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Moïse Rahmani

De quelques livres pour préparer novembre (24 octobre 2012)

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Théâtre et sacré dans la tradition juive
Les rapports entre autorités rabbiniques et théâtre ont toujours été placés sous le signe de l’ambiguïté. Taxé d’outil idolâtre au service des cultes païens à l’époque romaine, l’art scénique est pourtant décrit comme le lieu où les princes de Juda enseigneront « la Torah en public » à la fin des temps dans la Guemara.
Au fil des siècles se dégagent de grandes figures de dramaturges juifs comme Ézechiel le Tragique au IIe s. avant J.-C., Yehuda Sommo, premier théoricien de la scénographie au XVIe s., le rabbin kabbaliste Moshé Haim Luzzatto au XVIIIe s., Abraham Goldfadhen, père du théâtre yiddish à la fin du XIXe s. ou encore Théodore Herzl, fondateur du mouvement sioniste au début du XXe s.
Tous usent du théâtre non seulement pour transmettre le sacré d’un texte toraïque mais aussi pour comprendre la complexité liée à la condition de l’identité juive dans son rapport au sacré. Avec l’apparition de responsa rabbiniques en 2005 sur le théâtre et l’idée de théâtre cacher se joue une autre dimension sur scène.
Une nouvelle possibilité de lecture orthodoxe et féminine apparaît dans un rapport au théâtre comme « Beth Hamidrash », nouveau « lieu d’étude » et d’interprétation d’une parole divine accessible à tous… peut-être pour accélérer la venue des temps messianiques par un appel scénique, comme un cri vers Dieu, Le Silencieux…
 
Le théâtre a traversé l’histoire et la tradition juive dans un état ambigu d’attirance/détestation de la part des autorités. Peut-être parce que cet art fut sous l’Antiquité considéré comme un outil idolâtre au service de cultes païens et donc éloignant l’homme du « vrai » divin, il s’agit surtout d’en dénoncer sa pratique. L’histoire montrera pourtant à quel point cet art fut intimement lié à la religion juive, au point d’en devenir un des outils de transmission de la parole divine et plus encore un caractère inaliénable de son identité culturelle. Pourim est une preuve de cette nécessité de vivre et de s’exprimer par le théâtre pour un peuple qui utilisera cet art comme une échappatoire, un outil de défense face aux persécutions. Il est certainement plus sûr de se demander si finalement le théâtre ne fut pas ce don du ciel offrant à un peuple de pouvoir comprendre un Dieu fait de silence.

Guila Clara Kessous est comédienne et metteur en scène, spécialiste des droits de l’homme. Docteur en littérature, elle a étudié la question de « l’Éthique et de l’Esthétique » sous la direction d’Élie Wiesel, Prix Nobel de la Paix. Elle enseigne à Harvard et à Sciences Po Paris un cours sur « Théâtre et droits de l’homme ».
Chevalier des Arts et Lettres, elle a reçu en 2011 le titre d’Artiste pour la paix de l’UNESCO pour l’ensemble de son travail au service de la mémoire et du rapprochement entre les peuples à travers le théâtre.
 
 
Les Juifs de Tunisie entre 1857 et 1958. Histoire d'une émancipation
Entre 1857 et 1958, de l'affaire Batou Sfez à l'expropriation du cimetière israélite, de nombreuses et profondes transformations affectèrent la société juive de Tunisie. Le Protectorat français introduisit un mode administratif et économique de type occidental : la minorité juive s'y intégra plus spontanément que la société musulmane, en particulier dans le domaine éducatif. Rattrapée par ailleurs par l'évolution politique du judaïsme mondial, la communauté israélite se trouva divisée entre assimilationnistes et sionistes , ce qui devait entraîner sa sortie progressive de l'histoire tunisienne.
 
Albert - Armand Maarek, professeur d histoire durant près de quarante années, a soutenu un master d histoire à Paris I, Les revendications des Israélites de Tunisie , et a publié de nombreux articles sur ce thème
 
 
Renaissance d'une nation : Les Juifs de Palestine, de l'Antiquité à l'apparition du mouvement sioniste
Ce livre se propose de répondre à trois questions: Comment est née la communauté juive de Palestine dont est issue la nation israélienne? Quelles sont ses racines? Comment s’explique la mutation de la minorité juive en Terre Sainte en un peuple distinct tout à la fois de son environnement arabe et des communautés juives la Diaspora?

Or, s’il est une constante dans la profusion d’écrits consacrés à l’histoire du conflit israélo-palestinien, c’est bien l’effacement de cette réalité que représente l’existence continue au cours des siècles de la communauté constituée sur le territoire palestinien par la minorité juive locale. Présence reconnue et soutenue dès l'invasion musulmane au VIIe siècle – spécialement s’agissant de la Ville Sainte de Jérusalem – par le Calife Omar d’abord et par Saladin ensuite. Enracinement dont la légitimité est soulignée aux yeux des Musulmans par l’usage ottoman, perpétué jusqu’au milieu du xixe siècle, de confier solennellement au Grand-Rabbin séfarade de Jérusalem les clefs de la cité lors de la mort du Sultan. Et, tout comme les autres composants de la société locale, cette collectivité autochtone s’est enrichie continuellement au fil du temps d’apports démographiques étrangers.

Seule la suppression de cette donnée incontournable – oblitération qui relève de la dénégation, c’est-à-dire du refus, conscient ou inconscient, de reconnaître une réalité perçue comme déconcertante parce que contraire aux idées reçues – permet d’avancer l’idée saugrenue, issue du culte du convenu, que la nation hébréophone israélienne actuelle serait le produit d’un phénomène de nature coloniale et exclusivement composée d’apports démographiques exogènes. Au contraire: c’est précisément cette vieille communauté juive, inséparable de l’histoire du pays telle qu’elle s’est déroulée au fil des siècles, qui constitue la matrice dont sortira la future ethnie israélienne en gestation.

Aussi, l’auteur s’est-il efforcé de reconstituer dans le présent ouvrage «le récit de la disparue», c’est-à-dire de restituer le parcours historique suivi depuis l’Antiquité par la communauté juive de Terre Sainte qui fait l’objet de ce déni singulier
 
Nathan Weinstock, membre du Conseil scientifique de l’Institut d’Études Juives (Martin Buber) auprès de l’Université Libre de Bruxelles, est notamment l’auteur de Terre promise, trop promise. Genèse du conflit israélo-palestinien, (1882-1948), qui décrit le parallélisme fascinant que présente l’aventure sioniste avec le mouvement «Back to Africa » qui animait au XIXe siècle les esclaves affranchis des puissances occidentales dans leur désir de retourner au pays ancestral.
 
  
La mémoire déverouillée. Histoire d’un enfant caché (943)1945)
« La mémoire, c’est comme un tiroir. On y entasse tous ses souvenirs. Les plus anciens, tout en dessous. Puis un jour, on ferme le tiroir à clé. Le meuble est rangé dans une vieille grange. »

Ce n’est qu’en 2007, en remplissant un dossier d’indemnisation que Pierre Draï fait ce constat : « je n’ai jamais cherché à savoir pourquoi je suis encore en vie, alors que je suis orphelin depuis l’âge de trois ans. Comment ai-je pu survivre à ce cauchemar alors que mes parents étaient morts ? Et où étais-je ? Qui s’est occupé de moi ? Comment ai-je pu rester en vie ? » Il entame dès lors une patiente enquête : retrouver les documents qui témoignent de son histoire, retrouver les témoins où leurs enfants et surtout déverrouiller sa propre mémoire.
Juillet 1943, boulevard Ney à Paris. Rosine Draï, qui vit seule avec ses six enfants depuis que son mari, travaillant dans une boucherie casher s’est réfugié dans l’Aisnes, est prise dans une raffle avec ses trois ainés. Par précaution elle avait laissé dans une institution protestante caritative du quartier, dirigée par les pasteurs Charlet et Funé, ses trois enfants les plus jeunes. Quelques mois plus tard, Isaac Draï, sans nouvelles de sa famille, retourne un dimanche boulevard Ney. Un voisin zélé le repère sans doute. Quelques jours après les Allemands pénètrent dans la scierie où il travaille comme ouvrier dans l’Aisnes et l’arrêtent. Isaac, Rosine et leur trois ainés seront gazés à Auschwitz. Pierre, ainsi que sa soeur Nelly et son frère Paul seront sauvés, pris en charge avec d’autres orphelins de guerre par le pasteur Funé, son épouse et le pasteur Charlet.

Attendant depuis l’âge de ses trois ans le retour de ses parents, le jeune Pierre est en 1952 un enfant perturbé et indiscipliné. C’est pourquoi, il est envoyé dans un centre d’observation à Vitry puis à la République des enfants de Moulins-Vieux dans l’Isère. Dans cette institution aux pratiques pédagogiques innovantes et fondée en 1938 par Henri et Henriette Julien, Pierre s’épanouit tant bien que mal. Au terme « d’une enfance sans famille, sans personnalité, sans amour », Pierre Draï parvient à se construire professionellement, sentimentalement (après deux divorces) et spirituellement entre engagement dans le communisme et prise de conscience de son judaïsme (« par absence de transmission, mes racines ont été saccagées, mais pas complètement arrachées…»).
 
Ce qui prévaut au terme de ce parcours, retracé avec sobriété et sincérité, c’est l’étonnement de s’en être sorti : car au départ, « je n’étais rien qu’un numéro. Certes la Nation réglait la facture de mon éducation mais j’étais seul. Ce n’était pas la Nation qui me berçait le soir. Ce n’était pas la Nation qui séchait mes larmes. Par contre, c’était la Nation qui décidait de m’envoyer là, ou là-bas, ou plus loin, pour déplacer le problème sans forcément le résoudre. »

Après sa scolarisation à la République des enfants, Pierre Draï a été chaudronnier, dessinateur puis représentant de commerce, puis a fondé sa propre entreprise avant de prendre sa retraite. Depuis qu’il a entrepris de « déverrouiller sa mémoire », il participe régulièrement au réseau Paroles d’étoiles, au sein duquel des orphelins de la Shoah échangent leurs témoignages. Pierre Draï, est également membre du Conseil d’administration de la République de Moulin-Vieux. Il intervient dans les collèges pour transmettre son témoignage.
 
 
En feuilletant le site de Google je suis tombé sur votre page où je trouve dans votre rubrique " Quelques livres pour préparer novembre " mon livre  - La Mémoire Déverrouillée -
Je veux ici vous remercier de faire connaitre mon histoire qui est aussi, celle de milliers d'enfants ayant subits les mêmes traumatismes. Ce livre est mon devoir de mémoire .
Il me permets de témoigner devant des élèves de collèges et lycées et autres associations juives et non juives,  à la radio (  dont Judaïca ) et la télé. Dont dernièrement avec Boris Cyrulnik à Marseille
dans le cadre des 100 ans de l'O.S.E  (  Oeuvre de Secours aux Enfants  )
Il viens d'être traduit et édité en Allemand et je le présente les 18, 19 et 20 novembre à Francfort et Mayence.
Merci de l'avoir fait connaitre .
Pour ne pas oublier.

Pierre DraÏ
 
Sauve-toi la vie t'appelle
"Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire puisque je n'en ai aucun souvenir. Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit-là".
C'est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.
 
Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, possède de nombreuses cordes à son arc : psychiatre, psychanalyste, il est aussi responsable d'un groupe de recherche en éthologie clinique à l'hôpital de Toulon, matière qu’il enseigne également dans cette ville. Il a largement contribué à faire (re)connaître cette discipline, la seule qui permette selon lui une compréhension globale de l’Humain. On lui doit également le concept de résilience lié à une douloureuse expérience personnelle. Né dans une famille juive, il a été raflé en 1943 avec une partie de sa famille. S'il a réussi à s’échapper, ses parents sont tous deux morts en déportation et il a donc du se construire sans eux. Homme de convictions, il a fait partie des 43 personnalités constituant la commission Attali sur les freins à la croissance en 2007, et milite toujours pour la non-violence. Depuis les années 1980, il se consacre essentiellement à la transmission et la vulgarisation de son savoir à travers
 
 
Le dossier secret de l'affaire Dreyfus
L'affaire Dreyfus ne s'arrêtera donc jamais. Selon un nouvel ouvrage, la condamnation du Capitaine Dreyfus à la fin du XIXe siècle serait liée à ses supposées «accointances homosexuelles».
Dans leur ouvrage, Le dossier secret de l'affaire Dreyfus, trois chercheurs, Pierre Gervais, Pauline Peretz et Pierre Stutin, s'intéressent au dossier secret qui aurait été soumis aux juges au début de l'affaire et qui aurait contenu la correspondance de deux attachés militaires à Paris, l'Allemand Schartzkoppen et l'Italien Panizzardi qui entretenaient une relation amoureuse.
 
 
Ci-gît l'amour fou
Tamar, jeune femme à la dérive, observe la fragilité des autres et les tourments du monde.
Rien de plus captivant, pour la jeune Tamar, que la maison de sa voisine : contempler ses fils si nombreux, et parmi eux le beau Dolfi, créature inaccessible pour qui se damneraient les jeunes femmes du quartier. Mais Tamar n'est que spectatrice, son corps juvénile ne suscite ni attention ni caresse, et pour elle « l'amour passe au loin ». Côtoyer Dolfi, se perdre dans le souvenir d'un frère noyé, se chercher dans le regard d'une mère vénérée : son existence est un miroitement de sensations incertaines.

C'est la mort énigmatique d'une soupirante de Dolfi qui va illuminer la langueur quotidienne et frapper des esprits déjà fragiles. Tamar se glisse dans les pas de la défunte, revit son embrasement et sa souffrance. Elle nous livre sa lecture tourmentée d'un monde dérivant vers de mystérieux abîmes, où ceux qui ont trop aimé goûtent les délices de la consomption, laissant aux vivants l'inextinguible soif d'éprouver d'identiques vertiges. Car tel est le sortilège, l'élixir morbide et de jouvence dont la poésie lumineuse d'Ornela Vorpsi distille le vivifiant venin.
Née à Tirana (Albanie) en 1968, Ornela Vorpsi réside désormais à Paris. Chez Actes Sud, elle est l’auteur de Le Pays où l’on ne meurt jamais (2004 ; Babel n° 702) pour lequel elle a reçu de nombreux prix italiens, notamment les prestigieux Grinzane Cavour et Viareggio, de Buvez du cacao Van Houten ! (2005), de Tessons roses (2007), de Vert venin (2007) et de Ci-gît l'amour fou (2012).
 
 
Les hirondelles de Montecassino
et, chez le même éditeur
 
Surnommée "la Stalingrad italienne", la bataille de Montecassino a été l’une des plus féroces de tous les temps. C’est autour de cette abbaye médiévale tenue par l’armée allemande que moururent plus de cinquante mille soldats au cours de quatre batailles, de février à mai 1944. Qui étaient ces hommes venus des quatre coins du monde combattre à Montecassino ? Un voyage entre passé et présent, entre invention et mémoire personnelle.
 
Helena Janeczek, dont la mère est rescapée d’Auschwitz, est née à Munich en 1964, dans une famille de juifs polonais. Romancière, elle est également rédactrice pour la revue Nuovi Argomenti.
Son roman Les Hirondelles de Montecassino (Actes Sud, 2012) a été récompensé par des prix littéraires prestigieux (Premio Napoli 2011, Premio Nazionale Pisa 2011, Premio Sandro Onofri,...
 
 
Du style tardif
Publié à titre posthume, Du style tardif, issu du séminaire très fréquenté qu’Edward W. Said tint à l’automne 1995 à l’université de Columbia à New York, examine les oeuvres produites, sur la fin de leur vie, par des artistes aussi différents que Richard Strauss, Beethoven, Arnold Schoenberg, Thomas Mann, Jean Genet, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Constantin Cavafy, Samuel Beckett, Luchino Visconti et Glenn Gould.
S’appuyant sur la notion de “style tardif” forgée par Adorno, Said s’attache ici à montrer que, loin de nécessairement incarner, de par leurs accomplissements formels, le seul triomphe d’une maîtrise ou d’une quelconque “sagesse” que tel ou tel artiste aurait acquises au fil du temps, nombre d’oeuvres ultimes demeurent profondément marquées au sceau de la fondamentale intranquillité qui caractérise la relation que, même au soir de son existence, tout authentique créateur entretient avec le monde. Bien que d’une tout autre nature que celui dont Said lui-même eut à faire la longue et douloureuse expérience, l’“exil” intérieur auquel certains artistes se voient confrontés jusqu’à leur dernier souffle, leur enjoint en effet, comme à lui, de se refuser obstinément à tout compromis en forme d’illusoire réconciliation avec la trajectoire que le dehors voudrait assigner à leur parcours.
Aussi brillants que révélateurs, ces essais d’une éminente rigueur intellectuelle et porteurs d’intuitions fulgurantes pourraient bien, dans leur éloquence et leur passion, constituer l’ultime chef-d’oeuvre d’Edward W. Said lui-même.
 
Professeur de littérature anglaise et de littérature comparée à l'université Columbia de New York, auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages, collaborateur régulier de journaux du monde entier (en Europe, en Asie et au Moyen-Orient), critique musical pour The Nation, Edward W. Said était également un pianiste accompli. Né à Jérusalem en 1935, il passa la plus grande partie de son temps à New York, où il est décédé en 2003.
Actes Sud a publié Réflexions sur l'exil (2008), La Question de Palestine (2010), L'Islam dans les médias. Comment les médias et les experts façonnent notre regard sur le reste du monde (2011) et Du style tardif (2012).
 
 
Roman la sage-femme de Venise
Hannah, une sage-femme vénitienne et juive, consent à faire accoucher une aristocrate chrétienne dont la vie est en danger. En transgressant un tabou religieux, Hannah prend conscience du sort réservé aux Juifs, comparé au train de vie des baptisés. En échange de son service, elle demande la libération de son mari Isaac, capturé à Malte par des pirates qui étaient, au départ, des chevaliers chrétiens mandatés par le roi.
 
L’auteur Roberta Rich est américaine et juriste de formation. Elle vit à Vancouver et au Mexique. En vacances à Venise, elle visite le ghetto qui lui inspire une grande curiosité pour la vie qu’on y menait à la Renaissance, notamment la vie des femmes. Elle se plonge dans ce qu’elle appelle « l’histoire invisible » qui constituera le fond de son premier roman
 
 
Dans la peau du diable
et, chez le même éditeur
Luke Delaney est un pseudonyme. Pour des mesures de sécurité, l’auteur ne tient pas à révéler sa véritable identité. Entré dans la police de Londres à la fin des années 80, il a d’abord été en poste dans un quartier défavorisé du sud-est de la ville, où règnent violence et criminalité.
 
Dans la peau du diable
de Luke Delaney - traduit (anglais) par Etienne Menanteau
420 pages - 20 euros - ISBN 978-2-822-40182-9
 
Un héros
« J'ai longtemps vécu avec une énigme qui m'est devenue insupportable. Je tente ici de la résoudre par des mots où sont venus se fondre ma mémoire des lieux, des sensations, des musiques et lectures d'enfance, des recherches récentes.
Cette énigme, c'est le destin brisé d'un garçon doué de toutes les possibilités. Il était héritier d'une légende : à la fois fils aîné du "héros" de la conquête mythique du sommet de l'Annapurna en 1950 et tributaire des codes d'une grande famille de l'aristocratie française. Eduqué dans les meilleures écoles et dans le culte de l'exploit sportif, victime d'un rêve d'excellence inatteignable, nomade de luxe voyageant à travers le monde. pour finir en vagabond des étoiles hirsute et fou, recherché puis retrouvé par la police après des mois de fuite. jusqu'à sa chute prévisible.

Ce garçon était mon frère.

A la manière d'une enquête, je tente dans ce roman de reconstituer la séquence des événements en remontant aux sources de ces non-dits qui finissent toujours par produire leur victime sacrificielle. Notre fraternité amoureuse et rivale d'"enfants terribles" ; la rencontre de nos parents, deux séducteurs en rupture de ban ; l'univers clos de nos grands-parents, duc et duchesse de Brissac, plus proche de celui de la comtesse de Ségur que de la France des années 1980 qui vit tout à la fois le crépuscule d'un monde d'avant guerre, l'émergence des thèses lepénistes, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République et la montée en force de la finance internationale.

En quoi cette ascension de légende dans l'Himalaya a-t-elle pu produire une tragédie individuelle à la génération suivante ? Qu'est-ce qui fabrique la mythologie d'un héros, national ou familial ? Est-elle transmissible à ses héritiers ?
Comment le lien fraternel, lorsqu'il est exacerbé dans une solitude commune et fusionnelle, devient-il déchirant au point de ne laisser d'autre issue que l'exil - ou le congé de la vie ?

L'univers dans lequel mon frère et moi avons grandi était certes beau, glorieux et privilégié - dans ses apparences. Il aurait été tentant d'occulter ce drame. Mais se reconstruit-on jamais sur du sable ? »
 
F.H.
 
 
Félicité Herzog est née à Paris en 1968. Après ses études, elle vit à New York et à Londres. Elle travaille chez Areva depuis 2007. Un héros est son premier roman.
 
 
Le perce oreille
« Une noix, qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix ? » chantait le poète. C’est sans doute la même curiosité qui m’a poussée à m’interroger sur le secret de l’oreille, comme un enfant regarde dans le trou d’une serrure. Que cachent-ils, ces plis mystérieux ? se demande la narratrice, fascinée, en regardant le visage de son frère au matin de sa mort. Au-delà de la déambulation dans les dédales de la mémoire d’où surgit l’ombre du visage aimé, ce récit est le prétexte à explorer des abîmes qui ne sont pas seulement ceux du corps.
 
Colette Guedj est universitaire et spécialiste du surréalisme, elle est l’auteur du best-seller Le Baiser Papillon, traduit en plusieurs langues. et de 4 romans chez Jean-Claude Lattès.
 
 
CD MP3 - Soledad Plays Soledad
Un très beau CD, riche en couleurs, une musique entrainante et joyeuse qui vous donne envie de vous lever et de danser !
 
 
Joyeux Noël, bébé !
pour préparer vos cadeaux de fin d'année pour nos bambins.
 
 
20 cartes de voeux à colorier
 
qui publie également
 
 
Vive la fête !
 
Les 40 plus belles comptines et chansons

 

Gallimard Jeunesse nous adresse des livres pour nos jeunes mélomanes :

Un magnifique livre CD

Un album exceptionnel qui rassemble le meilleur des comptines et des chansons de Gallimard Jeunesse. «J'aime la galette», «Bonjour ma cousine», «Un pou une puce», «À la claire fontaine», «Il était une bergère», «La mère Michel», «Compère Guilleri», «Cinq dans le nid», «Trois p'tits minous», «Frère Jacques», «Aux marches du palais»... 80 minutes de bonheur!
 
 
Mes plus belles musiques classiques pour les petits
comme

Les plus belles œuvres de la musique classique à mettre entre toutes les petites oreilles pour s'éveiller à la beauté du monde...
Avec des morceaux de : Jean-Sébastien Bach, Modet Moussorgski, Georges Bizet, Sergueï Prokofiev, Wolfgang Amadeus Mozart, Johannes Brahms, Frédéric Chopin, Nikolaï Rimski-Korsakov, Camille Saint-Saëns, Maurice Ravel, Claude Debussy, Edvard Grieg, Gioacchino Rossini, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Ludwig van Beethoven, Wolfgang Amadeus Mozart, Gabriel Fauré
 
 
Elvis Presley
et,
 
Le "King" dans toute sa splendeur
 
 

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