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Moïse Rahmani

Pour lire durant le week-end (18 septembre 2011)

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La Torah au cœur des ténèbres

Par le Rabbin Ephraïm Oshry – Albin Michel

336 pages – 19,50 euros – ISBN 978-2-226-21922-0

 

Les assassins nazis ne cherchèrent pas seulement à exterminer les Juifs en tant que peuple, ils tentèrent aussi de détruire radicalement l'âme juive, celle qui s'exprime depuis des millénaires à travers l'étude de la Torah et la pratique des commandements.
Mais face aux persécutions et à la perspective de l'anéantissement, de nombreux juifs firent preuve d'une incroyable résistance spirituelle en demeurant fidèles à leurs traditions jusqu'au coeur de l'horreur. Ce livre en est le poignant témoignage : enfermés, humiliés et décimés dans le ghetto de Kovno - cette ville de Lituanie qui avait été la capitale mondiale du savoir talmudique -, les juifs ne renoncèrent pas à respecter la Loi et, face à des situations inédites dans la monstruosité, à poser des questions éthiques et juridiques à leur rabbin.
Quels rites pénitentiels faut-il suivre lorsque l'on a été contraint de déchirer les rouleaux de la Torah de ses propres mains pour y envelopper des carcasses de chiens ? A-t-on le droit de s'emparer d'un permis de travail qui sauvera la vie de sa famille aux dépends d'une autre ? Est-il permis de marcher dans des rues pavées de pierres tombales ? L'avortement est-il envisageable dès lors que les nazis ont menacé d'abattre sur-le-champ toute femme enceinte ... ?
Autant de dilemmes insondables, parmi une centaine d'autres, qui furent soumis à Rabbi Ephraïm Oshry pendant ces années d'enfer. Ayant survécu à la Shoah, il a rassemblé les questions de ses fidèles et les réponses qu'il leur avait apportées, pour témoigner de la dignité et de la force d'âme des victimes. Un document unique

 

Ephraim Oshry (1914–2003), est un des rares rabbins à avoir survécu à la Shoah.

 

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Le livre des délices

Par Joseph Ibn Zabara - traduit (hébreu) et présenté par Nathan Weinstock – Les Belles Lettres

278 pages – 23 euros – ISBN 978-2-251-22960-3

 

Le Livre des Délices a été rédigé vers 1180 à Barcelone par le médecin et poète Joseph ibn Zabara. L'auteur y relate sa rencontre avec un mystérieux personnage répondant au nom d'Enan qui l'entraînera dans un long voyage à dos d'âne à travers l'Espagne. Au cours de leurs pérégrinations les deux compagnons vont s’affronter à des joutes verbales continuelles à coups de fables, d’adages, de maximes et de dissertations scientifiques jusqu’à ce que Joseph parvienne à confondre son interlocuteur en démasquant son ignorance.
Cette œuvre unique en son genre qu’imprègne une atmosphère onirique et poétique mêle fiction et éléments autobiographiques. Elle tient à la fois du conte oriental, de la satire médiévale et du roman picaresque, tout en offrant au lecteur un condensé de sagesse antique, juive et orientale.
Ce chef-d’œuvre de la littérature hébraïque médiévale est traduit pour la première fois en français par Nathan Weinstock.

 

En parallèle à sa carrière juridique, Nathan Weinstock est un spécialiste reconnu du mouvement ouvrier juif et un traducteur réputé du yiddish..

 

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Loin des bras

Par Metin Arditi – Actes Sud Babel

432 pages – 9,50 euros – ISBN 978-2-7427-9945-9

 

L’Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire.
Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice du jeu, le déshonneur d’avoir été “collabo”, la lâcheté déguisée en pacifisme, l’opprobre antisémite, des amours “contre nature”, le sentiment d’avoir été abandonné… Dans ce refuge de solitudes et de destins brisés, la paroi des silences se fendille peu à peu, laissant à nu des êtres qui doutent autant d’aimer les autres que de s’aimer eux-mêmes.
En courts chapitres extrêmement prenants, Metin Arditi raconte ces quelques mois de crise. Il pousse chacun de ses personnages à assumer ses faiblesses. Metin Arditi est un conteur hors pair et son roman est de ceux qui captivent. Le théâtre, la danse, la littérature nourrissent un récit bondissant, aux ramifications multiples, qui pourtant jamais ne s’écarte de sa magistrale orchestration.

 

Né en 1945 à Ankara, Metin Arditi vit à Genève. Il préside l’Orchestre de la Suisse romande et la fondation Les Instruments de la Paix-Genève. Son oeuvre est publiée chez Actes Sud : Dernière lettre à Théo (2005), La Pension Marguerite (2006, prix Lipp Suisse 2006 ; Babel n° 823), L’Imprévisible (2006, prix de la Radio suisse romande 2007 ; Babel n° 910), Victoria-Hall (Babel n° 726), La Fille des Louganis (2007 ; Babel n° 967), Loin des bras (2009), Le Turquetto (2011).

 

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Impasse de la Providence

Par Shmuel T. Meyer – Editions Gallimard

256 pages – 21 euros – ISBN 978-2-07-013343-7

 

" Je suis devenu idiot et probablement méchant.
Je le savais et je n'en dormais plus la nuit. Jamais, en vingt ans, je n'avais manqué de respect à Dvora. Un mélange de pitié et d'amour prolétaire pour tout ce qui nous unissait. Et tout à coup, cette déveine commune, vieille de vingt ans, me semblait sale, grasse comme une friteuse d'occasion. Ronit Elkabetz sentait bon, même sa transpiration avait un parfum de fraîcheur ". Les nouvelles qui composent ce recueil, de taille et tonalité variées, nous promènent dans le petit monde désopilant d'un peuple revenu d'exil et toujours menacé.
Changeant avec aisance de registre, du réalisme précis au fantastique moqueur, Shmuel T Meyer se révèle encore une fois un excellent conteur qui fait vivre ses personnages avec chaleur et vivacité.

 

Shmuel T Meyer partage son temps entre Jérusalem et Genève.
Impasse de la Providence est son troisième recueil de nouvelles publié aux Editions Gallimard

 

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La Légende des fils

Par Laurent Seksik – Editions Flammarion

190 pages – 17 euros – ISBN 978-2-0812-4856-4

 

Phoenix, Arizona, automne 1962.
Scott vit des instants de grâce auprès d'une mère aimante et tente d'échapper à l'ivresse sauvage d'un père revenu brisé de la guerre. Scott est un doux rêveur, en quête d'absolu et de grands espaces. Chaque jour s'ouvre sur les retrouvailles avec sa mère, infirmière de nuit au Memorial Hospital, et s'achève sous la menace du tyran à la patte folle. Un matin d'octobre, mère et fils prennent la fuite en direction de Flagstaff.
Le destin les attend sur la route 17. Avec Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik retraçait la tragédie d'un homme meurtri. La Légende des fils raconte l'odyssée d'un adolescent dans l'Ouest américain des années 1960. Le récit de l'innocence perdue.

 

Né en 1962, Laurent Seksik est écrivain et médecin.
La Légende des fils est son cinquième roman.

 

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Les villes des plaines

Par Diane Meur – Sabine Wespieser Editeur

384 pages – 23 euros – ISBN 978-2-84005-099-7

 

Les Villes de la plaine est un roman antique, campé dans une civilisation imaginaire qui emprunte des traits à l’Egypte et à la Babylonie, mais aussi à l’Ancien Testament.
Une civilisation du Livre, monothéiste avant l’heure, qui malgré son exotisme nous est bien plus proche qu’il n’y paraît. Asral, le personnage-clef du roman, est scribe : sa mission est de produire une copie neuve du « testament d’Anouher », ce héros mythique qui donna des lois à la ville de Sir. Très vite il s’avise que la langue sacrée qu’il transcrit est vieillie, que ses mots ont changé de sens, et que par conséquent la vraie fidélité à l’esprit des lois consisterait à les reformuler, afin qu’elles soient à nouveau comprises telles qu’elles avaient été pensées quatre ou cinq siècles plus tôt.
Il se lance dès lors, secrètement, dans la rédaction d’une deuxième « copie », qui est en fait une traduction. Son garde, un fruste montagnard, est pour lui un soutien précieux : pas seulement pour aller chercher des rouleaux de papyrus supplémentaire dans les magasins du haut palais, en prétextant que la réserve a brûlé. Mais aussi pour l’aider, par son bon sens et son recul d’étranger nouvellement arrivé, à trouver le mot juste : c’est qu’Ordjeneb (Ordjou pour les intimes, écrit malicieusement l’auteur) ne maîtrise ni la langue ni les codes de cette ville, qui en est confite.
Il le paie chèrement le jour de son arrivée, c’est la première scène du livre, quand, demandant sur la place du marché le sens des paroles d’une chanson, il transgresse un interdit en prononçant le nom d’Anouher. Trois solides gaillards le tabassent et il ne doit le salut qu’à une jeune veuve qui l’héberge pour la nuit… Le lendemain matin, elle lui conseille d’aller voir le scribe, dont elle est la lingère et dont elle sait qu’il cherche un domestique.
C’est tout le talent de Diane Meur que de parvenir, dès les premières pages de son livre, à incarner ses personnages dont les puissants affects embarquent le lecteur pour des épisodes haletants. Car il n’est pas question que de lettre et d’esprit dans ce formidable roman. Ordjou s’est follement épris de la belle lingère dont tout le sépare pendant qu’Asral soupire pour un jeune chanteur du faubourg des vanniers… Quant à l’entreprise de traduction du scribe, elle n’est pieuse qu’en apparence : les juges de la ville, exégètes attitrés de l’Ecriture, ont tôt fait d’en avoir vent et d’en mesurer le caractère subversif.
Et les découvertes d’Asral sur un texte dont il comprend qu’au fil du temps il a été amendé, interpolé, voire amplifié, seront démystifiantes sur un plan religieux et, sur un plan politique, proprement révolutionnaires. Au point que, l’entreprise d’élucidation devenue hérésie et schisme, le cadre figé de la vie à Sir explose, entraînant une guerre civile qui devient rapidement guerre tout court. Car l’autre ville de la plaine, peuplée de transfuges et de bannis de la première (elle est à Sir ce que le Nouveau Monde est à l’ancien), se lance dans un jeu retors d’alliances.
La dissension religieuse tournera à l’affrontement territorial et ethnique… La ville de Sir survivra-t-elle ? A long terme, il semble bien que non, quelques flash-forwards nous montrent une expédition d’archéologues prussiens, vers 1840, en train de mettre au jour ses premiers vestiges. Diane Meur, entre mythe et archéologie, érudition et parodie, brosse une fresque d’autant plus éblouissante qu’elle donne d’intéressantes clefs de réflexion sur le monde d’aujourd’hui… sans que jamais ne soit perdu le pur plaisir du mensonge romanesque.

 

Diane Meur, née à Bruxelles, vit à Paris depuis 1987. Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, elle est traductrice littéraire de l’allemand et de l’anglais (prix Halpérine-Kaminsky Consécration 2010). Elle est l’auteur de trois romans, tous édités par Sabine Wespieser éditeur : La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même (2002 ; Livre de poche, 2010), Raptus (2004) et Les Vivants et les Ombres (2007 ; Livre de poche, 2009), prix Rossel et prix Rossel des jeunes (Bruxelles, 2007), prix du Roman historique de la ville de Blois (2008) et prix du meilleur roman adaptable (2008).
Diane Meur a par ailleurs publié deux romans jeunesse aux éditions Labor et Mijade.

 

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Pierre Bergé, le faiseur d’étoiles

Par Béatrice Peyrani – Editions Pygmalion

384 pages – 22 euros – ISBN 978-2-7564-0307-6

 

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Et deux livres pour jeunes

 

Contes choisis

Par Hans Christian Andersen – Editions Folio Junior

176 pages – 5 euros - ISBN 978-2-07-0629640-0

 

Je donnerais les trois cents années que j'ai à vivre pour être personne humaine un seul jour.
" Une sirène prête aux plus grands sacrifices pour vivre parmi les hommes, un soldat de plomb amoureux d'une danseuse de papier, un sapin qui voudrait voyager... Les héros des contes d'Andersen portent tous en eux le même rêve : trouver leur place dans le monde et être aimés. Mais le courage et l'obstination peuvent-ils triompher des lois du destin ?

 

Et, chez le même éditeur

 

L’épopée de Gilgamesh

Racontée par Pierre-Marie Beaude

126 pages – ISBN 978-2-07-062761-5

 

" Gilgamesh est allé au bout de la Terre, il est descendu au fond de l'océan, il escalada les montagnes, ù la recherche des secrets du monde...
" Ainsi commence l'épopée de Gilgamesh, le roi tyrannique. Transformé par son amitié avec Enkidou, l'homme sauvage, il se lance dans un périlleux voyage en quête de l'immortalité. Le récit de ses exploits est le plus ancien texte de l'humanité.

 

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