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Moïse Rahmani

Encore des livres mettre sous la Soucca (12 octobre 2011)

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Les Juifs dans l’Histoire

Sous la direction d’A. Germa, B. Lellouche et E. Potlagean – Ed. Flammarion

928 pages  - 29 euros – ISBN 978-2-87673-555-2

 

Tout commence ici avec la naissance du judaïsme après l'exil à Babylone, la formation du corpus biblique, ainsi que l'élaboration d'une Loi religieuse qui parvient à maturité avec le Talmud, alors même que les Juifs s'affranchissent des cadres historiques partagés avec les peuples voisins.
Une histoire d'une longue durée singulière s'ouvre alors, dont ce livre retrace les principales étapes : l'Antiquité, le Moyen Age, la première modernité (XVIe-XVIIIe siècles), l'âge des nations (1789-1945), pour aboutir au monde actuel, bouleversé de façon irréversible par la Shoah et la fondation de l'Etat d'Israël. De la mise en place de réseaux pour racheter les captifs dans la Méditerranée médiévale à la participation d'un demi-million de soldats juifs de l'Armée rouge à la Grande Guerre patriotique (1941-1945), les Juifs sont présentés ici non comme des étrangers à une histoire qui ne cesserait de les emporter, mais comme les acteurs de leur devenir et de celui des sociétés dans lesquelles ils vivent.
Ce livre aborde aussi la géographie changeante des centres de peuplement juif, les relations avec le pouvoir politique et la société globale, les pratiques culturelles et les représentations mentales. Certaines questions apparaissent récurrentes : les Juifs forment-ils un peuple ou une communauté religieuse ? Quel est leur degré d'intégration dans les sociétés où ils vivent en minorité ? Comment les spiritualités juives évoluent-elles dans l'histoire ? Quels rapports les Juifs en Diaspora entretiennent-ils avec la Palestine, dans les siècles passés et depuis le sionisme ? Dans cette synthèse collective sans équivalent, vingt-neuf auteurs contribuent à dessiner une image d'ensemble de l'histoire des Juifs, dont ils montrent les caractères originaux tout en l'inscrivant dans le cours et la dynamique de l'histoire générale de l'humanité.
Dans le cadre d'une historiographie en constant renouvellement, les questionnements et les acquis les plus récents de la recherche sont mobilisés pour éclairer la place des Juifs dans le passé et le présent. La collaboration de spécialistes d'histoire juive et d'historiens spécialisés dans d'autres domaines permet de contextualiser l'évolution des sociétés juives, considérée ici comme l'une des facettes de l'évolution des sociétés dans lesquelles les Juifs vivent, et à montrer, aussi, comment les Juifs participent à une histoire qui en retour ne cesse pas de les façonner.

 

 

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Les écrans de la Shoah. La Shoah au regard du cinéma

Collectif – Centre de Documentation juive contemporaine

670 pages – 25 euros – ISBN 978-2-916966-04-05

 

 

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Entre tes mains. Un chirurgien traverse le siècle

De Raoul Tubiana – Editions France Empire

296 pages  - 22 euros ISBN 978-2-7048-1114-4

 

La vie de Raoul Tubiana c'est l'essor de la chirurgie de la main, à laquelle il a tant contribué. Les désordres du siècle ont transformé une profession en destin, pour le petit garçon né dans les senteurs de la terre algérienne, tôt frappé par la disparition d'un frère et d'une mère, qui le rendront encore plus apte à comprendre la douleur physique et morale d'autrui.

À l'école des grands patrons, se joignit celle de la guerre, où Raoul Tubiana rencontra deux fois le général de Gaulle, en Algérie et en Corse. Quinze ans, nuit et jour, il fut au service des grands brûlés.
À Paris, comme à travers le monde, où consultations et conférences le conduisirent en Amérique et au Mexique notamment, peu sont en mesure de se rappeler qu'au sortir d'une salle d'opération, ce médecin féru d'art et de littérature, avait rendez-vous avec des créateurs tels qu'Audiberti, René Char, Alberto et Diego Giacometti, Zao Wou-ki, ou Tamayo. De singuliers patients...

Peu furent aussi étroitement liés que lui à Marie Bonaparte, à Coco Chanel, à Dina Vierny, à Louise de Vilmorin et à l'éblouissante découverte de Saint Tropez...

Ce célèbre chirurgien a quitté ses gants pour se consacrer aux mains des musiciens. N'est-ce pas à ces derniers qu'il emprunte le phrasé de ses souvenirs ? Souvenirs qui sont autant de variations sur le siècle.

 

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Les Dolce. La route des Magiciens tome 1

De Frédéric Petitjean – Editions Don Quichotte

540 pages – 19,90 euros – ISBN 97 8-2-35959-019-0

 

New York, 2011. New York, 2011.
Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s’approprier les sous-sols de la planète, développe l’idéologie d’un âge d’or à venir pour l’usage exclusif d’une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l’humanité ordinaire. L’humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas-de-gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette.
Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?Seuls des êtres très particuliers, dont l’existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s’opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu’une poignée de par le monde.
Cinq exactement. Une famille : les Dolce. Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l’heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l’école. C‘est la fin d’un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu’une identité et un roman familiaux problématiques – les enfants préféraient en effet avoir une vie comme les autres –, et des bribes lacunaires, vu que l’aïeul, véritable bible des âges passés, n’a plus toute sa tête.
Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l’abri et inconscients des enjeux planétaires qu’engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n’avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d’un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d’agir à distance sur la matière.
Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l’errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant.


Frédéric Petitjean a écrit ses premières pièces de théâtre à l’âge de vingt ans.
Après avoir participé à plusieurs festivals d'Avignon, il part s’installer aux États-Unis, où, pendant dix ans, il écrit des longs métrages et des dessins animés au sein des grands studios du pays. De retour en France depuis 2006, il travaille désormais essentiellement pour le cinéma.

 

 

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La bête qui pense. Victor Hugo, âne de génie

Par Jean Maurel – Editions Arkhé

128 pages – 16,90 euros – ISBN 978-2-18682-15-8

 

 

Hugo, un génie monumental ? Il semble bien que la consécration du Panthéon ait valu à l'auteur de Notre-Dame de Paris une trop bonne réputation qui le paralyse et le magnifie dans une pose républicaine et poétique, pieuse, archétypique et archaïque de démiurge grandiloquent.
Il serait temps que "l'histoire entrâ dans la voie des aveux", que l'on commençât vraiment à reconnaître l'ampleur subversive d'un engagement dans lequel la mise en oeuvre littéraire se dévergonde, s'encanaille et s'expose à la mêlée de l'histoire, faisant de la plume une arme noire plongée dans un encrier en forme de barrique cynique pour démolir en construisant et construire en démolissant, agitant et remuant autant les idées que les coeurs.
Dans ce qui se présente comme une très originale insurrection démocratique, l'homme des Misérable aura su, non pas seulement parler des barricades mais s'ingénier à barricader son oeuvre, à se dissimuler dans l'ombre de l'âne pour poser, dans toute sa fraîcheur et sa rigueur, le problème toujours ouvert, l'équation jamais résolue, de la liberté compliquée par l'égalité.

 

Maître de conférences honoraire de philosophie à la Sorbonne, ancien professeur au Collège international de philosophie, il a publié, en 1985, aux PUF, Victor Hugo philosophe matrice de ce livre et, en 2006, Le Vocabulaire de Victor Hugo chez Ellipses

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Premier bilan après l’apocalypse

Par Frédéric Beigbeder – Editions Grasset

432 pages – 20,60 euros – ISBN 978-2-246-77711-3

 

L'apocalypse, serait-ce donc l’édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s’enflamme et se consume ?Frédéric Beigbeder sauve ici du brasier tous les livres, pour être précis les 100 œuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle, sous la forme d'un hit-parade intime de 100 à 1.
C'est donc un classement totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (André Gide, Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Patrick Besson, Bret Easton Ellis, Régis Jauffret, Simon Liberati, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer.
Avec ce manifeste, c'est le Beigbeder livresque que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments, un autoportrait en lecteur."Si j'écris, c'est grâce à ces morceaux de papyrus où se cachait toujours une âme sœur. C'est de toute manière envers ces cent objets précieux que l'on devra ressentir gratitude ou rancœur."

 

Né à Neuilly-sur Seine en 1965, chroniqueur à Lire et au Figaro Magazine, romancier, Frédéric Beigbeder est l'auteur chez Grasset de Vacances dans le coma (1994), L'amour dure trois ans (1997), 99 francs (2000), Windows on the world (2003, prix Interallié), L'égoîste romantique (2005), Au secours pardon (2007) et Un roman français (2009, prix Renaudot).

 

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