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Moïse Rahmani

Janvier tire vers la fin (23 janvier 2012)

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La Fondation Matanel, poursuit son action de mécénat  pour ravaler d'anciennes variétés de culture et en encourager de nouvelles.
Elle inscrit, en marge de ces deux ouvrages " De nouveau le rêve. De créer un monde meilleur. De composer son hymne. D'apporter sa contribution à la création continue. Chacun porte en soi un germe de créativité, rares sont ceux qui le cultivent, encore plus rares sont ceux qui le partagent avec les autres. Ces derniers ont besoin d'un encouragement qui les inciterait à persister et à se surpasser. Pour garantir un plus grand accès aux sources du sens. Sans lesquelles on ne berce pas de chants, nos murs resteraient vides; nos esprits n'abritent pas de bibliothèques. Pour réduire aussi les risques d'internement dans sa seule culture. Sans passerelles avec les autres cultures"
 
La nature, le bien, la mort, l'esprit et la matière, la foi, les petits détails, l'amour, le sexe, la famille, la jalousie...
autant de mots simples, en apparence, que nous prononçons quotidiennement sans vraiment nous y arrêter. Le rabbin Adin Steinsaltz nous invite ici à réfléchir et à redécouvrir la signification profonde de ces mots de tous les jours. Des mots qui, une fois mieux compris, détiennent la clef d'une vie pleine de sens.
L'auteur prospecte la sagesse biblique, talmudique, kabbalistique et philosophique qui s'est sédimentée dans ces mots, tels la nature, le bien, la foi, le sexe, l'amour… Dieu et dessine davantage les limites de l'interrogation religieuse qu'il ne prêche une religion.
 
Adin Steinsaltz-« l'érudit tel qu'on n'en voit qu'un seul par millénaire » selon le Times Magazine) est commentateur et traducteur d'une célèbre édition du Talmud, auteur d' une cinquantaine d'ouvrages dont Personnages du Talmud, Laisse mon Peuple savoir, La Rose aux treize pétales, Le Maître de prière et L'Homme debout.
 
Mots simples
Par Adin Steinsaltz, traduit (anglais) pars Michel Allouche - Editions Avant-Propos
256 pages - 16,95 euros - ISBN 978-2-930627-13-7
 
et, chez le même éditeur,
 
Safed serait perchée sur une montagne en Galilée pour être plus proche du ciel et mieux inspirer les mystiques et les artistes qui s’y rendent. Dans son vieux cimetière, sous des tombes bleues, reposent les saints kabbalistes dont les illuminations continuent de bercer Israël et de perturber son histoire. Un étrange arbre a poussé sur ce terreau de rocaille, de cire et de sainteté. Ses branches ploient sous les rubans et les sachets où les pèlerins glissent leurs vœux. Un jour, un étrange jeune homme s'accroupit contre son tronc. Il ne s'en relèvera qu'investi de pouvoirs surnaturels. On accourt de partout pour écouter ses sermons et ceux-ci révèlent une nouvelle étonnante.
L'Arbre à vœux raconte une histoire du passé et de l'avenir de l'humanité.
AMI BOUGANIM
Ami Bouganim est écrivain et philosophe bilingue. Il est l'auteur d'une trentaine de recueils de nouvelles, de romans et d'essais. Parmi ses derniers ouvrages parus en français, figurent Tel-Aviv sans répit (Autrement, 2009), Le Rire de Dieu (Le seuil, 2010), Asher le Devin (Albin Michel, 2010
 
L'arbre à voeux
par Ami Bouganim
176 pages - 14,95 euros - ISBN 978-2-930627-14-4
 
 
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Et si l'ouvrage le plus actuel avait été écrit il y a deux mille cinq cents ans ? Comment entendre et surtout comprendre l'enseignement du Qohélet, également connu comme l'Ecclésiaste, que Jean-Jacques Wahl, dans sa nouvelle traduction claire et tonique, préfere nommer "Illusion des illusions" ? N'y aurait-il vraiment rien de nouveau sous le soleil ? "Ce livre qui fait partie du canon biblique incite à se méfier de toute foi naïve.
Il pose, entre autres, la question suivante : comment penser que l'oeuvre de la création, déclarée bonne par son créateur, soit devenue la proie des illusions, de ce qui n'a pas de réalité ? Est-ce sans remède ?" s'interroge Catherine Chalier dans sa préface. Une invitation à renouveler son regard sur l'existence, par-delà vanités et illusions.
 
Jean-Jacques Wahl, ancien directeur de l'Alliance israélite universelle, a été l'un des initiateurs et des rédacteurs de l'ouvrage collectif Pages juives (Armand Colin, 2008).

Illusions des illusions. Une nouvelle traduction de l'Ecclésiaste
Par Jean-Jacques Wahl - Editions Desclée de Brouwer
104 pages - 12 euros - ISBN 978-2-220-06284-6
 
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Comme des centaines de milliers de juifs hongrois, Eva Danos (1919-2001) a été déportée après l'invasion de son pays par les nazis en 1944.
Elle a survécu aux camps de la mort et refait sa vie en Australie dans les années 50. Son témoignage, écrit à vif juste après sa libération, relate au jour le jour l'horreur des derniers convois de déportés errant de camp en camp, sous les bombardements alliés, dans les toutes dernières semaines du IIIe Reich. Ces wagons à bestiaux, où régnaient la faim et la soif dans une atmosphère de folie, ont été le tombeau de milliers de victimes.
Dans cet enfer, Eva Danos avait pour compagnes Hanna Dallos et Lili Strausz, deux femmes qui ont vécu l'expérience extraordinaire relatée dans le livre Dialogues avec l'Ange. Elle les avait rencontrées dans l'atelier d'uniformes militaires mis en place en 194 à Budapest pour cacher des juives, sous la direction de celle qui allait faire connaître les Dialogues dans le monde entier: Gitta Mallasz, reconnue récemment "Juste parmi les Nations".
Eva avait assisté avec Hanna et Lili aux dernières séances des "dialogues" et partagé leur quotidien au camp de Ravensbrück. Jusqu'à présent, on ne savait que peu de chose sur la fin de ces deux femmes remarquables. Leur amie raconte ici leur agonie bouleversante, ce qui rend ce document d'autant plus exceptionnel.
 
Comme des centaines de milliers de juifs hongrois, Eva Danos (1919-2001) a été déportée après l'invasion de son pays par les nazis en 1944.
Elle a survécu aux camps de la mort et refait sa vie en Australie dans les années 50. Son témoignage, écrit à vif juste après sa libération, relate au jour le jour l'horreur des derniers convois de déportés errant de camp en camp, sous les bombardements alliés, dans les toutes dernières semaines du IIIe Reich. Ces wagons à bestiaux, où régnaient la faim et la soif dans une atmosphère de folie, ont été le tombeau de milliers de victimes.
Dans cet enfer, Eva Danos avait pour compagnes Hanna Dallos et Lili Strausz, deux femmes qui ont vécu l'expérience extraordinaire relatée dans le livre Dialogues avec l'Ange. Elle les avait rencontrées dans l'atelier d'uniformes militaires mis en place en 194 à Budapest pour cacher des juives, sous la direction de celle qui allait faire connaître les Dialogues dans le monde entier: Gitta Mallasz, reconnue récemment "Juste parmi les Nations".
Eva avait assisté avec Hanna et Lili aux dernières séances des "dialogues" et partagé leur quotidien au camp de Ravensbrück. Jusqu'à présent, on ne savait que peu de chose sur la fin de ces deux femmes remarquables. Leur amie raconte ici leur agonie bouleversante, ce qui rend ce document d'autant plus exceptionnel.
 
Le dernier convoi
Par Eva Langley-Dános, traduit (hongrois) par Françoise Maupin - Ed. Albin Michel
208 pages - 16 euros - ISBN 978-2-226-23863-4
 
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Il est fort probable qu’à l’avenir, l’histoire littéraire croate (ou bosniaque ou, simplement, balkanique) se souvienne de ce phénomène exceptionnel : en quatre ans, Miljenko Jergovi? a écrit quatre livres d’une puissance saisissante, tout à fait différents les uns des autres, aussi bien formellement que thématiquement : Le Palais en noyer (2003), Inshallah, Madona, Inshallah, (2004), Gloria in excelsis (2005), Ruta Tannenbaum (2007) ; sans compter son recueil poétique Un Turc à Agrame.
Cela ne fait nul doute, il s’agit d’une entreprise littéraire d’une envergure exceptionnelle, réaffirmant le talent et la force créatrice d’un écrivain majeur. Si les œuvres précédentes de Miljenko Jergovi? avaient une forme ramifiée, très marquée par la digression (à l’exception de Buick Riviera), Ruta Tannenbaum présente une narration plus serrée, plus linéaire : il s’agit du destin de deux familles zagréboises, l’une catholique et l’autre juive, dans le même immeuble et durant la même période (1932-1942).
Leurs histoires entremêlées occupent le devant de la scène, tandis que de brèves touches factuelles dessinent adroitement le cadre historique. C’est l’intimité de ses personnages que Jergovi? veut sonder et c’est là que réside la véritable gageure du roman. La jeune Ruta, la “Shirley Temple croate” (en partie inspirée de la figure historique de Lea Deutsch) absorbe, imite, restitue ce qui l’entoure avec un tel talent qu’elle va vite devenir, malgré son jeune âge, une vedette du Théâtre national croate.
Mais peu à peu, elle révèle au lecteur des traits de caractère qui lui ôtent toute aura de future victime (son destin est annoncé dès le prologue, elle va connaître la déportation) : elle se montre hautaine, imprévisible, capricieuse, voire sadique. Son père, Salamon Tannenbaum, est probablement le personnage le plus abouti que Jergovi? ait jamais imaginé : profondément marqué par le mépris de soi, cet individu insignifiant se transforme en brute redoutable dès qu’il adopte une autre identité, en l’occurrence celle d’un aristocrate catholique imaginaire.
Ce dédoublement de la personnalité est vécu par Salamon dans un mélange paradoxal d’angoisse et de jubilation. Dans l’évocation de ses peurs et son assassinat dans les rues de Zagreb, Jergovi? atteint le sommet de son art. Les exemples d’accomplissement littéraire sont foison dans ce roman et notamment la description du déclin physique et social du grand-père de Ruta, Abraham Singer. Il constitue un vibrant hommage au meilleur de la littérature de tradition juive.
Dans Ruta Tannenbaum, le ton de Jergovi? est ferme et la force romanesque telle que l’auteur peut se permettre des changements de registre et de séquences narratives. L’atmosphère y est sombre mais émaillée d’épisodes qui contrastent vivement par leur humour et leur démesure, quasi inspirés de ce qu’on pourrait qualifier de réalisme magique. La fin du roman prend une accélération furieuse et produit chez le lecteur un effet glaçant : la famille Tannenbaum disparaît en laissant derrière elle un vide muet et une ville peuplée d’horreurs.
Si Ruta Tannenbaum dérange, c’est que Jergovi? lui-même fait bouger les lignes : Croate en Bosnie, Bosniaque en Croatie, il garde jalousement son statut d’entre-deux, n’écrit pas d’un quelconque point de vue communautaire mais embrasse toutes les communautés avec une vertigineuse empathie. Pis, il ose ici aborder l’un des thèmes les moins traités (les mieux tus) dans la littérature croate, l’Etat indépendant de Croatie lors de la Seconde Guerre mondiale et la question de l’extermination des minorités.
Miljenko Jergovi?, une fois encore, confirme son statut d’écrivain le plus lu et le plus traduit des Balkans.
 
Miljenko Jergović est né en 1965 à Sarajevo. Journaliste, romancier, poète, dramaturge traduit en plus de vingt langues, il est l’un des talents majeurs de sa génération. Il vit actuellement à Zagreb. En France, ses œuvres sont publiées par Actes Sud : Le Jardinier de Sarajevo (Babel n° 654), Buick Rivera (2004), Le Palais en noyer (2007) et Freelander (2009). En 2006, Ruta Tannenbaum a reçu le prestigieux prix international Mesa Selimovic pour la meilleure œuvre en prose écrite dans l’une des langues balkaniques.
 
Ruta Tannenbaum
Par Miljenko Jercović, traduit (craote) par Alexander Grujičiċ - Editions Actes Sur
320 pages - 23 euros - ISBN 978-2-330-00238-1
 
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Le modèle turc auquel se réfèrent les révolutionnaires arabes est-il un mensonge ? L'« islamisme modéré » est-il une fiction ?
 
Selon M. Gozlan, le modèle islamique turc qui marierait islam, démocratie et laïcité, et dont l'expérience est menée depuis 2002, est une imposture, une illusion construite sur trois chimères. La Turquie ne peut pas être considérée comme un modèle en matière de démocratie, laïcité et géopolitique.
 
Martine Gozlan, rédactrice en chef à Marianne, travaille sur les questions et les pays d’Islam.
Elle a écrit notamment, chez Grasset, Le Sexe d’Allah, Le Désir d’Islam.
 
L'imposture turque
Par Martine Gozlan - Editions Grasset
128 pages - 9 euros - ISBN 978-2-246-78935-2
 
 
Et, chez le même éditeur,
 
"Le destin m'a jeté dans une carrière qui n'était pas la mienne.
Accroché au rocher maltais par mes lettres de créance, ouvrier de la diplomatie française sur une île perdue au milieu des eaux et du temps, j'ai vu tourner les saisons, et fleurir trois fois les orangers. Il y a longtemps que j'attendais d'avoir ma chaise au banquet méditerranéen. Jusqu'alors je n'étais qu'un oiseau de passage. Malte a tenu ses promesses. J'ai été accueilli, d'une certaine façon délivré, admis dans la confidence d'une vieille civilisation".
Daniel Rondeau raconte ce pays qu'il a vécu : Malte la généreuse (Malta Hanina), la catholique, la sémitique, nombril de la mer entre Sicile et Libye, entre Orient et Occident. Mais il parle aussi de la France, de l'Europe tentée par l'oubli, de sa vie d'écrivain. Jamais il n'a taillé autant de facettes pour faire un portrait.
 
Daniel Rondeau est écrivain et auteur d'une oeuvre importante publiée chez Grasset (Dans la marche du temps, Les vignes de Berlin et L'enthousiasme).
Il a également publié plusieurs portraits de villes méditerranéennes. Il a reçu, en 1998, le Grand prix Paul Morand de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre. Daniel Rondeau est ambassadeur de France auprès de l'Unesco.
 
Malta Hanina
de Daniel Rondeau
304 pages - 18,50 euros - ISBN 978-2-246-79503-2
 
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Ce récit à la première personne nous fait tout d'abord entrer dans la vie pathologique d'une famille très catholique, dans un petit village belge près de la frontière française, au tournant les années 1950-60. Les enfants y sont perpétuellement déconsidérés par une mère en grande difficulté psychique et la petite Danielle, qui en est très perturbée, ne trouve refuge qu'en son ami Jésus.
Arrive dans la paroisse un nouveau prêtre qui apporte des nouveautés pastorales (chorale, cinéma, etc) et auquel la gamine de douze ans ne peut que s'attacher. Mais cette " amitié " va vite tourner à l'abus psychologique et sexuel, qui va durer une dizaine d'années. Années de manipulation et d'horreur, d'autant que toutes les personnes " de confiance " auxquelles la jeune fille tente de parler dans l'Eglise refusent de l'entendre, en lui conseillant " d'oublier le passé ".
Lorsqu'elle se voit brutalement refuser l'accès à la communauté religieuse dans laquelle elle voulait entrer, animée par une authentique vocation, la dépression devient dramatique. Seuls son mariage et sa fuite mettront fin au cauchemar. Le livre est préfacé par Gabriel Ringlet, qui fit en 2010 une intervention remarquée devant la commission parlementaire belge sur les abus sexuels dans l'Eglise (suite à une succession d'affaires qui ont traumatisé le pays).
Il avait reçu alors ce témoignage exceptionnel, dont il s'était servi avec l'accord de l'auteur, car il exprimait bien la complexité et la gravité de telles situations. Le texte de son intervention est repris en annexe du récit.
 
Danielle Scherer, 65 ans, mère de famille et grand-mère a écrit son témoignage longtemps après les faits, et après une psychanalyse.

Personne ne te croira
par Danielle Scherer - Editions Albin Michel
258 pages - 18 euros - ISBN 978-2-226-13864-1
 
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" L'intention de raconter les forêts de mon pays incendiées par quinze années de guerre a tourné court.
Des personnages ont surgi au fil de l'écriture, ont pris d'assaut les poèmes. Enfants vêtus d'écorce. Mères faites du même bois que la table. Ils ont poussé les murs, disloqué les maisons, fraternisé avec les arbres, partagé leurs peurs et leurs jeux."
 
Romancière et poète, Vénus Khoury-Ghata est l'auteur de nombreux ouvrages dont Sept pierres pour la femme adultère, La fille qui marchait dans le désert, Quelle est la nuit parmi les nuits et Les obscurcis.
D'après le New Yorker, " Vénus Khoury-Ghata est à la poésie ce que Gabriel Garcia Marquez est au roman ". Traduite en plus de quinze langues, son oeuvre a été récompensée par de nombreux prix, dont le Grand Prix de poésie de l'Académie française en 2009.
 
Où vont les arbres ?
Par Vénus Khoury-Ghata - Editions Mercure de France
124 pages - 12,50 euros - ISBN 978-2-7152-3234-1
 
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Les Editons X.O. nous adressent les deux derniers tomes de la monumentale Histoire de la Seconde Guerre mondiale de Max Gallo
 
1943, année cruciale.
Des rives de la Volga aux plages de Sicile, l'armée allemande vacille. Stalingrad est enfin reprise par l'armée Rouge qui déferle à la poursuite de la Wehrmacht et reprend les terres perdues en 1942. Rommel cède du terrain en Afrique où les Alliés ont débarqué, les bombardements alliés touchent l'Allemagne et détruisent ses villes et ses civils, la Résistance s'organise, multiplie les attentats... Hitler semble s'enfoncer dans une impasse, et l'espoir, timide, s'éveille dans une Europe asphyxiée.
jean Moulin parcourt la France occupée afin de créer le Conseil National de la Résistance. Mais on redoute une nouvelle offensive d'été des Allemands sur le front de l'Est. Le second front tant espéré tarde à s'ouvrir, et si les Alliés débarquent, c'est à l'autre bout de l'Europe. Surtout les Alliés se méfient les uns des autres. Méfiance aussi dans les rangs de la Résistance que de Gaulle peine à unir sous son nom.
On tente de l'écarter, on parle de l'éliminer. Et pendant ce temps, celui des alliances et des trahisons, des vagues sans fin de soldats de plus en plus jeunes sont envoyées au sacrifice. Pendant ce temps, les nazis massacrent, déportent, torturent, de plus en plus vite, de plus en plus massivement. Les trains roulent vers Auschwitz. 1943 : année décisive où les espoirs changent de camp, où, malgré les souffrances et les sacrifices de plus en plus durs, on se prend à espérer, à oser croire peut-être de nouveau en un avenir, à se laisser porter par le souffle de la victoire.
 
1943. Le souffle de la victoire
368 pages - 19,90 euros - ISBN 978-2-84563-504-3
 
Bientôt le Débarquement, bientôt la Libération, c'est ce qu'espèrent les Français en janvier 1944.
Mais le chemin est encore long jusqu'au tombeau du IIIe Reich, la capitulation allemande. C'est cette marche vers le triomphe de la liberté que Max Gallo raconte, achevant ainsi sa grande Histoire de la 2e guerre mondiale. 1944 : Roosevelt et Churchill mettent en place le débarquement des troupes anglo-américaines sur les côtes normandes prévu le 6 juin 1944. De Gaulle, maintenu à l'écart, rêve de fouler le sol français libéré par son peuple et de rendre à la France sa souveraineté.
Prises en étau par les forces alliées, les puissances de l'Axe capitulent les unes après les autres. En France, la violence monte, barbare, sanglante. La Résistance s'unit et s'organise, les maquisards des Glières et du Vercors se sacrifient, alors que miliciens, collaborateurs et soldats allemands, en représailles, massacrent des innocents. Hitler, qui échappe à un attentat fomenté par son propre camp en juillet 1944, et malgré la débandade de ses troupes, croit encore à la victoire ; mais, devant l'entrée des Russes à Berlin, il se suicide d'une balle dans la tête, laissant une semaine plus tard ses généraux signer la reddition sans condition de l'Allemagne le 8 mai 1945.
Dans le Pacifique, les combats sont acharnés. Pour faire plier les Japonais, l'état-major américain utilise l'arme atomique : sur Hiroshima, le 6 août 1945, et sur Nagasaki, le 9 août. Le 2 septembre, les Japonais ont capitulé, l'armistice est signée. 1945 : au prix de dizaines de millions de morts, la paix est revenue, la liberté a triomphé. Un nouveau monde est à construire.
 
Romancier, essayiste et historien, Max Gallo est l’auteur de nombreux romans et biographies, ainsi que d’ouvrages de référence consacrés au fascisme.
 
1944-1945. Le triomphe de la liberté
416 pages - 20,20 euros - ISBN 978-2-84563-522-7
 
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Pendant quelques mois, dans les années 1935-1936, Ivan Tchistiakov, gardien d'un camp de prisonniers sur le chantier de la voie ferrée Baïkal-Amour, a tenu son journal.
Publié aujourd'hui pour la première fois, c'est l'un des seuls documents de ce genre à nous être parvenus. Le fonctionnement des camps soviétiques est certes bien connu, grâce à la parole des victimes et aux documents amassés par le système bureaucratique, mais l'image des "hommes aux fusils" est encore floue. Si Ivan Tchistiakov s'est retrouvé à escorter les détenus pendant leur travail, garder le camp itinérant, accompagner les convois et poursuivre les fuyards, ce n'est pas de son propre gré.
Chaque journée est vouée à un seul désir : sortir par tous les moyens du cauchemar qui l'a happé. Et qu'il ne cesse de décrire : un climat terrible, un logement épouvantable où, la nuit, les cheveux se collent au front à cause du froid, l'impossibilité de se laver, l'absence de nourriture normale, des maladies à répétition. Le dégoût que lui inspire son travail est évident. Dès les premières pages percent des notes de compassion envers ceux qu'il doit garder.
Il perçoit ce qu'un chef, au camp, ne veut pas savoir. On comprend mieux, à le lire, à quel point les camps soviétiques ont fini par incarner un modèle de société. Les cahiers originaux du journal d'Ivan Tchistiakov se trouvent aux archives de la société Memorial de Moscou, qui, depuis les années 1980, se donne pour tâche de rassembler documents, lettres, témoignages et mémoires liés à l'histoire des répressions politiques en URSS.
 
On ne sait que très peu de chose sur Ivan Tchistiakov.
Il est sans doute né au tout début des années 1900. Moscovite, probablement enseignant dans un institut technique ou ingénieur avant d'intégrer l'administration du Goulag comme gardien, il est mort au front dans la région de Toula, en 1941.
 
Journal d'un gardien du goulag
par Ivan Tchistiakov, traduit (russe) par Luba Jurgenson - Ediitons Denoël
288 pages - 22 euros - ISB 978-2-207-26114-9
 
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Jésus est un des personnages les plus connus de l’histoire universelle. Près d’un tiers de l’humanité, à des degrés divers, se réclame de lui, de son enseignement spirituel ou de son message éthique. La fascination du public - croyant ou incroyant - à son égard est telle que, chaque année, de nombreux livres lui sont consacrés. Mais, à côté de textes de catéchèse ou de théologie, ce sont souvent d’austères études s’adressant à des spécialistes. En quelques décennies, les progrès de la recherche ont été considérables, aussi bien en histoire, en archéologie qu’en exégèse biblique (manuscrits de la mer Morte, fouilles archéologiques en Israël, reliques de la Passion, etc.).
On connaît infiniment mieux aujourd’hui l’enracinement historique et religieux de Jésus et son environnement palestinien. L’originalité du présent ouvrage, destiné à un large public, est d’intégrer ces données dispersées dans un récit biographique, clair, alerte et fluide, s’efforçant de reconstituer le plus exactement possible la vie et le caractère du « Jésus de l’Histoire ». Que sait-on de lui ? Comment était-il perçu par ses contemporains ? Un prophète, un réformateur juif, le Messie attendu par Israël ? Pour quelle raison a-t-il été exécuté ? Quelle responsabilité les occupants romains et les autorités officielles du Temple de Jérusalem ont-ils eue dans sa mort tragique ?Il s’agit donc ici de donner le point de vue de l’historien, rationnel, mais non rationaliste, qui, tout en s’appuyant sur des recherches scientifiques rigoureuses, reste ouvert sur le mystère de la foi chrétienne.
 
Jean-Christian Petitfils est l'un des meilleurs historiens et biographes français. Ses derniers livres, Louis XVI, Louis XIII, L'Assassinat d'Henri IV lui ont valu un public sans cesse élargi. Il publie parallèlement chez Fayard un Jésus, fruit de plusieurs années de recherche.
 
Jésus
par Jean-Christophe Petitfils - Editions Fayard
682 pages - 25 euros - ISBN 978-2-213-65484-3
 
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En 1947, dans des grottes situées autour de Qumrân, à proximité de la mer Morte, des bédouins découvrent des rouleaux de cuir recouverts de signes qu'ils ne parviennent pas à déchiffrer.
Pensant tirer profit de leur butin, ils les montrent à un antiquaire qui, pressentant l'importance de leur trouvaille, rentre en contact avec dés érudits : c'est le début de l'aventure des manuscrits de la mer Morte. Rapidement, des dizaines de milliers de fragments copiés entre le IIIe siècle av. J.-C et 1er- ap. J.-C. sont mis au jour. Parmi eux, de nombreux passages de l'Ancien Testament, des apocryphes bibliques et une littérature émanant d'un groupe religieux qui occupait le site de Qumrân : les Esséniens.
Alors que leur publication vient à peine de s'achever, la journaliste Farah Mébarki, Émile Puech, l'un des éditeurs officiels des manuscrits, et plusieurs spécialistes font le point sur plus d'un demi-siècle de recherches. Quoique vieux de plus de 2000 ans, les manuscrits de la mer Morte conservent une véritable actualité. En effet, parce que les rouleaux découverts précèdent d'un millénaire les plus anciens manuscrits hébreux connus, ils nous donnent une image plus authentique de la Bible et du monde juif au temps de Jésus.
Afin de mieux apprécier l'importance et la portée de ces textes, les auteurs de ce livre ont multiplié les approches. Un point de vue historique et géopolitique rappelle d'abord le contexte général dans lequel vécurent les Esséniens de Qumrân. Les perspectives épigraphique et philologique révèlent ensuite le travail de déchiffrement et de recherche effectué sur les manuscrits et approfondissent ses résultats dans les champs des savoirs religieux, linguistique, scientifique et technique.
Un éclairage idéologique et archéologique, enfin, tente de comprendre comment et selon quelles règles s'organisait la vie des Esséniens au quotidien, ce qui les distinguait des autres mouvances du judaïsme de l'époque (les Pharisiens, les Sadducéens, les Zélotes...) et l'influence qu'ont pu exercer les principales figures de leur communauté sur la pensée religieuse. À cet égard, ce livre pose de troublantes questions : Pourquoi les Esséniens sont-ils le seul groupe religieux juif important à ne jamais être mentionné dans les textes évangéliques ? Jean-Baptiste a-t-il pu être en contact avec eux ? Jésus connaissait-il leur enseignement ? Les Manuscrits de la mer Morte offrent un éclairage neuf sur un tournant capital pour la pensée occidentale et l'une des périodes fondatrices de toute l'histoire de l'humanité.
La participation de quelques-uns des plus grands spécialistes mondiaux de la question et une riche iconographie tirée des fonds souvent inédits des chercheurs en font un ouvrage incontournable.
 
Farah Angélique Mébarki, 33 ans, est journaliste scientifique et archéologue.
Elle collabore au Journal du C.N.R.S. et écrit dans Le Monde de la Bible. Proche de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem elle a participé aux fouilles de la Mission archéologique franco-palestinienne menée par Jean-Baptiste Humbert, op., à Gaza et travaillé avec Emile Puech comme assistante d'édition d'un volume des manuscrits de Qumrân. Elle a exposé des travaux photographiques sur la Palestine à Nevers, Paris et Avignon.
Elle est co-auteur d'un ouvrage sur Bethléem paru chez Tallandier à l'automne 2000. Eprise d'Irlande, elle mène ses recherches sur les premiers temps du christianisme irlandais à l'université de Lille III.
 
Émile Puech, né en 1941 aux Cazelles de Sébrazac, près d'Estaing (Aveyron), est un chercheur français. Épigraphiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École biblique et archéologique de Jérusalem, il est un spécialiste de renommée internationale de l'essénisme, directeur de la revue Qumrân et chercheur statutaire du Laboratoire des Études sémitiques anciennes du Collège de France.
Il a été élu par ses pairs en 1990 éditeur en chef des manuscrits de la grotte 4 de Qumrân.
 
Les manuscrits de la Mer Morte
par Farfah Mébarki et Emile Puech - Editions du Rouergue
256 pages - 39 euros - ISBN 978-2-8126-0043-2
 
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La rentrée s'annonce sous les meilleurs auspices. Jess n'a qu'une hâte : que tout le lycée sache qu'elle sort avec Fred ! Mais Fred ne voit pas du tout les choses de la même façon. Humiliée et meurtrie, Jess prend ses distances. Et, pour tout arranger, le nouveau prof d'anglais ne semble pas disposé à adoucir son quotidien...
 
Sue Limb est à Hitchin en Angleterre en 1946.
Après des études de littérature et de sciences de l’éducation à l’université de Cambridge, elle anime des séminaires de littérature. Elle s’installe ensuite à Londres où débute sa carrière d’auteur. Elle a publié à ce jour une vingtaine de titres destinés aux adultes et à la jeunesse et écrit également des scénarios pour la radio et la télévision. Sue Limb a par ailleurs tenu une rubrique dans le supplément hebdomadaire du Guardian.

16 ans. Franchement irrésistible
Par Sue Limb, traduit (anglais) par Laetitia Delvaux - Editions Gallimard
320 pages - 11,50 euros - ISN 978-2-07-061091-4
 
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A travers deux BD, les éditions Casterman nous ouvrent les "Portes de l'Histoire" en deux tomes
 
L'Or des Incas
par Nicholas Harris et Peter Dennis, traduit (anglais) par Valentine Palfrey
32 pages - 12,95 euros - ISBN 978-2-203-05109-6
 
et des mêmes auteurs et traductrice
 
Le drapeau des pirates
32 pages - 12,95 euros - ISBN 978-2-20-0110-
 
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Chez Folio Cadet, Premières lectures, quatre livres du Petit Nicolas
 
Papa m'offre un vélo
d'après René Goscinny et Jean-Jacques Sempé
32 pages - 4,90 euros - ISBN 978-2-07-064494-0
 
et,
 
La photo de classe
32 pages - 4,90 euros - ISBN 978-2-07-064491-9
 
comme

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