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Moïse Rahmani

Pour le week-end qui approche (31 janvier 2013)

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Frank Svensen et Gérard Benguigui, les deux auteurs, ont replacé la rafle dans le contexte national – rôle des préfets, vie quotidienne à Angoulême – et international – la montée du nazisme et les crimes de masse, la résistance morale des Églises et des Juifs – ; un contexte en cet automne 1942 où les Allemands pressent les autorités françaises pour mettre en œuvre les opérations destinées à mener à bien ce qui deviendra la « solution finale ». Le 6 octobre, une directive tombe : aux juifs apatrides adultes viennent s'ajouter les juifs belges, hollandais, les enfants nés de parents étrangers mais de nationalité française même si, comme le souligne Serge Klarsfeld dans sa préface, « les chefs de la police nazie ne respecteront pas particulièrement l’exception qui vise les enfants nés de parents étrangers mais de nationalité française qui ne doivent pas être arrêtés. »

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942, 422 juifs sont ainsi « regroupés » dans la salle philharmonique, aujourd’hui conservatoire de musique Gabriel-Fauré, actuelle place Henri-Dunant, à Angoulême. Le 15 octobre 1942, 389 juifs sont conduits à la gare d’Angoulême puis transportés en train jusqu’au camp d’internement de Drancy, puis vers le camp d'Auschwitz : Adler, Birman, Bloch, Edelmann, Fiszel, Goldberg, Hertz, Kahn, Kapler, Katz, Kawa, Lachman, Lazar, Loeb, Minc, Morand, Nathan, Obst, Poper, Ros, Rosner, Sadel, Tabak, Teller, Wiesel, Wolff, Zaydman... La liste des déportés est intégralement reproduite dans le livre ; elle est inédite, fruit des recherches effectuées par les auteurs et les associations de la mémoire juive. Seules dix personnes reviendront des camps de la mort.
Du côté des survivants : Robert Frank, 13 ans, Henri Zajdenwerger, 15 ans, Denis Erner, 3 ans, et Jeta Sztybel, 2 ans et demi, ensemble, disent l'horreur de la situation qu'ils ont vécue. Robert unique survivant de sa famille, tout comme Henri qui connut les camps et la « marche de la mort », Jeta arrachée des bras de sa mère qui ne revint jamais, Denis caché par des voisins. Ils relatent également les difficultés de « l'après », ce douloureux retour à la vie et à l'espoir.
Du côté des témoins, Hélène Lamberger (la jeune fille à l’étoile jaune qui illumine la couverture, aujourd'hui habitant Dolus-d'Oleron) qui après avoir assisté au départ pour Drancy des juifs enfermés au conservatoire, dont sa tante et sa cousine, traverse avec sa mère la ligne de démarcation, se cachant jusqu'à la fin de la guerre à Aubusson. Ce sont aussi les souvenirs de Jean-Marie Albert, le fils de l'institutrice de l'école maternelle Saint-Pierre (actuelle école Comtesse-de-Ségur) où sont enfermés d'autres juifs, également fils de gendarme ayant participé à la rafle. Se souvenant avec toute la part d'incertitude et d'interprétation que recouvre l'effort de mémoire, son témoignage, rare et précieux, est un don de sa part à l'association juive d'Angoulême.
Des victimes et des témoins, mais aussi des « Justes ». Il est impossible d'évoquer la Shoah sans rendre hommage à ces hommes et femmes qui ont caché, qui un enfant, qui une famille… Et ce, en dépit des lois et des contrôles continus. Pour la plupart, les victimes ont entamé des démarches pour faire reconnaître leurs parents de substitution, leurs amis, les mains qui leur ont été tendues, comme Juste parmi les Nations. Vingt-trois personnes ont ainsi été reconnues en Charente, par l’institut Yad Vashem de Jérusalem : les Vacheyroux qui se sont occupés de Jeta, les Audoin, les Béraud qui se sont occupés de Denis, Liliane Bloch-Morhange, les Briand, Éliette Cordelier, les Delaby, les Javelaud, Jean Kéruzoré, Marie-Élisabeth Lacalle, Lucie Landré, Laurent Leboutet, les Péraud.
Fruit de recherches et de longs échanges avec des témoins directs et des rescapés, le livre dresse la liste inédite des victimes et surtout donne des visages et des émotions aux noms inscrits sur la nouvelle plaque commémorative qui sera dévoilée lors d'une cérémonie le 8 octobre prochain.
Qu'on lise ce livre, « que l’on regarde cette plaque ! On y lira les noms de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants parfois très jeunes et aussi de ces vieillards qui ont été rassemblés le 8 octobre 1942 […] La distance des années n’enlève rien à la portée de cet événement, dont certains, peut-être, ne voudraient pas se souvenir. » Ces mots, d'une dimension spirituelle emplie d'espoir, sont extraits de la postface de Claude Dagens, l’évêque d’Angoulême, membre de l’Académie française. Un livre d’histoire et de mémoire, mais aussi d'actualité comme le souligne Serge Klarsfeld dans sa préface : « Pour le soixante-dixième anniversaire de la déportation des Juifs de France, il fallait renforcer cette mémoire. »
 
Au contact des personnes âgées durant sa vie active, Gérard Benguigui a été sensibilisé à l’importance du travail de mémoire et a appris à recueillir, de manière souvent informelle, des « histoires de vie ». Aujourd’hui à la retraite, il préside l'association des Juifs de Charente.
 
Professeur certifié de philosophie, titulaire d’un master, Frank Svensen enseigne la philosophie à Angoulême. Il est chevalier dans l’ordre des Palmes académiques.
 
La rafle d'Angoulême. 8 octobre 1940 racontée par des survivants
de G. Benguigi et F. Svensen - Editions Le Croît Vif
216 pages - 20 euros - ISBN 978-2-3619ç-386-3
 
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Un couple, Félix et Felka. Tous deux peintres. Felka, avant de mourir dans la Grande Nuit du camp, revit les principaux moments de sa vie de couple jusqu'à sa déportation avec son mari en juillet 1944. Les tableaux de Félix animent les souvenirs de Felka et lui permettent de transformer ses ultimes moments en un véritable souffle de vie et de liberté. ' Si les nazis osaient lever les yeux vers nous, ils nous verraient nous étreindre dans le lit de notre indifférence à leurs sombres uniformes.
Mais ils n'oseront jamais car ce serait admettre que nous sommes les vainqueurs et qu'ils sont les vaincus '. Ce couple pourrait être celui de Felka Platek, peintre juive d'origine polonaise, et de Félix Nussbaum, peintre juif allemand, tous deux arrêtés à Bruxelles le 20 juin 1944 et déportés à Auschwitz dans le dernier convoi ayant quitté la Belgique le 31 juillet, tous deux assassinés peu avant la libération du camp.
Le récit s'élabore en duo avec des tableaux peints par Félix Nussbaum, aujourd' hui conservés dans le musée érigé en son honneur dans sa ville natale d'Osnabrück. Plusieurs de ces tableaux sont actuellement exposés au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris dans le cadre de l'exposition ' Art en guerre, France 1938-1947 ' (du 12 octobre 2012 au 17 février 2013) . De l'oeuvre de Felka Platek, il ne nous reste presque rien.
 
Médecin parisien, Serge Peker découvre l'oeuvre de Félix Nussbaum lors de l'exposition que lui a consacré en 2010-2011 le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme. Il éprouve alors le désir de traverser cette peinture en la transfigurant par l'écriture. ' Felka, une femme dans la Grande Nuit du camp ' est son premier roman.
 
Felka, une femme dans la Grande Nuit du camp
de Serge Peker - Editions M.E.O.
120 pages - 14 euros - ISBN 978-2-93033-59-5
 
 
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Antonin Dampierre, la trentaine soignée, est un garçon normal. Ou presque. Il travaille dans une agence immobilière de luxe jusqu'au jour où, ratant une vente à cause de deux ivrognes, il rosse l'un deux à mort. Illumination ! Notre purificateur commence alors sa quête hallucinée dans le Paris des naufragés où il croise la route d'Isolde. Cette héroïne de l'humanitaire parviendra-t-elle à le sauver de lui-même ? La Maison des Anges est un polar du bitume qui nous emporte avec effroi et jubilation dans le grand ventre de Paris.
 
Né en 1948 à Paris, philosophe et romancier, Pascal Bruckner est l'auteur, entre autres, de La tentation de l'innocence (Prix Médicis de l'Essai, 1995), Les voleurs de beauté (Prix Renaudot, 1997), L'amour du prochain (1998), Misère de la prospérité (Prix du Meilleur Livre d'Economie, Prix Aujourd'hui, 2002), La tyrannie de la pénitence (2006), Le paradoxe amoureux (2009). Son oeuvre est traduite dans une trentaine de  pays.
 
La Maison des Anges
de Pascal Bruckner - Editions Grasset
320 pages - 22 euros - ISBN 978-2-246-80026-2
 
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Les foules se déclarant « sans leader » qui émergent aujourd’hui en de nombreux points du monde sont en rupture complète avec l’idée qui a dominé le xxe siècle, selon laquelle « les hommes en foule ne sauraient se passer de maître » (Gustave Le Bon, 1895).
Pourquoi « le besoin de chef » a-t-il pris une telle ampleur à partir de la fin du xixe siècle ? Comment la préoccupation pour le commandement a-t-elle circulé d’un domaine à l’autre, de la guerre à la politique et de la politique à l’industrie ? Comment les formes et le langage du commandement sont-ils devenus transnationaux ? Quel rôle ont joué les sciences sociales, en particulier la psychologie et la sociologie, dans l’affirmation du chef ? C’est à ce type de questions que s’intéresse Yves Cohen dans Le Siècle des chefs.
En articulant une étude des littératures profanes et spécialisées sur le commandement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et une analyse des pratiques des chefs, il nous invite à suivre à la trace les actions des ingénieurs et directeurs d’usine et l’exercice du commandement par Roosevelt, Hitler, et surtout Staline.
Le Siècle des chefs offre ainsi une vaste fresque transversale et internationale de la montée de la figure du chef, fondamentale pour comprendre les spécificités de l’histoire du xxe siècle.

Yves Cohen est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences
Sociales (EHESS). Il a notamment écrit
Organiser à l’aube du taylorisme.
La pratique d’Ernest Mattern chez Peugeot, 1906-1919 (PUFC, 2001).
 
Le siècle des chefs.
Une histoire transnationale du commandement et de l'autorité (1890-1940)
d'Yves Cohen - Editions Amsterdam
872 pages - 25 euros - ISBN 978-2-35480-120-5
 
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Après de longs séjours au Maghreb, José Edery a accumulé de riches connaissances et une vaste expérience sur le Maroc, l'Algérie et la Tunisie et souhaigte en faire profiter le lecteur afin que celui-ci ait une vision globale de chacun des trois pays décrits.
Les caractéristiques du Maghreb et de ses habitants sont analysées de façon claire et simple. D'une manière détaillée traite de la relation spéciale et de la ressemblance avec nos coutumes, histoire, géographie et les traditions. Une similitude qui trouve son origine dans l'empreinte indélébile de l'arabe et le berbère passé neuf siècles dans la péninsule ibérique.
C'et une occasion d'acquérir une connaissance des trois cultures, trois pays, avec l'apport supplémentaire d'opinions basées sur l'expérience personnelle de l'auteur.
Ces pages sont un hommage aux fonctionnaires du ministère des affaires étrangères et coopération, principalement liées au Maghreb et aux élèves de l'école des diplomates.
 
Viajando por el Magreb. Un intercambio de culturas
de José Edery - Gobierno de España. Ministerio de Assuntos Exteriores y de Cooperacion
598 pages 18 euros - ISBN 978-84-95265-68-5
 
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Les chaires d’Assyriologie et des Milieux bibliques du Collège de France ont organisé conjointement un colloque en avril 2010, afin d’examiner les informations archéologiques et documentaires sur la conduite des vivants envers leurs morts dans les sociétés du Proche-Orient Ancien. Comment ces dernières ont-elles compris la réalité de l’«après-vie» et comment ont-elles entendu avoir des rapports avec ceux qui les avaient précédées?
La relation entre les vivants et leurs morts posait, entre autres, pour la documentation cunéiforme la question de la commémoration de leurs défunts par ceux qui constituaient le groupe des vivants, et cela notamment via le rite du kispum dont la pratique et la signification exactes sont encore à élucider.
La distance entre les deux documentations les plus représentées à ce colloque, l’akkadienne et la biblique, est bien montrée par la répugnance qu’affiche la tradition hébraïque normative vis-à-vis de la dépouille mortelle. Pour la pensée hébraïque, telle que la reflète une partie de la Bible, la mort et les morts sont associés au concept de l’impureté, alors que d’autres textes attestent bien la réalité de tentatives d’entrer en contact avec le monde des morts. Les textes bibliques offrent d’ailleurs un discours biaisé concernant les traditions au sujet de la mort et de l’ensevelissement de leurs rois. Certaines traditions, autant cunéiformes que bibliques, attestent l’idée que les restes humains, en particulier les ossements, pouvaient garder après la mort des rémanences de l’être vivant. Le sujet fascinant de la nécromancie, la possibilité de s’adresser aux morts pour les faire parler, est représenté ici par les documentations biblique et ougaritique qui attestent également la pratique de l’ensevelissement des morts dans la maison d’habitation.
 
Les vivants et les morts
Edité par J-M. Durand, Th. Römer et J; Hitzli
Academic Press Fribourg et Va,denhoeck & Ruprecht, Göttingen
ISBN 978-3-7178-1726-7 et 978-3-525-54380-1
 
et aux Presses Académiques de Fribourg
 
Die Bibel in der Philoposhie von Martin Buber.
Warum ist die Hebraïsche Bibel en Buch fûr die Menscheift
de Damian Pfammatter -
216 pages - IBN 978-3-7278-1725-3
 
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À l'heure où ses petites copines aspiraient à devenir médecins ou avocates, Alex Garrett, elle, rêvait de conquérir les hautes sphères de la finance. À présent qu'elle a grandi, elle est déterminée à réussir à Cromwell Pierce, l'une des sociétés de courtage les plus réputées de Wall Street. Elle est prête à se battre pour entrer dans ce club très fermé et très masculin, mais elle doit commencer au bas de l'échelle, et se voit forcée de trimbaler pendant des mois sa chaise pliante de bureau en bureau avec, inscrit au Blanco sur son dossier, son nouveau surnom : La Fille.
Ignorant les mises en garde de ses amies qui la supplient de démissionner, Alex apprend rapidement à encaisser les coups. En un rien de temps, elle passe du modeste poste d'analyste à celui un peu moins modeste d'expert. Tout à coup, on l'appelle par son vrai nom et les membres du club très fermé se transforment en quarante frères aînés... et un petit ami potentiel. Mais la fin du monde tel qu'elle le connaît est pour bientôt, et Alex aura à faire le choix le plus difficile de sa vie : rester à Cromwell Pierce ou bien envoyer valser sa paire de Jimmy Choo pour prendre un peu de hauteur.

Erin Duffy est sortie de l'université de Georgetown avec une licence d'anglais en poche et s'est retrouvée à Wall Street, où elle a travaillé pendant plus de dix ans. Tradeuse est son premier roman. Elle vit à New York.
Tradeuse. Les aventures d'une fille à Wall Street
de Erin Dufy, traduit (anglais) par Patricia Barbe-Girault - Editions M.A. Pôle Romans
376 pages - 18 euros - ISBN 978-2-822-40192-0
 
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Catastrophe : Le journal de Spirou est menacé de faillite suite à un procès retentissant !
Le rédacteur en chef, Fantasio, ne veut pas laisser mourir son magazine. Mais il n'est pas le seul : Gil Coeur-Vaillant, le célèbre détective-explorateur et admirateur des exploits de Spirou, va venir à sa rescousse. Il va trouver un fonds d'investissement, la VIPER, qui va renflouer le journal. Ouf ! Le célèbre hebdomadaire est sauvé ! Pas tout à fait, car Spirou est en fait tombé dans les griffes d'un milliardaire sans scrupules. Prisonnier dans une villa de rêve sur une île paradisiaque, notre héros ne va pas supporter longtemps cette vie oisive. Il va se rebeller, ignorant qu'il va ainsi précipiter ses amis dans de terribles ennuis...
 
Dans les griffes de la vipère. Une aventure de Spirou. Tome 53
de Yoan et Vehilmann- Editions Dupuis
48 pages - euros - ISBN 978-2-8001-5434-3
 
et,
 
Jean Dupuis savait ce qu'il voulait : créer un journal pour la jeunesse, afin de lui procurer une distraction saine et non dénuée de préceptes moraux. Il en avait trouvé le nom, «Spirou», ce qui signifie à la fois «écureuil» et «espiègle» en patois de Charleroi. Il lui restait à trouver l'auteur qui pourrait donner à son personnage une personnalité graphique. Il choisit un auteur parisien, du nom de Robert Velter, déjà auteur au Journal de Toto. C'est sous la signature de Rob-Vel que paraissent de 1938 à 1943 «Les aventures de Spirou», soit plus de 200 pages. Hormis une édition confidentielle en noir et blanc en 1975, ces planches ne sont jamais parues en album. Cette intégrale est donc le parfait complément graphique à «Spirou-08.php">La Véritable histoire de Spirou».
 
Spirou 75 ans. L'intégrale 1938-1943
de Rob - Vel
312 pages - euros -ISBN 978-2-8001-5706-1
 
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Miscelánea de estudios arabos y hebraicos. Sección de hebreo. Vol 61, año 2012
collectif - Universidad de Granada
290 pages - euros - ISSN A695-585X
 
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