaumements éditoriaux risquent de virer à l’hagiographie consensuelle.
Céline, un antisémite exceptionnel, entend bien gâcher la fête ! D’une implacable rigueur documentaire, ce livre révèle, en effet, la gravité exceptionnelle du nazisme de Louis-Ferdinand Destouches, dit «Céline», prouve son implication profonde dans la Collaboration la plus fanatique et dénonce l’omerta qui continue de couvrir ces faits intolérables dans le microcosme des Lettres françaises.

 

Après des études de philosophie, d’histoire et de géographie à la Sorbonne, Antoine Peillon, journaliste depuis 1985, a collaboré à divers journaux et magazines, dont Le Monde, La Tribune, Le Figaro, InfoMatin, Le Point, L’Express, VSD, La Vie, Grands Reportages… Il a longtemps enquêté, entre autres, sur les réseaux néo-nazis mondiaux et sur l’extrême droite européenne.


Céline. Un antisémite exceptionnel. Une histoire française,
D'Antoine Peillon, EditionsLe Bord de l'Eau,
72 pages - 6 euros - ISBN 978-2-35687-118-3
  

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Bandes Dessinées

Soumis à la forte pression publique qu’a déclenché Constant Kérel, et menacé d’être traduit devant la Haute Cour, le Président de la République Edouard Montfaure cherche à faire diversion en entreprenant un voyage présidentiel aux Etats-Unis, prenant prétexte d’un séminaire international sur  l’environnement. Mais Kérel ne veut pas lâcher sa proie : il annonce à la télévision qu’il va profiter de la visite présidentielle outre- Atlantique pour se rendre lui aussi aux Etats-Unis, afin de remettre symboliquement ses propres propositions sur ce sujet lourd d’enjeux pour toute la planète. La réplique ne se fait pas attendre : la présidence dépose contre Kérel une plainte en diffamation… Politique et thriller, un cocktail imparable pour Elysées République… et l’aventure continue !

 

Elysée. République. "Echelon Présidentiel",
scénario de Rémy Le Gall, dessins de Frisco, mise en couleurs de Francis Khattou, lettrage de Jean-Luc Ruault, EditionsCasterman,
48 pages - ISBN 978-2-203-01844-0
  

Et, chez le même éditeur

1665. Baldassare Embriaco, Génois d’Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d’un service, un livre mythique : Le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d’apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l’ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l’année qui s’annonce – 1666, l’année maudite, l’année de la Bête –, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli,  afin d’essayer de retrouver l’ouvrage… Le premier volume d’une trilogie, séduisante adaptation d’un roman d’Amin Maalouf.


Le périple de Baldassare Tome 1. Le Centième Nom,
De Joël Alessandra, d'après l'ouvrage d'Amin Maalouf, EditionsCasterman,
66 pages - 14 euros - ISBN 978-2-203-04060-1
  

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