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Moïse Rahmani

Un mois d'hiver est passť (28 janvier 2012)

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Sionismes/Antisonismes - Cités N° 47-48
collectif - Editions PUF
384 pages - 25 euros - ISBN 978-2-13-058705-7
 
Quand vint le temps de raconter des histoires à mes petits-enfants, il me sembla que, parmi celles qu'ils devaient absolument connaître, il y avait quantité de pages hautes en couleur de la Bible.
Je me suis donc mis - en veillant à retenir leur attention, et en m'efforçant de ne rien cacher - à leur résumer tous les récits, en commençant par le début, c'est-à-dire la Création, et en pariant que les événements serviraient au moins à cadrer les contenus de cette littérature si touffue... L'aventure a duré jusqu'à l'été suivant, et même au-delà. Entretemps, leur arrière-grand-mère a manifesté le désir d'avoir elle aussi droit à ces histoires.
Bien qu'elle fût fervente et "engagée", elle appartient à une génération où l'on ne recevait de la Bible que de rares morceaux... Puis mon épouse, nos amis, nos enfants, leurs conjoints ont aussi tenu à lire ces pages et à les commenter. C'est donc une Histoire Sainte destinée à quatre générations que l'on trouvera ici, renouant avec la tradition de la transmission orale au fil des âges. Bien entendu, il m'est régulièrement arrivé de frémir en me rendant compte de l'audace qu'il y avait à refaire une "Histoire sainte", maintenant que de savantes et belles traductions sont offertes à tous.
Or ce livre illustré ne prétend pas du tout se substituer à elles. Il a pour seule ambition d'introduire à la Bible, en racontant toutes les histoires qu'elle contient - un peu de la même façon qu'autrefois les vitraux et les statues des cathédrales.
 
Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, Jean Duchesne est agrégé d'anglais et professeur de chaire supérieure, enseignant en classes préparatoires au Lycée Condorcet de Paris et à Sainte-Marie de Neuilly.
Marié depuis 1970, il est père de cinq enfants et grand-père de sept petits-enfants (pour l'instant). Il a été le premier président de la branche étudiante de l'adoration au Sacré-Cœur de Montmartre du temps de Mgr Maxime Charles, et, à l'initiative du cardinal Daniélou, un des cofondateurs (avec entre autres Jean-Luc Marion, Rémi Brague et les PP. Jean-Robert Armogathe et Claude Dagens) de l'édition en français de la Revue catholique internationale Communio.
Il continue d'y écrire après l'avoir dirigée pendant plus de dix ans en collaborant avec les PP. de Lubac, von Balthasar et Ratzinger. Il a été le conseiller éditorial du cardinal Lustiger, qui l'a désigné comme son exécuteur littéraire et l'a associé comme interprète à ses relations avec le monde anglophone, notamment aux Etats-Unis et dans les milieux du judaïsme orthodoxe à New York. Jean Duchesne est également l'exécuteur littéraire du P.
Louis Bouyer, un des grands théologiens français du XXe siècle, dont il fut un proche. Il préside encore la commission d'experts désignés en vue de la béatification de Jacques Fesch (guillotiné en 1957 et converti en prison après avoir tué un policier).
 
 
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Histoire sainte racontée à mes petits-enfants
par Jean Duchesne - Editions Parole et Silence
143 pages - 23 euros - ISBN 978-2-84573-716-7
 
et, chez le même éditeur
 
Ce bref poème d'amour qu'est le Cantique des cantiques est l'un des livres les plus commentés de la Bible.
Sa splendeur en clair-obscur n'a cessé d'inspirer au fil des siècles mystiques, penseurs et poètes. Quatre voix très diverses, celles de Catherine Chalier, Dominique Millet-Gérard, Jean-Louis Chrétien et Ruedi lmbach, partant chacune d'un unique verset et en montrant la richesse, donnent ici un exercice de lecture, qui apprend à goûter la saveur des paroles bibliques, pour en nourrir notre cœur et notre intelligence.
À partir de quelques mots, se déploient alors des aperçus plus vastes, sur la patience du chemin de l'amour, sur le sommeil vigilant de la contemplation et de l'extase, sur la connaissance de soi, sur l'éclat du noir et les formes de la beauté.
 
Le lumineux abîme du Cantique des Cantiques
collectif
136 pages - 13 euros - ISBN 978-2-84573-693-1
 
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Italie, été 1492. Une époque troublée pour la chrétienté, qui s’est rendue coupable il y a peu de promulguer l’édit décrétant l’expulsion de tous les Juifs d’Espagne. Les réfugiés affluent, notamment à Rome, où ils viennent s’entasser dans un ghetto insalubre, tels les parias qu’ils sont devenus. Mais la cité éternelle s’émeut moins de leur sort que de celui du pape, Innocent VIII, dont on dit qu’il est mourant. Cette nouvelle attise pourtant davantage les ambitions qu’elle ne suscite la prière.
Au service de la famille des Borgia depuis toujours, Francesca apprend la mort de son père (l’empoisonneur attitré de la famille) dans des circonstances douteuses. Commence alors pour elle une quête de vengeance, qui la pousse à prendre la suite de son père - non sans avoir auparavant concrètement démontré à Rodrigo, le seigneur des Borgia, ses aptitudes d’empoisonneuse. Convaincu, celui-ci l’enjoint de reprendre sur-le-champ les expériences laissées en suspens par son père, qui aurait été sur le point de découvrir l’arme ultime pour un empoisonneur, une façon de tuer quelqu’un donnant l’apparence d’une mort naturelle.
Ses recherches la conduisent dans le ghetto jusqu’à Sofia, une amie de son père qui va lui ouvrir les yeux sur lui et sur le sort des Juifs. Elle lui apprend que l’expulsion des Juifs d’Espagne n’est que le prélude à des actes plus monstrueux encore, que l’Inquisition a en réserve pour eux et que le pape à la santé déclinante compte bien autoriser depuis le Vatican. Francesca comprend alors que son père cherchait à stopper cette folie en tuant Innocent tout en faisant passer sa mort pour naturelle, car le moindre soupçon d’empoisonnement aurait valu la déchéance à la famille Borgia.
Elle réalise aussi que son père décédé, cette lourde tâche lui revient. Son parcours est manifestement semé d’embûches, mais elle parvient à ses fins - du moins, le pape meurt et personne ne soupçonne un acte crapuleux. Ce faisant, elle découvre que derrière le pape vieillissant agissait en coulisses un prêtre fanatique, Morozzi, qui souhaite lui véritablement l’anéantissement des Juifs. Il s’agit à présent de le neutraliser, tout en aidant Rodrigo Borgia, son maître et le seul exprimant une certaine neutralité à l’égard des Juifs, à être élu pape par le conclave.
Parvenue de justesse à déjouer un complot de Morozzi visant à soulever la population contre les Juifs, puis à sauver l’un des aspirants à la papauté de mort par empoisonnement (un guet-apens destiné à son maître, qui aurait ainsi été accusé du meurtre), elle assiste enfin, soulagée, à l’élection de Rodrigo Borgia, qui devient le pape Alexandre VI. Mais Morozzi a encore réussi à s’échapper, et avec lui la possibilité pour Francesca de venger la mort de son père, dont il est responsable : pour elle, c’est donc loin d’être la fin….
 
Sara Poole vit dans le Connecticut, où la découverte d’une flore mortelle poussant à profusion quasiment sous ses fenêtres a fait naître son intérêt pour l’art de l’empoisonnement.
 
Francesca, empoisonneuse à la cour des Borgia
Par Sara Poole, traduit (anglais) par Patricia Barbe-Girault – M.A. Editions
420 pages – 19,90 euros – ISBN 978-2-822-40051-0
 
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Des rives de la Méditerranée aux sommets de l'Himalaya, des rues de Shanghai aux archipels de Malaisie, en passant par les mégalopoles indiennes, cet ouvrage vous invite à visiter les 49 pays du continent asiatique et à découvrir une histoire millénaire.

L'Asie, de la Turquie aux Philippines. Chaque pays est présenté grâce à une carte, des photos et une mine d'informations sur sa géographie (paysages et villes), son histoire (personnages et dates clés), sa culture (arts et religions) et son mode de vie (société et traditions).

L'Asie, les clés pour comprendre. Au fil de l'ouvrage, les grandes notions politiques, économiques et sociales sont expliquées : les conflits du Moyen-Orient, la question de l'eau en Asie du Sud, le dynamisme des économies chinoise et japonaise, la place des minorités en Asie du Sud-Est et la richesse du sous-sol en Asie centrale.
 
L’Asie. De la Turquie aux Philipines
Par S. Boukhaina ; G. Clastres et Ph. Pataud Célérier – Editions Gallimard Jeunesse
128 pages – 24 ,50 euros – ISBN 978-07-063984-7
 
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Une romancière de trente ans, de retour dans son pays natal, et une octogénaire, vivant en quasi-ermite à l'orée d'un village suédois, se lient d'amitié.
Par petites touches, ces deux femmes meurtries, recluses dans leur solitude, racontent les drames qu'elles n'avaient jamais révélés à personne. Au fil des saisons, elles réapprennent à se souvenir des belles choses qu'elles croyaient à jamais oubliées : un air de musique, un sourire... Et à s'ouvrir de nouveau au monde. Les thèmes de la passion, du chagrin et de l'indicible se trouvent mêlés en ce roman où se dévoilent, peu à peu, bien des secrets
 
Linda Olsson est née en 1948 à Stockholm, où elle a grandi. En 1990, elle s'installe en Nouvelle-Zélande. C'est là qu'elle rédige, en anglais, son premier roman, Astrid et Veronika. Depuis, il a été publié dans vingt-quatre pays et s'est vendu en Suède à plus de 500 000 exemplaires
 
Astrid et Veronika
Par Linda Olsson, traduit (anglais) par Mélanie Carpe – Editions Archipel
272 pages – 19,95 euros - ISBN 978-2-8098-0616-5
 
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Pangée, trente ans, n'aime pas la religion. Il moque les croyants, leur foi, leurs rituels, et déteste plus que tout les Églises et leurs clergés. Il décède et se retrouve, à sa grande surprise, admis au Paradis, où il débute une série d'incroyables découvertes. Imaginez plutôt un jardin d'Eden que l'on a oublié d'entretenir depuis 2000 ans, des anges qui s'enivrent pour oublier leur asexualité, une absence totale d'autres élus avec qui partager l'éternité, l'incroyable réalité de l'enfer et un Créateur qui ne veut plus s'occuper de l'humanité. Le jeune homme refuse son sort quand il apprend qu'il est le premier à être admis depuis plus de deux mille ans et qu'il n'y a Ici-Haut ni femmes, ni compagnons, personne à qui confier ses espoirs de vie éternelle. Allant de surprise en surprise, il entame une longue quête et réalise qu'il ne pourra compter que sur lui-même, que Dieu existe ou non.
 
Les romans sur Dieu sont rares, surtout quand ils l'évoquent avec humour, férocité et subtilité. A l'heure où la liberté d'expression française fait face aux menaces grandissantes d'intégrismes religieux de tous bords, Pangée s'attaque à la question de Dieu sans ménagement, en déroulant une intrigue convaincante dans un univers rempli de références aux grands textes religieux (le Zohar, le Talmud, la Torah, le Coran, le Nouveau Testament, le Gilgamesh...). Pangée est une fable philosophique, un roman initiatique, qui interroge autant la foi que l'athéisme. Il place le lecteur face aux paradoxes des certitudes de l'humanité affrontant la peur de la mort et de l'après, tout cela avec ironie et dans une série de situations surréalistes, tragicomiques et décalées.
 
Maître de Conférences, géographe à l'Université Aix-Marseille, globe-trotter, Alexandre Grondeau écrit depuis son plus jeune âge. Inspiré par Georges Orwell, Louis-Ferdinand Céline, José Saramago, Isaac Asimov ou encore Jim Harrison, il est passionné par les mouvements underground et par la contre-culture. Depuis plus de 10 ans, il est par ailleurs critique musical, spécialiste des musiques jamaïcaines et DJ. Il présente aujourd'hui son premier roman, Pangée, qui interroge son athéisme forcené à la lumière des grands textes saints.
 
Pangée
Par Alexandre Grondeau – Editions La Lune sur le Toit
352 pages – 18 euros – IBNS 978-2-9538834-0-4
 
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Avec ces mille pages d'amour et de guerre, Antonio Muñoz Molina reprend les thèmes qui traversent toute son œuvre - la mémoire historique, la conscience morale, l'infinie complexité des sentiments- et signe non seulement son plus beau roman mais aussi un véritable chef-d'oeuvre.Dans ce livre total, politique et sentiments sont les deux faces d'une tragédie qui plonge le personnage principal Ignacio Abel dans une spirale qui lui fera perdre son amour, son pays et son engagement.
A la fin de 1936, cet architecte espagnol de renom, progressiste et républicain, monte les marches de la gare de Pennsylvanie, à New York, après un périple mouvementé depuis Madrid où la guerre civile a éclaté. Il cherche Judith Biely, sa maîtresse américaine perdue, poursuivi par les lettres accusatrices de sa femme, Adela, et taraudé par le sort incertain de ses deux jeunes enfants, Miguel et Lita.
Antonio Muñoz Molina le regarde chercher le train qui doit le conduire dans une petite ville au bord de l'Hudson, Reinheberg, et reconstruit dans un époustouflant va et vient dans le temps la vie d'Ignacio Abel, fils de maçon, devenu architecte à force de sacrifices, marié à une fille de la bourgeoisie madrilène arriérée et catholique, déchiré par sa passion amoureuse et par la violence des événements politiques.
Cette grande fresque sur les heures qui ont précédé la prise de Madrid par les franquistes - où se croisent nombre de personnages historiques et littéraires- est aussi un roman intimiste et charnel qui fouille avec une lucidité admirable et bouleversante au plus profond de la matière humaine.
 
Né à Ubeda, Espagne, en 1956, Antonio Munoz Molina est l'un des plus grands écrivains de langue espagnole.
Son oeuvre romanesque, réunie au éditions du Seuil, a reçu de nombreux prix littéraires en Espagne, dont le Prix national de littérature. et en France le Prix Femina étranger. Il est membre de la Real Academia Espanola.
 
Dans la grande nuit des temps
par Antonio Muñoz Molina, traduit (espagnol) par Philippe Bataillon - Editions Seuil
768 pages - 23 euros - ISBN 978-2-02-102534-7
 
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Lorsque le RMS Titanic quitte le port irlandais de Queenstown (aujourd'hui Cobh) le jeudi 11 avril 1912, il transporte 2 228 hommes, femmes et enfants de toutes conditions sociales.
Le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40, il heurte un iceberg et coule deux heures et quarante minutes plus tard. Dans la catastrophe, 1 523 personnes disparaissent ; 705 d'entre elles se retrouveront, toutes barrières sociales effacées, dans de petits canots dérivant en plein Atlantique Nord. À travers les destins d'une vingtaine de personnes, la courte existence du Titanic est reconstituée de l'intérieur.
S'inspirant de leurs témoignages et de celui de leurs compagnons, la parole a été donnée à quelques-uns des acteurs du drame pour mieux le comprendre et revivre les derniers moments du majestueux paquebot. Marins, soutier, chef opérateur, hôtesse, architecte naval, passagers, ils s'appelaient William, Joseph, Hugh, Violet, Thomas, Madeleine, Anna Sofia... Certains ont disparu avec le Titanic, d'autres ont survécu.
Leur histoire ne va durer que quelques jours. Un ouvrage vivant et vibrant, qui fait revivre avec intensité et précision les derniers jours et les dernières heures, fatales, du Titanic.
 
Gérard Piouffre est écrivain, journaliste et historien spécialisé dans la marine et l'aviation.
Passionné par le Titanic depuis son enfance, il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, dont Le Titanic ne répond plus (Larousse, 2009).
 
Nous étions à bord du Titanic du 27 mars au 15 avril 1912
par Gérard Piouffre - Editions First
288 pages - 19,90 euros - ISBN 978-2-754-02977-3
 
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Un bon musulman s’ouvre sur une évocation de la fin de la guerre de 1971 et la libération du Bangladesh.
Une fois la fièvre de la révolution retombée, tous les habitants de ce pays qui vient de naître sont confrontés aux défis de la paix. Comme celui de bien d’autres, le destin de la famille de Rehana Haque va se trouver radicalement modifié. On le découvre à travers le parcours de Maya et Sohail Haque, les deux enfants de Rehana. Tandis que Maya, jeune médecin, très engagée auprès des femmes, s’emploie à les aider à conquérir leur liberté, son frère Sohail, profondément affecté par le souvenir de la guerre et par des événements traumatisants sur lesquels le voile n’est levé qu’à la fin du roman, se réfugie progressivement dans la religion musulmane dont il adopte les positions les plus intolérantes et les plus sectaires, au point de se détourner progressivement de sa sœur comme de sa mère - et, plus tard, de son propre fils.
Très perturbée par la transformation de son frère auquel elle était très liée avant la guerre, Maya décide de s’exiler et quitte la maison de son enfance. Elle parcourt le pays et s’installe à Rajshahi, où elle ouvre un dispensaire après avoir travaillé dans divers hôpitaux universitaires. Loin de s’ouvrir davantage au monde après son mariage avec Silvi - avec laquelle il aura un fils -, Sohail se retranche toujours plus dans la religion jusqu’à adhérer bientôt, avec sa femme, à la secte islamique Tabligui Jamaat - la congrégation de l’islam -, décision qui signe la rupture avec sa mère.
De son côté, Silvi, l’épouse de Sohail, organise régulièrement des réunions de femmes afin de leur enseigner les différentes conditions à remplir pour être une bonne Musulmane et entretenir le rapport qui convient à Dieu, à la moralité, au monde masculin et au sexe, au voile, ainsi que la vie du prophète et de ses femmes, et la manière d’élever les enfants. Quant à Sohail, c’est à la mosquée qu’il dispense ses enseignements auprès de son propre groupe d’adeptes, qui, devenus prosélytes, y entraînent leurs fils et leurs connaissances afin qu’ils puissent bénéficier des leçons de celui qui est désormais considéré comme un saint homme.
C’est en apprenant le décès de Silvi, qui succombe à la maladie qui l’a frappée, que Maya, après sept ans d’absence, prend la décision de rentrer chez elle. Très vite, elle s’attache au petit Zaid, le fils de Sohail, découvre qu’il n’est pas scolarisé et s’efforce de lui apprendre l’alphabet. Hélas, toutes ses tentatives pour faire inscrire Zaid à l’école resteront sans effet. Sohail fait le choix d’envoyer Zaid dans une madrasa, sur une île lointaine.
Bouleversée, Maya se sent obligée d’agir : après avoir réussi à identifier la madrasa où son neveu a été envoyé, elle entreprend le voyage pour tenter de le récupérer. Maya et Sohail incarnent ici deux conceptions du monde : à la modernité émancipatrice de la jeune femme s’oppose l’obscurantisme militant de Sohail et de ses adeptes. Mais tout l’art de Tahmima Anam réside dans la manière dont, par petites touches impressionnistes, elle parvient à rendre sensible cette confrontation en la nourrissant de ce qui fait la vie de toute famille dans ses contradictions, ses affects passionnés ou ses non-dits fondateurs
 
Née en 1975 à Dacca, au Bangladesh, Tahmima Anam a grandi à Paris, New York et Bangkok.
Issue d’une famille d’écrivains, elle a pour père le rédacteur en chef d’un des plus grands quotidiens anglophones du Bangladesh, The Daily Star. Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale obtenu à l’Université de Harvard, Tahmima Anam a collaboré, entre autres, aux magazines Granta, The Guardian, The New York Times, the New Statesman… Elle est actuellement assistante de rédaction au New Statesman et habite à Londres.
Son premier livre, The Golden Age, a été traduit dans une douzaine de langues (En France, il est paru sous le titre Une vie de choix, aux éditions Les Deux Terres en 2009).
 
Un bon musulman
par Tahmima Anam, traduit (anglais) pa Sophie Bastide-Foltz - Editions Actes Sud
286 pages - 23,50 euros - ISBN 978-2-330-00230-5
 
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Ils arrivaient en foule devant les grilles du Château qui tremblaient sous leurs coups.
Il y avait des vieux, des jeunes, des hommes et des femmes, des employés, des paysans, des professeurs, des lycéens, des juges, des médecins, des précaires, des furieux, des chômeurs, des indignés et des fatigués. Sa Majesté demanda ce qu'ils criaient. Le cardinal de Guéant, qui avait l'oreille fine, lui répondit : "Ils crient : Dégagez, Sire !"
 
Patrick Rambaud est l'auteur d'une oeuvre romanesque importante.

 
Cinquième chronique du règne de Nicolas 1er
par Patrick Raimbaud - Editions Grasset
198 pages - 14,50 euros - ISBN 978-2-236-79470-7
 
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La Bible est le livre ayant connu, à ce jour, le plus grand succès à travers le monde.
Depuis plus de mille ans, elle est l'œuvre écrite la plus diffusée et dont l'influence sur la culture, le langage et l'art de l'humanité reste prépondérante. Chaque époque a adapté et utilisé la Bible à ses fins propres, modifiant sa facture et sa langue. Le présent ouvrage retrace l'histoire de la Bible en tant qu'objet. Il suit son évolution tout au long de son extraordinaire voyage à travers le temps.
Cette histoire unique commence à l'époque des manuscrits enluminés, avec la traduction latine de saint Jérôme, la Vulgate, qui donna à la Bible sa forme actuelle. Parallèlement, l'auteur explore l'histoire de la Bible dans ses langues d'origine, l'hébreu et le grec. Puis il relate le triomphe progressif de la Vulgate à travers l'âge des Ténèbres en Europe occidentale, avant de déchiffrer les splendides bibles géantes du début du Moyen Age, et les commentaires monastiques de la Bible.
Enfin, il éclaire l'histoire du XIIIe siècle, époque cruciale au cours de laquelle la Bible prit sa forme moderne. Le récit de l'époque médiévale s'achève sur les magnifiques bibles illustrées et les bibles anglaises de Wyclif, dont les détenteurs risquaient de périr sur le bûcher. L'invention de l'imprimerie changea le cours de l'histoire du livre. Un chapitre entier est consacré à Gutenberg et au premier livre imprimé, la célèbre " Bible à 42 lignes ".
Puis le récit se poursuit avec la Réforme, la Bible de Martin Luther en allemand, la vague de traductions protestantes dans les langues européennes, le développement de l'industrie éditoriale de la Bible et les gigantesques efforts des missionnaires pour la traduire dans toutes les langues. Le dernier chapitre, enfin, s'intéresse à l'époque moderne. Il relate notamment la découverte des manuscrits de la mer Morte et celle des fragments de papyrus trouvés dans le désert égyptien, conduisant le lecteur aux origines de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Christopher de Hamel, scrupuleux spécialiste, possède le talent narratif du brillant historien. Sans être ni évangélique ni polémique, son récit, précis et extrêmement instructif, s'appuie constamment sur des documents historiques. Original et appelé à faire autorité, La Bible. Histoire du Livre retrace avec force, intelligence et vivacité l'histoire de l'un des livres les plus remarquables au monde.
 
Christopher de Hamel est professeur et bibliothécaire membre du Corpus Christi Collège, à Cambridge.
Pendant vingt-cinq ans, il fut responsable des ventes des manuscrits médiévaux et enluminés chez Sotheby's, à Londres. Titulaire d'un doctorat à l'université d'Oxford, il fut nommé docteur honoris causa de St John's University, Collegeville, Minnesota, aux États-Unis, et est membre associé de la Society of Antiquaries. Son Histoire des manuscrits enluminés, publiée par Phaidon (1995), est devenue un ouvrage de référence.
Parmi ses autres publications figurent Glossed Books of the Bible (1991), Scribes and Illuminators (1992) et The British Library Guide to Manuscript Illumination (2001).
 
La Bible. Histoire du livre
par Christopher de Hamel, traduit (anglais) par Nordine Haddad - Editions Phaidon
352 pages - 29.95 euros - ISBN 978-2-7148-944X
 
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Il s'appelle Kasshi, Adam Kasshi...
Figure énigmatique des rues de Khartoum, il rampe à même le sol le long des trottoirs poussiéreux de la capitale soudanaise à la recherche de quelques oboles. Depuis l'indépendance du pays, la guerre civile et les rivalités tribales ont jeté dans les rues de la capitale des milliers d'enfants de toutes confessions, regroupés en gangs aux quatre coins de la ville. Dans ce monde de démunis et de crève-la-faim, Kasshi, orphelin né paraplégique, bénéficie d'une aura à nulle autre pareille.
Malicieux, doté d'une intelligence, d'une mémoire phénoménales et d'attributs sexuels hors norme, il a tôt su exploiter le savoir de ses pairs, l'enseignement du Coran, et percer les mystères des sciences occultes, comme ceux des plaisirs charnels, pour déjouer les assauts du destin. Tour à tour charlatan et prophète, prince et mendiant, maître et victime, Kasshi réussit à faire d'une vie marquée par le sceau de l'échec, du désespoir et de la violence, le creuset d'un récit quasi légendaire.
 
Né au Soudan en 1970, Mansour El Souwaim est journaliste.
La publication d'un roman puis d'un recueil de nouvelles a fait de lui l'héritier incontesté de Naguib Mahfouz. Souvenirs d'un enfant des rues, son deuxième roman, publié à Khartoum en 2005, assoit sa réputation en recevant le prestigieux Al-Tayyib Saleh Prize.
 
Souvenirs d'un enfant des rues
par Mansour el Souwaim, traduit (arabe) par France Meyer - Editions Phébus       
240 pages - 19 euros - ISBN 978-2-59-0512-3
 
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