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Moïse Rahmani

Pour le week-end de la Toussaint 1 (24 octobre 2011)

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Le peuple-monde. Destins d’Israël

Par Alexandre Adler – Editions Albin Michel

208 pages – 16 euros – ISBN 978-2-225-11086-8

 

Voici un livre surprenant de la part d'Alexandre Adler, plutôt habitué des commentaires géopolitiques.
Si l'actualité la plus brûlante et la polémique n'en sont certes pas absentes, le grand éditorialiste dévoile pour la première fois son rapport personnel au judaïsme, à Israël et à la réalité juive dans son extraordinaire diversité. Et si son sionisme était beaucoup moins orthodoxe que ce que l'on croyait ? Sa profession de foi de juif élevé dans l'athéisme révèle une pensée très originale sur l'essence du monothéisme, et ses analyses des relations entre juifs et chrétiens ou entre juifs et musulmans sont pour le moins inattendues.
A travers cette exploration du fait juif comme véritable énigme dans l'histoire des religions et des peuples, Alexandre Adler nous invite à repenser les grandes "révolutions anthropologiques" qui ont marqué l'Occident, de Spinoza à Einstein, en passant par Marx et Freud. Un essai passionnant qui nous conduit tout naturellement à nous interroger sur l'avenir de notre monde globalisé

 

Alexandre Adler est membre du comité directeur du Figaro et chroniqueur sur France Culture.
Il est l'auteur de nombreux essais, dont en " Pluriel ", "J'ai vu finir le monde ancien", "L'Odyssée américaine", "Rendez-vous avec l'Islam", "Sociétés secrètes".

 

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Rêver d’écrire le temps, de la forme à l’informe

Par Claude Vigée – Editions Orizons

572 pages – 35 euros – ISBN 978-2-296-08797-2

 

Dans cet ouvrage, sont remis à disposition du lecteur les essais majeurs de Claude Vigée.
L’oeuvre critique de ce poète, qui fut professeur d’université, s’orientant selon quelques grands axes constants, les essais s’ordonnent en trois grandes parties : de la critique de l’idéalisme occidental à l’élaboration d’une poétique originale, attentive à l’oeuvre d’autrui, en passant par ce que Martin Buber appelait l’événement de la reconnaissance. La démarche de Claude Vigée ne se saisissant pleinement que dans son retour aux sources du judaïsme, viennent, en introduction et en conclusion, les essais et entretiens qui mettent en lumière cette pensée profonde.

 

Claude Vigée, Prix Goncourt de la Poésie en 2009, est l’un des écrivains français majeurs de ce temps.
Qu’il ait écrit, en poète, et sur les poètes, en essayiste sur le monde qui l’entourait et donc sur les écrivains qui ont compté, Vigée possède une oeuvre d’envergure, l’une des premières sans doute. Penseur du judaïsme, auteur de dizaines d’ouvrages, universitaire qui a laissé l’empreinte d’un professeur hors pair, il appartient à la génération de ces hommes pour qui écrire était non seulement un acte sacré mais un acte de vie ; quand bien même tout auteur pourrait résumer cette équation à sa propre expérience, Claude Vigée, par ce qu’il laisse de fécond et de magnifique, témoigne d’un engagement dont on ne trouve l’équivalence que chez les écrivains considérables dans l’immédiat avant-guerre et dans l’immédiat après-guerre.
Il en a l’esprit universaliste et la force intérieure, la connaissance insigne et l’éminence dans la forme et le style. Son oeuvre célébrée, traduite, étudiée, lui confère une stature internationale. Aujourd’hui, estimé en Alsace, sa patrie native, comme l’une des figures essentielles, il est à tous les sens du mot, un honnête homme, comme on l’entendait au XVIIIe siècle.

 

Et, chez le même éditeur,

 

Emmanuel Levinas et Henri Meschonnic. Résonances prophétiques

Par Monique Lise Cohen

232 pages – 21 euros – ISN 978-2-296-08776-7

 

Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic : tout semble les séparer, et pourtant tous deux parlent de littérature, d'éthique et de Dieu.
Ils se référent chacun à une " tradition ininterrompue ". Emmanuel Lévinas : la lecture de la Bible à travers le Talmud ; et Henri Meschonnic : la lecture de la Bible avec les te'amim. La Bible est leur source d'inspiration. Tous deux parlent et écrivent comme Juifs. Ils renouent avec la " tradition ininterrompue " du prophétisme, par-delà la coupure entre la foi et le savoir, dans l'écoute des prophètes des temps bibliques et des penseurs prophètes du Moyen Âge.
Écoute qui fait signe vers notre futur. Dans la vision des voix, qu'appelle, sous notre main, la lecture toujours recommencée et renouvelée du texte de la Bible.

Monique Lise Cohen, docteur ès lettres, a fait des études de philosophie à Toulouse.
Elle est poète et auteur de plusieurs ouvrages sur des thèmes littéraires, philosophiques, religieux et historiques

 

 

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Le rendez-vous de Moissac

Par Claire Daudin – Editions Actes-Sud

88 pages 9 euros – ISBN 078-2-230-00196-4

 

En 2003, la lecture d’un livre intitulé Morts ou juifs, la maison de Moissac (Flammarion) de Catherine Lewertowski avait bouleversé Claire Daudin en lui révélant un épisode de la Seconde Guerre mondiale dont elle ignorait tout.
A Moissac, ville de ses ancêtres, des enfants juifs avaient été recueillis et sauvés par un couple de cadres du mouvement des Eclaireurs Israélites de France, Shatta et Bouli Simon. L’histoire était belle, faite d’héroïsme et de dévouement, de foi en Dieu et en l’homme en dépit de la barbarie et de la persécution. Au-delà de l’admiration ressentie, Claire Daudin éprouva un grand trouble à la lecture de ce témoignage : personne, dans sa famille d’honnêtes et fervents catholiques, n’avaient rien su de ces événements qui s’étaient pourtant déroulés chez eux.
Le sentiment d’un rendez-vous manqué aux conséquences dramatiques dans le passé, le présent et l’avenir joua comme un catalyseur : souvenirs, lectures, voyages, méditations se sont ordonnés en un récit, intitulé Mon roman juif, que Claire Daudin publia aux éditions du Cerf en 2011. Pourtant il y avait un domaine que la fiction n’avait pas permis à Claire Daudin de creuser suffisamment : celui de son histoire familiale.
Elle l’a explorée dans Le Rendez-vous de Moissac (initialement intitulé Les Maisons de Moissac), en mettant en parallèle le livre de Catherine Lewertowski et le journal tenu pendant la guerre par son arrière-grand-oncle, natif de Moissac et curé d’un village de la région. A travers ce livre, par-delà les années, les méconnaissances et les ravages de l’histoire, Claire Daudin a voulu honorer ce rendez-vous entre Chrétiens et Juifs que ses ancêtres avaient manqué.
Pour elle, l’enjeu n’a jamais été de juger ceux qui l’ont précédée, mais d’ouvrir une voie nouvelle, dans laquelle les croyants d’aujourd’hui puissent se rejoindre, et plus encore s’engager ceux de demain.

 

Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, Claire Daudin est l'auteur, aux Editions du Cerf, d'un roman, Le Sourire, qui a reçu le Prix 2009 des Journées du livre chrétien et le Grand Prix catholique de littérature 2010.
Elle a également publié un essai, Dieu a-t-il besoin de l'écrivain ? sur Péguy, Bernanos et Mauriac.

 

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Guerre secrète. Services secrets, diplomatie parallèle et opérations spéciales dans la guerre contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2011

Par Claude Moniquet - Editions Encre d’Orient

288 pages – 21 euros - ISBN 978-2-362-43030-5

 

Mes fonctions dans le renseignement, mon rôle à CNN, mon activité à la tête de l'ESISC, bref trente années d'expérience ont fait de moi un acteur privilégié de la guerre anti-terroriste.
Après avoir écrit plusieurs livres consacrés au terrorisme international, au djihad et à l'islamisme, j'ai décidé cette fois de m'intéresser non à cette maladie, mais à ceux qui essayent de la soigner. Voilà pourquoi cet ouvrage porte sur les conséquences qu'ont eues les attentats du 11 septembre 2001. J'ai vu le monde changer et la sécurité évoluer comme jamais depuis l'attentat qui reste à ce jour le plus meurtrier de l'histoire.
Deux guerres ouvertes ont été déclarées en Afghanistan et en Irak ; d'autres, plus larvées, ont lieu au Pakistan, au Yémen, en Somalie, en Afrique du Nord, au Sahel ou dans le Caucase. Le monde est en guerre. Il le restera longtemps. Aussi le citoyen est-il en droit de s'interroger : sommes-nous mieux protégés qu'avant le 11 septembre 2001 ? C'est à cette question que je tente d'apporter une réponse.
C'est cette Guerre secrète que raconte ce livre", Claude Moniquet.

 

Claude Moniquet est né en 1958. Après une jeunesse très militante, il vit au Moyen-Orient, avant d'entamer une carrière de journaliste spécialisé dans les questions de sécurité (terrorisme, espionnage, conflits, criminalité organisée). Il bifurquera ensuite pour le monde de l'ombre et passera vingt ans, sur le terrain et sous couverture, au service de la DGSE. Après avoir quitté le service actif il sera le co-fondateur de l'ESISC, une société de renseignement privé et de conseil stratégique.
Auteur d'une douzaine de livres, il se passionne pour l'histoire militaire et stratégique.

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Un amour de frère

Par Colette Fellous – Editions Gallimard

184 pages – 19 euros – ISBN 978-2-07-013359-8

 

Une sandale qui se prend dans un rail.
Colette tombe. Le train de Tunis arrive. À la dernière seconde, elle parvient à ramper hors de la voie. Elle s’est crue morte… Cette forte émotion déclenche un tourbillon d’images, de souvenirs. C’est un vertige qui fait danser les lieux, les moments, les mots, les voix. En particulier, Colette revit et nous fait revivre les années 1967-1968, les hôtels, les chambres de bonnes, la Sorbonne, les petits métiers, le Festival d’Avignon.
Paris, ses cafés, ses restos, ses cinémas de la Rive Gauche. Mais la figure dominante est son frère Georgy, diabétique dès l’enfance et qui mourut à 27 ans. Colette éprouve un immense amour pour lui, à cause de sa fragilité. « J’acceptais qu’il soit mon maître ». Jusqu’au jour où elle comprend qu’il est son mauvais génie. « Il aura été mon initiateur diabolique. […] J’aurais accepté de me vendre pour lui plaire et s’il avait vécu plus longtemps, il m’aurait poussé à le faire, il avait déjà essayé plusieurs fois, je n’aurais pas pu refuser ».
On retrouve dans ce roman autobiographique Colette Fellous telle que le lecteur l’a aimée dans ses récits précédents, mais dans une tonalité riche d’une profondeur nouvelle, proche du tragique.

 

Colette Fellous est née à Tunis, où elle a passé son enfance et son adolescence.
Elle a notamment publié, aux Éditions Gallimard, Midi à Babylone (collection blanche, 1994), Amor (collection blanche, 1997), Le petit casino (L’Un et l’Autre, 1999), Avenue de France (collection blanche, 2001, Folio n° 4133), Aujourd’hui (collection blanche, 2005, Folio n° 4431), Plein été (collection blanche, 2007).

 

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L’aviateur anglais

Par H.E. Bates, traduit (anglais) par Florence Hertz – Editions Phébus

302 pages – 23 euros – ISBN 978-2-7259-0486-6

 

En 1942, un avion anglais survole la zone occupée.
Une panne l’oblige à atterrir au milieu de nulle part. L’avion est endommagé et l’un des pilotes, John Franklin, est blessé au bras. Les cinq Anglais cheminent dans la forêt avant de trouver refuge dans une ferme, tenue par des résistants. Ceux-ci acceptent de les cacher dans leur moulin et de leur chercher des faux-papiers afin qu’ils puissent gagner la zone libre. John, affaibli par sa blessure qu’il ne peut soigner dans la ville voisine grouillant d’Allemands, est le dernier à partir.
Les arrestations se multiplient et il n’a plus le choix. Un amour puissant l’attache désormais à Françoise, la fille du fermier. Elle le suit dans sa fuite éperdue vers Marseille, avec l’espoir d’arriver jusqu’en Angleterre où ils pourraient se marier. Ecrit en 1944, ce roman d’amour et d’initiation frappe par sa modernité. La trame est sobre, les personnages sont vibrants d’humanité, les silences lourds de sens et chaque émotion – la peur, le désir, la foi en l’avenir – est décrite avec justesse.
Il en résulte un livre bouleversant. Sous la plume d’un Anglais jouant avec les images d’Epinal, on redécouvre la France de cette période.

 

Né en 1905 dans le Northamptonshire et mort en 1974 dans le Kent, Herbert Ernest Bates est un auteur classique en Angleterre.
Son œuvre, que certains ont comparée à celle d’E.M. Forster, est colossale : plus de soixante romans et recueils de nouvelles se sont égrenés sur près d’un demi-siècle. Quelques-uns ont été traduits en français (comme Six par quatre, Gallimard, 1966) et adaptés au cinéma (Le triple écho de Michael Apted, La Flamme pourpre de Robert Parrish et Comment dénicher un mari ? de George Marshall). H. E. Bates a écrit plusieurs scénarios de films, dont le célèbre Vacances à Venise de David Lean avec Katherine Hepburn

 

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Cadavre Exquis

Par Félicien Marceau – Editions de Fallois

272 pages – 19 euros – ISBN 978-2-87706-767-6

 

"On appelle parfois cadavre exquis ce jeu de société qui consiste à plier en quatre ou en huit une feuille de papier et à commencer puis à poursuivre un dessin sur chacun des panneaux.
L'un met un visage à moustaches, un autre y ajoute un corps de logis ou de cheval, un troisième la queue d'une sirène". Tel est l'esprit de ce roman, dans lequel diverses intrigues se juxtaposent. L'action se passe à Bruxelles, en 1938, au lendemain des accords de Munich. Le monde respire, après avoir eu très peur. Ou, plutôt, croit respirer, espère qu'on peut respirer, bien que l'ambiance soit lourde.
Les personnages sont en effet de toutes nationalités. Il y a un Allemand, un Hongrois, un Autrichien, un Espagnol, un ministre italien, une Grecque de Corfou, un industriel hollandais, le fils d'un sénateur belge, un journaliste sportif, quelques jolies femmes aussi, etc. Les héros participent de l'incohérence du temps. Ils vivent hors de leur pays et, en quelque sorte, séparés d'eux-mêmes, composant une société hétéroclite, sans élan comme sans force, à peine vivante.
Publié à Bruxelles en 1942, ce roman de Félicien Marceau - il s'appelait Louis Carette à l'époque - n'a jamais été réédité depuis et est resté inconnu du public français.

 

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