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Moïse Rahmani

Une rentrée sur les chapeaux de roues 1 (7 septembre 2011)

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Refuge en enfer. Comment l’hôpital juif de Berlin a survécu au nazisme

Par Daniel B. Silver – traduit (anglais par Lydia Zaïd) – André Versaille éditeur

304 pages – 21,90 euros – ISBN 978-2-87495-151-0

 

Le 24 avril, des soldats russes prennent le contrôle du quartier Wedding et découvrent un bâtiment à peu près intact abritant plusieurs centaines de personnes - médecins, infirmières, malades, personnel non médical, et un groupe d'individus hétérogène.
Un homme s'avance : "Ceci est l'hôpital juif. Nous sommes juifs" Les Russes sont incrédules, persuadés que tous les Juifs d'Allemagne étaient morts. C'est au cours d'un dîner mondain, à la fin des années 1970, que Daniel Silver, l'auteur de cet ouvrage, apprend l'incroyable histoire de la survie tout au long de la guerre, d'un hôpital juif à Berlin, qui abritait des centaines de Juifs. Sa curiosité piquée, le désir de comprendre les raisons de cette "anomalie" incite Silver à mener une enquête fouillée, appuyée sur des interviews de personnes ayant vécu ou travaillé toute ou une partie de la guerre dans l'enceinte de l'hôpital.
Ces témoignages seront complétés et recoupés grâce notamment aux mémoires de Hilde Kahan, la secrétaire du médecin-chef de l'hôpital, le Dr Lustig. L'ouvrage passionnant s'articule autour de deux questions : comment cela a-t-il pu se passer ? Comment vivait-on en pareilles circonstances ?

 

Docteur en anthropologie à Harvard et diplômé en droit, Daniel B Silver travaille pour un cabinet d'avocats international, à Washington.
Il a enseigné à la Georgetown University Law Center. Il est l'auteur de nombreux articles juridiques, ainsi que d'un livre et de plusieurs articles sur l'anthropologie. Il est fréquemment invité à des conférences professionnelles et des colloques.

 

 

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Je m’appelle Marie

Par Jacques Sanglier – Editions Gallimard

320 pages – 11 euros  - ISBN 978-2-07-064208-3

 

Février 1943. Parce que son père a des ancêtres juifs, Marie, dix-sept ans, et sa famille font partie des parias de la société. Pour autant, Marie n’est jamais allée dans une synagogue et le mot « juif » n’a aucune signification pour elle. Cachés près d’Avignon, les parents, Jacques et Jacqueline, et leurs trois filles sont dénoncés et incarcérés à la prison St Pierre à Marseille, puis transférés à Drancy fin août 1943.
Malgré ses tentatives pour prouver la non-judéité de Jacqueline et de ses enfants, la famille, sur le point d’être libérée après un séjour au camp Lévitan de Paris, sera déportée à Auschwitz et exterminée en février 1944. Antoine, le frère de Marie, fut le seul survivant de cette tragédie familiale. Il était aussi le père de l’auteur de ce récit.

 

Jacques Saglier est chirurgien cancérologue, spécialiste du cancer du sein auquel il a consacré plusieurs livres dont un ouvrage grand public.
Il est également pianiste, passionné de musique classique. Basé sur l’histoire de sa famille, Je m’appelle Marie est son premier roman. Père de deux garçons, Jacques Saglier vit et exerce à Paris.

 

Et, chez le même éditeur ;

 

Cardenio entre Cervantès et Shakespeare. Histoire d’une pièce perdue

Par Roger Chartier

400 pages – 15,9O euros – ISBN 9778-2-07-012387-2

 

Comment lire un texte qui n'existe pas, représenter une pièce dont le manuscrit s'est perdu et dont on ne sait pas avec certitude qui fut son véritable auteur ? C'est l'énigme que pose Cardenio - une pièce jouée en Angleterre pour la première fois en 1612 ou 1613 et attribuée quarante ans plus tard à Shakespeare (et Fletcher).
Elle a pour trame une " nouvelle " insérée dans Don Quichotte, oeuvre qui circula dans les grands pays européens où elle fut traduite et adaptée pour le théâtre ; en Angleterre, le roman de Cervantès était connu et cité avant même d'être traduit en 1612 et d'inspirer Cardenio. Mais cette énigme a d'autres enjeux. C'était un temps où, grâce notamment à l'invention de l'imprimerie, proliféraient les discours : la crainte de leur excès conduisait souvent à les raréfier.
Tous les écrits n'avaient pas vocation à subsister, et particulièrement les pièces de théâtre qui, très souvent. n'étaient pas imprimées - le genre, situé au plus bas de la hiérarchie littéraire. s'accommodait fort bien de l'existence éphémère des oeuvres. Mais qu'un auteur devienne fameux, et la quête de l'archive inspirait l'invention de reliques textuelles, la restauration des restes abîmés par le temps, voire, pour combler des manques.
parfois la fabrication de faux. C'est ce qui arriva à Cardenio au XVIIIe siècle. Retracer l'histoire de cette pièce conduit alors à s'interroger sur ce que fut, dans le passé, le statut des oeuvres jugées aujourd'hui canoniques. Le lecteur redécouvrira ici la malléabilité des textes, transformés par leurs traductions et leurs adaptations ; leurs migrations d'un genre à l'autre : les significations successives qu'en construisirent leurs différents publics.
Pour nombre de ses lecteurs, Don Quichotte fut longtemps un répertoire de nouvelles. bonnes à publier séparément ou à porter sur la scène, aux dépens de la cohérence des aventures du héros éponyme. et Shakespeare un dramaturge qui, à l'instar de nombre de ses confrères, écrivait en collaboration, recyclait des histoires empruntées à d'autres écrivains et dont certaines oeuvres ne rencontrèrent pas d'éditeur.
Ainsi, grâce à Roger Chartier, s'éclaire le mystère d'une pièce sans texte niais non sans auteur.

 

Historien, Roger Chartier est né en 1945.
Il est spécialiste de l’histoire du livre, de l’édition et de la lecture. Depuis 2006, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Ecrits et cultures dans l’Europe moderne ». Il anime également l’émission Les Lundis de l’Histoire sur France Culture.

 

Et toujours chez Gallimard,

 

L’art français de la guerre

Par Alexis Jenni

640 pages – 21 euros – ISBN 978-2-07-13458-8

 

J'allais mal; tout va mal; j'attendais la fin.
Quand j'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails. Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire.
Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.

 

Alexis Jenni vit et travaille à Lyon.
L’art français de la guerre est son premier roman.

 

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J’apprends l’hébreu

Par Denis Lachaud – Editions Actes Sud

242 pages – 18,50 euros – ISBN 978-2-7427-9943-5

 

 

Frédéric a passé son enfance au gré des mutations professionnelles de son père.
Après la France, la Norvège et l’Allemagne, fragilisé psychologiquement par ces déracinements incessants, l’adolescent s’est effacé au point de ne plus entendre sa langue maternelle. A dix-sept ans, il ne comprend plus son entourage, ne perçoit plus l’enchaînement des mots, a perdu le sens de la phrase et finalement, ne saisit plus les mots que séparément. Habité par des voix intérieures, en proie à de sérieux problèmes identitaires, c’est en Israël que ce jeune homme doit aujourd’hui suivre sa famille et cette destination inconnue l’angoisse terriblement.
Pourtant, dès son arrivée à Tel-Aviv, Israël s’impose à lui telle une promesse. Frédéric découvre que l’hébreu est totalement illisible non seulement pour lui, mais pour tous les nouveaux arrivants ; que cette langue se lit et s’écrit dans l’autre sens et qu’il ne peut donc être question ici d’une simple initiation accompagnée d’une totale immersion géographique, mais bien d’une expérience semblable à celle des tout premiers apprentissages de l’enfance, celle de tous les commencements.
Pour Frédéric, l’hébreu pourrait donc augurer d’un véritable recommencement. Soudain rassuré, il a l’intuition que ce pays est fait pour lui, que ce territoire est le sien car cette langue qui marche à l’envers lui convient. Une langue qui, pour se livrer, impose au lecteur une véritable reconstruction de la pensée, devrait lui permettre de reprendre le contrôle de son univers mental malmené par tant d’instabilités passées.
Ainsi Frédéric va-t-il tenter de renaître dans cet autre alphabet, cette langue où le verbe être n’existe pas au présent. Désormais se dit-il, je ne suis pas, j’étais et je serai. Au présent je me contenterai de devenir. Considérant plus que jamais le territoire comme le fondement de toute identité, ce pays choisi par tant d’individualités et d’histoires conjuguées prend à ses yeux une importance extraordinaire.
Fasciné par cette nation construite, Frédéric se lance dans la lecture des romans de Théodore Herzl, passe de longs moments avec ses voisins : la sage Madame Lev arrivée de Berlin en 1945 et le couple Masri venu d’Egypte puis, conforté par leurs histoires, leurs confidences et leur confiance – un dictaphone en main pour mieux réécouter les propos de chacun, il part à la rencontre des habitants de Tel-Aviv.
A tous il pose une question : la question du territoire pour lui demeurée trop longtemps sans réponse. D’une façon extrêmement subtile, ce roman analyse le désir de renaissance de cet adolescent dans un pays lui aussi en conflit intérieur, un pays dont le rapport au territoire et à l’Histoire est en perpétuelle effervescence, un pays de certitudes, de contradictions et d’espérances mêlées, une nation fascinante pour Frédéric puisqu’en écho à sa propre schizophrénie.

 

641), Le vrai est au coffre (2005 ; Babel n°934) Prenez l’avion (2009), J’apprends l’hébreu est le sixième roman de Denis Lachaud publié aux éditions Actes Sud.
Homme de théâtre, celui-ci est aussi acteur, auteur, metteur en scène. Ses pièces sont publiées chez Actes Sud-Papiers. Récemment : L’Une (février 2011).

 

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Ce que je sais de Vargas Llosa

Par Albert  Bensoussan – François Bourin Editeur

256 pages – 19 euros – ISBN 978-2-84941-250-3

 

Entre l'auteur et son traducteur, se sont tissés, au fil du temps, des liens étroits, solides, impérissables.
Albert Bensoussan, qui commença à traduire Mario Vargas Llosa dans les années 1970, et reste, depuis, sa voix française, nous parle de cette relation amicale et complice, de ses heurs et bonheurs, de cette fièvre à regarder dans les yeux l'écrivain tant admiré, à tremper sa plume dans son encre. Toute l'oeuvre de ce dernier est examinée à la loupe de la tendresse et de l'estime, mais sans concession.
Un portrait en pied, inédit, surgit alors de ces pages.

 

Auteur d'une oeuvre considérable - romans, théâtre, essais - et intellectuel pleinement engagé dans les combats de son temps, Mario Vargas Llosa a reçu le prix Nobel de littérature en 2010 pour "sa cartographie des structures du pouvoir et ses images des résistances, révoltes et défaites des individus".
L'essai d'Albert Bensoussan nous permet de mieux comprendre comment on devient un véritable cannibale de tout ce qui fait la vie ou de quelle manière on peut, aujourd'hui encore et à l'instar de Flaubert, se vautrer dans la littérature comme dans une " orgie perpétuelle".

 

 

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Mots de tête

Par Dominique Resch- Editions Autrement

160 pages – 14 euros – ISBN 078-2-7467-3039-7

 

"Prof n'est pas un vrai métier.
C'est une discipline sportive. Une épreuve d'endurance. Un marathon où le plus teigneux gagne à la fin." Chaque jour, je retrouve Tonio, Nadir, Jérémy et les autres. Chaque jour, dans ce lycée des quartiers Nord de Marseille, je m'apprête à vivre l'inattendu : les rencontres OM/PSG qui rythment la vie et le moral de la classe, les samoussas préparés par Hafoussouate qui réveillent mes papilles, l'arrivée du nouveau surveillant en béton armé qui chancelle au bout d'une semaine, Tonio qui perturbe allègrement la répétition de Cyrano de Bergerac, et cette course à vélo où les élèves foncent à folle allure dans un décor de cinéma...
En une vingtaine de séquences étonnantes, drôles et plus vraies que nature, l'auteur dévoile son goût passionné pour l'enseignement grâce à un regard à la fois lucide et attendri.

 

Dominique Resch est professeur de français, d'histoire-géographie et d'éducation civique dans un lycée professionnel des quartiers Nord de Marseille.

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Description de l’homme

Par Hans Blumenberg – Editions Cerf

832 pages – 78 euros – ISBN 978-2-204-09509-9

 

Inlassablement Blumenberg explore la genèse de la phénoménologie, sa progression et sa consolidation.
Ce travail est mis au service des acquis de la phénoménologie, pour l'enrichir et la rendre fructueuse. Même ses apories sont exploitées à son profit, mais jamais au profit de " cette forme dégradée de la phénoménologie qui se nomme "ontologie fondamentale" ". Le but de ces analyses est de montrer que l'interdit d'anthropologie qu'a édicté Husserl va à l'encontre même de son projet. C'est une contingence primordiale qui nécessite la recherche d'une anthropologie : l'absence de rapport entre l'eidos Moi avec l'eidos Homo sapiens.
Il faut que soit pris en compte l'homme qui souffre, qui se cherche, s'interroge, se cultive, édifie des systèmes philosophiques et invente les sciences exactes, qui veut réussir sa vie et qui peut la rater ; l'homme qui a besoin de consolation, même si ce besoin est impossible à combler. C'est là comme un lieu vide qu'il revient à l'anthropologie d'investir. Ne subsiste alors que cette reformulation de la question de Kant : " Comment l'homme est-il seulement capable d'exister ? " Il l'est parce qu'il voit et, ce faisant, sait qu'il peut être vu.
Voilà toute la dignité de la théorie. Pour autant, l'homme n'est jamais transparent, ni à lui-même ni aux autres. Avec la " description de l'homme ", la phénoménologie s'est pleinement approprié les conditions de sa propre possibilité. " Ce qui allait de soi ne va plus autant de soi qu'avant. "

 

Hans Blumenberg est né à Lübeck le 13 juillet 1920 ; il meurt à Altenbergen le 28 mars 1996.
Il a été professeur de philosophie dans diverses universités allemandes, en dernier lieu à Münster. Il a obtenu le prix K Fischer et le prix S Freud pour l'ensemble de son oeuvre. La Lisibilité du monde est paru en 2007 aux Editions du Cerf.

 

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Le frère du pendu

Par Marianne Sluzny – Editions La Différence

256 pages – 18 euros – ISBN 978-2-7291-1944-7

 

Toi, Cécile Kovalsky, premier roman de Marianne Sluszny, évoquait une légende familiale et le malheur d’une diaspora juive émigrée à Bruxelles, moins intégrée qu’elle ne le croyait.
Marianne Sluszny revient sur ces thèmes dans Le Frère du pendu. Thomas, jeune cinéaste désespéré par sa rupture avec Rivka, fille de juifs orthodoxes, découvre dans un coffre lui appartenant une série de cahiers racontant la vie d’un aïeul de son ex-fiancée, un certain Meier, né en 1880 à Siedlice en Pologne. Il se passionne pour l’existence de cet homme, éternel exilé, révolté par la pendaison de son frère Saul par les cosaques en 1905, et décide de réaliser un film sur le destin mouvementé de ce perso

 

Marianne Sluszny vit à Bruxelles et travaille depuis plus de vingt ans à la RTBF (Radio Télévision de la Communauté française de Belgique) comme productrice d’émissions et de documentaires culturels.
Elle est professeur de philosophie à l’Institut national supérieur des arts visuels de la Cambre, après avoir enseigné à l’Institut national supérieur des arts de la scène (INSAS). Toi, Cécile Kovalsky, paru aux Editions de la Différence en 2005, a obtenu le prix de la première oeuvre de la Communauté française de Belgique et le prix Lucien Malpertuis de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Le Frère du pendu est son deuxième roman.

 

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Diderot. Le génie débraillé

Par Sophie Chauveau – Editions Folio

570 pages – ISBN 978-2-07-043745-0

 

A peine libéré des prisons de Vincennes, Diderot plonge corps et âme dans l'aventure de l'Encyclopédie.
Ses relations avec Rousseau atteignent un paroxysme émotionnel qui éclate en une rupture terrible dont la cicatrice brûle encore aujourd'hui leur mémoire. Diderot rencontre enfin le grand Voltaire, à Paris, sur la scène de son théâtre privé. Une fois de plus, la réalité fait faux bond au rêve fraternel de Denis. Il invente alors la critique d'art et de peinture, arpentant les allées du Salon de Paris.
Invité par la Grande Catherine de Russie ,à sa cour, il découvre en route la mer avec émerveillement et délectation. A Saint-Pétersbourg, un dialogue privilégié s'ouvre avec la souveraine qui suscite rapidement jalousie et malentendus. De retour à Paris, attaqué sans relâche mais toujours défendu par ceux qui l'aiment, célébré dans toute l'Europe mais singulièrement peu en France, Diderot s'évertue encore à tomber amoureux autant de fois qu'il le peut.
Jusqu'au bout gourmand de vie, avide de sensations, il savoure les jours jusqu'à leur dernière goutte, l'ultime bouchée d'un fruit, un après-midi d'été. A mille lieues du Diderot académique si souvent décrié, Sophie Chauveau nous dévoile, au contraire, la merveilleuse énergie, la liberté sensuelle, l'audace de celui qui doit reprendre sa place parmi les plus contemporains de nos penseurs. La seconde moitié de la vie passionnée de Denis Diderot est encore plus irrésistible que ses années bohème.
Laissez-vous à nouveau emporter par le "génie débraillé". Après le succès de sa trilogie du "Siècle de Florence" et ses portraits brillants de Lippi, Botticelli et Vinci, Sophie Chauveau se penche aujourd'hui avec la même érudition et la même verve enthousiaste sur le siècle des Lumières et l'épopée (les encyclopédistes. La première époque du Génie débraillé, les années bohème, est parue en 2009 dans la même collection.

 

Et, du même auteur chez le même éditeur

 

Le rêve Boticelli

494 pages – ISBN 97 !-2-07-034175-7

 

Sophie Chauveau lève le voile sur la personnalité intime, les amours et la mélancolie fascinante du plus mystérieux des génies de l'histoire de l'art.
Après La passion Lippi, elle poursuit son voyage unique dans le siècle de Florence, le quinzième siècle.

Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance " botticello - le petit tonneau " va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque.
Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.

 

Sophie Chauveau est historienne, maître de conférences en histoire à l'Université Lyon 2, membre honoraire de l'Institut Universitaire de France.
Ses recherches associent histoire et sciences sociales pour traiter des transformations du système de santé en France. Elle est notamment l'auteur de L'invention pharmaceutique. La pharmacie française entre l'Etat et la société au XXe siècle (1999).

 

 

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