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Moïse Rahmani

De quelques livres avant l'entrée de Chabbat (17 juin 2011)

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L'Eclair de la Rencontre a fait connaître à un vaste public, juif et chrétien, la pensée de Colette Kessler (1928-2009) et son ardent engagement en faveur d'une connaissance et reconnaissance mutuelles entre ces deux communautés de croyants.
Dieu caché, Dieu révélé nous conduit au coeur d'une autre Rencontre, celle du Buisson ardent, où le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de Jésus-Christ, se révèle tout à la fois dans sa proximité et dans son mystère. Dévoilement et retrait qui scandent l'histoire du peuple d'Israël, que ses fêtes liturgiques ne cessent de célébrer et ses Ecritures de méditer. La parole d'Isaïe : "En vérité, tu es un Dieu caché, Dieu d'Israël, qui sauves !" (Is 45, 15) fait l'objet ici tout particulièrement d'une méditation approfondie auprès d'une communauté monastique.
Ce livre, né d'articles et de sessions destinés à un public majoritairement chrétien, s'en fut à son tour le témoin. Colette Kessler y convoque sa vaste culture et la ferveur de sa foi juive pour conduire son lecteur jusqu'à ce Buisson ardent où cesse le discours. C'est pour tout ce travail inlassable de rapprochement entre Juifs et Chrétiens que Colette Kessler a reçu successivement le Prix de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France en 1990, et le Prix de l'Association des Ecrivains Croyants d'Expression Française en 2004.

 

Colette Kessler, qui a été vice-présidente de l’Amitié Judéo-Chrétienne de France pendant vingt-cinq ans, est décédée le 3 mai 2009

Son rôle dans l’approfondissement du dialogue entre Juifs et Chrétien, en France, est souligné avec force, en même temps que son extraordinaire rayonnement. On notera, en particulier — parce qu’il s’agit là d’un domaine rarement exploré — son dialogue d’une grande qualité avec les communautés monastiques, catholiques et protestantes

 

Dieu caché, Dieu révélé. Essais sur le judaïsme

Par Colette Kessler – Editions Lethielleux

262 pages – 24 euros – USBN 978-2-249-62057-7

 

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Juillet 1942. À la veille de la rafle du Vel' d'hiv', Henri Borlant et sa famille vivent depuis trois ans dans une bourgade près d'Angers. Émigrés russes d'origine juive, les parents sont avant tout des français, naturalisés par décret peu avant la naissance d'Henri. Le père est tailleur. Ils ont neuf enfants. A la rentrée scolaire ces derniers sont inscrits d'office à l'école libre où ils reçoivent l'enseignement catholique.
A la demande de l'abbé qui leur fait la classe, ils sont baptisés. A 13 ans, Henri devient catholique pratiquant. Le 15 juillet 1942 des soldats allemands l'arrêtent, lui, son père, son frère 17 ans et sa sœur 21 ans. Ils sont déportés directement d'Angers au camp d'Auschwitz Birkenau. Henri ne les reverra jamais. Il survit 28 mois à la faim, au froid, aux coups, aux humiliations, à la tuberculose, aux massacres quotidiens et aux fréquentes sélections pour la chambre à gaz.
Fin octobre 1944 le camp est évacué vers l'Allemagne à l'approche de l'armée soviétique. D'Ohrdruf, qui dépend de Buchenwald, Henri réussit à s'évader à la veille de l'arrivée des Américains. 15 jours plus tard, il est à Paris où il retrouve sa mère et cinq de ses frères et sœurs. A 18 ans, il surmonte tous les obstacles et démarre ses études secondaires. Deux ans et demi plus tard il obtient son bac et entre à la faculté de médecine.
Installé comme généraliste à Paris depuis 1958, il rechute de la tuberculose en 1974. Un long traitement induira un état dépressif. Il entreprend une psychanalyse. En 1992 on lui demande pour la première fois de témoigner. Depuis il n'a plus cessé de le faire publiquement, aussi bien en France qu'à l'étranger.

« Parfois, j’ai comme un vertige. Lors d’un voyage à Auschwitz avec des adolescents en 1995, Serge Klarsfeld m’a présenté : Henri Borlant est le seul survivant des six mille enfants juifs de France de moins de seize ans déportés à Auschwitz en 1942. C’est très impressionnant de se dire que sur six mille enfants, on est le seul à pouvoir parler, je n’ai donc pas le droit de me taire. »

H.B.

 

Hirsch-Henri Borlant est né en1927 à Paris, dans une famille d’immigrés russes de 9 enfants. Les plus jeunes sont évacués à la veille de la déclaration de guerre dans le Maine-et-Loire avec leur mère. Ils s’installent à Saint-Lambert-du-Lattay où le père les rejoint. Les enfants sont scolarisés dans l’école catholique du village et baptisés. Henri fait sa première communion. Le 15 juillet 1942, des Allemands en uniforme viennent arrêter les membres de la famille âgés de 15 à 50 ans : sa mère, 42 ans, une sœur, un frère et Henri tout juste âgé de 15 ans. Ils sont emprisonnés au grand séminaire d’Angers, hommes et femmes séparés. Deux jours plus tard, les Allemands ramènent la mère à Saint-Lambert et prennent le père. Le 20 juillet, tous quatre sont embarqués à la gare Saint-Laud d’Angers. Le convoi arrive à Birkenau le 23 juillet. Fin octobre 1944, Henri avait été évacué en train vers Berlin. Il a séjourné dans divers camps, avant de parvenir à Ohrdruf, qui dépend de Buchenwald. Il s’en était évadé au moment de l’évacuation le 3 avril 1945. Sa sœur Denise, son frère Bernard et son père n’ont pas survécu. Muni du seul certificat d’études primaires, après trois ans de camp, à 18 ans, Henri entre en 3e au cours complémentaire. A 28 ans, malgré plusieurs séjours en sanatorium pour soigner une tuberculose, il est docteur en médecine. Henri est père de quatre filles, grand père de 7 petits-enfants. Depuis sa rencontre avec Témoignages pour mémoire, dont il est le secrétaire général, il a recueilli les récits de survivants de la déportation, témoigné dans les lycées, les collèges et pour la formation des enseignants. Henri Borlant est administrateur de la Fondation pour la mémoire de la Déportation.

 

« Merci d’avoir survécu »

Par Henri Borlant – Editions Seuil

192 pages – 19 euros – ISBN 978-2-02-104471-3

 

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Se pourrait-il qu'un tableau célèbre – dont la signature présente une discrète anomalie – soit l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne ? Un égal du Titien ou du Véronèse ? Né à Constantinople en 1519, Elie Soriano a émigré très jeune à Venise, masqué son identité, troqué son nom contre celui d'Elias Troyanos, fréquenté les ateliers de Titien, et fait une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto : le "Petit Turc", comme l'a surnommé Titien lui-même.Metin Arditi retrace le destin mouvementé de cet artiste, né juif en terre musulmane, nourri de foi chrétienne, qui fut traîné en justice pour hérésie…

 

Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Il préside l'Orchestre de la Suisse romande et la fondation Les Instruments de la Paix-Genève. Son œuvre est publiée chez Actes Sud : Dernière lettre à Théo (2005), La Pension Marguerite (2006 ; Babel n° 823, prix Lipp Suisse 2006), L'Imprévisible (2006, prix de la Radio suisse romande 2007 ; Babel n° 910), Victoria-Hall (Babel n° 726), La Fille des Louganis (2007 ; Babel n° 967), Loin des bras (2009 ; Babel n° 1068) et Le Turquetto (2011).

 

Le Turquetto

Par Metin Arditi – Editions Actes Sud

288 pages – 19,50 euros – ISBN 978-2-7427-9919-0

 

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" Quoiqu'elles relatent les aventures invraisemblables de personnages inconcevables, ces neuf hallucinantes nouvelles ne sont pas l'oeuvre de l'imagination ni de la fantaisie pure.
Chaque épisode est inspiré d'un fait rigoureusement véridique ; chaque héros possède une existence réelle et une personnalité authentique - laquelle a été prudemment voilée en raison de la proximité des événements ". C est en ces termes que Manuel Chaves Nogales s'adresse aux lecteurs de A Feu et à sang - suite de récits sur la guerre civile espagnole, écrits dès 1937 alors qu'il était exilé en France.
Il n'a guère plus de sympathie pour les révolutionnaires que pour les réactionnaires : " Idiots et assassins ont surgi avec une égale profusion et agi avec une égale intensité dans les deux camps qui se sont partagé l'Espagne ". Avec une grande lucidité et une impartialité exemplaire, Chaves Nogales montre jusqu'où la bêtise et la cruauté peuvent entraîner les hommes.

 

Manuel Chaves Nogales est né à Séville en 1987.
Après la disparition prématurée de son père journaliste, il fait ses premières armes dans la presse locale, échappant ainsi à la précarité. En 1920, il part pour Madrid, où il collabore à Estampa, puis à partir de fin 1930 dirige Ahora, un autre journal illustré. Il y publie des reportages sur l'URSS et l'Allemagne nazie. Exilé à Londres sous Franco, il y meurt en 1944, à l'âge de quarante-sept ans. Il est notamment l'auteur de Juan Belmonte, matador de taureaux (Verdier, 1990) et de Le Double Jeu de Juan Martinez (Quai Voltaire, 2010).
A paraître en 2012 : L'Agonie de la France

 

A feu et à sang

Par Manuel Chaves Nogales – Editions Quai Voltaire

272 pages – 21 euros – ISBN 978-2-7103-6714-7

 

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Alors qu’elle rentre de voyage, Isabelle trouve dans son courrier un faire-part de décès.
Sa psychanalyste, B. F., est morte brutalement. Isabelle, qui ne l’a pourtant plus consultée depuis dix ans, est dévastée par la nouvelle. C’est à B. F. qu’elle doit d’avoir retrouvé son équilibre et sa confiance, d’avoir enfin contemplé l’image idéale de la mère qu’elle n’a pas eue. Comment admettre que cette femme merveilleuse ait disparu ? A l’enterrement, une amie de la défunte évoque une bouture de citronnier dont B.
F. lui avait fait présent : malgré le froid, le citronnier avait pris. La métaphore touche Isabelle de plein fouet. Après les larmes et le deuil vient toutefois le temps de la réflexion. Avait-elle réellement achevé son analyse en fermant pour la dernière fois la porte du cabinet de B. F. ? Son heureuse légèreté mettait-elle un point final à des années de souffrance livrées sur un divan ? Isabelle relance alors son auto-analyse, avec le sentiment de poursuivre ce qui, en réalité, n’a jamais été clos.
Elle lit Freud, Jung, Winnicott, interroge d’autres spécialistes, recueille les témoignages de fin d’analyses de ses amis, de ses proches, et chemine lentement vers elle-même.Au bout de cette enquête intérieure, c’est la promesse d’une libération nouvelle qui l’attend.

 

Isabelle Yhuel fréquente la psychanalyse depuis de longues années. Elle collabore notamment à Psychologies. Elle a publié plusieurs ouvrages chez Lattès dont Aimer enfin sa mère et Quand les femmes rompent (15 000 exemplaires vendus).

 

Le citronnier a pris. Quand met-on fin à une psychanalyse ?

Par Isabelle Yhuel – Editions JC Lattès

162 pages – 17 euros – ISBN 978-2-7096-3551-6

 

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Éva Joly et Judith Perrignon travaillent depuis deux ans à ce polar qui se dévore. Leur roman associe une connaissance parfaite des circuits financiers, de la face cachée du pouvoir et des enquêtes judiciaires, et des atmosphères inoubliables, aux îles Féroé, au Palais de Justice de Nice ou au Quai d’Orsay

 

Juillet 2010. Nwankwo, le patron de la brigade financière de Lagos (Nigéria), est exfiltré de nuit avec sa famille par les services secrets norvégiens. Félix, greffier au tribunal de Nice, participe à la perquisition du yacht du banquier Stephensen. Le corps de sa femme vient d'être retrouvé dans les eaux du port. Lira, journaliste à Saint-Pétersbourg part pour Londres. Louchski, un oligarque qui a la mainmise sur l'industrie de la défense russe, vient de faire son entrée à la City.
C'est le reportage de trop. Lira, Félix et Nwankwo, sont les témoins d'une série de meurtres. Ils découvrent des connexions occultes. Ils sont seuls, vulnérables, mais détiennent un secret. Leur survie va se jouer entre Lagos, les îles Féroé et un hameau perdu au coeur des Cévennes. Traqués par les équipes de Louchski, des agences de renseignement occidentales et les seigneurs du pétrole nigérian, ils n'ont plus rien à perdre.
Leur destin est scellé : rester debout et soudés face au chaos du monde. Jusqu'au dénouement final, déroutant.

 

Née en Norvège, Eva Joly, 67 ans, est devenue française par son mariage. Elle a été la juge la plus célèbre de France (affaires Tapie, Dumas et Elf), avant de devenir députée européenne sur la liste Europe Écologie. Présidente de la Commission du développement au Parlement européen, elle est candidate aux primaires d’Europe Écologie Les Verts pour la présidentielle de 2012.

Ancienne journaliste à Libération, lauréate du prix Louis-Hachette 2011 pour un de ses reportages paru dans la revue XXI, Judith Perrignon est l’auteure de nombreux récits littéraires à succès, notamment C’était mon frère (15 000 ex) et L’intranquille (35 000 ex) à l’Iconoclaste, La nuit du Fouquet’s avec Ariane Chemin (50 000 ex chez Fayard). Elle vient de publier son premier roman, Les Chagrins, chez Stock, salué par la critique.

 

Les yeux de Lira

Par Eva Joly et Judith Perrignon – Editions Les Arènes

320 pages – 19,90 euros – ISBN 978-2_352-04150-4

 

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Notre ami Daniel Vogelman, signe deux petits ouvrages aux Editions La Giuntina à Florence

 

A chaque fois qu’on dit le  kaddish, un ange nait affirme-t-on

 

Une petite plaquette à Sissel où, en cinq poèmes émouvants, Daniel Vogelman, nait en 1948,  raconte son amour pour sa sœur disparue à huit ans dans les camps en 1944  et qu’il espère rencontrer lorsque le moment sera venu. Il lui dit :

 

Promets-moi

que tu me donneras la main

le jour où j’arriverai chez toi.

Parce que, tu sais,

il me reste un peu de peur

 

Cinque piccole poesie per Sissel

8 pages

 

***

 

 « Rire fait du bien à la santé. C’est pourquoi les médecins détestent  les blagues »…

Sholem Aleikhem

 

Bien que la blague soit faite pour être contée et non lue, Daniel Vogelman, confie dans un délicieux ouvrage dédié à son fils Shulim et à Schulim, décédé, (que je suppose être son père), ses blagues juives préférées. Dans sa préface il disserte sur qu’est la blague juive. Il précise qu’elle est parfois similaire à l’italienne et que si l’on change le nom du personnage principal de Moïse en Mario ou celui de Rivka en Rita, on obtient une parfaite anecdote transalpine. Quoique…

Dans la blague, la yiddsihe mame s’apparente comme deux gouttes d’eau à la mamma italienne et Vogelman affirme qu’il faut éviter, à tout prix, d’être le fils d’une maman juive italienne ! Mamma mia

Des dessins de Bjørn Okholm Skaarup enjolivent ce livre de 70 pages.

 

Le miei migliori barzellette ebraiche

70 pages –6 euros -  ISBN 978-88-8057-370-8

 

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