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Moïse Rahmani

Pour le long week-end de la Pentecôte (10 juin 2011)

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Essais

 

 

Il y a un proverbe juif admirable : « L'homme pense, Dieu rit ».
Inspirés par cette sentence, nous aimons imaginer que Josy Eisenberg, Grand Rabbin cathodique pas très catholique, a entendu un jour le rire de Dieu. Il nous plaît de penser que ce livre de blagues juives est venu au monde comme l’écho du rire de Dieu mais un Dieu laïc qui rit d’histoires drôles pas seulement destinées à un « peuple élu », le plus souvent en ballotage, mais à tous les publics. Dans ce vaste « croos-country », presque un marathon, à travers l’humour juif, on trouve une spontanéité et aussi cette force ravageuse que l’on retrouve à l’état brut dans de grands romans ou des films classiques.
Ce livre n’est pas le fruit de quelques mois de travail. Il est l’aboutissement de quelques trente années de lectures passionnées et motivées par un constant amour de l’humour. Ce livre de blagues n’est bien sûr pas la raisonnable somme d'un dur labeur accompli sous les lampadaires de la Bibliothèque Nationale. Il est l’éclatement du rêve délirant d'un fanatique. Mais de ces fanatiques de l’humour qui ont commencé à l’aimer à l’âge de quinze ans, en même temps que la science-fiction, le roman policier, le fantastique, la littérature d'imagination.
Cette patiente prospection, sans outils, sans casque protecteur, les mains vides, au plus profond des coulisses de la littérature d'humour juif, nous vaut des joies réelles, ces mêmes joies que devaient connaître les chercheurs d’or quand ils découvraient un peu de poudre dans des tonnes de rocaille.

 

Ce Grand Rabbin, légèrement atypique, a plusieurs kippot, en français, on dit casquette : théologien, historien, scénariste, producteur et réalisateur de télévision (sur France 2) de deux émissions hebdomadaires sur le judaïsme, avec lequel il vit une grande histoire d’humour.

Ma plus belle histoire d’humour. Les meilleures blagues juives.

Par Josy Eisenberg – Illustrations de Davy Aouizerate – Editions David Reinharc

224 pages – 17,50 euros – ISN 978-2-358-69010-2

 

Et, chez le même éditeur,

 

Selon les auteurs, on avait pris l'habitude que le racisme, la xénophobie, le mépris de la démocratie, l’antisémitisme, l’exaltation de l’Ordre et de la Famille soient incarnés par Jean-Marie Le Pen, cet Alien, monstre inassouvi qui va chercher dans les égouts de nos égos les mots pour dire « tout haut » les slogans les plus obscènes, les discours les plus abjects.
Avec lui, le spectacle était au rendez-vous ; comme le Georges Marchais des années 70, c’est le trublion qui va « en sortir une », le produit télé qui marche. À chaque fois, un mot de trop, un mot oublié, un acte manqué- réussi, déclarations venant contrecarrer les efforts de sa fille pour dédiaboliser le parti. Avec Marine Le Pen, on passe désormais du ressentiment au grand jour et de la haine à visage découvert à l’imposture d’une jolie femme, lepéniste new look, férue, pour un temps, d’un style élégant.
Dans le Traité sur la Tolérance, Voltaire écrivait : « Je hais vos idées mais je suis prêt à mourir pour que vous puissiez les exprimer ». Tel est l’esprit de cet ouvrage : présenter les propositions du FN très peu connues du grand public en y apportant une analyse objective sur leur faisabilité. L’analyse point par point du programme du FN révèle que la quasi totalité des propositions évoquées par Marine Le Pen lors de ses incessantes apparitions médiatiques sont absolument irréalisables ! Najwa El Haïté et Yves Azeroual ont demandé l’avis des plus éminents économistes et juristes de notre pays sur les propositions du programme du FN : leur verdict est sans appel...
C’est une véritable arnaque ! Et pourtant, pour les Français, le FN a changé de visage avec l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête depuis le Congrès de Tours de janvier 2011. Certains la considèrent moins « sanguinaire », moins « extrémiste » que Jean-Marie Le Pen. En quête de respectabilité, elle n’hésite pas sur les plateaux TV à se désolidariser de son père en qualifiant la Shoah de « summum de la barbarie » ou à suspendre, lors des cantonales de mars 2011, un candidat du FN pris en photo faisant le salut nazi. Parallèlement à cette nouvelle image, le programme du FN mis en ligne sur Internet s’enrichit.
À côté d’un classique volet sur l’immigration, s’ajoute un volet social et économique. La présidente du FN n’hésite pas à prôner, par ses propositions, « une révolution patriotique » pour mettre fin aux privilèges de certains. Cette formule pourrait plaire aussi bien à une classe populaire désorientée, victime de la vie chère, en proie au chômage et au surendettement, qu’à une classe moyenne, laissée pour compte par le pouvoir et craignant le déclassement.
Marine Le Pen semble vouloir ainsi se donner les moyens de transformer son parti, longtemps considéré comme fasciste et contestataire, en un parti estimable et républicain pour en faire une « machine de guerre à la conquête du pouvoir ». Pour y arriver, et elle l’a très bien compris, il faut faire oublier les sorties nauséabondes de son père pour rendre son mouvement fréquentable et élargir ainsi son socle électoral composé du milieu ouvrier et d’une partie du petit patronat.
Les auteurs démontrent que Marine Le Pen est loin d’incarner une véritable rupture avec son père. Au retour d’une enquête minutieuse, une étude détaillée de ses propositions, fruit d’un travail objectif et fouillé, il s’avère qu’il s’agit plus d’une posture opportuniste pour accéder au pouvoir que d’un véritable aggiornamento. Marine Le Pen ou la ruse de la raison d’extrême-droite pour prendre le pouvoir par les urnes.

 

Najwa El Haïté est juriste de formation.
Elle possède également un Master 2 en Administration du Politique obtenu à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Actuellement, elle est chargée de mission à la Direction de la Citoyenneté au sein du Conseil Général de la Seine-Maritime. Depuis 2008, elle est conseillère municipale (Parti Socialiste) à la ville du Havre, ville où le FN enregistre un score important aux élections nationales et locales, depuis plusieurs années

 

Yves Azeroual est journaliste, documentaliste, scénariste, ancien fondateur rédacteur en chef de I>Télé et de Secrets d’histoire sur France 2.
Il est l’auteur de plusieurs essais, dont le best-seller Carla et Nicolas, la véritable histoire, aux Éditions du Moment.

 

 

L’arnaque. Le programme du Front National enfin décrypté

Par Yves Azéroual et Najwa El Haïté

120 pages – 14.50 euros – ISBN 978-2-35869-026-3

 

Et

Il n'est pas facile de contredire Stéphane Hessel. Son passé de résistant, sa carrière, sa notoriété, son âge et maintenant son succès ne laissent en face de lui que des portes ouvertes, y compris celles qu'il défonce doucement.

Orimont Bolacre ne parle pas de si haut : son âge à lui est le tiers de celui du grand homme, il n'est pas ambassadeur de France mais entre deux emplois. C'est un sympathisant du parti de l'Innocence, qui nous a proposé sa réaction au fameux opuscule.

Indignez-vous !, lui ne demande pas mieux. Mais il trouve que les indignations suggérées sous ce titre sont un peu prévisibles, et surtout nettement sélectives. Puisqu'on l'invite à donner cours aux siennes il en propose quelques autres, qui lui paraissent mieux fondées. Indignez-vous ! n'y échappe pas, pour ses silences et parti-pris.

 

Orimont Bolacre, pseudonyme d’un mystérieux auteur de 31 ans, répond favorablement à la demande de l’écrivain et candidat à la présidentielle 2012, Renaud Camus – réagir à l’appel à s'indigner de Stéphane Hessel –

J’y crois pas ? Une réponse à Stéphane Hessel à la demande de Renaud Camus

Par Orimont Bolacre

34 pages – 3,90 euros – ISBN 978-2-35869-023-2

 

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Les germanistes accordent généralement peu de place à Arthur Koestler (1905-1983). Pourtant, le rôle de Koestler fut loin d'être négligeable dans les "années brunes", ce qui lui valut d'ailleurs d'être "brûlé" par les nazis, puis incarcéré en Espagne et en France, avant de s'établir en Angleterre. Dans cet essai, Hanania Alain Amar s'attache à restituer ce que fut la "réalité" de ce personnage hors du commun, aussi bien admiré que bafoué pour son combat, certes contre les fascismes, mais aussi contre tous les totalitarismes. L'originalité de l'étude du Dr Amar réside dans le repositionnement de Koestler parmi les intellectuels de langue allemande, partis pour l'étranger, dont la lucidité, l'engagement et le courage comptèrent au XX° siècle. Thierry FERAL.

 

Psychiatre, psychothérapeute, AIHP, retraité actuellement. Ancien membre du Comité d'Ethique du CHU de Lyon, ancien membre de la Haute Autorité de Santé, ancien chef de service d'une unité de Jour à Lyon, ancien membre du CCPPRB (Comité de Protection des Personnes en Recherche Biomédicale), ancien expert DDASS et auprès du Procureur de la République (Valence puis Lyon), agréé par la préfecture du Rhône. Ancien membre du Bureau de l'AFP (Association Française de Psychiatrie

 

Arthur Koestler. La rage antitotalitaire

Par Hanania Alain Amar – Editions L’Harmattan

122 pages – 12,60 euros – ISBN 978-2-296-54798-8

 

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Quelques essais sur les révolutions arabes :

 

La révolution démocratique et sociale qui surgit aujourd’hui dans le monde arabe et, plus largement, dans le monde musulman, est à la fois une bonne nouvelle et un événement historique et international majeur.
Ce « 89 » arabe, qui évoque tout autant le 1989 européen de la chute du mur de Berlin que le 1789 de la Révolution française, ébranle en profondeur les sociétés et touche également les pays européens, dont la France. L’analyser, l’expliquer, en évaluer la portée, est la raison d’être de ce dialogue entre un journaliste, Edwy Plenel, et un historien, Benjamin Stora. La confrontation entre les interrogations du présent, dont témoigne le premier, et la connaissance du passé, que détient le second, est particulièrement éclairante.
Elle permet de saisir à la fois ce qu’il y a d’imprévisible, d’inventif, d’inédit dans le soulèvement des peuples et les faits oubliés ou les expériences meurtries dont il est pétri. Au-delà de leurs métiers et intérêts respectifs, une longue complicité amicale et intellectuelle rapproche les auteurs et anime leur conversation. Elle est liée à des parcours sinon communs, du moins voisins. Benjamin Stora est né en Algérie, qu’il a dû quitter en 1962, tandis que Edwy Plenel y a vécu après l’indépendance.
Tous deux ont placé la question coloniale, l’actualité de son passé et la critique de ses héritages au coeur d’engagements de jeunesse qu’ils ne renient pas et qui ont en partie faits ce qu’ils sont devenus. Tous deux sont concernés, informés et leur souci de comprendre est aussi l’expression d’une vive empathie envers ces révolutions porteuses d’espérance.

 

Benjamin Stora est historien, spécialiste reconnu de l’histoire du Maghreb.
Edwy Plenel est journaliste, fondateur de Mediapart.

 

Le 89 arabe. Réflexions sur les révolutions en cours

Benjamin Stora. Dialogue anev Edwy Plenel – Editions Stock

180 pages – 16,50 euros – ISBN 978-2-234-07112-4

 

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Soudain, le peuple tunisien s'est soulevé ! Nul n'avait prévu cet événement qui a donné le signal de révoltes populaires et de renversements de régimes tyranniques dans un monde arabe que l'on disait le plus souvent sans aspiration à la liberté.
Pourquoi ce peuple, réputé pour sa modération, a-t-il inventé la première révolution du XXIe siècle? Quelles en ont été les causes profondes, au-delà des explications socio-économiques, insuffisantes pour penser ce moment où des femmes et des hommes se sont levés ensemble pour s'émanciper? Il faut s'interroger sur les dimensions à la fois politique et subjective de ce bouleversement pour pouvoir en rendre compte.
C'est cette double approche que privilégie Fethi Benslama, qui a suivi ce processus révolutionnaire avec passion. Pour l'éclairer, il use des ressources de la psychanalyse et de la philosophie. Auteur prophétique d'une Déclaration d'insoumission publiée en 2006, fort de son engagement de longue date pour la défense de la démocratie et des libertés, il livre aussi dans cet ouvrage le fruit de ses réflexions sur l'état du monde arabe.
Il met l'accent sur la mutation inaperçue qui a conduit ses sujets à sortir de la double entrave qu'ils subissaient, entre pouvoirs autoritaires et régimes islamistes, afin de ne plus sacrifier leur désir de liberté à la quête d'identité. De la Tunisie au monde arabe, on n'observe pas seulement un effet mimétique, mais un mouvement de fond qui bouleverse l'histoire de la Méditerranée. Notre histoire.

 

Fethi Benslama est psychanalyste et professeur de psychopathologie.
Directeur de l'UFR "Sciences humaines cliniques" à l'université Paris-Diderot, il est l'auteur de plusieurs essais remarqués, dont La Psychanalyse à l'épreuve de l'islam (Aubier, 2002) et Déclaration d'insoumission à l'usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas

 

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Soudain, la Révolution ! De la Tunisie au monde arabe : la signification d’un soulèvement

Par Fethi Benslama – Editions Denoël

124 pages – 10 euros – ISB 978-2-207-11152-0

 

 

Dans cet essai, publié simultanément en France, en Italie et en Allemagne, Tahar Ben Jelloun livre à chaud son analyse de ce mouvement de révolte qui traverse depuis novembre 2010 le monde Arabe, et qui depuis ne cesse de se propager.
C’est « un immense mur de Berlin qui tombe » écrit-il, un moment historique, car il est maintenant acquis que plus rien, dans la région, ne sera comme avant. On ne reverra en effet pas de si tôt autour de la méditerranée des dictateurs à la longévité de Moubarak et Ben Ali, tant cette forme d’exercice du pouvoir a perdu toute légitimité au yeux des populations arabes. Des millions de manifestants sont descendus dans la rue pour réclamer dignité et égalité, et aucun régime n’a réussi à les empêcher, aussi verrouillé soit-il.
Même le soutien hypocrite et intéressé des pays occidentaux, qui redoutaient tant l’islamisme et voulaient se ménager de bonnes opportunités commerciales, n’est plus d’actualité. Pourtant bien peu de gens ont vu venir ce vent de révolte qui semble maintenant irréversible. Pour nous l’expliquer, Tahar Ben Jelloun nous projette habilement « dans la peau » de Moubarak puis « dans la peau » de Ben Ali, acculés à la fuite, puis « dans la peau » de ces hommes ordinaires, tel Mohamed Bouazizi qui s’immola par le feu en Tunisie, et quelques autres en Egypte, en Lybie, en Algérie, qui furent les étincelles qui enflammèrent cette révolution.
Mais, se refusant à considérer ces révolutions comme un seul et même phénomène, global et uniforme, Tahar Ben Jelloun, dans la deuxième partie de son essai, examine au cas par cas la situation des pays arabes touchés par la contestation : Tunisie, Egypte, Algérie, Yemen, Maroc, Lybie, Syrie, et évalue les chances de réussite de ces mouvements en tenant compte de leurs spécificité et de l’histoire de ces pays.
L’occasion pour lui de souligner et saluer le rôle nouveau et décisif de la jeunesse arabe dans ces révoltes immensément courageuses. Un essai clairvoyant et instructif sur ces événements à l’actualité brûlante, par l’un de nos écrivains les plus informés et attentifs au sujet en France

 

Tahar Ben Jelloun est né en 1944 à Fès au Maroc.
Ecrivain, journaliste et poète, il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour La nuit sacrée, et est membre de l’académie Goncourt. Il a publié récemment chez Gallimard Jean Genet, menteur sublime. Il est aussi l’auteur de deux petits essais best sellers : Le racisme expliqué à ma fille, et de L’islam expliqué aux enfants.

 

L’étincelle. Révolte dans les pays arabes

Par Tahar Ben Jelloun – Editions Gallimard

124 pages – 11 euros – ISBN 978-2-07-031471-7

 

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Du 25 janvier au 11 février 2011, l'Egypte a connu la première révolution populaire de sa très longue histoire.
En dix-huit jours, des manifestants, jeunes pour la plupart, sont parvenus à chasser l'équivalent moderne du pharaon. Au pouvoir depuis 1981, Hosni Moubarak - lâché par son armée - a été contraint au départ par des foules immenses, rassemblées sur la place Tahrir au Caire. Une place déjà entrée dans la légende. Après la Tunisie, l'Égypte inaugure-t-elle un " printemps arabe "?. Il ne suffit pas de décapiter un régime autoritaire, sali par la torture et miné par la corruption, pour donner naissance à une démocratie.
La " révolution du 25 janvier " ne fait que commencer... Robert Solé, à qui l'on doit de nombreux essais et romans sur l'Egypte, son pays d'origine, raconte par le menu ces dix-huit journées qui ont changé le cours de l'histoire. Des journées fiévreuses, inventives, héroïques parfois, que l'auteur du Tarbouche et du Dictionnaire amoureux de l'Égypte restitue ici dans leur effervescente richesse. Un récit de l'intérieur par le plus égyptien des auteurs français.

 

Robert Solé, né au Caire, arrive en France à l'âge de dix-huit ans. Journaliste pendant plus de quarante ans au " Monde ", il en a été le correspondant à Rome puis à Washington, avant d'y occuper les fonctions de rédacteur en chef, médiateur, billettiste et responsable du " Monde des livres ". Depuis mars 2011, il se consacre à l'écriture.

 

Le pharaon renversé. Dix-huit jours qui ont changé l‘Egypte

Par Robert Solé -  Editions Les Arènes

256 pages – 19,80 euros – ISBN 978-2-352-04153-5

 

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Avril 1909.
La ville d'Adana et sa plaine si fertile ne sont plus que champs de ruines. Accompagnant la Croix-Rouge, la romancière et journaliste Zabel Essayan conte par le menu ce que ses yeux distinguent, ce que ses oreilles entendent, ce que son coeur ressent. Et que voit-elle ? La destruction des quartiers chrétiens d'Adana par une population turque fanatisée. Religieux, notables et hommes du peuple massacreront en quelques jours plus de trente mille Arméniens en Cilicie.
Empreint de la violence qui l'entoure, le récit de la journaliste décrit avec une puissance rare l'atrocité des massacres et l'impuissance d'une civilisation aux abois face au nationalisme délirant des Jeunes-Turcs. Livre halluciné, Dans les ruines est un témoignage à résonance universelle, il parle pour tous les génocides d'hier et d'aujourd'hui.

 

Zabel Essayan est née à Scutari (quartier de Constantinople) en 1878.
A l'âge de dix-sept ans, elle s'installe à Paris où elle étudie la philosophie et la littérature à la Sorbonne. Très vite, elle partage sa vie entre Paris et Constantinople. Très active dans les milieux littéraires de la capitale turque, elle est considérée comme la principale femme de lettres arménienne de sa génération. Elle écrit Dans les ruines, son oeuvre majeure, en 1909 (publié en 1911). En 1915, elle fuit une Turquie en proie au génocide arménien.
Installée en Arménie en 1933, elle est victime des purges staliniennes en 1937, et disparaît sur la route de sa déportation en 1943.

 

Dans les ruines.  Le massacre d’Adana avril 1909

Par Zabel Essayan – Traduit de l’arménien par Léon Ketcheyan  – Editions Phébus

304 pages – 23 euros – ISBN 978-2-7529-0503-1

 

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Livres d’art

 

Les Editions Flammarion nous envoient quelques livres parus dans leur collection Histoire de l’Art.

 

La collection Histoire de l’art offre une vision synthétique des différents courants artistiques à travers les âges et les civilisations. En proposant des thématiques simples, chaque ouvrage permet de retracer l’évolution de ces mouvements.

 

En s'appuyant sur l'état actuel des recherches archéologiques et historiques, en replaçant les créations dans leur contexte, en abordant l'émergence des savoirs techniques, ce volume constitue une approche synthétique du monde antique depuis la maîtrise du feu par l'homme jusqu'à la chute de l'Empire romain.

 

Préhistoire et Antiquité. Des origines de l’humanité au monde classique

Ouvrage dirigé par Alain Schnapp

582 pages - 39,90 euros – ISBN 978-2-0812-4425-2

 

Un panorama de l'histoire de l'art en Europe et sur le pourtour méditerranéen, entre le Ve et le XVe siècle.

 

Moyen Age. Chrétienté et Islam

Ouvrage dirigé par Christian Heck

602 pages - 39,90 euros – ISBN 978-2-0812-4424-5

 

Etude de l'art européen à partir des premiers signes de la Renaissance à Florence jusqu'aux bouleversements entraînés en France par la fin de l'Ancien Régime. La peinture, la sculpture et l'architecture sont prioritairement traitées, mais une large place est accordée aux arts mineurs.

 

Temps modernes. XVe-XVIIIe siècles

Ouvrage dirigé par Claude Mignot et Daniel Rabreau

600 pages - 39,90 euros – ISBN 978-2-0812-4426-9

 

Et

 

Une synthèse de l'histoire de l'art de cette période dans différents domaines : peinture, architecture, photographie, cinéma, affiche, bande dessinée...

 

Epoque contemporaine. XIXe – XXIe siècles

Ouvrage dirigé par Philippe Dagen et Françoise Hamon

632 pages- 39,90 euros – ISBN 978-2-0812-4427-6

 

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