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Moïse Rahmani

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Dans le désert, un ranch hors norme se dresse sur le sable.
Des hommes armés veillent sur un mort vivant. Un homme qui incarnait autrefois la force armée et la puissance. L’ex-Premier ministre d’Israël, Ariel Meron. Il n’est plus qu’un corps sans chair. Son visage émacié disparaît sous la barbe et les cheveux longs. Les côtes saillent sous sa peau nue, blanche et fine telle une feuille de papyrus. Les médecins assurent que son cerveau est mort. Pourtant, un matin, il se réveille.
Arrache ses perfusions. Se lève. Ariel serait-il le Messie ? Il en est convaincu. Il a été renvoyé du néant pour ramener la paix. La nouvelle se répand dans tout le pays. Et le miracle a lieu : sépharades, ashkénazes, Russes, Arabes, Ethiopiens, religieux, laïcs, pacifistes ou va-t-en-guerre, les Israéliens célèbrent tous le réveil du grand homme. Cette liesse sera de courte durée… Cette fable tout à la fois grave et légère, qui met en scène la diversité de la société israélienne, s’inspire librement du destin d’Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis 2006.
 
Ecrivain et journaliste, Alexandra Schwartzbrod a notamment été correspondante de Libération à Jérusalem.
Elle est notamment l’auteur d’Adieu Jérusalem, Grand prix de Littérature Policière 2010 (Editions Stock) et de Balagan, prix SNCF du polar 2003 (Editions Stock).
 
Le songe d'Ariel
par Alexandra Schwartzbrod - Editions Gallimard
160 pages - 15 euros - ISBN 978-2-07013456-4
 
 et, chez le même éditeur
 
"Mais dans quel temps était-elle, elle ? Quelle heure vivait-elle ? Proches, infiniment proches étaient ces maisons et ces villages et ces boutiques où les gens faisaient leurs courses.
Elle en happait un au passage, une silhouette tellement anonyme que c'était justement celle qu'elle choisissait : cet homme avec un grand panier, dédaigneux de l'autocar qui passait à côté de lui, l'autocar charriant pourtant la douleur muette d'une femme qui menait une entreprise folle partie sur les traces de son mari mort venue peut-être jusqu'ici pour lui tendre la main dans l'espoir fou, insensé de le ramener à la vie, telle - en inversant les rôles - une Eurydice son Orphée".
 
Françoise Henry a déjà publié huit romans dont La lampe (Editions Gallimard, 2003) et Le rêve de Martin (Editions Grasset, 2006) qui a obtenu le prix Marguerite Audoux.
 
 
Plusieurs mois d’avril
Par Françoise Henry 
140 pages – 13,90 euro- ISBN 978-2-07-013478-6
 
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Etgar Keret continue de réinventer la nouvelle en lui tordant le cou.
Trente-huit histoires inracontables par un autre que lui, fidèles à son approche quasi-cubiste de la narration, mais qui marquent chez l’auteur l’accession à une maturité nouvelle. Un passage de cap salué dans son pays par une unanimité critique et un succès public sans précédent. Dans la première nouvelle du nouveau livre d’Etgar Keret quelqu’un frappe à la porte, et surgit un homme qui, sous la menace d’un revolver, enjoint l’auteur de lui raconter une histoire.
Dans la dernière, une réalisatrice de la télévision publique allemande fort inspirée lui demande d’écrire pour la caméra, tout en insistant pour qu’il ait l’air naturel, qu’il ne fasse surtout pas “semblant”. C’est à la fois drôle et terrifiant, et en ce sens, c’est typiquement Keret. Pourtant, l’enfant terrible des lettres israéliennes ne limite pas son exploration à la difficile voire dangereuse condition de l’écrivain.
Ce qui le turlupine, c’est plutôt la place de l’homme dans un monde écrasant et implosif, au cœur duquel il a une nette tendance (l’homme) à faire preuve d’un certain chic pour s’enfoncer dans les situations les plus inextricables. Dans Au pays des mensonges, la nouvelle qui donne son titre au recueil, un homme est transporté dans un monde parallèle où il rencontre en chair et en os tous les mensonges qu’il a un jour inventés pour se tirer d’un mauvais pas – ou simplement par habitude.
Jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance des mensonges d’autres menteurs. Dans Univers parallèles, un autre homme, coincé dans ce monde-ci, rêve à d’autres réalités où il ne se viderait pas de son sang, où la mort qu’il se donne ne serait qu’un profond et agréable endormissement. Ailleurs encore (Surprise party), un certain personnage récalcitrant fait preuve d’une “malveillante lucidité” : comme si voir – et reconnaître – la réalité en face n’augurait jamais rien de bon.
Cette question du réel et de sa perception, Keret la renouvelle en permanence. Invité récemment au festival Words without borders à New York, il confiait : “Je crois qu’il y a une vérité. Je crois qu’il est très difficile d’articuler cette vérité. C’est dans cette direction que j’essaie d’aller, mais je ne prétends pas que je vais l’atteindre.” Les histoires de Keret ne se racontent pas. Leurs chutes sont imprévisibles – spectaculaires ou pas.
Il bouscule le genre, où la banalité de notre monde moderne n’est toujours qu’une façade, sous-tendue d’un système en gigognes qui empile les dimensions inconnues, inédites. Un peu comme Picasso, quand il interroge le visage, le corps, l’objet dans l’espace et qu’il les distord pour nous en révéler une autre lecture possible. Mais ce qui caractérise aussi la moindre de ses fantaisies littéraires, au-delà d’une gravité chronique et d’une mélancolie pudique, c’est le sourire que sans faillir elles accrochent, flottant, aux lèvres du lecteur – et dans d’infinies variétés : inquiet, tendre, amusé, sarcastique, triomphal, complice, coupable, penaud, séduit… Car la singulière fabrique de métaphysique portative qu’alimente Etgar Keret à coups d’histoires faussement “petites” demeure aussi, toujours, une irrésistible expérience du plaisir.
 
Romancier, auteur de bandes dessinées et réalisateur, Etgar Keret est né à Tel Aviv en 1967.
Il est en Israël l’un des auteurs les plus populaires de sa génération. Son œuvre est traduite dans plus de 25 langues. En France, elle est publiée par Actes Sud : La Colo de Kneller (2001 ; Babel n° 1074), Crise d’asthme (2002 ; Babel n° 703), Un homme sans tête (2005 ; Babel n° 958) et Pipelines (2008) ainsi que, en 2007, le scénario du film qu’il a coécrit et coréalisé avec Shira Geffen, Les Méduses, lauréat de la Caméra d’or à Cannes en 2007.
 
Au pays des mensonges
Par Etgar Keret, traduit (hébreu) par R. Pinchas-Delpuech – Editions Actes Sud
210 pages – 20 euros – ISBN 978-2-7427-9889-6
 
et, chez le même éditeur
 
Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante.
Huit cent mille Pieds-noirs prennent le chemin de l’exil, mais deux cent mille font le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ? Depuis un demi-siècle, les seules voix audibles sont celles des Rapatriés de 1962. Et parmi eux, qui entend-on le plus souvent ? Les plus nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui affirment qu’ils sont “tous partis”, et qu’ils n’avaient le choix qu’entre “la valise ou le cercueil”.
Or, ces affirmations sont fausses. La seule présence, attestée par les archives, de ces deux cent mille Pieds-noirs présents en Algérie en 1963, le prouve amplement. Pierre Daum est parti à la recherche de ces hommes et de ces femmes restés dans leur pays après 1962. Certains en sont partis cinq ans plus tard, ou dix ans, ou vingt ans. De nombreux y sont morts, heureux de reposer dans la terre où ils sont nés.
Aujourd’hui, quelques centaines y vivent encore. Aucun ouvrage ni aucun article, ou presque, n’en a jamais parlé. Preuves vivantes qu’un autre choix était possible, ils ont toujours été, au mieux, ignorés des Pieds-noirs de France. Au pire, ils ont été considérés comme “traîtres” pour être restés vivre avec les “Arabes”. Mêlant archives et témoignages inédits, ce livre permet de se plonger, à travers la vie de quinze témoins choisis pour la diversité de leurs origines et de leur parcours, dans les cinquante années de l’Algérie indépendante.
Des années exaltantes quoique difficiles, dans un pays qui ne tint pas ses promesses de pluralisme et de démocratie. Un pays en butte au sous-développement, marqué par les blessures jamais cicatrisées de son passé colonial. Après Immigrés de force (Actes Sud, 2009), son premier livre-révélation sur les travailleurs indochinois de la Seconde guerre mondiale, unanimement salué par la critique, Pierre Daum nous livre une nouvelle enquête, passionnante et rigoureuse, sur un aspect inconnu du passé colonial de la France.
 
Journaliste, Pierre Daum a collaboré au Monde, à L’Express et au Monde diplomatique, puis est devenu le correspondant de Libération en Autriche.
De retour en France en 2003, il a été correspondant de Libération en Languedoc-Roussillon. En 2009, Actes Sud a publié son enquête Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952), qui révèle l’utilisation forcée de vint mille paysans vietnamiens dans les usines d’armement de métropole, mais aussi dans la culture du riz de Camargue. En parallèle à ses travaux de recherches sur le passé colonial de la France, il effectue régulièrement de grands reportages pour Le Monde diplomatique
 
Ni valise, ni cercueil - Les Pieds-Noirs restés en Algérie après l'indépendance
par Pierre Daum
432 pages - 24 euros - ISBN 978-2-330-00227-5
 
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Elisabeth Brami a publié chez divers éditeurs une centaine d'ouvrages en littérature jeunesse, primés et traduits dans différents pays.
Après Je vous écris comme je vous aime (Calmann-Lévy, 2006), lauréat du Festival du premier roman de Chambéry, et Mon cher amour (Editions du Rocher, 2009), Les heures secrètes est son troisième roman.
 
Je renaitrai de vos cendres
Par Elisabeth Brami – Editions Flammarion
252 pages – 13 euros – ISBN 978-2-0812-4391-0
 
Et, chez le même éditeur
 
Après trois ans de complicité et d'amour, une femme est troublée de sentir qu'elle s'éloigne de celle qu'elle considérait comme la compagne parfaite.
 
Productrice-animatrice sur France Inter, Brigitte Kernel a écrit de nombreux ouvrages, dont Autobiographie d'une tueuse et Fais-moi oublier (J'ai lu).
Publié une première fois par Belfond en 2004, Ma psy, mon amant a connu un vif succès critique et public. Il était devenu introuvable, le voici à nouveau disponible.
 
A cause d’un baiser
Par Brigitte Kernel
368 pages – 18 euros – ISB 978-2-0812-6709-1
 
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Après huit longs mois d'attente, Ryan se voit enfin confier sa première mission Cherub.
Sa cible : Ethan, un jeune Californien privilégié passionné par l'informatique et le jeu d'échecs. le profil type du souffre-douleur idéal... sauf que sa grand-mère dirige le plus puissant syndicat du crime du Kirghizstan. Si Ryan espérait profiter de cette opération pour bronzer sous le soleil californien, il déchantera bien vite.
 
Le clan Aramov
Par Robert Muchamore, traduit (anglais- par Antoine Pinchot – Editions Casterman
368 pages – 15 euros – ISBN 978-2-203-04370-1
 
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