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Moïse Rahmani

Quelques idées pour vos cadeaux de Pourim (7 mars 2012)

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L'article « L'évolution des "idées" dans l'humanité et en Israël », que Benjamin Gross traduit et commente ici, a été rédigé par le Rav Kook à la veille de la première guerre mondiale.
À un moment où le sentiment national tendait à se réveiller dans une partie de la diaspora juive, il désirait s'interroger sur les principes qui se trouvaient être au fondement des sociétés humaines. Qu'est-ce qui unit différents groupes humains de manière à former une société ? Qu'est-ce qui confère une identité particulière à telle société, qui la distingue d'une autre ? D'une façon plus particulière, quels sont ou peuvent être les fondements de la société juive, formée d'immigrants venus séparément et à des moments différents, d'horizons très divers, en train de se recomposer en Palestine ?
 
Benjamin Gross, professeur de philosophie et doyen honoraire de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’université Bar-Ilan (Israël), est l’un des représentants importants de la pensée juive contemporaine.
Il a déjà publié plusieurs livres aux Éditions Albin Michel, dont Le Testament de Moïse (avec Josy Eisenberg) et Les Lumières du Retour, traduction du livre du Rav Kook, Orot ha-Teshuva.
 
Les défis du destin juif. Politique et religion dans la pensée du Rav Kook
Par Benjamin Gross – Editions Albin Michel
144 pages – 15 euros – ISBN 978-2-226-23029-7
 
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Nous n'avons pas fini de nous interroger pour tenter de comprendre comment le nazisme, cette idéologie fondée principalement sur les concepts de racisme et de guerre (vous les retrouverez partout dans ce dossier), a pu, au XXe siècle, s'installer au coeur de l'Europe avant d'affecter tout le continent.
Résultant de l'ouverture d'archives dans l'ex-URSS et l'ex-Allemagne de l'Est, l'important renouvellement historiographique de ces dernières années permet d'apporter des réponses neuves à ces questionnements. Johann Chapoutot nous en livre ici une brillante synthèse à travers des images connues ou moins connues, des textes pour beaucoup inédits (et traduits par l'auteur lui-même). L'idée ici est bien d'expliquer les fondements idéologiques d'un régime meurtrier et de comprendre par quels mécanismes ils se sont mués en actes.
 
Ancien élève de l'ENS, agrégé d'histoire, docteur de l'Université Paris I et de la T.U.
Berlin, Johann Chapoutot est maître de conférences des Universités. Spécialiste de l'Allemagne contemporaine, il a publié, aux PUF, Le national-socialisme et l'Antiquité ainsi que L'âge des dictatures. Fascismes et régimes autoritaires en Europe occidentale, 1919-1945.
 
Le nazisme. Une idéologie en actes
Par Johann Chapoutot – La Documentation Française
64 pages – 11 euros – ISSN 0419-5361
 
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Ce premier volume de L'Allemagne nazie et les Juifs décrit l'arrière-plan de l'extermination des Juifs.
Tout en réaffirmant l'obsession de l'"antisémitisme rédempteur" chez Hitler et l'importance de l'idéologie antisémite des nazis, Saul Friedländer retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d'État, le comportement des élites économiques, intellectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l'attitude de la population allemande, laquelle n'était pas nécessairement à l'unisson de la politique officielle.
Fondé sur une très riche documentation, cet ouvrage montre que, sous une apparente confusion, la politique nazie envers les Juifs du Reich, puis des autres pays, se radicalise sans relâche.
 
Les années de persécution. L’Allemagne nazie et les Juifs 1933-1939
Par Saul Friedlander, traduit (anglais) par M.F. de Palomera – Editions Le Seuil Points
546 pages – 10 euros – ISBN 978-2-7578-2629-4
 
Et du même auteur chez le même éditeur
 
La littérature consacrée au génocide des Juifs dans l'Allemagne nazie est abondante.
Pourtant aucun historien ne s'était jusqu'alors attelé à une analyse de cette ampleur mêlant le point de vue des bourreaux et celui des victimes. C'est le premier tour de force que réalise Saul Friedländer. Fondé sur de nombreuses archives inédites, nourri de voix innombrables (journaux intimes, lettres, mémoires), ce second volume de L'Allemagne nazie et les Juifs est magistral : implacablement et sobrement, il déroule l'effroyable scénario qui mène à la " solution finale " et à sa mise en œuvre.
Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l'espoir d'améliorer leur sort : c'est cette histoire d'une extrême complexité qui est ici racontée avec une maîtrise rare. Première parution en anglais HarperCollins, 2007 et en grand format, Seuil, 2008.
 
Professeur d'histoire à l'université de Californie (UCLA), Saul Friedländer est l'un des plus grands spécialistes du nazisme et du génocide des Juifs, sujets auxquels il a consacré de nombreux livres.
Il a obtenu le Prix de la paix des libraires allemands 2007. À cette occasion, le jury a souligné que Saul Friedländer "a permis aux hommes et aux femmes réduits en cendres de faire entendre une plainte, un cri. Il leur a offert une mémoire et leurs noms".
 
Les années de persécution. L’Allemagne nazie et les Juifs 1939-1945
Par Saul Friedlander, traduit (anglais) par P.E. – Editions Le Seuil Points
1038 pages – 12,50 euros – ISBN 978-2-7578-2630-0
 
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Soixante-dix ans seulement nous séparent de la bataille de Stalingrad qui fit 750 000 morts en six mois.
C’était hier, et pourtant, l’ampleur du carnage subi par l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale semble appartenir à un autre temps : 30 millions de Soviétiques furent mobilisés ; 27 millions tués, dont 8 millions dans les rangs de l’armée. Catherine Merridale raconte cette guerre du point de vue du fantassin soviétique, du simple soldat envoyé au front avec un armement et une formation sommaires pour arrêter les chars allemands.
Cette étude minutieuse, qui cherche à lever le voile du mythe glorieux de la guerre et de la propagande stalinienne, est avant tout une histoire d’hommes.En plus des centaines de témoignages de rescapés recueillis, l’auteur a consulté, grâce à l’ouverture des archives soviétiques, les lettres des soldats envoyées à leurs familles, leurs journaux intimes, les archives de la police secrète, les rapports des instructeurs politiques, les chants, et les poésies du front. Sur fond de purges et d’embrigadement, de désertions, de désespoir, de pillages mais aussi de fierté nationale, ce livre émouvant et captivant révèle une dimension largement inconnue de la Seconde Guerre mondiale, habituellement dominée par l'historiographie du front ouest.Catherine Merridale, professeur d'histoire contemporaine à l’université de Londres (Department of History), a déjà publié un livre sur la mort en Russie, Night of Stone, encensé par la critique.Traduit de l’anglais par Odile Demange.
 
Catherine Merridale est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Queen Mary de Londres.

Les guerriers du froid. Vie et mort des soldats de l’armée rouge, 1939-1945
Par Catherine Merridame, traduit (anglais) par Odile Demange – Editions Fayard
512 pages – 25 euros – ISBN 978-2-213-66036-7
 
Et, chez le même éditeur,
 
Mais qu'est-ce qu'ils ont, les jeunes d'aujourd'hui, à vouloir être plus religieux que leurs parents ?...
Dans cette histoire, le père est un "juif buissonnier", le fils un juif au pied de la lettre. Et la mère ? dira-t-on. Elle n'est pas du tout juive, voilà quand même l'origine du problème. Alors pour devenir un juif à part entière, Fiston entame une conversion en bonne et due forme sous la houlette tatillonne du Consistoire Israélite de Paris. Au bout de trois ans, les rabbins le déclarent enfin juif pour de bon et il s'en va poursuivre ses études en Israël.
Dans une pension orthodoxe. À deux pas de Gaza. À portée de roquettes Quassam. Le père peut alors trembler tandis que Fiston s'épaissit le cuir... Que ce soit à Tel Aviv ou à Paris, les conflits ne manquent jamais entre l'"adorthodoxe" et son papa. L'amour non plus. Les fous-rires aussi, mais c'est plus rare... Pour raconter ce conflit, Marco Koskas a choisi la forme du Journal - une sorte de chronique quotidienne des questions existentielles.
 
Arrivé en France à l'âge de 11 ans, Marco Koskas est l'auteur de nombreux livres souvent hantés par sa Tunisie natale.
Il a reçu le Prix du Premier Roman 1979 pour Balace Bounel et a été pensionnaire à la Villa Médicis.
 
Mon cœur de père. Journal août 2010 – Août 2011
Par Marco Koskas
206 pages – 16 euros – ISBN 978-2-213-66847-5
 
Comme
 
Sur les quatre récits inédits qui ouvrent ce recueil, trois ont été écrits après la chute du régime communiste en Albanie, le quatrième, La Provocation, qui donne son titre à l'ensemble, datant, lui, d'un demi-siècle.
A leur suite figurent cinq autres récits déjà publiés auparavant, insérés, à l'instar de passagers clandestins, dans les romans Le Concert, Froides Fleurs d'avril et L'Entravée. Parties intégrantes de ces romans, ils n'en conservent pas moins leur singularité en tant que créations autonomes. Les neuf récits ainsi rassemblés reflètent l'exceptionnelle variété des thèmes abordés dans l'ensemble de l'oeuvre du plus grand écrivain albanais, et l'universelle portée de cette oeuvre.
 
Ismail Kadaré est né en 1936 à Gjirokastër dans le sud de l'Albanie. Traduit dans une quarantaine de pays, il a publié l'essentiel de son oeuvre aux éditions Fayard. En 2005, il a reçu le Man Booker International Prize et, en 2009, le Prix Prince des Asturies.
 
La Provocation et autres récits
Par Ismail Kadaré, traduit (albanais) par T. Papavrami, A. Kotro et Y. Vrionni
200 pages – 16 euros – ISBN 978-2-213-66382-1
 
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A u départ est la description de la ville.
Mais laquelle ? Rennes où le narrateur a pris racine, ou Alger d’où il a fui ? Laquelle est choyée ou détestée, aimée ou rejetée ? Ce récit est un état des lieux – multiples, comme le sont ces visages qui défilent : l’épouse, maintenant en rade, entourée de roses blanches, mais aussi cette amoureuse d’antan dont le visage s’efface sur le cliché, comme le rivage abandonné ; et puis le fils exigeant, l’ami jaloux, les camarades, les comparses… La vie – la ville - est un choix, sur un coup de dé hasardeux, mais aussi un choc, à l’instar de cette boule rouge qui doit heurter les deux blanches sur le tapis du vert paradis.
Le récit se déroule comme bandelettes de momie, instance faussement pérenne. Ce parcours d’un destin en raccourci fige le regard comme sur un album. Tout est de face, mais aussi tout reste flou, en profil perdu. Comme l’ingrate cité, ou la femme immémorieuse.
 
Albert Bensoussan est né en 1935 à Alger, où il a passé sa jeunesse.
Professeur agrégé d'espagnol au lycée Bugeaud d'Alger jusqu'en 1961. Assistant en Sorbonne en 1963, il a enseigné à l'Université de Rennes-II de 1978 à 1995. L'Algérie apparaît à plusieurs reprises dans son œuvre, en particulier l'univers judéo-arabe qui sert de toile fond à la plupart de ses romans
 
L’immémorieuse
Par Albert Bensoussan – Editions Apogée
80 pages – 13 euros – ISBN 978-2-84398-400-6
 
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Née en Ukraine dans une famille juive, Ida Rubinstein (1883-1960) ballerine, actrice, imprésario, a été une icône des cercles artistiques du Tout-Paris de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres.
Donald Friedman la suit au cours de ses multiples vies - croisant Serge Diaghilev, Robert de Montesquiou, Sarah Bernhardt, Gabriele D'Annunzio, Claude Debussy, Arthur Honegger, Maurice Ravel ou Paul Claudel - jusqu'à Vence, où elle mourut, après avoir choisi de vivre en recluse. Devenue mystique, elle se rapprocha, dans la dernière partie de sa vie, des Dominicains du Saulchoir, à Tournai, puis des moines de Cîteaux.
 
Spécialiste de littérature comparée, Donald Flanell Friedman a traduit des oeuvres de Marguerite Yourcenar, de Paul Willems ou de poètes symbolistes.
En 2007, il a été fait Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique). Il enseigne actuellement à la Winthrop University de Rock Hill, en Caroline du Sud.
 
Ida Rubinstein. Le roman d'une vie d'artiste
par Donald Flanell Friedman, traduit (anglais) par M. Brend-Walker - Ed. Salvator
320 pages - 22 euros - ISBN 978-2-7067-0859-6
 
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Les "si brèves années de gloire" sont celles de la décennie qui précède le début de la guerre civile libanaise, en 1975.
Fils de filateurs ruinés, l'aventureux Ghaleb Cassab n'a de cesse qu'il n'ait relevé la fortune de sa famille et conquis, ce faisant, la femme aimée que sa pauvreté lui interdit d'épouser. II y parviendra de la plus rocambolesque façon, en allant enlever les machines d'une usine sous séquestre à Alep, en Syrie. Remontées à Beyrouth dans la filature familiale à l'abandon, elles feront bientôt de lui un homme riche et courtisé.
Mais déjà la guerre est là, qui fracasse les rêves de bonheur. Qu'importe, au milieu des combats les machines seront, une fois encore, déménagées et emportées dans la montagne, dans l'espoir que le temps reviendra où l'on pourra imaginer "l'avenir et une descendance heureuse".
 
Charif Majdalani, né en 1960 à Beyrouth, enseigne les lettres françaises à l'Université Saint-Joseph de cette ville.
Avouant un goût prononcé pour le baroque et le métissage des cultures, il se définit volontiers comme " méditerranéen ".
 
Nos si brèves années de gloire
par Charif Majdalani - Editions Seuil
192 pages - 16 euros - ISBN 978-2-02-105510-8
 
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