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Moïse Rahmani

Au coin de l'ātre 1 (18 janvier 2013)

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Ce livre embrasse près de cinq siècles de création poétique, depuis les mythes amérindiens et les productions jésuites du XVIe siècle jusqu'aux textes de poètes nés avant 1910. Ce sont au total plus de 130 auteurs que le lecteur, au fil des quelque 1 500 pages de ce florilège, pourra découvrir ou redécouvrir en version bilingue. Mais plus qu'une anthologie, cette composition est une invitation à un voyage sensoriel, à la célébration d'une démesure propre au Brésil.
C'est une brassée de poèmes rythmée par la splendeur des paysages, un catalogue émerveillé exaltant la saveur de l'île Brésil à travers ses fruits, sa flore, sa faune, sa toponymie scandée de noms indiens, etc. Autant de preuves que le poète du Brésil serait condamné à laisser transparaître, même malgré lui, ce vertige des sens et cette exubérance de la nature. Le panorama proposé ici s'articule autour de grandes périodes de la poésie au Brésil.
Il offre aussi un appareil critique succinct, comprenant pour chaque poète une notice biographique et, pour certains poèmes, un bref commentaire et des notes.
 
La poésie du Brésil. Anthologie du XVIe au XXe siècle
Choix et traduction de Max de Carvalho
avec Magali de Carvalho et François Beaucamp - Editions Chandeigne  
1512 pages - 42 euros - ISBN 978-2-915-54091-8
 
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Rosette, septuagénaire vive et fraîche, est mère de cinq grands enfants très occupés. Ses moments de bonheurs sont consacrés à son jardin et à Despature, le vieux prof vivant derrière l'église, avec qui elle flirte timidement. Tout va pourtant basculer à cause d'un petit verre de trop et d'une marche loupée... Entre mesures de précaution et hypocrisie familiale, voici l'histoire très contemporaine d'une mamie adorable à qui l'on rend des visites un peu trop vite expédiées depuis quinze ans et dont on ne sait plus vraiment quoi faire dès lors qu'elle tombe dans l'escalier.
Un roman qui amuse autant qu'il dérange, tant il est facile d'y reconnaître l'une des grandes préoccupations de notre temps.
 
Bernard Leconte est agrégé de lettres, ancien chroniqueur (Le Figaro), critique (Service littéraire), producteur d'émissions radio (La baraque à livres) et écrivain. Qu'allons-nous faire de grand-mère ? est son huitième livre
 
Qu'allons-nous faire de Grand-mère
de Bernard Leconte - Editions L'Editeur
123 pages - 14 euros - ISBN 978-2-3620-1077-4
 
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Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l’écrit Dominique Barbéris, «ces contes nous rendent un peu d’enfance à l’état pur, dans la vigueur native des sentiments : l’indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d’adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et “crédules”».
 
Contes de Noël
de Charles Dickens, traduit (anglais) par Marcelle Sibon - Editions Folio
700 pages - 8,10 euros - ISBN : 978-2-07-044884-5
 
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Le jeune Sigmund Freud est tombé dans la cocaïne pour faire décoller sa carrière. Plein d'espoir, à 28 ans, il achète son premier gramme en espérant trouver un usage thérapeutique de la cocaïne, et ainsi faire une découverte qui lui apporterait gloire et fortune. Il en consomme de plus en plus, l'expérimente sur sa fiancée, ses amis, ses patients comme remède pour soigner les complications gastriques, la nymphomanie féminine, la dépression ou encore la migraine.
Le psychologue David Cohen explore dans cet essai les facettes les moins connues du célèbre médecin en s'intéressant aux zones d'ombre et aux nombreuses fragilités qui entourent le personnage et qui en font le candidat parfait pour l'addiction : dépressif, obsessionnel, sexuellement réprimé et malheureux. Freud ingérera de grandes quantités de cocaïne pendant une quinzaine d'années. En revisitant radicalement la vie et l'oeuvre de Freud, l'auteur soutient que son "épisode cocaïne" n'est pas, comme certains semblent le penser, une erreur de jeunesse, mais un élément capital dans son élaboration de la psychanalyse.
A contre-courant des écrits traditionnels, Freud sous coke explore les liens qui existent entre drogue, psychologie et psychiatrie, et enrichit considérablement la bibliographie freudienne.
 
Après The Escape of Sigmund Freud (2010) qui évoque la façon dont Freud gérait ses angoisses, David Cohen, psychologue, écrivain et réalisateur signe ici une analyse originale et polémique.
 
Freud sous coke
de David Cohen, traduit (anglais) par Daniel Roche - Editions Balland
480 pages - 24,90 euros - ISBN : 978-2-35315-140-0
 
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C'étaient de petits enfants juifs en France durant la guerre. Ils étaient destinés à périr dans les camps de la mort. Ils ont été cachés et miraculeusement sauvés. Quelles stratégies psycho- logiques ont-ils adoptées en réponse à l'injonction paradoxale qui leur était adressée : "Ne sois plus toi si tu veux être. Ne sois plus juif si tu veux rester en vie" ? Comment en sont-ils restés marqués ? Comment l'ont-ils dépassée ? Nathalie Zajde dessine ici le portrait d'une vingtaine de ces enfants cachés, anonymes ou célèbres, comme Boris Cyrulnik, Serge Klarsfeld, Saul Friedländer, André Glucksmann.
Ils ont tous développé une surprenante intelligence du monde et un amour de la vie. Ce livre montre qu'il est possible de surmonter les événements traumatiques vécus dans l'enfance à condition d'y puiser une force particulière et d'accepter de se penser dans sa singularité, à condition de ne pas faire comme si cela n'avait pas été. Une leçon de psychologie du quotidien pour surmonter les difficultés de l'existence.
 
Zajde est maître de conférences en psychologie à l'université Paris-VIII. Elle a publié Enfants de survivants et Guérir de la Shoah, qui sont de grands succès
 
Les enfants cachés en France
de Nathalie Zaide - Editions Odile Jacob
247 pages - 22,20 euros - ISBN : 978-2-7381-2758-7
 
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Tour à tour infirmier, formateur, enseignant, consultant; tour à tour passionné de musique et de photo, d'Amérique aussi... Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s'il les doit à Dieu ou au Diable. En 2009, avec Méfie-toi d'Assia !, un thriller salué par de nombreux jurys, l'animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte! De la même veine, L'Homme qui aimait les tueurs l'installe parmi les grands du roman noir.
 
Les machoires du passé
de Bernard Boudeau - In Octavo Editions
21 euros - ISBN  978-2-84878-131-0
 
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Madeleine Lioux est née dans la musique. Ses parents, mélomanes tous les deux, avaient toujours imaginé pour elle un avenir de concertiste. Elle-même ne pouvait rêver mieux et s'apprêtait à suivre le chemin exigeant de l'artiste. Mais le destin allait en décider autrement. C'est par la musique qu'elle rencontre Roland Malraux, qui, assistant un soir à l'un de ses concerts, n'a pu l'oublier. Rencontre fulgurante et décisive.
Le temps passé avec Roland sera magique, mais bref. Bientôt le drame frappe. Résistant de la première heure, Roland est capturé par la Gestapo, alors que, mariée depuis un peu plus d'un an, Madeleine attend leur premier enfant. Elle ne le reverra plus ; il ne connaîtra jamais son fils. Son beau-frère, l'écrivain André Malraux, le demi-frère aîné de Roland, vient de son côté de perdre la mère de ses deux jeunes garçons, Josette Clotis.
Il propose à Madeleine de partager une maison. Graduellement, l'arrangement se mue en sentiments. Deux ans plus tard Madeleine et André se marient. De toutes les femmes dans la vie d'André Malraux, Madeleine, la plus discrète, est sans aucun doute celle qui, pendant plus de vingt ans, a partagé les moments les plus marquants de la vie de l'homme de lettres devenu ministre, celle qui a été à ses côtés dans les plus grands triomphes comme dans les pires épreuves.
C'est elle qui l'accompagne dans tous les voyages officiels, du Japon en Chine, en Egypte, en Amérique latine, et surtout aux Etats-Unis où une magnifique entente s'établira vite entre les couples Malraux et Kennedy. C'est à New York qu'elle reprendra le fil de sa vie de musicienne, quand, quelques années plus tard, après une série de tragédies qui auront endeuillé leur entente, Madeleine et André se sépareront.
Elle travaillera aux côtés du brillant chorégraphe Georges Balanchine et du grand Isaac Stern. Plus tard, c'est le Japon qui la réclamera. De ce récit fascinant, qui mêle histoire, art, politique et culture, ressort le portrait d'une femme "belle, pure, éternelle", comme le lui disait son amie Jackie Kennedy, et d'un être qui a su faire du don de soi un des plus beaux arts. Cet ouvrage, enrichi de nombreux documents d'époque issus des archives personnelles de la famille Malraux et de très beaux fac-similés, dresse aussi le portrait d'un siècle passionnant, dont Madeleine ressuscite pour nous le parfum.
 
Céline Malraux, petite-fille de Madeleine et de Roland Malraux, est journaliste et écrivain, spécialisée dans l'art du portrait. Elle vit entre les Antilles et la France et écrit sur l'art et la littérature. Madeleine Malraux, née en 1914, a fait des études de piano aux conservatoires de Toulouse et de Paris. Elle entama une carrière de concertiste, mise entre parenthèses pendant ses deux mariages et reprise dans les années 1960.
Aujourd'hui, elle vit à Paris, entourée de son fils, de ses trois petits-enfants et de ses quatre arrière-petits-enfants. Elle continue à donner des concerts partout dans le monde
 
Madeleine Malraux. Avec une légère intimité. Le concert d'une vie au coeur du siècle
de Céline Malraux - Editions Baker Street
255 pages - 20,90 euros - iSBN : 978-2-03-586149-8
 
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« Mon nom est Anne de Montfort. J'ai dix-sept ans. En cet automne 1760, je me retrouve orpheline, sans le sou, sans relations. Mon frère aîné Jean, cadet dans l'armée royale, ma seule famille, a disparu aux Indes. Est-il tombé dans cette guerre sans merci pour la domination du monde qui oppose Louis XV au roi d'Angleterre ? Croupit-il dans les geôles de Madras? A-t-il choisi de chercher fortune comme mercenaire auprès de quelque nabab ? Je veux, je dois savoir ce qu'il est advenu de lui.
Mais puis-je espérer un autre sort que celui d'entrer dans les ordres au couvent des Dames de Dinan ? Je n'ai pour moi que ma jeunesse, le prestige de mon nom et ma détermination, avec cette devise d'Anne de Bretagne que j'ai faite mienne, non mudera – je ne changerai pas. Ma cousine Apolline et son mari, armateur respecté de Saint-Malo parmi ces messieurs de la Compagnie des Indes, m'aideront-ils ? Et si je n'avais d'autre choix que le plus insensé, celui d'embarquer sur un navire, à n'importe quel prix ? »
 
Née à Saint-Malo, Marina Dédéyan a publié Moi, Constance, princesse d’Antioche aux Éditions Stock en 2005 et L’aigle de Constantinople aux Éditions Flammarion en 2008
 
De tempête et d’espoir. Tome 1 Saint Malo
De Marine Dedeyan -Editions Flammarion
400 pages -20,50 euros - ISBN : 978-2-08-126165-5
 
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Des femmes défilent, des femmes protestent aujourd'hui au Maghreb. Depuis quelques décennies, elles sont nombreuses à écrire. L'écriture est pour elles une résistance au quotidien, un combat d: tous les instants, parce qu'elle permet de grappiller du temps, de revendiquer une place surtout d'exister comme individu. Pour écrire, pour publier, elles luttent encore souvent contre la tradition. qui enferme les femmes dans le silence.
Mais, alors que le prix est si élevé, comment expliquer que, malgré tout, ces femmes persistent e signent ? Et dans quelle mesure cette résistance à travers l'écriture est-elle efficace ? Pour y répondre, cet ouvrage s'appuie sur une enquête sociologique menée auprès d'une soixantaine de femmes écrivains en Algérie et au Maroc. Aujourd'hui. Tout en faisant entendre les voix et la résistance de ces femmes, elle analyse leurs conditions de socialisation et les structures sociales qui pèsent sur leurs pratiques.
Femmes du Maghreb. une écriture à soi permet ainsi de mieux comprendre la complexité de la condition des femmes au Maghreb. mais également. de façon plus générale, les effets réels de l'art sur l'individu et, au-delà, de s'interroger sur les concepts de domination et de résistance.
 
Christine Détrez est agrégée de lettres classiques et docteur en sociologie. Elle s'intéresse notamment aux représentations du corps dans la littérature et dans le discours social et médiatique. Ses ouvrages font aujourd'hui figure de référence sur ces tjématiques.
 
Femmes du Maghreb. Une écriture à soi
Christine Detrèz - Editions La Dispute
246 pages -16 euros- ISBN : 978-2-84303-231-8
 
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Sur le point de terminer son service militaire, le jeune Ofer accepte une dangereuse mission de vingt-huit jours en territoire palestinien. Comme pour conjurer le sort, sa mère décide de s'absenter durant cette période. Fuyant la nouvelle tant redoutée de sa mort, elle entreprend un long voyage en compagnie de son ami Avram. Tant qu'elle continuera à raconter à son ami la vie d'Ofer, tant que les messagers de l'armée ne parviendront pas jusqu'à eux, son fils sera sauf.
 
David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est l'auteur réputé de nombreux romans abondamment primés dont le magnifique Une femme fuyant l'annonce (2011), d'essais engagés qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale dont Le Vent jaune, qui a précédé la première Intifada. Officier de l'ordre des Arts et des Lettres, il a reçu en 2010 le prix de la Paix des éditeurs et des libraires allemands, la plus haute distinction littéraire en Allemagne
 
Une femme fuyant l’annonce
de David Grossman, traduit (hébreu) par Sylvie Cohen – Editions Seuil Points
792 pages – 8,90 euros – ISBN 978-2-7578-3041-3
 
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Ce roman est la confession d’un maudit. Dès l’adolescence, et les premiers émois amoureux, un désir irrépressible de frapper les femmes l’a emporté dans une chute sans fin. Il vivra désormais face à l’horizon indépassable du malheur d’autrui et de l’horreur d’être soi, sans échappatoire, comme prisonnier de lui-même, de la force inconsciente qui le gouverne. Quand l’heure de payer sera venue et que la violence se retournera contre lui, il n’aura d’autre solution que d’accepter cette terrible justice ; de bénir ce qui le débarrassera enfin de lui-même.
Dans sa postface, « L’insoutenable », Aymeric Patricot approfondit les questions que soulève ce roman choc, d’une noirceur fascinante. Quelle part d’humanité demeure quand le mal emporte une vie ? Quelle est cette zone de nous-mêmes d’où sortent les pires pulsions ? Il prouve ainsi, à la fois en confirmant qu’il est un des romanciers les plus puissants de sa génération et en se montrant capable de prolonger son travail sur le plan théorique, que la littérature demeure un des instruments les plus féconds de connaissance de l’humain.
 
Aymeric Patricot, 35 ans, a vécu quelque temps au Japon avant de devenir professeur de lettres. L’Homme qui frappait les femmes est son troisième roman
 
L’homme qui frappait les femmes
d’Aymeric Patricot – Editions Léo Scheer
184 pages – 19 euros – ISBN 978-2-756-10335-8
 
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et trois CD d'Arc Music (www.arcmusic.com.uk)
 
Fiddler on the Road. Rubinstein Klezmer Project
des chansons klezmer, judéo-espagnoles et des Balkans
UCD 2427
 
Maria Ana Bobone
Fado et Piano
UCD 2423
 
et
 
The best of Abdel Halim Hafez
de Hossan Ramzy et son ensemble égyptien
UCD 2430
 
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