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Moïse Rahmani

Sur les chapeaux de roues (16 janvier 2012)

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Ce texte est la longue présentation que Buber rédigea en 1954 lorsqu'il acheva la traduction de la Bible en allemand qu'il avait commencée en 1924 avec Franz Rosenzweig.
Le travail fut commun jusqu'à la mort de Rosenzweig en 1929. Buber poursuivit seul l'entreprise, interrompue par l'exil et la guerre. Cette présentation est plus qu'un simple avant-propos, c'est un document devenu, par la force des choses, une histoire des idées, ainsi qu'une introduction à l'univers biblique juif. Buber y retrace la situation de l'Allemagne des années 1920, celle de la réception de la Bible à l'époque, marquée, notamment, par les confits avec le courant de la " critique biblique ", et il entreprend une justification de leurs choix de traducteurs qui, bien évidemment, fait apparaître toute la profondeur de leurs analyses d'interprètes et d'exégètes du texte biblique et de l'univers hébraïque.

Pour le lecteur d'aujourd'hui, cette présentation ne manquera pas d'apparaître comme une leçon d'herméneutique, de même qu'elle reste une introduction exemplaire aux enjeux de la traduction de la Bible : Henri Meschonnic y a puisé les linéaments de sa théorie du rythme.
Martin Buber (1878-1965) est né à Vienne dans un milieu juif assimilé, mais un long séjour à Lemberg chez son grand-père, éditeur érudit de sources juives, lui a permis de redécouvrir cet univers culturel : il s'engage dans les mouvements sionistes et édite un journal, Die Welt, en même temps qu'il entreprend des études de philosophie.
Au début du XXe siècle il se passionne pour les courants hassidiques dont il publie une anthologie de textes. Pendant la Première guerre, il devient rédacteur de la plus importante revue juive de l'époque, Der Jude, qui publiera les premiers textes de Kafka. Il enseigne la philosophie religieuse juive à Francfort et entreprend avec Rosenzweig, entre 1925 et 1929, une nouvelle traduction de la Bible en allemand.
Entre les deux guerres, sa renommée devient internationale. Il quitte l'Allemagne en 1938 et s'installe à Jérusalem où il prend une part très active, avec Gershom Scholem, au mouvement pour la paix, et enseignera jusqu'à sa mort à l'université de Jérusalem
 
Sur une nouvelle transposition de l'écriture
Par Martin Buber, traduit (allemand) par Marc de Launay - Editions Herman
100 pages - 13;50 eutos - ISBN 978-2-7056-8229-3
 
 
 
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Une croyance erronée circule à propos du judaïsme d’avant la tourmente : les Juifs du monde auraient été à la fois soumis au destin qui allait être le leur, et peu conscients de leur appartenance au judaïsme, soucieux qu’ils auraient été de montrer avant tout leur nationalisme.
Il n’en est rien. Pour le démontrer, Simon Epstein a choisi l’année 1930, trois ans avant la prise du pouvoir par Hitler, pour faire un tour d’horizon du judaïsme mondial, pays après pays. Se fondant sur les archives des communautés, sur les journaux publiés en yiddish comme dans les langues des principaux pays, Simon Epstein montre que les Juifs de 1930 conciliaient très clairement leur appartenance au judaïsme et leur citoyenneté.
Il montre aussi tous les efforts que les diverses communautés et organes consistoriaux ont entrepris pour aider les Juifs, les prévenir du danger, leur procurer des subsides, etc. Alors pourquoi, en 1939, cette déroute ? Tout simplement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de lutter contre l’adversaire qu’était l’Allemagne nazie, dans un contexte où les Occidentaux n’étaient pas le moins du monde disposés à les aider.
 
L'auteur en quelques mots...Simon Epstein est un historien israélien qui vit à Jérusalem depuis 1974 où il est professeur et chercheur à l’université.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages relatifs au racisme, à l’antiracisme et à l’antisémitisme, notamment en France durant les périodes de l’affaire Dreyfus et de l’occupation allemande. Parmi ceux-ci on compte Un paradoxe français : antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance (Albin Michel, 2008).
 
1930, une année dans l'histoire du peuple juif
par Simon Epstein - Editons Stock
352 pages - 21,50 euros - ISBN 978-2$234-07102-5
 
 
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Dans les années trente, en pleine dépression, l'Amérique de Roosevelt invente le New Deal, investit massivement dans la création, et assure ainsi la relance économique en même temps qu'une domination culturelle dont le Vieux Monde fait toujours les frais.
Sur fond de crise et de révolution numérique, la France peut-elle encore, tête de pont d'une Europe bien timide, relever le défi, faire le pari de l'investissement et de la croissance et inventer une nouvelle donne culturelle ? Oui, assure Olivier Poivre d'Arvor, dès lors que la culture redevient au cœur d'un projet politique, comme François Mitterrand l'a incarné, un véritable choix de civilisation.
Ce New Deal à la française passe par quelques axes forts: un investissement massif dans l'éducation aux arts et à la sensibilité, un pacte entre science, technologie et culture, un soutien accru à la création et une ouverture aux expressions du monde. Mais aussi par le biais d'une plus grande démocratie culturelle, d'une implication retrouvée des citoyens dans l'appropriation de leur fabuleux patrimoine et d'une gouvernance pleinement assurée par les territoires.
Une certitude ressort de cet essai engagé : avec 1% de la population mondiale, une globalisation à grande vitesse et le spectre de la crise qui s'abat sur elle, la France ne se distingue désormais plus que par sa culture, sa langue, sa capacité à mener la guerre douce de l'influence, le soft power. Réveillez-vous les politiques ! A trop tarder et à préférer l'héritage des anciens à l'audace des nouvelles générations, notre pays est menacé, à très court terme, de perdre son avantage.
L'état d'urgence est proclamé.
 
Olivier Poivre d'Arvor, philosophe de formation, écrivain et diplomate, a été, dix années durant, responsable de la politique culturelle extérieure du Quai d'Orsay.
Il est aujourd'hui directeur de France Culture.
 
Culture, état d’urgence
Par Olivier Poivre d’Arvor – Editions Tchou
152 pages - ISBN 978-2-10-70792-9
 
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Six années d'amour entre Ludovic, dandy arrogant, et Laetitia, archétype de la grâce féminine.
Six années d'amour et c'est la rupture. S'ensuivent règlements de compte, rencontres, renaissances... Chacune de ces étapes éclaire la scène intérieure des personnages où évoluent leurs questionnements sur l'art et la beauté du corps. Autant d'idées qui se croisent, se mêlent et se conjuguent, tendant vers une même fi n : le bonheur. Plaisir esthétique, regard de l'autre, valeur marchande du corps : Pour quelques bribes d'amour aborde habilement les thèmes universels que sont l'art et le beau à travers le cheminement intérieur de personnages lyriques et passionnés, dans la plus pure tradition romantique
 
Philippe Lévy est heilpraktiker, ostéopathe et psycho-bio-thérapeute. Il est formateur en thérapies psychocorporelles et en Décodage Biologique des maladies. Il dirige l'école de Décodage Biologique de Lyon
 
Pour quelques bribes d'amour
par Philippe Levy - Société des Ecrivains
170 pages - 14 euros - ISBN 978-2-7483-6557-3
 
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Ce roman nous apporte la joyeuse nouvelle de la délivrance de l'individu, dont il traduit le monde intérieur.
Échappant à toute référence littéraire ou psychanalytique, Tezer Ôzlü exprime ce qu'elle a "tamisé" de son existence. Elle crée un langage épuré et un style déstructuré pour dire l'enfance froide, l'exil en Allemagne et au pays de Léo Ferré, le coma des électrochocs, la violence politique. "L'un après l'autre, plusieurs de nos amis sont morts. Ils avaient quarante ans tout au plus. Avec eux, nous avons enterré l'espoir et la nostalgie d'une vie meilleure.
La vie meilleure n'est pas ailleurs, elle est ici. " Cette vie, contrairement à une Sylvia Plath qui y renonce, Tezer Ôzlü l'embrasse : " Le séisme qui saisit deux êtres enlacés est l'essence du monde".
 
Brèves et incandescentes ont été la vie (1942-1986) et l'oeuvre de Tezer Ôzlü qui a publié deux romans vite devenus cultes en Turquie : Les nuits froides de l'enfance et Voyage au bout de la vie.
À partir de dix-huit ans, échappant à une jeunesse cadenassée, cette femme libre, guettée par la folie, éprise des hommes et de la vie, a vécu à Paris, Ankara, Istanbul, Berlin et Zurich, où elle est morte d'un cancer. Ses contemporains l'ont inscrite dans la lignée d'Antonin Artaud, de Jean Genet ou du nouvelliste turc Sait Faik, dont les mots sont le reflet de leur vie de marginaux, d'inadaptés. Elif Deniz, née en 1963 à Istanbul, vit en France depuis l'âge de dix-huit ans.
Parallèlement à son métier d'économiste qu'elle exerce à Paris, elle est traductrice du turc. Elle a notamment initié et cosigné la traduction de Va jusqu'où tu pourras, recueil de l'ensemble des poèmes en vers libres de Orhan Veli, et de Pensionnaire d'État, recueil de nouvelles de Füruzan (Bleu autour, 2009 et 2010). Agnès Chevallier, née en 1950 au Havre, vit à Paris. Elle occupe des fonctions éditoriales dans un centre d'études économiques internationales.
Pierre Vincent, né en 1953 à Paris, a passé une partie de son enfance à Istanbul. Journaliste puis éditeur, il partage sa vie entre Paris et l'Allier. Il a notamment contribué, avec Elif Deniz, à la traduction de Pensionnaire d'État, recueil de nouvelles de Füruzan (Bleu autour, 2010).
 
Les nuits froides de l'enfance
par Tezer Özlü, traduit (turc) par E. Deniz et A. Chevalier - Editions Bleu Autour
128 pages - 14 euros - ISBN 978-2-358-48033-8
 
 
 
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Nul n’ignore que l’ancien maire de Tulle et député de Corrèze est un joyeux drille, un sacré plaisantin, bref sans nul doute l’un des hommes politiques les plus drôles de la cinquième République.
En privé comme en public, François Hollande n’est jamais le dernier pour une fine boutade, une devinette poilante ou une blague bien de chez nous. À l’aube d’un destin qui s’annonce historique, il nous a donc paru indispensable de publier une sélection de ses histoires les plus irrésistibles.
 
Grand serviteur de l'Etat (plusieurs fois préfet), Jean-Pierre Gouignart a été un proche collaborateur de François Hollande lorsque ce dernier était premier secrétaire du PS.
Il nous a confié (à prix d'or) ces pages subrepticement extraites du carnet de blagues personnel du probable futur président de la République.
 
Les meilleures blagues de François Hollande
par Jean-Pierre Gouignard - Les Editions de l'Opportun
9;90 euros - ISBN 978-2-360-75135-8
 
 
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Il existe un décalage frappant entre la poésie lumineuse de Baudelaire et sa triste réputation de poète maudit n'ayant jamais eu, malgré sa vie de débauche, qu'un seul amour : sa mère.
Tant de chercheurs, romanciers, essayistes ont autopsié le poète qu'il n'en reste guère qu'un squelette reconstruit dans l'ombre du génie. Peut-être n'y a-t-il rien à ajouter, mais seulement à comprendre : et s'il fallait oublier Baudelaire pour redécouvrir Charles ? C'est en changeant de point de vue, par une lecture constante, approfondie et sensible de ses textes, qu'Isabelle Viéville Degeorges a été amenée à remettre en cause cette vision faisant la part belle au mythe.
De sa correspondance et des témoignages de ses quelques rares amis ressortent des lignes de fuite qui tissent d'elles-mêmes la trame étonnante du parcours de Baudelaire. Il semble alors que sa vie, enfin, s'éclaire, jusque dans ses contradictions, du jeune garçon espiègle, puis de l'adolescent caustique et anxieux au jeune adulte résolu à faire l'homme. Nous découvrons comment la légitimité, de vivre, d'aimer, d'écrire… – lui fut confisquée, mise sous tutelle, de sorte que son extraordinaire personnalité a disparu sous les vapeurs de la légende de fumoir.
Baudelaire, clandestin de lui-même, a passé sa vie à tenter de briser son invisibilité, ce que cette biographie souhaite mettre au jour en lui redonnant la parole.
 
Isabelle Viéville Degeorges est chroniqueuse à La Revue littéraire.
Elle est également l'auteur d'une biographie d'Edgar Allan Poe (Editions Léo Scheer, 2010).
 
Baudelaire clandestin de lui-même
par Isabelle Viéville Degeorges - Editions Léo Scheer
246 pages - 20 euros - ISBN 978-2-56-10354-9
 
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On croit, à tort, que la Révolution n'a plus aucun secret pour l'historien aguerri ou l'élève un tant soit peu attentif.
Pourtant, Antoine de Baecque démontre avec brio dans ce petit dictionnaire que de nombreux détails et anecdotes restent méconnus. En effet, qui sait que la chanson Ca ira a fait son apparition parmi les parisiens qui participaient, maniant la pioche, la brouette et le niveau, aux préparatifs de la Fête de la Fédération sur le Champs de Mars ? Que l'une des premières propositions révolutionnaires à avoir été adoptées fut le divorce ? Que Charles IX n'est ni un monarque, ni un héros de la Révolution, mais une pièce de théâtre " révolutionnaire " ? Qu'est-ce que la Chasse patriotique à la grosse bête ? Croyez-vous que des tanneries secrètes auraient réellement existé pour fabriquer aux robespierristes des culottes de peau humaine ? Des notices courtes et érudites, un regard léger de l'historien sur sa période de prédilection, des histoires insolites, Antoine de Baecque nous dévoile une Révolution insolite où petites et grande histoires ne cessent de se chevaucher !
 
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, Antoine de Baecque est spécialiste en histoire culturelle du XVIIIe siècle.
Après avoir enseigné en tant que maître de conférences à l'université de Versailles, il est aujourd'hui enseignant à l'université de Nanterre. Outre de nombreux ouvrages sur le cinéma, il est également l'auteur du Dictionnaire Eustache (Léo Scheer, 2011), Les Duels politiques. De Danton-Robespierre à Royal-Sarkozy (Hachette, 2007) ou La Cérémonie du pouvoir (Grasset, 2002).
 
La France de la Révolution. Dictionnaire des curiosités
Par Antoine de Baecque – Editions Tallandier
272 pages – 17,90 euros – ISBN 978-2-84734-691-6
 
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"A treize ans, je perds toute ma famille en quelques semaines.
Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmères rouges. J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage.
Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien." Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1,7 million de morts, l'enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n'est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille à sa légende. L'élimination est le récit de cette confrontation hors du commun.
Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c'est un homme de Primo Levi, et de La nuit d'Elfe Wiesel.
 
Rithy Panh est cinéaste.
On lui doit, entre autres, Les gens des rizières, Bophana, S21 – La machine de mort khmère rouge, qui fut un événement, et Duch, le maître des forges de l'enfer. Il a écrit ce livre avec Christophe Bataille, qui est romancier.
 
L’élimination
Par Rithy Panh avec Christophe Bataille – Editions Grasset
336 pages – 19 euros – ISN 978-2-246-77281-1
 
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Kamal Jann, Syrien de 40 ans, avocat d'affaires à Manhattan, est un mystère.
Sa réussite professionnelle recouvre son drame : son oncle, chef des services de renseignements syrien, homme redoutable et redouté, a fait tuer ses parents quand il avait 12 ans, mais il a aussi financé ses études à New York. Quand, début septembre 2010, la CIA l'avertit que son frère djihadiste, resté en Syrie, va commettre un attentat terroriste à Paris, Jann comprend qu'il va devoir cette fois s'engager dans la toile d'araignée des services secrets occidentaux pour faire tomber son oncle et le pouvoir syrien.
Un roman puissant et sombre. Entre Damas, Beyrouth, New York ou Paris, une mosaïque de personnages liés par des relations ambiguës où le pouvoir, le désir, la manipulation, la survie poussent leurs pions sur un échiquier dément et sanglant. Une chorégraphie puissamment orchestrée où violence, trahison, peur, lâcheté, mensonge et corruption rendent impossible le moindre règlement politique au Moyen-Orient tant que les dictateurs en place serviront les intérêts de tous ceux qui ont le pouvoir en ce monde.
Kamal Jann est le produit de ces interactions, de cette schizophrénie arabe, de cette conscience éclatée, pour qui l'appartenance au clan, la révolte et la liberté sont incompatibles.
 
Née à Beyrouth en 1953, Dominique Eddé est romancière, essayiste, intellectuelle engagée, elle participe à de nombreux débats sur le Moyen Orient et vit entre France, Liban et Turquie.
Dernier ouvrage, Le crime de Jean Genet (Seuil, 2007).
 
Kamal Jann
Par Dominique Eddé - Editions Albin Michel
464 pages – 22 euros –ISBN 978-2-22623837-5
 
 
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Annelise Heurtier a 32 ans.
Née au milieu des pierres dorées du Beaujolais, elle a déjà beaucoup déménagé, au gré des mutations de son compagnon. Actuellement, elle habite sous le soleil de Papeete, où elle partage son temps entre ses deux enfants, l’écriture, son travail et la plongée sous-marine ! Elle écrit depuis une petite dizaine d’années, principalement des romans, et a été publiée chez de nombreux éditeurs (Actes Sud, le Rouergue, Casterman, Rageot, Milan...).
 
La fille aux cheveux d’encre
Par Annelise Heurtier – Editions Casterman
80 pges – ISBN 978-2-03-04306-0
 
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