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Moïse Rahmani

Pour votre week-end du 11.11.11, quelques perles chez Gallimard (2 novembre 2011)

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Les hommes qui me parlent

Par Ananda Devi – Editions Gallimard

224 pages – 16,89 euros – ISBN 978-2-02-01340-3

 

« Tous ces hommes qui me parlent. Fils, mari, père, amis, écrivains morts et vivants. Une litanie de mots, d’heures effacées et revécues, de bonheurs révolus, de tendresses éclopées. Je suis offerte à la parole des hommes. Parce que je suis femme ». Ce récit autobiographique est une longue méditation sur l’existence, l’écriture, l’amour et la maternité, l’éducation, la solitude. Ananda Devi y évoque des souvenirs d’enfance, ses rapports avec des proches tour à tour humbles et contemplatifs ou exigeants et intransigeants.
Aujourd’hui, elle ne voit plus d’issue que dans l’éloignement : quitter ces hommes qui la musèlent depuis si longtemps, partir en brisant tout, comme le font souvent les personnages féminins de ses romans. « Toutes les femmes de mes livres me l’ont dit : affranchis-toi. C’était le message que je m’adressais. Et je ne m’écoutais pas ».

 

Ananda Devi donne là un texte touchant, sincère, d’une violence prenante dans sa quête de vérité et dans l’expression du désir d’écrire.

Ethnologue et traductrice, Ananda Devi est née sur l’île Maurice.
Elle a récemment publié aux Éditions Gallimard Ève de ses décombres, prix des Cinq Continents, prix RFO (collection blanche, 2006), Indian Tango (collection blanche, 2007, Folio n° 4854), Le sari vert (collection blanche, 2009, Folio n° 5191). Elle est considérée comme l’une des figures majeures de la littérature mauricienne.

 

Et, chez le même éditeur

 

Oasis du couchant

Par Bahaa Taher, traduit (arabe) par S. Corthay et Ch. Woillez

412 pages – 24 euros -  ISBN 978-2-07-012566-1

 

A la fin du XIXe siècle, alors que l’Égypte de l’Empire Ottoman est sous domination britannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts.
Son prédécesseur n’a pas survécu à la mission, les habitants de l’oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n’a pas le choix : sans relations haut placées, impossible d’échapper à cette affectation dangereuse qui n’enchante finalement qu’une seule personne, Catherine, son épouse irlandaise. Passionnée d’archéologie, elle est fascinée par Alexandre le Grand dont elle veut retrouver la trace.
Or, si sa théorie est exacte, c’est à Siwa qu’il a désiré se faire enterrer. Face à eux, une population scindée en deux communautés belliqueuses, les Gharbiyin et les Charqiyin, les accueille avec une froideur inquiétante. Si le cheikh Yahya tente de faire rayonner sa sagesse et ainsi éviter un nouveau conflit, le poids de la tradition peut en un instant faire exploser l’inhibition artificielle qui régit l’oasis.
C’est alors qu’arrive Fiona, la soeur de Catherine, tombée gravement malade. À mesure que sa santé se dégrade, Mahmoud est pris d’un amour grandissant pour cette femme qui s’éteint sous ses yeux impuissants. Il n’arrivera pas à supporter indéfiniment l’obsession de son épouse pour Alexandre alors que Fiona s’apprête à mourir dans cette région hors du temps… C’est une société vacillante que décrit avec intensité Bahaa Taher.
Un complexe jeu de forces structure ce roman qui agence avec rugosité la tradition et la passion, l’histoire et le politique. Dans sa légèreté, l’écriture parvient à rendre possible la fuite vers les inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique.

 

Bahaa Taher est né en 1935 au Caire. Universitaire et écrivain engagé dans l’avant-garde littéraire des années 1960, ses ouvrages sont interdits à la publication sous le gouvernement de Sadat. Il décide alors de s’installer à Genève et devient traducteur aux Nations-Unies. De retour en Égypte depuis quelques années, Bahha Taher est très actif au sein des cercles culturels et a reçu de nombreux prix pour ses oeuvres. Oasis du couchant, qui a reçu le Prix International de la fiction arabe en 2008, est son premier roman publié aux Éditions Gallimard.

 

Comme,

 

Les amandes amères

Par Laurence Cossé

224 pages – 16,90 euros – ISBN 979-2-07-013423-6

 

Gilles et Édith forment un couple tranquille et aisé qui habite le XVe arrondissement de Paris.
Un jour, leur femme de ménage leur annonce son départ et leur présente sa remplaçante, Fadila, d’origine marocaine. Très vite, Édith découvre que Fadila ne sait ni lire ni écrire, s’en émeut, puis se met en tête de l’instruire. Mais Fadila n’est pas jeune ; et Édith n’est pas entraînée. L’apprentissage s’avère lent. Ce qui semblait acquis un jour est oublié la semaine suivante. Fadila est incapable d’appréhender la moindre abstraction, et notamment celle contenue sur une page : c’est comme si elle ne voyait pas les signes inscrits sur le papier.
« J’arrive pas moi toute seule », dit Fadila. Édith pourrait dire la même chose de cet apprentissage dont elle a pris la responsabilité. Au fil des semaines, les deux femmes nouent une belle relation, qui repose sur la confiance et l’entraide. Fadila se dévoile peu à peu et se raconte. Ce n’est pas une marginale : elle a du travail, un toit, une famille. Mais la violence a marqué son rapport aux autres, depuis l’adolescence.
Elle a de la rancoeur contre son Maroc natal. En France elle ne se fait pas à la solitude. En dépit de quelques progrès, le niveau de Fadila stagne, et elle se montre bientôt rétive aux leçons, qui la fatiguent et la stressent. Un matin, heurtée par une voiture, elle tombe dans le coma… Dans une langue sobre et élégante, Laurence Cossé aborde le sujet délicat de l’analphabétisme et cherche à sortir cette problématique de l’ombre.

 

Romancière et nouvelliste, Laurence Cossé a récemment publié aux Éditions Gallimard La femme du Premier ministre (collection blanche, 1998, Folio n° 3403), Le mobilier national (collection blanche, 2001, Folio n° 3665), Le 31 du mois d’août (collection blanche, 2003, Folio n° 4152), Vous n’écrivez plus ? (collection blanche, 2006), Au bon roman (collection blanche, 2009, Folio n° 5074).

Et,

 

L’homme qui ne prenait pour Napoléon. Pour une histoire politique de la folie

Par Laure Murat

382 pages – 24,90 euros – ISBN 978-2-07-078664-0

 

Tous les fous, dit-on, se prennent pour Napoléon.
Mais le délire d’identification à l’empereur se vérifie-t-il dans les registres des asiles et, si oui, que cela nous enseigne-t-il sur les rapports de l’Histoire et du trouble psychique ? C’est à partir de cette question qu’est née l’idée de ce livre, dont le sujet, très vite, s’est élargi à d’autres problématiques. Quel impact les événements historiques ont-ils sur la folie ? Peut-on évaluer le rôle d’une révolution ou d’un changement de régime dans l’évolution du discours de la déraison ? Quelles inquiétudes politiques les délires portent-ils en eux ? En somme : comment délire-t-on l’Histoire ? Pour le savoir, ou du moins y voir plus clair, il fallait remonter à la source et questionner la clinique, interroger les rapports entre la guillotine et la hantise de « perdre la tête », l’enjeu de la présence de Sade à Charenton, la supposée démence des révolutionnaires, la confusion entre la pétroleuse hystérique et l’opposante politique.
Pendant trois ans, Laure Murat interrogé les archives. L’Homme qui se prenait pour Napoléon est le résultat de cette enquête.

 

Laure Murat, née en 1967, est chercheuse spécialisée dans l’histoire culturelle. Elle est actuellement professeure au département d’études françaises et francophones de l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA). Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche : histoire d’un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (Lattès, 2001), Passage de l’Odéon : Sylvia Beach, Adrienne Monnier et la vie littéraire à Paris dans l’entre-deux guerres (Fayard, 2003, Folio n° 4226) et La Loi du genre. Une histoire du « troisième sexe » (Fayard, 2006).

 

Et, toujours chez Gallimard

 

Historien public

Par Pierre Nora

544 pages – 23,50 euros – ISBN 978-2-07-013370-3

 

En décidant de publier les interventions, manifestes, témoignages et prises de position qui jalonnent, depuis un demi-siècle, son parcours d’éditeur et d’historien, Pierre Nora livre l’autoportrait en creux d’un intellectuel à la parole libre qui a toujours su garder les coudées franches.
Il a eu la chance, par sa situation entre les Éditions Gallimard et l’Université et son inventivité personnelle, de se faire le chef d’orchestre de la belle époque des sciences humaines et de la diffusion publique de l’histoire. Par Le Débat, revue qu’il a fondée il y a trente ans et qu’il dirige toujours, il a vécu au coeur de l’intelligentsia française au temps de son rayonnement encore mondial. En tant qu’historien, l’analyse de la mémoire et du sentiment national, dont Pierre Nora s’est fait le spécialiste renommé, l’a amené à intervenir fréquemment sur les sujets les plus sensibles de l’histoire de la France contemporaine, depuis la guerre d’Algérie jusqu’aux lois mémorielles, pour y exprimer des points de vue toujours personnels et souvent courageux.
De la Khâgne des années 1950 à la défense de la « liberté pour l’histoire » en passant par Les Lieux de mémoire, cet itinéraire d’un historien dans la cité est celui d’un témoin qui sait voir et qui sait raconter.

 

Universitaire et éditeur, Pierre Nora, né en 1931, est agrégé d’Histoire.
Universitaire, il s’est spécialisé dans l’étude de l’historiographie et du sentiment national et s’est consacré, dans le cadre d’une « histoire du présent », à l’élaboration d’une problématique générale de la mémoire historique contemporaine. Éditeur, il est entré comme directeur littéraire en 1965 chez Gallimard pour y développer le secteur des livres d’histoire, de documents et d’essais. Il y a également fondé en 1980 la revue Le Débat.
Il est élu à l’Académie française en 2001.

 

Dans la Série Noire de Gallimard

 

Le Bloc

Par Jérôme Leroy

302 pages – 17,50 euros – ISBN 978-2-07-078642-8

 

Sur fond d’émeutes de plus en plus incontrôlables dans les banlieues, le Bloc Patriotique, un parti d’extrême droite, s’apprête à entrer au gouvernement.
La nuit où tout se négocie, deux hommes, Antoine et Stanko, se souviennent. Antoine est le mari d’Agnès Dorgelles, la présidente du Bloc. Stanko est le chef du service d’ordre du parti. Le premier attend dans le salon d’un appartement luxueux, le second dans la chambre d’un hôtel minable. Pendant un quart de siècle, ils ont été comme des frères. Pendant un quart de siècle, ils ont participé à toutes les manips qui ont amené le Bloc Patriotique aux portes du pouvoir.
Pendant un quart de siècle, ils n’ont reculé devant rien. Ensemble, ils ont connu la violence, traversé des tragédies, vécu dans le secret et la haine. Le pire, c’est qu’ils ont aimé cela et qu’ils ne regrettent rien. Ils sont maudits et ils le savent. Au matin, l’un des deux devra mourir, au nom de l’intérêt supérieur du Bloc. Mais qu’importe : à leur manière, ils auront écrit l’Histoire. Plus qu’un simple roman noir, Le Bloc est un roman politique qui cherche à répondre à une question de plus en plus cruciale : comment expliquer et surtout comprendre l’affirmation de l’extrême droite dans les 30 dernières années ? En plongeant le lecteur dans la tête des deux protagonistes centraux, dans une posture empathique et compréhensive à mille lieux de la critique antifasciste traditionnelle, Jérôme Leroy prend des risques.
La critique, bien présente, est ici en creux, elle se dessine dans l’esprit même du lecteur sans que l’auteur ait besoin de la formuler. En décrivant le parcours de ces deux hommes, il peint un tableau général de la déliquescence politique française contemporaine : disparition progressive du PC, abandon de la classe ouvrière par une gauche socialiste « boboisé » qui se réfère plus à l’idéologie libéralo-libertaire de Mai 68 qu’à la lutte des classes, droite de plus en plus arrogante, tournée vers le business et les profits transnationaux.
Leroy décrit une société française à l’agonie, une poudrière qui éclate soudainement lors d’émeutes dont tout le monde parlait mais que personne en réalité n’a vu venir. Son constat fait mouche et oblige son lecteur à reconsidérer l’espace politique qui l’entoure.

 

Jérôme Leroy est né en 1964. Écrivain, il est l’auteur d’une vingtaine de livres dont Monnaie Bleue (La Table Ronde) et La minute prescrite pour l’assaut (Fayard/Mille et une nuits). Avec Le Bloc, il publie son premier roman en Série Noire.

 

Et enfin, chez Gallimard-Jeunesse, dans la Collection Pôle-Fiction

 

Menteuse

Par Justine Larbalestrier, traduit (anglais) par Alice Marchand

402 pages – 6,60 euros – ISBN 979-2-0063114-8

 

Micah est une jeune fille sensuelle et insaisissable. Depuis des années, elle dupe ses camarades de classe, ses professeurs et même ses parents. Lorsque son petit ami, Zack, meurt dans des circonstances brutales, toutes les questions sont permises : Micah est-elle une jeune fille comme les autres ? Une meurtrière ? Une menteuse compulsive ? Vous aimez jouer avec le paranormal ? Jetez-vous dans Menteuse et trouvez votre vérité

 

Justine Larbalestier est née et a grandi à Sydney. Elle vit aujourd'hui entre New York et l'Australie. Elle est l'auteur de romans fantastiques pour adolescents et fait partie, avec son mari, Scott Westerfeld ou encore Maureen Johnson, d'un cercle d'écrivains à l'origine d'une nouvelle tendance littéraire pour les ados

Et

 

Allumage taille cosmos. Le journal intime de Georgia Nicolson.5

Par Louise Rennison, traduit (anglais) par Catherine Gibert

304 pages – 6 euros – ISBN 978-2-07-064343-1

 

Tous aux abris ! Georgia aurait-elle perdu le contrôle de son légendaire sex-appeal pour que Dave la Marrade s'entiche d'une rouquine, Mark Grosse-Bouche se permette des familiarités - voire pire ! -, et que le voisin Oscar, du haut de ses douze ans, lui fasse des avances pour le moins consternantes ? Au secours ! Mais Georgia déniche un trésor : une bible es garçons ! Et ce n'est sûrement pas ce Transalpin crousti-fondant fraîchement débarqué qui pourra y résister.
De nouvelles confession irrésistibles ! " Drôle, tonique et léger, servi par un ton mordant. " L'Hebdo des Juniors. " Des confessions hilarantes ! " BIBA.

 

Louise Rennison a passé son enfance à Leeds, en Angleterre, avant d'être entraînée en Nouvelle-Zélande par ses parents, à l'âge de quinze ans.
Deux ans plus tard, la famille est de retour en Angleterre. A vingt ans, Louise Rennison s'installe à Londres et s'essaie à différents métiers. Un peu plus tard, elle s'inscrit à un cours de comédie à Brighton, ville où elle vit encore aujourd'hui. Elle commence alors à écrire et à interpréter des one-woman shows autobiographiques. Ceux-ci rencontrent un franc succès et remportent plusieurs prix au Festival d'Edimbourg avant d'être diffusés à la radio.
Louise Rennison se met ensuite à écrire pour d'autres acteurs comiques. Comédienne et auteur, elle est également journaliste pour la radio, la télévision et la presse écrite. En un mot, elle ne s'arrête jamais! Mais c'est avec le journal intime de Georgia Nicolson qu'elle connaît un succès phénoménal et international! Et, pour preuve, Georgia Nicolson sera bientôt à l'écran...

Et, deux kits complets ludiques et instructifs :

 

Mon premier atelier de couture. Un kit complet pour s’initier à la couture

Par Gen West

19,95 euros – ISBN 978-2-07-064142-0

 

Ce livre-coffret permet d'initier les enfants aux techniques de base de la couture et de confectionner soi-même 5 modèles originaux d'animaux en feutrine.
Tissu, feutrine, rembourrage et bouton sont fournis dans le coffret pour fabriquer un petit chat.

 

Et

 

Le labo des sciences. Un kit complet pour explorer les sciences

Par Jon Kirkwood

19,95 euros – ISBN 978-2-07-064139-0

 

Pour découvrir les merveilles de la science, ce livre-coffret ludique et pratique, propose 50 expériences faciles et étonnantes.
Le tube à essais et le coffret contiennent tout le matériel nécessaire pour réaliser ses propres expérimentations, depuis la construction d’un électroaimant jusqu’au test de la résistance de l’air. Avec Le labo des sciences, il est facile de percer les secrets des forces qui gouvernent le monde. Une mise en oeuvre simple, des expériences pédagogiques. À chaque page du livre et pour chaque activité, on trouve: la liste des éléments nécessaires à sa réalisation, ses étapes décrites pas à pas, « ce qui se produit » lors de l’expérience, clairement expliqué, « Le sais-tu ? » qui permet de compléter ses connaissances sur les principes testés.
Le livre contient: un tube à essais, un aimant, une loupe, un thermomètre, 3 carrés d’acétate de couleur, 75 cm de fil électrique isolé et 12 pièces cartonnées détachables pour réaliser les expériences.

 

 

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