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Moïse Rahmani

Pour bien commencer l'été - 3 - (22 juin 2011)

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Deux livres des Editions Denoël sur l’humour yiddish. Deux ouvrages sérieux sur un sujet sérieux.

 

Le yiddish est comme la langue officielle du nulle part.
Et, puisqu'à en croire Michael Wex " le judaïsme est défini par l'exil et [que] l'exil sans les plaintes, c'est du tourisme ", nulle autre langue ne saurait être mieux adaptée à l'art de la lamentation... Partant de ce constat, Michael Wex invite à un voyage pétri d'humour et d'érudition au coeur de la culture juive. Retraçant ses origines, ses liens avec la religion, son évolution à travers le temps, il montre sur un mode ironique et politiquement incorrect comment le yiddish permet, au quotidien, à ses locuteurs de se lamenter sur tout : la nature, l'humanité, le sexe, la nourriture et même Dieu.
En somme, le yiddish vous aide à être juif ; et à vous plaindre en toutes circonstances. Savant et jubilatoire, abordant le yiddish parce qu'il a de plus imagé, Kvetch ! est bien plus qu'un recueil de jeux de mots ou d'histoires juives : il s'agit d'une véritable exploration de la culture ashkénaze, un hommage émouvant à un continent perdu dont il importe aujourd'hui de préserver la mémoire par la langue ; et l'humour.

 

Michael Wex est universitaire.
Également romancier, traducteur et comédien, son travail en faveur du renouveau et de la diffusion du yiddish lui a valu de recevoir le titre de " Yiddish National Treasure

 

Kvetch ! Le yiddish ou l’art de se plaindre

Par Michael Wex – Traduit de l’anglais par Anne-Sophie Dreyfus -

332 pages – 10 euros – ISBN 978-2-207-11062-1

 

Et, du même auteur chez le même éditeur

 

Tout comme shmok, mentsh est un mot yiddish.
Fondamentalement, il signifie " personne, être humain " et s'applique à tout individu sur terre. Chacun d'entre nous est une sorte de mentsh : Jean est un mentsh, Marie est un mentsh, même le petit Léo, occupé qu'il est à tirer la queue de son chien Farfel, est un mentsh. Farfel, lui, est une victime innocente qui mérite notre pitié, mais c'est un animal, pas un mentsh. Dans ce sens, nous sommes tous des mentshn, indépendamment de nos aptitudes et de notre comportement.
C'est une simple question de biologie. Mais le mode de pensée yiddish et la biologie ne font pas bon ménage et cela fait longtemps que mentsh n'est plus utilisé que pour parler de quelqu'un de bien. " Les autres paieront les pots cassés ". C'est le genre de sottise qui peut échapper à tout le monde, mais un shmok, lui, en fait une règle de vie. Et généralement il ne s'en rend même pas compte. Il faut le comprendre, ce n'est pas sa faute : personne ne lui a expliqué que sa mère exagérait un peu à l'époque où elle lui expliquait qu'il était le plus beau, le plus adorable, le plus prometteur et le plus intelligent ; que les autres, tous les autres, n'étaient que des benêts et des jaloux.
Dans ce livre, Michael Wex nous livre enfin les clés d'une vie réussie, quelles que soient notre religion ou nos croyances, et nous explique avec une bonne dose d'humour comment le Talmud et les proverbes yiddish peuvent changer notre existence

 

Comment se comporter en mensch et pas en shmok

Traduit de l’anglais par Anne-Sophie Dreyfus

224 pages – 19 euros – ISBN 978-2-207-10921-2

 

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Les Editions Cerf, spécialistes en littérature religieuse, nous envoient :

G. Filoramo offre ici la synthèse attendue sur l'état de la recherche en sciences des religions. L'étude des faits religieux dans leur dimension socioculturelle a été, en effet, profondément renouvelée ces vingt dernières années – conséquence des processus de mondialisation et de la crise du modèle de la sécularisation. Cette mise au point critique permettra d'y voir plus clair parmi les nombreux travaux sur la et les religion(s) qui se multiplient actuellement en Europe.

Après une solide introduction sur la postmodernité, la globalisation, le pluralisme, la laïcité..., G. Filoramo reconstitue, de manière synthétique, les étapes de la mise en place progressive des sciences des religions comme champ disciplinaire autonome et il confronte son domaine aux autres sciences humaines. Son but est de fournir au lecteur des clés historico-comparatives et historiographiques afin de comprendre la nouveauté de la situation religieuse actuelle – mais aussi la nécessité d'une contextualisation historique. Puis il traite de la typologie des religions et de leurs fonctions, avant de développer quelques thèmes sensibles : religion et violence, religion et politique.

Outre la bibliographie générale et l'index des auteurs cités, en fin de volume, le lecteur trouvera à la fin de chaque chapitre une bibliographie spécialisée. Et l'auteur a pensé qu'un vocabulaire de base des principaux concepts des sciences des religions (magie, mythe, prière, rite, sacrifice...) et des informations concernant « la religion sur Internet » rendraient service.

 

Giovanni Filoramo est professeur d'histoire du christianisme à l'université de Turin ; il est aussi directeur d'études associé à l'École pratique des hautes études (Ve section) de Paris.

 

Qu’est-ce que la religion ? Thèmes, méthodes, problèmes

Par Giovanni Filomaro – Traduit de l’italien par Noël Lucas

354 pages – 44 euros – ISBN 978-2-204-08243-3

 

Et

 

Après Le Partage de minuit, qui suivait pas à pas les récits de la Genèse, voici le commentaire de l'Exode, du Lévitique et des Nombres.
La Genèse avait déroulé la saga des Patriarches, exemplaire et plutôt paisible. Viennent maintenant les récits lourds, agités, terribles, où Israël tout à la fois naît de l'Egypte et refuse avec persévérance sa véritable nativité à la Loi de Yahvé. L'ensemble formé par l'Exode et les Nombres pourrait s'intituler " le malentendu ". II raconte l'infidélité, voire l'apostasie, des Hébreux, que Yahvé a fait sortir d'Egypte et auxquels il a donné sa Loi par l'intermédiaire de Moïse.
Or ils renient Moïse, le menacent, le jalousent ; lui demandent à manger, à boire, à retourner en Egypte ; d'avance ils ont adopté l'idolâtrie cananéenne. Suicidaires, ils erreront quarante années dans le désert - où ils périront tous sauf deux (Josué et Caleb). Ces livres sont donc tout sauf une épopée qui chercherait à donner aux Judéens l'orgueil de leur identité ! L'admirable est qu'au milieu de ces misères brille la Loi, charte de l'humanité.
Car si le peuple existe encore, c'est qu'il tient la vie de Dieu seul. Le livre du Lévitique (écrit pour des Hébreux désormais installés) donne à Israël les règles qui modèlent son existence, le transfigurent et le mettent en résonance avec la présence de Yahvé. Ce livre - qu'on enjambe souvent quand on lit la Bible - apparaît comme en surplomb mystique, une lumière d'en haut.

 

Jacques Cazeaux, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible.
Se
s derniers livres, publiés aux Editions du Cerf, sont Histoire, utopie, mystique. Ouvrir la Bible comme un livre et Le Partage de minuit : essai sur la Genèse.

 

La contre-épopée du désert. Essai sur Exode – Lévitique – Nombres

Par Jacques Cazeaux

640 pages – 49 euros – ISBN 978-2-204-084548-1

 

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Un sujet brûlant, qui touche nos amis belges

E poi si muove aurait dit Galilée. Et pourtant elle tourne. Nous parlons de la Belgique qui est sans gouvernement depuis plus d’un an (record mondial !) et qui tourne… Voici la biographie de celui qui en serait le responsable. Un essai pour comprendre l’homme qui, selon ses opposants, empêche la Belgique de tourner rond.

.

Les secrets de Bart de Wever

Par Marcel Sel – Les éditions de l’Arbre

448 pages – 21,90 euos – ISBN 978-2-87462-077-5

 

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Quelles sont les consignes que l'on donne aux professeurs dont le premier poste est situé dans un collège de "zone sensible" ? Maintenir les élèves en classe, avant toute chose, et prévenir les incidents.
La transmission des savoirs, elle, devient accessoire. Insultes, humiliation, solitude... L'auteur témoigne de la détresse qu'il a vécue, jeune professeur, en découvrant la déliquescence d'une partie du système scolaire. Les victimes en sont les élèves, que l'on abandonne, et les professeurs, relégués dans un quotidien misérable. Construit comme un récit, ce vigoureux essai ne s'embarrasse pas de langue de bois.
Constatant un terrible approfondissement des gouffres sociaux, l'auteur renvoie chaque bord politique à ses contradictions, tout en s'interrogeant sur la place qu'il occupe lui-même dans une société française en plein bouleversement. Il évoque aussi les beautés d'un métier qui se durcit, mais dont l'importance reste cruciale.

 

Aymeric Patricot, trente-six ans, diplômé de HEC et agrégé de lettres modernes, enseigne aujourd'hui dans un lycée de la région parisienne et à Sciences Po.
Il a publié deux romans
.

 

Autoportrait du professeur en territoire difficile

Par Aymeric Patricot – Editions Gallimard

120 pages – 9,50 euros – ISBN 978-2-07-013333-8

 

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A Chicago, en 1999, Karl, écrivain à la quarantaine languissante, traverse une crise existentielle.
Après avoir connu le succès avec ses premiers romans, il peine à finaliser ce qu'il appelle son " opus ", dont il veut faire la pierre angulaire de son oeuvre. Sa compagne Lori, qui subvient réellement aux besoins du ménage, s'interroge aussi sur son avenir. Elle souhaite consolider leur couple et avoir un enfant, mais souffre de stérilité. Tandis qu'ils se lancent dans l'expérience de la procréation artificielle, Karl voit ses plus grandes peurs ressurgir, l'idée de devenir comme son père, un commercial itinérant qui a été retrouvé mort après avoir apparemment commis un meurtre.
Karl avait alors tout juste 13 ans. Surgissent de plus des problèmes financiers car le traitement médical a un coût élevé. Or, à l'insu de Lori, Karl avait contracté des hypothèques sur leur maison afin de financer les soins à domicile de sa mère. Quant à sa source de revenus la plus conséquente, son travail de nègre en freelance pour l'auteur de thriller Penny Fennimore, elle s'amenuise. Il n'obtient aucune réponse de son éditeur qu'il ne cesse de relancer.
Tandis que Lori progresse dans son traitement, Karl se sent de moins en moins investi dans leur relation et s'éloigne de son domicile confortable pour s'installer vers les rues reculées et mal famées de Chicago. Lorsque Fennimore réapparait avec une nouvelle proposition, Karl se met en quête de d'inspiration. Mais jusqu'où ira-t-il dans la recherche de la parfaite histoire criminelle ?

 

Michael Collins est né à Limerick en Irlande en 1964.
Il a fait ses études en Irlande et aux Etats-Unis et a obtenu son doctorat à l'Université de l'Illinois à Chicago. Son oeuvre a reçu un accueil enthousiaste de la critique internationale et a été traduite en plusieurs langues. Son premier livre a été salué par le New York Times comme un des meilleurs livres de 1993, sa nouvelle The End of the World a reçu le "Prix de la meilleure nouvelle américaine".
Au total, il est l'auteur de sept romans et deux recueils de nouvelles. Il a obtenu de nombreux prix, dont le prix Pushcart récompensant les meilleurs recueils de nouvelles américains, le Kerry Ingredients Irish Novel of the year. Il a aussi figuré sur les dernières sélections du Booker Prize et du IMPACT award. Collins est aussi un sportif de haut niveau. Il a gagné le dernier marathon en Antartique et a battu des records en remportant du même coup la course de l'Himalaya et le marathon de l'Everest

 

Minuit dans une vie parfaite

Par Michael Collins – traduit de l’anglais par Isabelle Chapman – Christian Bourgois éditeur

336 pages – 22 euros – ISBN 978-2-2602153-0

 

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Douglas Kennedy au pays des pharaons, ou comment un jeune écrivain encore inconnu débarque à Alexandrie il y a plus de vingt ans, quelques livres sterling et cinq carnets de voyage en poche, bien décidé à éviter les pyramides, la croisière sur le Nil et autres classiques du voyage en Orient.
D'Alexandrie à Assouan en auto-stop, de l'oasis de Siwa aux bidonvilles du Caire, une fascinante plongée dans l'envers du décor, où notre apprenti écrivain voyageur va multiplier les rencontres inhabituelles : à quinze mètres du sphinx, un vendeur de Toyota dont le coeur balance entre trois épouses, le prophète Mahomet et sa collection de Mercedes ; un inquiétant pilote de felouque au coeur brisé par une Française ; des Bédouins accroc à CNN ; des moines informaticiens en plein coeur du désert...
Autant de confrontations hilarantes, de scènes cocasses pour les errances d'un Américain en terre musulmane. Entre récit et mémoire, - une irrésistible chronique de voyage servie par l'oeil et la plume aiguisés du reporter, pour un futur classique, dans la lignée de Paul Theroux et Bruce Chatwin.

 

Douglas Kennedy vit entre Paris et Londres.
Auteur du récit de voyage Au pays de Dieu (2004), il s'est imposé avec, entre autres, L'homme qui voulait vivre sa vie (1998, réédition en 2005), La Poursuite du bonheur (2001), Les Charmes discrets de la vie conjugale (2005), La Femme du Ve (2007), Piège nuptial (2008) et Quitter le monde (2009), tous parus chez Belfond et repris chez Pocket.

 

Au-delà des pyramides

Par Douglas Kennedy – Traduit par Bernard Cohen - Editions Pocket

384 pages – 7 euros - ISBN 978-2-266-21056-0

 

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