Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Pour bien profiter du répit de Pentecôte (26 mai 2012)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


Dans cet ouvrage, l’historien Georges Bensoussan cherche à comprendre comment les communautés juives d’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient - communautés parfois très anciennes - ont été contraintes de quitter leur pays après la Seconde Guerre mondiale. Il entend se détacher des lectures passionnelles et des partis pris idéologiques pour explorer les racines d’un exode qui ne fut pas le seul fait du conflit israélo-arabe.
Sous l’effet de la colonisation européenne, les Juifs des pays arabes, majoritairement séfarades, ont accédé à une forme de modernité culturelle, parfois à un réel développement économique, et se sont affranchis de l’ancestral statut de dhimmis.
Depuis les années 1920, la naissance de l’anticolonialisme arabe a structuré le destin des minorités juives prises malgré elles dans le conflit colonisé-colonisateur. La situation en Palestine et la collusion de certains leaders arabes avec les pays de l’Axe ont fini de dissoudre les ultimes liens qu’une longue cohabitation avait jadis établis.
Lors du reflux des puissances européennes, de nombreux Juifs furent ainsi contraints de partir après avoir subi humiliations et spoliations. Dans certains cas, ces phénomènes se sont accompagnés de violences physiques.
Du Maroc en Égypte, de la Libye au Yémen comme en Irak et en Tunisie, des centaines de milliers de Juifs ont ainsi dû quitter les pays arabo-musulmans en moins de 25 ans.
L’histoire dramatique de ces Juifs fut par la suite occultée, éclipsée par la prédominance d’un judaïsme ashkénaze lui-même recouvert par l’ombre immense de la Shoah.
S’appuyant sur des archives de l’Alliance israélite universelle, des documents diplomatiques français, des archives israéliennes et d’autres fonds épars du CDJC et de l’OSE, Georges Bensoussan a voulu envisager dans toute son épaisseur le déracinement des Juifs vivant dans les pays arabes.

Historien et responsable éditorial au Mémorial de la Shoah (Paris), Georges Bensoussan est l’auteur de Un nom impérissable ? Israël, le sionisme et la destruction des Juifs d’Europe (Seuil, 2008), Europe. Une passion génocidaire (Mille et une nuits, 2006), Une histoire intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002). Il a également co-dirigé le Dictionnaire de la Shoah (Larousse, 2009).
 
Juifs en pays arabes. Le grand déracinement 1850-1975
par Georges Bensoussan - Editions Tallandier
970 pages - 34;90 euros - ISBN 978-2-84734-883
 
*********
 
Quel fut le destin des juifs d'Espagne, chassés par Isabelle la Catholique puis convertis de force par le Roi du Portugal ? Cet ouvrage tente de l'illustrer, présentant l'itinéraire de deux familles, entre Italie, France et Tunisie. En filigrane, un peu d'histoire : d'Espagne, ils se réfugient au Portugal puis, forcés à la conversion par le Roi du Portugal, ces « nouveaux chrétiens » émigrent en France, en Italie et en Tunisie. Au XIXe siècle, ils seront acteurs de la lutte d'influence entre la France et l'Italie pour le contrôle de la Tunisie.
Ces Juifs Portugais eurent la vie plus compliquée car, nouveaux chrétiens, ils risquaient le bûcher s'ils affichaient leur judaïsme, ce qui constituait le crime d'apostasie. L'auteur présente une importante recherche historique et généalogique, pour mettre en lumière une partie de l'histoire de la Méditerranée entre l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la France et la Tunisie. Fuyant l'Inquisition, ces familles juives ibériques (« séfarades ») ont séjourné à Venise, à Pise, à Livourne, à Bordeaux. Certaines branches se sont ensuite installées en Tunisie: l'une française, l'autre italienne. Elles se sont opposées, au XIXe siècle et lors de la Seconde Guerre mondiale, défendant chacune avec zèle les intérêts de leur patrie.
On trouvera également dans l'ouvrage un précieux témoignage sur la vie de la communauté juive en Tunisie. Plus précisément, la communauté juive « de rite portugais », terme trouvé pour estomper les rivalités nationalistes entre italiens, français et ottomans et qui les distinguaient des Juifs dits « arabes », du cru.
 
Elia Boccara, né à Tunis en 1931, vit aujourd'hui à Milan. Il a enseigné à l'Université Bocconi et à l'IULM. Il a notamment dédié ses recherches à la naissance du christianisme, publiant en 1994 (en italien) Le poids de la mémoire, une lecture hébraïque du Nouveau Testament. Plus récemment, il s'est intéressé au destin des Juifs portugais convertis de force en 1497, publiant dans diverses revues.
 
La saga des Sépharades portugais. Tunis : un havre pour les familles fuyant l'Inquisition
par Elia Boccara - Editions Tchou
528 pages - 18,95 euros -  ISBN 978-2-7107-0295-0
 
*********
 
Rome, 1630. Dans la ville pontificale d'Urbain VIII, un jeune sculpteur, Gian Lorenzo Bernin, assure au style baroque, qu'il invente, son plus prestigieux monument, le Baldaquin du maitre autel de la Basilique Saint-Pierre, qui voit s'élever sous la coupole de Michel-Ange, quatre gigantesques colonnes torses en bronze. 1630 à Rome, c'est aussi l'année où Poussin décide de ne travailler que pour soi et livre une seconde interprétation de son Inspiration du poète, miraculeuse fusion d'une forme restée sensible et d'une révolution de pensée.
Et ce sont également les mois où le caravagisme s'achève, avec Valentin ; où Velázquez, de passage à Rome, peint des vues de jardin qui auraient plu à Corot. Comment l'art baroque a-t-il su trouver en une année une forme aussi efficace, immédiate et concrète ? Avec Rome, 1630, Yves Bonnefoy s'arrête sur ce moment de l'histoire et analyse ces mois exceptionnels, qui vont bouleverser l'histoire de l'art.
 
Poète, essayiste de réputation internationale, Yves Bonnefoy doit son talent et sa célébrité à son œuvre poétique d'une belle ampleur (derniers recueils : Les Planches courbes -inscrit au programme du baccalauréat littéraire-, La Longue Chaîne de l'ancre, Rature outre), ses traductions de Shakespeare, Yeats, Pétrarque, Léopardi et d'importants travaux critiques sur la littérature (Rimbaud, l'Imaginaire métaphysique) et l'art (Rome, 1630, Giacometti, Goya, etc.) couronnée par son enseignement au collège de France.
 
Rome, 1630. L'horizon du premier baroque suivi de Un des siècles du culte des images
Par Yves Bonnefoy - Editions Flammarion Champs
288 pages - 12 euros - ISBN 978-2-0812-8259-9
 
*********
 
Alors qu'il entreprend des travaux dans sa nouvelle résidence secondaire aux Arques, petit village dans le Lot, Marc Delprat, archéologue de renommée, fait une découverte extraordinaire. Mais quel secret vient-il de pénétrer ? Et qui sont ces personnages si puissants et cet Ordre religieux entre les mains desquels il se retrouve et qui se croient tout permis : séquestrations arbitraires, violences, et même mises à mort ! A travers un récit haletant, le héros va finalement percer un lourd mystère. Une énigme millénaire qui conduit immanquablement à la Papauté. Il nous donne aussi, par là, l'explication jusqu'alors inconnue des vierges noires si nombreuses dans le sud de la France. Mais que faire d'une telle révélation ? Dévoiler au monde l'inavouable ? Déjà faut-il qu'il échappe à ses ravisseurs
 
Pierre Bru est né en 1952 dans le Périgord. Auteur aux 2 Encres d’un premier roman, "Criminelle entreprise" pour lequel il a obtenu le premier prix du roman noir de l’ARDUA, il se lance cette fois-ci dans une aventure où sa passion pour l’archéologie, il est en effet titulaire d’un diplôme dans cette discipline – servira de trame de fond à ce nouveau roman : "Tourmente au Vatican". A travers des faits historiques précis et datés, l’auteur nous a déjà révélé dans "Les Arcanes de la Papauté" (premier tome de cette trilogie) ce que l’Eglise nous cache depuis 2000 ans.
Le tome 2, "Mort pour le Graal", amène notre héros Marc Delprat à affronter les plus puissants de ce monde. Une nouvelle fois, l’imagination et la plume de Pierre Bru nous entraînent dans un roman noir haletant, violent, et totalement iconoclaste.
 
Tourmente au Vatican. Tome 1 : Les Arcanes de la Papauté
par Pierre Bru - Editions Les 2 Encres
320 pages - 22 euros - ISBN 978-2-35168-6
 
*********
 
Qui mieux que le Ciel peut nous aider à trouver le bonheur ? Pas seulement le bonheur dans l’éternité, mais le bonheur concret, dans nos vies quotidiennes. Imaginez un « répondeur de Dieu » où des femmes et des hommes en souffrance pourraient, avec autant de liberté que de franchise, laisser un message. Imaginez maintenant les réponses d’un Dieu parfois espiègle mais aussi, en cas d’absence, celles des sages de l’Antiquité, tels Épicure, Lao-tseu, Bouddha, ou des maîtres spirituels d’Orient de d’Occident. C’est ainsi que s’élaborerait un véritable « courrier du coeur » avec l’Éternel. En partant de cas concrets plutôt que de grandes théories philosophiques, Alain Durel répond, avec humour mais aussi avec sérieux, aux questions que nous nous posons tous face à nos difficultés d’ici et maintenant
 
Écrivain et philosophe, Alain Durel est notamment l’auteur de Éros transfiguré (Cerf, 2007), La Presqu’île interdite (Albin Michel, 2010, prix des Journées du livre chrétien 2011), Et Jésus marcha sur le Gange (François Bourin Éditeur, 2012) et Parce que tu es tiède (Desclée de Brouwer, 2012)
 
Petits conseils célestes sur le bonheur
par Alain Durel - François Bourin Editeur
256 pages - 15 euros - ISBN 978-2-84941-328-9
 
*********
Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un
peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares.
Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités.
Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue. Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi s’intéresse à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d’interroger obsessionnellement les apparences afin d’atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière.
Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.
 
Inlassable voyageur, Robert Pobi a longtemps travaillé dans le monde des antiquités. II vit au Canada. L'Invisible est son premier roman
 
L'invisible
par Robert Pobi, traduit (anglais) par Fabrice Pointeau - Editions Sonatine
432 pages - 21,30 euros - ISBN 978-2-35584-114-9
 
*********
 
Inspiré par la traque de Robert Black, tueur d'enfants qui a sévi en Angleterre dans les années 1980, Paraphilia est une plongée sans complaisance ni voyeurisme dans l'univers de la pédophilie. L'art du profilage, l'influence négative et/ou positive des médias dans ce type d'affaires, la subjectivité du jugement, l'utilisation détournée de la médecine et de la psychologie, tous ces éléments bousculent les idées reçues et incitent à nous interroger sur ce problème grave de notre société
Rebecca, 10 ans, enlevée depuis plusieurs jours, est retrouvée morte dans une rivière. Après autopsie, il s'avère que la petite fille a été agressée sexuellement avant d'être assassinée. Sa mère, Claire Meadows, et son beau-père, Matthew Burford, journaliste, sont anéantis. L'inspecteur, David Pitman, un proche de Matt, est chargé de l'affaire. Il attribue rapidement au même meurtrier d'autres victimes, toutes âgées d'une dizaine d'années. Le mode opératoire est similaire : de fillettes prépubères enlevées près de chez elles en plein jour, sont retrouvées mortes dans les jours qui suivent, près ou dans un cours d'eau, agressées sexuellement et tuées par strangulation. A chaque fois, le meurtrier emporte un vêtement de sa victime, lave soigneusement le corps, ne laisse aucun indice exploitable par les médecins légistes et dépose « dans » le corps une carte de visite indiquant son identité, « Oncle Tom ». Peu à peu, Oncle Tom occupe le devant de l'actualité, commettant ses meurtres aux quatre coins du Royaume-Uni, n'épargnant ni les principales agglomérations, ni les villages les plus reculés. Une chasse à l'homme est lancée. Pour faire son deuil, Claire Meadows décide de mener elle aussi l'enquête pour tenter de comprendre ceux qui commettent ce genre de crimes. Aidée par Matthew, ils vont mettre à jour une machination qui dépasse l'entendement...
 
Saffina Desforges est un duo d'auteurs anglais qui écrit à quatre mains depuis 2010. Paraphilia (Sugar and Spice en anglais) est leur premier thriller, dont ils achèvent la rédaction fin 2010.
Ne trouvant pas d'éditeur au Royaume-Uni, ils décident alors de publier eux-mêmes leur roman en version électronique et se chargent de la campagne de communication : création d'un blog, profils Tweeter et Facebook, réseautage important... Trois mois après le lancement sur Amazon, le livre est un succès avec près de 150.000 exemplaires vendus ! MA Éditions est le premier éditeur à publier la version papier.
 
Paraphilia
par Saffina Desforges, traduit (anglais) par Christophe Cuq - MA Editions
538 pages - 20 euros - ISBN 978-2-822-40115-0
 
*********
 
En 1535, l’érudit Guillaume Postel est envoyé par François Ier en mission à Constantinople auprès de Soliman le Magnifique. De ce voyage, il ramène un évangile apocryphe de l’apôtre Jacques qu’il publiera en 1551. Commence alors une quête de manuscrits anciens révélant des aspects inconnus de la vie de Jésus, qui le mènera à Venise, Rome, Vienne et Londres, à travers une Europe en proie à la montée des fanatismes religieux. Catholique fervent, professeur de latin, de grec, d’hébreu et d’arabe, Guillaume Postel est aussi un grand connaisseur de la kabbale dont il tente d’appliquer les méthodes à l’interprétation du Nouveau Testament. Avec Pic de la Mirandole en Italie et Jean Reuchlin en Allemagne, il est l’un des initiateurs de ce courant mystique que l’on appellera la “kabbale chrétienne”. Son aventure nous fait découvrir la face cachée de la Renaissance, où imprimeurs et libraires – ces artisans méconnus de l’immense renouveau des idées qui soulève alors l’Europe – côtoient érudits, savants, alchimistes, astrologues, gnostiques et illuministes en tout genre… L’enquête sur Jésus menée par Guillaume Postel prend une troublante actualité à la lumière des manuscrits récemment découverts à Nag-Hammadi et au monastère de Saint Pacôme en Egypte.
 
Agrégé de lettres classiques, Alain Le Ninèze enseigne le français et les langues anciennes à Paris. Dans Sator. L'énigme du cané magique (Actes Sud, 2008, Babel n° 1118). il racontait l'histoire des premiers chrétiens Jérusalem et ci Rome au temps de Néron. Dans la Controverse de Bethléem (Actes Sud, 20091. Il évoquait les événements chaotiques qui ont marqué la fin de (Empire chrétien (380-410
 
Agla, le premier évangile
Par Alain Le Ninèze - Editions Actes Sud
352 pages - 23?60 euros - ISBN 978-2-330-00626-6
 
*********
 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2017

Retour au site sefarad.org -