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Moïse Rahmani

Quelques romans pour commencer 2012 (16 janvier 2012)

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Quelques romans pour bien commencer 2012
 
 
Les Editions Christian Bourgois nous adressent trois ouvrages de Thomas McGuane :
Premier roman de Thomas McGuane, Le club de chasse se déroule dans le Nord-Michigan, parmi les rivières limpides et les forêts verdoyantes. Au beau milieu de cette nature idyllique s'est bâti un club de chasse luxueux où se retrouvent des hommes d'affaires raffinés et de jeunes rentiers de Détroit qui viennent se reposer dans un club très select fondé par leurs grands-parents, au bord d'un lac.
Si le cadre est paradisiaque, McGuane plonge rapidement le lecteur dans une spirale de destruction. En effet, tandis que le candide narrateur n'aspire à rien d'autre qu'à se reposer, Vernor Stanton, va semer le trouble. Ce dernier, fils de bonne famille, est un trublion notoire. Il prend un malin plaisir à ridiculiser tous les membres du club, qu'il considère vieux avant l'âge.... Violence, expériences limites, toutes choses qui rôdent à la lisière des consciences et de l'apparente civilité des membres du club surgissent alors.
Thomas McGuane livre ainsi un roman explosif où l'on se livre à des duels pervers, on dynamite un barrage, des incendies éclatent, d'augustes bâtiments sont volatilisés et, pour le plus grand plaisir du lecteur, ce feu d'artifice s'achève en un bouquet final aussi spectaculaire qu'inattendu.
 
Thomas McGuane est né à Wyandotte, dans le Michigan, en 1939.
Il a étudié à l'Université du Michigan, ainsi qu'à Yale et à Standford. Il est l'auteur de dix romans - dont 33° à l'ombre qui figurait sur les sélections du National Book Award et, plus récemment, Sur les jantes (à paraître chez Christian Bourgois éditeur en janvier 2012), de trois essais et de deux recueils de nouvelles. Il est également l'auteur de scenarii pour le cinéma, notamment celui de Missouri Breaks avec Jack Nicholson et Marlon Brando.
Ses écrits ont aussi été publiés dans le New Yorker, le Wall Street Journal et Sports Illustrated pour ne citer qu'eux. Tout au long de sa carrière, il a reçu de nombreux prix littéraires et, en 2010, il a été élu membre de l'Académie américaine des Arts et des Lettres. Il vit actuellement dans un ranch à McLeod, dans le Montana.
 
Le club de chasse
Traduit (anglais) par Brice Matthieussent
254 pages - 8 euros - ISBN 978-2-267-02280-3
 
et
 
" Je suis Berl Pickett, le Dr Berl Pickett. Mais je signe chèques et documents "I. B. Pickett", et il faut sans doute que je m'en explique. Ma mère, une femme énergique s'il en fut, ardente patriote et chrétienne évangélique, choisit mes prénoms en l'honneur du compositeur de God Bless America. C'est ainsi que je m'appelle en réalité Irving Berlin Pickett, et que je suis parfaitement conscient du caractère ridicule de mon nom. Mon père aurait préféré "Lefty Frizzell Pickett", et c'eût été encore pire.
En tout état de cause, mon nom, comme ma vie même, a quelque chose d'une reprise, d'un emprunt, difficile à contester. " Sur les jantes est sans doute le roman le plus tendre, le plus subtil de Thomas McGuane depuis longtemps. Berl Pickett est médecin à Livingston, petite ville du Montana. Il y mène une vie plutôt calme jusqu'au jour où, pensant venir en aide à l'une de ses amies, il s'efforce de camoufler sa tentative de suicide.
C'est le début d'une série de péripéties complexes puisque, lorsque cette dernière succombe à ses blessures, il devient le principal suspect, se voit interdit d'exercer et encourt le risque d'être poursuivi pour non assistance à personne en danger. Disposant désormais de beaucoup de temps libre, Berl reprend son activité antérieure : peintre en bâtiments. Entre les missions qui lui sont confiées, il a tout loisir pour se replonger sur son passé et se remémorer les événements qui ont marqué son passage à l'âge adulte : comment, à l'âge de 14 ans, sa tante l'a initié à la vie amoureuse en se chargeant de lui apprendre les choses de la vie ; le comportement de sa mère, profondément conditionné par ses croyances : " Sa religion avait entouré ma mère d'une impénétrable réalité, et la guerre avait eu le même effet sur mon père.
J'éprouvais le sentiment qu'au fond j'avais toujours été seul depuis ma naissance. " ; le médecin qui, très tôt, a repéré le potentiel en lui et grâce auquel il a trouvé sa voie professionnelle ; les aventures qu'il a eues avec quelques femmes : Jocelyn, une pilote aux activités suspectes dont il s'est pris de passion, et une collègue, Jinx Mayhall, beauté tranquille qui le déconcerte par les questions insidieuses et sans motif qu'elle lui pose incessamment : " Elle soupirait sans arrêt et paraissait troublée.
Finalement, elle tendit la main et prit la mienne. J'aurais du mal à décrire ce que je ressentis : le souffle coupé, je fixai droit devant moi les collines désertes couvertes d'armoise. Elle me lâcha la main et reposa la sienne sur le volant. Je lui demandai à quoi elle pensait et elle répondit : "Au car de ramassage scolaire". " ou encore : " C'était dommage, parce que j'étais un homme de nature affectueuse qui tombait facilement amoureux, et j'aurais pu connaître des expériences enrichissantes si je ne m'étais pas constamment méfié aux moments les plus agréables.
" Face aux manœuvres vengeresses du directeur administratif de la clinique où il travaille, l'accusation qui pèse sur lui de non assistance à personne en danger, les activités louches et inquiétantes de l'aviatrice, et surtout les conséquences d'une affaire où il a poussé au suicide le mari assassin d'une de ses patientes, Berl, poursuivi par la calomnie et abandonné par presque tous ses collègues et amis, s'efforce de prendre de la distance vis-à-vis des différentes épreuves de son existence.
Entre comédie et tragédie, McGuane ancre son récit dans une région qu'il connaît bien pour l'avoir lui-même traversée, ce qui lui permet de mettre l'accent sur les décalages au sein d'une société disparate et moderne où l'on réalise que son héros est coupé du monde, qu'en voulant prendre un avion le 11 septembre 2001 ce n'est que lorsqu'il arrive à l'aéroport qu'on lui dira que les vols sont suspendus.
Si la satire des égoïsmes est partout présente, le rire le dispute à l'émotion, comme toujours chez McGuane, exprimée en demi-teintes, mais néanmoins palpable.
 
Sur les jantes
traduit (anglais) par Marc Amfreville
496 pages - 23 euros - ISBN 978-2-267-02277-3
 
et enfin
 
Qu'un piano soit criblé de chevrotine par un enfant embusqué dans un arbre, et c'est l'harmonie du monde qui vole en éclats.
Mais que cet enfant, le nez plongé dans les entrailles de l'instrument, l'imagine chargé d'épices et voguant intact sur l'océan, et c'est l'imaginaire qui ordonne un chaos burlesque et jubilatoire. Thomas McGuane reprend à son compte la tradition picaresque en la transposant dans l'espace américain des années 70. Son jeune héros, Nicholas Payne, successivement routard paumé, amoureux transi, cow-boy dérisoire, bâtisseur de chauves-souricières pour le compte d'un inénarrable amputé multiple, nous entraîne dans d'invraisemblables aventures.
 
Embuscade pour un piano
Traduit (anglais) par Brice Matthieussent
274 pages - 8 euros - ISBN 978-2-267-02279-7
 
 
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Le Refuge est un thriller psychologique qui explore les failles et les fêlures d'un couple, son amour émoussé par le temps. Susie et Martin décident de célébrer leur dixième anniversaire de mariage en retournant dans les Highlands écossaises où ils avaient passé leur lune de miel. A Fort William, plaidant le besoin d'aventure, Martin insiste pour qu'ils partent en randonnée sur deux jours, malgré le temps pluvieux de novembre. Susie est réticente mais se laisse finalement convaincre. Arrivés au refuge, un violent orage se déchaîne et ils se retrouvent coincés dans cette simple cabane, à des kilomètres de tout et complètement isolés. Leurs innocentes chamailleries dégénèrent en violentes disputes, et Sue commence à sentir qu'ils ne sont pas vraiment seuls - surtout quand une sombre présence semble prendre possession du couple. Sans aucun moyen de s'échapper, Sue et Martin doivent s'efforcer de rester sains d'esprit tandis que l'abri se change rapidement en prison - et que leurs pensées se mettent à devenir meurtrières...
 
Niki Valentine est le pseudonyme de Nicola Monaghan. Nicola Monaghan écrit de la fiction, des scénarios et des articles journalistiques. Son premier roman The Killing Jar a été publié en 2006 et salué par la critique, puis a remporté une Betty Trask Award, le prix du premier roman de l'Authors' Club et un Waverton Good Read. Nicola travaille actuellement à une adaptation cinématographique du film en collaboration avec Deborah Haywood, ainsi qu'à divers projets de films plus courts.
Monaghan a publié un second roman, Starfishing, une histoire de jeux de pouvoir et de conventions sexuelles dans la City de Londres et The Okinawa Dragon, un court roman centré sur Jack, un marchand de cartes à jouer, publié par l'éditeur local Five Leaves. Tous deux ont obtenu d'excellentes critiques et The Okinawa Dragon a été le livre de la semaine sur le blog du journal The Independent en août 2008. Ses articles ont été publiés dans The Independent, The Guardian, Marie Claire et le Telegraph Sunday Magazine. Nicola enseigne à l'université de Nottingham, où elle est chargée de cours pour le BA d'écriture créative et professionnelle.
 
Le refuge
par Niki Valentine, traduit (anglais) par Pascal Aubin - MA Editions (Pôle Noir)
288 pages - 20 euros - ISBN 978-2-822-400527
 
et, chez le même éditeur,
 
Vincent Calvino est un ancien avocat de New York devenu détective privé à Bangkok. Calvino n'a qu'un seul ami, le lieutenant-colonel Pratt, qu'il a connu lors de ses études, à New York.
Calvino et Pratt doivent enquêter sur la mort de Stuart Leblanc, un Montréalais retrouvé assassiné à Bangkok. Pour tenter d'élucider ce mystérieux assassinat, les deux coéquipiers se retrouveront rapidement dans l'enfer de Phnom Penh, ville où les forces de maintien de la paix de l'ONU tentent de retenir la marmite cambodgienne d'exploser, au lendemain d'une guerre civile particulièrement sanglante. Dans cette ville où la tension règne, Calvino et Pratt comprendront rapidement que Leblanc n'avait pas une vie exemplaire et qu'elle se résumait essentiellement à contrebandes d'armes et à trafics de bijoux. Mais pourquoi les services des renseignements secrets canadiens s'intéressent à la mort de ce type ? Qui a voulu régler le sort de Stuart Leblanc ?
Zero Heure à Phnom Penh s'inscrit dans la lignée des polars hardboiled, avec son héros solitaire et désabusé. Il dresse un tableau juste et saisissant du Cambodge à la sortie du régime de Pol Pot.
 
Canadien d'origine, Christopher G. Moore a débuté sa carrière en tant que journaliste. C'est en 1985 que Moore a publié son premier roman intitulé His Lordship Arsenal qui a été instantanément acclamé par la critique. Depuis, Moore a quitté le journalisme pour se consacrer à l'écriture de fiction. Dès lors, il a publié plus de dix-sept romans qui ont, pour la plupart, été traduits en plusieurs langues. Moore habite aujourd'hui Bangkok. Zéro Heure à Phnom Penh est le premier de ses romans à être traduit en français. En 2004, la critique allemande lui a décerné son prix pour le meilleur roman policier de l'année publié.
 
Zéro heure à Phnom Penh. Une enquête du détective Calvino
Par Christopher G. Moore, traduit (anglais) par Pierre H. Richard
324 pages - 20 euros - ISBN 978-2-822-400862
 
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