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Moïse Rahmani

Quelques livres pour Pourim (19 février 2013)

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En 2002, c'est la seconde Intifada. Sarah, Juive d'origine polonaise, née et élevée à New York, est revenue vivre en Israël avec sa mère après les attentats du 11 Septembre. Leïla a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie. Toutes deux ont dix-sept ans. Leurs voix alternent dans un passage incessant des frontières et des mondes, puis se mêlent au rythme d'une marche qui, à travers les rues de Jérusalem, les conduit l'une vers l'autre.

Partages est un roman sur la communauté et sur la séparation, sur ce qui unit et divise à la fois. Soeurs ennemies, Leïla et Sarah sont deux Antigone dont le corps est la terre où border et ensevelir leurs morts.

Gwenaëlle Aubry, philosophe et écrivain, est l'auteur d'essais et de cinq romans dont Personne (prix Femina 2009)
 
Partages
de Gwenaëlle Aubry - Editions Mercure de France
192 pages - 17,50 euros - ISBN 978-2-7152-3307-2
 
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Loin des interprétations simplistes des soulèvements qui ont ébranlé le monde arabe depuis décembre 2010 (interprétations culturelles, générationnelles, confessionnelles ou vulgairement policières), Gilbert Achcar analyse ici en premier lieu les modalités particulières du développement du capitalisme dans cette région du monde. Modalités qui produisent un blocage de la croissance dont les conséquences sociales dramatiques (pauvreté, inégalité, précarité – chômage surtout) se sont aggravées durant les dernières décennies sous l’effet du despotisme politique ambiant et du népotisme qu’il entretient comme mode de gouvernement. Caractérisant ces soulèvements comme le point de départ d’un processus révolutionnaire au long cours, et non comme une éruption aboutie (un “printemps arabe”, selon l’appellation séduisante mais trompeuse), l’auteur livre une analyse concrète des forces sociales en présence et dresse un bilan d’étape, pays par pays, de la Tunisie à la Syrie en passant par l’Égypte, le Yémen, le Bahreïn et la Libye. Il éclaire ce faisant le rôle ambigu des mouvements se réclamant de l’islam, notamment les Frères musulmans, et de leurs soutiens anciens et actuels à l’échelle régionale (le Royaume saoudien et l’émirat du Qatar), fidèles alliés des États-Unis. L’attitude de Washington face à la crise régionale est décortiquée. L’auteur montre également les limites du “tsunami islamique” que d’aucuns ont saisi comme prétexte pour dénigrer les soulèvements dans leur ensemble.


Gilbert Achcar, est un universitaire d’origine libanaise,.
 
Le peuple veut. Une exploration radicale du soulèvement arabe
Gilbert Achcar - Editions Actes Sud
432 pages - 24,80 euros - ISBN 978-2-330-01435-3
 
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Herzog est le roman d'un homme en plein effondrement. Le contexte historique est celui de l'époque où écrit Bellow : le mur de Berlin, la décolonisation, l'exploration de l'espace... Moses Herzog, lui, s'enfonce dans la mélancolie, fait le tour de ses malheurs en quête d'un sens qui lui serait dérobé. Hanté par ses désordres privés, il ne l'est pas moins par la duplicité de la vie publique et par un sentiment d'universelle défaite morale.
Ce n'est pas seulement la question de son seul destin qu'Herzog veut résoudre, il voudrait tirer les hommes de leur coma. Sa colère contre Mady, sa seconde épouse partie avec son meilleur ami, un bellâtre rouquin, minable poète à jambe de bois, entrave son généreux projet. Mais Herzog ne se laisse pas démonter : pour faire connaître au monde le contenu de ses accusations fortement argumentées, il écrit.
D'abord à ses amis, à ses épouses, au pape, à Eisenhower, aux psychiatres, au 'Monsignor 'qui a converti Mady au christianisme, à Sono sa maîtresse japonaise. Puis, à mesure que son état de souffrance s'aggrave, il s'adresse aussi aux morts : à sa mère dont il a négligé la tombe, à Spinoza avec lequel il se querelle, à Nietzsche auquel il tient à dire son fait, et finalement à Dieu. Le rythme des lettres, de plus en plus comiques à mesure que Herzog se dégrade, scande tout le roman.
Mais les personnages deviennent aussi de plus en plus comiques et délabrés... La virtuosité avec laquelle sont traités les flux et reflux de la conscience, la manière dont ils convergent puis se défont au gré des circonstances, emporte le lecteur : c'est au prix de ce combat de gladiateur que, dans le sillage d'Herzog, nous apprenons ce que signifie d'accéder pleinement à l'humanité. La Planète de Mr Sammler : Mr Sammler est un universitaire, un Juif polonais spécialiste de poésie anglaise.
Il est un survivant de l'extermination, resté vivant sous un tas de cadavres. Il s'est caché dans la forêt, il a tué, il a perdu un oeil. C'est son neveu qui a réussi à le faire venir à New York. Tout commence dans un autobus à Broadway où, pour le malheur de Mr Sammler, son unique oeil valide aperçoit ce qu'il ne devrait pas voir : un pickpocket noir en train de commettre un vol. Cet oeil fait comme s'il n'avait rien vu.
Mais le Noir a vu qu'il voyait. La tension dramatique est déjà là. Nous supposons que ce qui va suivre sera horrible, et c'est horrible. Mr Sammler, qui a alors plus de 70 ans, n'imagine pourtant pas qu'après ce qu'il a vécu, il aurait droit à un peu de paix. Il sait que la coupe de la folie du monde est toujours sur le point de déborder. C'est par sa force intérieure qui lui a permis de survivre que Mr Sammler retient le monde, la première et dernière de ses convictions étant que la culture peut apporter une rémission, faute de rédemption.
Mr Sammler n'a pas renoncé après la fosse commune, il ne renoncera pas davantage à New York, même si la folie est partout. En tête, sa fille, authentique cas psychiatrique, et son gendre israélien : Mr Sammler devra interposer son corps de vieillard mutilé pour les empêcher d'achever le voleur. Et son généreux neveu a fait fortune en pratiquant des avortements illégaux. Ainsi va l'Amérique, terre de tous les espoirs... D'instant en instant, Mr Sammler doit accomplir sa reconstruction mentale pour trouver la force de continuer à vivre.
 
Né de parents juifs émigrés de Russie, Saul Bellow suit des études à l'université de Chicago dont il ressort brillamment diplômé en sociologie et en anthropologie. Il enseigne à l'université du Wisconsin puis sert dans la Marine durant la Seconde Guerre mondiale. Son oeuvre débute avec 'Dangling Man' en 1944, suivra 'The Victim' en 1947. Vers 1948 il passe deux ans à Paris et découvre l'Europe. 'The Adventures of Augie March', lui vaut le prestigieux National Book Award 1954. Sorte de biographie spirituelle, ayant pour personnage un héros juif affrontant les conséquences de ses agissements, 'Herzog' paru en 1964 lui donne une réputation internationale. En 1968, la France le fait Chevalier des Arts et des Lettres et la même année, il reçoit The B'nai B'rith Jewish Heritage Award pour 'Excellence in Jewish literature'. Saul Bellow a également écrit des pièces de théâtre dont 'Under the Weather' en 1964, donné des conférences et est le traducteur d'oeuvres d'Isaac Baschévis Singer. 'Humboldt's Gift' en 1975 est salué par le prix Pulitzer.
 
Herzog. La planète de Mr. Sammler
de Saul Bellow, traduit (anglais) par Josée Kamoun - Editions Gallimard
634 pages - 22 euros - ISBN 978-2-07854-3
 
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Comment fait-on à 18, 30, 40 ou 50 ans, pour changer le cours de sa vie insatisfaisante, et conquérir l?apaisement, peut-être même le bonheur et l?amour ? Avec grande maîtrise, l?auteur nous entraîne dans la "ronde" d?une petite dizaine de personnages parisiens, d?âges et de conditions sociales et raciales différentes, tous saisis à un moment de questionnement et de basculement?. vers un avenir meilleur. Cinquième roman très contemporain de Pascal Morin, optimiste et convaincant, sur la force des rencontres qui nous amènent à devenir autres.
 
Pascal Morin est professeur de lettres dans un lycée de Sevran en Seine-Saint-Denis et professeur de cinéma à la New York University, à Paris.
 
Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne
de Pascal Morin - Editions du Rouergue
192 pages - 18 euros - ISBN 978-2-8126-0469-0
 
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« Puis le ronflement sourd de la rame qui s'approchait à grande vitesse a provoqué un frémissement parmi les rares voyageurs. Le vieil homme s'est tourné vers moi avec toujours ce sourire limpide, j'ai cru qu'il allait me demander quelque chose, mais il a sauté sur les rails comme un enfant qui enjambe un buisson, avec la même légèreté. »
Avant que le vieil homme ne se jette sur la voie en lui adressant son dernier sourire, la narratrice partait rejoindre l'homme qu’elle aime à l'hôtel des Embruns. Le choc a fait tout basculer. Plutôt que d'aller à la gare, elle s'enfonce dans les rues de Paris pour une longue errance nocturne sous l'orage. Revenue chez elle au petit matin, toujours incapable d'expliquer à son amant pourquoi elle n'était pas au rendez-vous, elle murmure à son intention le récit de sa nuit blanche. Lui, le photographe pour qui les mots ne sont jamais à la hauteur, sera-t-il capable de comprendre l'énigmatique message qu’elle finit par lui laisser : « Écoute la pluie » ?
Avec ce roman dense et bouleversant, Michèle Lesbre poursuit une oeuvre lumineuse qu'éclaire le sentiment du désir et de l'urgence de vivre.
 
Michèle Lesbre est une écrivaine française vivant à Paris.

Après deux enfants et une carrière d'institutrice puis de directrice d'école maternelle, elle se met à écrire. Elle commence par des livres noirs, genre dont elle sort en 2001 avec "Nina par hasard". Ses romans sont des récits dans lesquels l'Histoire et les événements traversent la vie d'un personnage.

Son roman "La petite trotteuse" a reçu le Prix des libraires Initiales en 2005, le prix Printemps du roman en 2006 et le prix de la ville de Saint-Louis en 2006. Le Canapé rouge a reçu le Prix Mac Orlan, le Goncourt polonais, et le prix des librairies Mille pages.
 
Ecoute la pluie
de Michèle Lesbre- Editions Sabine Wespieser
112 pages - 14 euros - ISBN 978-2-84805-134-5
 
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Bleu de travail et bleus à l’âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l’usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : « Un pour tous, tous pour un ! » Mais en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l’unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en ont assez de cet énergumène et ont décidé de lui faire une offre qui ne se refuse pas…
Entremêlant le récit des quelques jours qui précèdent sa décision, faits d’armes du syndicat et portraits savoureux des ouvriers de Supercavi, ce roman d’Antonio Pennacchi compose une peinture drôle et fraternelle de la classe ouvrière.
 
Antonio Pennacchi est né en 1950 à Latina. Exclu du MSI, le parti néofasciste, à dix-sept ans, il s’engage à l’extrême gauche. Celui que l’on surnomme «l’écrivain-ouvrier» a travaillé pendant plus de trente ans en usine, chez Alcatel-Fulgorcavi, le plus souvent de nuit. Depuis 1994, il a publié neuf livres (essais et romans), dont Canal Mussolini, lauréat du prix Strega 2010.
 
Mammouth
d'Antonio Pennacchi, traduit (italien) par Nathalie Bauer - Editions Liana Levi
208 pages - 18 euros - ISBN 978-2-86748-649-6
 
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« La France des années 70 est un banquet gaulois où l’on boit et mange en parlant fort sous le regard magnanime de nos hommpolitiques punaisés au mur comme on place un patriarche en bout de table.
Moi je suis à l’autre bout, disposé à imiter ce qui passe, à devenir un adulte comme ceux qui me nourrissent, me servent des grenadines, me reprennent si je jure, me déposent à l’école publique. Bientôt je prendrai leur place, puis celle du patriarche. Une vie se sera passée et dedans il y aura eu de la politique, dès le début et jusqu’à la fin.
Elle ne s’est pas passée comme ça. »

Ni manuel de conduite, ni texte prosélyte, ni justification complaisante, ni examen de conscience, ni autoportrait générationnel, Deux singes ou ma vie politique emprunte à l’ensemble de ces registres, tout en les détournant de leurs lieux communs.
 
François Bégaudeau est né en 1971 en Vendée. Il a publié six romans depuis 2003 aux éditions Verticales : Jouer juste, Dans la diagonale, Entre les murs (prix France Culture-Télérama 2006; adapté au cinéma par Laurent Cantet, Palme d'or Cannes 2008), Fin de l’histoire, Vers la douceur, La blessure la vraie. Chez d’autres éditeurs, il également l’auteur d’une fiction biographique, Un démocrate, Mick Jagger (Naïve), d’un recueil de récits sur la maternité, Au début (Alma), de deux pièces de théâtre et de divers essais : Une année en France (Gallimard, avec Oliver Rohe et Arno Bertina), Antimanuel de littérature et Tu seras écrivain mon fils (Bréal), Parce que cela nous plaît (Larousse, avec Joy Sorman). Il est aussi critique littéraire et de cinéma, notamment dans le magazine Transfuge.
 
Deux singes ou ma vie politique
de François Bégaudeau - Editions Verticales
446 pages - 22 euros - ISBN 978-2-07-013890-4
 
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Lumière blanche. Sol blanc. Le plafond, s'il existe, est blanc lui aussi. Je ne peux pas voir mes mains, attachées dans mon dos, mais elles doivent sûrement être déjà aussi pâles que tout ce qui m'entoure.
Le blanc, c'est le vide. Le vide de la pièce où l'on m'a enfermé. Je suis assis sur une chaise invisible, figé dans l'espace et le temps.
Ils prétendent que mes pensées n'ont pas de consistance mais ils ne peuvent stopper mon mental. Ils ne savent pas que je les entends. Que je les vois. Je n'ai pas besoin de l'ouïe, ni de la vue, ni d'aucun autre sens.
Plus maintenant. Je peux suivre leurs mouvements de là où je suis.
Je sais comment ils parlent de moi, comment ils doutent, comment ils se croient en sécurité après avoir coulé ces mètres de béton entre nous. La voix du docteur M parvient jusqu'à moi aussi clairement que s'il se trouvait à mes côtés : "Nous le gardons en observation depuis déjà trois semaines, et il n'a pas encore dormi."
 
Salvador Macip né le 18 décembre 1970 à Blanès en Catalogne est médecin, chercheur et écrivain catalan.
Après avoir passé neuf ans dans la recherche sur le cancer, les radicaux oxygénés et la vieillesse cellulaire au département des Sciences Oncologiques de l’hôpital Mount Sinai de New York, il est aujourd’hui chef de laboratoire au département de Biochimie à l’université de Leicester (Royaume-Uni) et maître de conférence spécialisé en mécanismes de mort cellulaire.
 
Hipnofobia
de Salvator Macip, traduit (catalan) par Cathy Ytak - Editions Black Moon thriller
240 pages - 18 euros - ISBN 978-2-203521-8
 
et, chez le même éditeur
 
Thomas Harris, 21 ans, est étudiant en lettres à Harvard. Grand amateur de littérature policière, il se retrouve momentanément mêlé à une enquête en cours, portant sur une série de meurtres, dont les victimes sont toutes des enfants. C'est aussi à cette période que le jeune homme commence un stage au service des manuscrits d’une maison d'édition spécialisée dans les romans de gare et le thriller. Chargé du tri au service des manuscrits, il y fait la lecture du Manuel du serial killer, soumis de façon totalement anonyme, et qui ne propose rien moins qu’un mode d'emploi détaillé du tueur parfait ! Entre horreur et fascination, Tom choisit de rejeter le texte. Quelle n’est donc pas sa stupéfaction lorsque, quelques semaines plus tard, il découvre ce livre en vitrine de toutes les librairies… et publié sous son propre nom, Thomas Harris ! Commence alors une véritable descente en enfer, à la limite de l'absurde : ce livre dont on lui impute la paternité et dont les réimpressions s'enchainent à un rythme hallucinant, fournit tous les détails des meurtres qui ne cessent d'ensanglanter la région. Et chaque tentative pour prouver à la police, à la justice, mais aussi à ses proches et à lui-même, qu'il est innocent, rapproche Thomas Harris de la cellule où croupit un redoutable prédécesseur, qui avait terrorisé le pays avec des crimes comparables, dix ans plus tôt. Qui est réellement le coupable, qui est l'auteur ? Et qui est Thomas Harris ?
 
Frédéric Mars vit entre Paris et l’océan Atlantique, entre ses travaux de scénariste et son univers romanesque déjà ébauché avec Son parfum, le récit d’un amour impossible rendu à la vie par la magie d’un parfum (sortie en poche chez J’ai lu en mai 2008).

Ancien élève de Saint-Nicolas-Passy-Buzenval et du Lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, diplômé du Celsa.

Après plusieurs années passées dans la presse magazine et diverses rédactions online, Frédéric Mars a quitté le journalisme et la photo pour ne se consacrer qu'à son travail d'auteur de livres. Outre ses romans, il a publié plus d'une quarantaine d'essais, documents et livres illustrés, sous diverses identités.

Le manuel du serial killer
de Frédéric Mars
464 pages - 18 euros - ISBN 978-2-202798-5
 
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" Le chef fit un geste, deux motards prirent Mike sous les bras et l'allongèrent sur le moteur de sa voiture. Un des hommes sortit un Zippo de sa poche, l'alluma d'un élégant mouvement. Il mit le feu à un papier qu'il avait ramassé dans une poubelle toute proche, jeta le papier enflammé sur le moteur. Ils entendirent un bruit " vlaouuff " lorsque l'essence s'enflamma. Le grand motard tint la tête de Brice, l'obligeant à regarder Mike brûler avec sa caisse.
-Chez les Warriors, personne se pointe sans autorisation, capito! " Ça commençait en touriste, au pays Basque, en famillle, en vacances, le repos du guerrier. Et voilà qu'une enquête s'enlise; une autre dérape; un signal s'allume: " danger, danger immédiat! " Quelque chose, une ombre, un nuage, une menace surgie de très loin. Le commandant Gontier a quelques rai-sons d'être inquiet pour son avenir : les mâchoires du passé sont tout près de se refermer.
 
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Tourà tour infirmier, formateur, enseignant, consultant; tour à tour passionné de musique et de photo, d'Amérique aussi. Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s'il les doit à Dieu ou au Diable. En 2009, avec Méfie-toi d'Assia !, un thriller salué par de nombreux jurys, l'animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte! De la même veine, L'Homme qui aimait les tueurs l'installe parmi les grands du roman noir Suit Le Marionnettiste, machiavélique et délicieusement manipulateur Voici son quatrième opus, 420 pages sous très haute   tension
 
Les mâchoires du passé
de Bernard Boudeau - Editions In Octavo
420 pages - 21 euros - ISBN 978-2-84878-131-0
 
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1954. Alors que Bernie Gunther tente de fuir Cuba en bateau accompagné d'une sulfureuse chica, il est arrêté par la CIA et enfermé à New York puis au Landsberg à Berlin. C'est que nous sommes en pleine Guerre froide. L'Oncle Sam place et bouge ses pions en Europe, cherche des informations sur l'Allemagne de l'Est et sur les Russes. Quel rapport avec Gunther ? Sa liberté dépendra des informations qu'il veut bien donner sur ses anciens « camarades » de la SS, notamment Erich Mielke, personnage trouble auquel Bernie Gunther a eu maintes fois affaire pendant et après la guerre, devenu chef de la toute nouvelle Stasi.
Par ailleurs, les Français cherchent eux à mettre la main sur Edgar de Boudel, un collaborateur qui se cache sous l'uniforme d'un prisonnier de guerre allemand de retour de camp en URSS. Au fil des interrogatoires, Gunther raconte : son entrée dans la SS, la traque des communistes allemands dans les camps français, ses mois passés dans les terribles camps de prisonniers russes et ses faits et gestes, guidés seulement par une farouche volonté de sauver sa peau. Vert-de-gris, le septième volet des aventures de Bernie Gunther, possède toute l'adrénaline et la vivacité d'esprit auxquelles Philip Kerr nous a habitués
 
en 1956 à Edimbourg, Philip Kerr est l'auteur de la très célèbre "Trilogie berlinoise" qui a été récompensée par le Prix des lecteurs du livre de Poche. Elle regroupe trois des aventures les plus célèbres de l'enquêteur Bernhard Gunther, alias "Bernie" : "L'été de cristal" (1994), "La pâle figure" (1994) et "Un requiem allemand" (1995). Philip Kerr est également l'auteur, sous le nom de P.B Kerr, d'une série destinée à la jeunesse : "Les enfants de la lampe magique. Parmi ses autres titres on peut citer "Une enquête philosophique" paru initialement en 1989 et réédité en 2011, "Le sang des hommes" (1999), "Le chiffre de l'alchimiste" (2004), "La paix des dupes" (2007), "Une douce flamme" (2010) et "Hôtel Adlon" 2012)
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Vert-de-Gris
de Philippe Kerr, traduit (anglais) de Philippe Bonnet, Editions du Masque
462 pages - 22 euros - ISBN 978-2-7024-3635-6
 
et, chez le même éditeur
 
Le commissaire Martin est appelé au milieu de la nuit : le corps d'une fillette vient d'être retrouvé sur le périphérique entre Paris et Pantin. Malgré ses années de service, Martin ne peut s'habituer aux meurtres d'enfants et c'est animé d'une rage folle qu'il se rend sur les lieux du crime. Très vite, l'enquête le conduit au domicile d'un certain Akim Fédiche. Mais l'homme, récemment sorti de prison, semble impossible à confondre et les recherches pour l'interroger restent vaines.
Jusqu'à ce qu'on le retrouve pendu, en pleine forêt, à une centaine de kilomètres de Paris dans un simulacre de suicide.
 
Bien connu des lecteurs du Masque depuis Julie Lescaut, Alexis Lecaye est aussi scénariste, producteur et réalisateur. Il vit à Paris.
 
Dame d'Atout
d'Alexis Legaye
352 pages - 18 euros - ISBN 978-2-7024-3843-5
 
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Que veulent bien dire ces expressions que nous employons tous les jours mais dont la signification n'est pas toujours immédiate ? Les textes pleins d'humour d'Anne-Claire Lévêque, accompagnés des dessins hilarants et explicites de Jacques Azam, nous révèlent le sens de ces expressions ainsi que la manière de bien les utiliser dans la "vraie vie". Un livre drôle et instructif pour découvrir les expressions imagées les plus bizarres et insolites de la langue française
 
Anne-Claire Lévêque est journaliste et auteur d’une dizaine de livres jeunesse. Elle habite Paris.
 
Jacques Azam est né en 1961 à Carmaux dans le Tarn. Il dessine principalement pour la presse et l'édition jeunesse. Autodidacte, il a commencé par faire des dessins de presse adulte. Puis il s'est orienté vers la jeunesse, pour la presse et l'édition. Ses ouvrages sont publiés chez Bayard, Albin Michel.
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140 expressions bizarres passées au peigne fin
d'Anne-Claifre Lévêque et Jacques Azam - Editions de la Martinière Jeunesse
128 pages - 12 euros - ISBN 978-2-7324-5191-6
 
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l n'existe que très peu d'images et de témoins directs de ce que Raul Hilherg a appelé " la destruction des Juifs d'Europe ". Dès lors, comment montrer et raconter cet événement ? En France comme en Allemagne, la télévision a pris à partir des années 1960 une place prépondérante dans la culture historique des Européens. Si de nombreuses études ont été publiées sur les représentations de la Shoah au cinéma, il n'existait pas, jusqu'ici, d'enquête similaire concernant le petit écran.
L'autre originalité de cette recherche réside dans l'examen parallèle des productions françaises et allemandes, et de leurs réceptions de part et d'autre du Rhin. Se dessine ainsi, dans un premier temps, le règne de l'image d'archives remplacé, dans un deuxième temps, par la volonté de donner la parole aux témoins directs. Certains documentaires permettent au public une approche, fragile et subjective, de l'histoire des Juifs sous le nazisme.
Au tournant des années 1980 et 1990, les films abandonnent finalement leur rôle précurseur, et l'historien investit le récit sans pour autant faire de celui-ci le réceptacle de découvertes historiographiques.
 
Docteur en histoire contemporaine, Julie Maeck publie ici sa thèse intitulée Voir et entendre la destruction des Juifs d'Europe. Histoire parallèle des représentations documentaires à la télévision allemande et française (1960-2000). Soutenue en mai 2007 à l'Université libre de Bruxelles, cette étude a été récompensée par le prix de la recherche de l'Inathèque de France (2007) et a obtenu le prix de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (2008).
 
Montrer la Shoah à la télévisions de 1960 à nos jours
de Julie Maeck - Editions Nouveau Monde
432 pages - 49 euros - ISBN 978-2-4736-394-4
 
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La question du rapport entre fiction et Shoah dans les représentations cinématographiques et théâtrales a suscité et suscite encore de nombreux débats. La multiplication récente des oeuvres ayant trait à la Shoah et le développement du genre docu-fiction soulèvent ainsi de nouvelles interrogations. Rassemblant des spécialistes internationaux, des doctorants et des praticiens, ce colloque propose de faire un état des lieux et de dégager des pistes de réflexions sur ce thème.
 
Alain Kleinberger : Maître de conférences en études cinématographiques, il travaille depuis plusieurs années sur le corpus des films de la Shoah et il a notamment animé un séminaire avec Jacqueline Nacache (Paris VII) sur les questions que soulève la représentation de la Shoah.
Philippe Mesnard : Maître de conférences HDR, il travaille depuis quinze ans sur les différents corpus littéraires et artistiques (cinéma, théâtre, arts plastiques et figuratifs) ainsi que sur les différents espaces commémoratifs traitant directement ou indirectement de la Shoah. Ses recherches alimentent le séminaire et le programme qu’il dirige au Collège international de philosophie.
 
La Shoah. Théâtre et cinéma aux limites de la représentation
Sous la direction d'A. Kleinberger et Ph. Mesnard - Fondation Auschwitz et Ed .Kimé
544 pages - 29 euros - ISBN 978-2-84174-607-1
 
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Raconté par son neveu, l’engagement d’un préfet résistant, qui sauva des centaines de Juifs sous l’Occupation et fut le premier préfet de la Seine du général de Gaulle.
« J’ai voulu comprendre comment Jean Benedetti avait traversé la Seconde Guerre mondiale. Formé à l’école de la Troisième République, chef de cabinet d’un ministre du Front populaire, préfet sous Vichy, déporté par les Allemands en 1944, c’est ce même homme qui a prêté serment au maréchal Pétain en février 1942 et qui a sauvé des centaines de Juifs sous l’Occupation.
C’est bien la guerre de Jean Benedetti que j’ai voulu raconter, celle de ce Juste qui s’ignorait et qui évita toute compromission. J’ai interrogé les derniers témoins, épluché les archives, les correspondances et lu les rapports préfectoraux… Papiers jaunis faisant resurgir toute une époque où l’on croise les silhouettes incertaines de quelques grands hommes comme le maréchal de Lattre, de contrebandiers de la collaboration comme Georges Albertini, de résistants de la première heure comme Pierre-Henri Teitgen, de messagers de l’espoir comme Sabine Zlatin, la grande dame d’Yzieux, d’amis fidèles comme le docteur Abraham Drucker et de rescapés comme le jeune Paul Niederman…
Le récit d’une histoire française qui restitue toute l’épaisseur et la complexité d’une époque et d’une vie avec ses réseaux, ses jeux de pouvoirs, ses amitiés et ses mouvements d’opinion. »
²Arnaud Benedetti
 
Un préfet dans la Résistance
d'Arnaud Benedetti- Editions CNRS
318 pages - 20 euros - ISBN 978-2-271-07073-9
 
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« Nous devions tous mourir, sauf lui. Il avait quatorze ans, il était surdoué et il détenait un
secret. Moi, on me croyait attardé mental. Mais ce matin-là, David a décidé que je vivrais à
sa place.
Si j’ai pu donner le change, passer pour un génie précoce et devenir le bras droit
d’Einstein, c’est grâce à Ilsa Schaffner. Elle m’a tout appris : l’intelligence, l’insolence, la
passion. Cette héroïne de l’ombre, c’est un monstre à vos yeux. Je viens enfin de retrouver
sa trace, et il me reste quelques heures pour tenter de la réhabiliter auprès de sa petitefille.
»
Des horreurs de l’Allemagne hitlérienne aux détresses d’une jeune femme d’aujourd’hui, Didier van Cauwelaert nous raconte l’extraordinaire destin d’un petit gardien de vaches devenu l’un des meilleurs physiciens du monde. Au coeur d’une incroyable vérité historique, il renoue avec ses thèmes romanesques les plus forts : la construction de l’identité à travers l’imposture, le dépassement de soi au service d’un amour impossible, le bonheur généreux qu’on peut tirer de nos pires souffrances. Un grand roman qui réconcilie avec la vie.
 
Prix Goncourt pour Un aller simple, Didier Van Cauwelaert a écrit vingt-cinq livres traduits dans plus de trente langues.
 
La femme de nos vies
Didier van Cauwelaert - Editions Albin Michel
304 pages - 19,50 euros - ISBN 978-2-226-24686-8
 
et, chez le même éditeur
 
« Ce roman, dont le mode de narration fait penser au meilleur du cinéma contemporain, met en scène des personnages saisissants. Son vrai sujet est bel et bien l’identité israélienne et il devrait devenir un livre de référence pour la nouvelle génération. » Haaretz Trois voix, trois femmes dans l’Israël d’aujourd’hui en quête de sens et d’une impossible rédemption. Naomi est une femme d’un certain âge, dont les chaussures sont complètement usées à force de marcher le long des routes. Elle ne refuse pas l’argent ou la nourriture qu’on lui donne ou qu’on lui jette occasionnellement. Jour après jour, depuis quinze ans, elle arpente les routes à la recherche d’un indice sur la tragédie qui a causé la mort de son fils et fait voler sa vie en éclats. Le destin de Tamar a été bouleversé par la disparition de sa sœur aînée alors âgée de sept ans, lors d’une journée à la plage. Trente ans plus tard, Tamar vit encore avec ses parents et travaille dans une épicerie de quartier, sans jamais cesser pour autant de tenter de retrouver sa sœur disparue. Sacha, elle, ne regretterait pas de voir sa sœur, une actrice porno, disparaître de sa vie du jour au lendemain. A la mort de leur père, un curieux testament ne va pas manquer de les surprendre…Chacune de ces trois femmes peint le récit de sa vie, dans un style extrêmement vif et contemporain. Leurs récits sont passionnés, souvent drôles et toujours émouvants. Petit à petit, ils s’encastrent tel un puzzle d’où émerge une formidable humanité. Professeur de philosophie à l’université de Haïfa, Kalanit W. Ochayon est née en 1973. De la place pour un seul amour, son premier roman, a été salué par la presse israélienne lors de sa sortie comme l’avènement d’une nouvelle voix résolument moderne.
 
Kalanit W. Ochayon est née in Israel en 1973
 
De la place pour un seul amour
de Kalanit W. Ohayon, traduit (hébreu) par Katherine Werchowski
352 pages - 22 euros - ISBN 978-2-2224691-2
 
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Ils étaient une bande de treize adolescents inséparables, des idéalistes, des révoltés. Une nuit, saouls, ils jurent par tous les diables qu’ils ne désarmeront jamais : ensemble, ils décident d’engager un tueur chargé de les exécuter s’ils venaient à trahir, adultes, leurs idéaux. Aujourd’hui, la bande de treize a la quarantaine passée, le poids du temps, du boulot et des compromis sur les épaules. Ils ne sont plus vraiment amis, ne s’aiment plus trop, mais se revoient, aux enterrements. Car chaque treize lune, l’un des treize est assassiné.
 
Voici un roman choral qui brosse le portrait d’une « génération à la con qui a tout raté. Mai 68, Woodstock, l’amour libre. Qui a dû se rabattre sur de pauvres manifs contre la loi Debré en 1973. Des manifs de fils à papa encore au lycée. Une génération de laissés pour compte. A gémir sur la mort d’un Mike Brant de Prisunic, alors que Janis s’était explosé la cervelle. Nous avions raté le coche. On le savait, on a raccroché les wagons comme on pouvait. »Mercedes Deambrosis déroule une intrigue à l’image de cette toile sociale désenchantée : son récit est implacable, ses héros résignés, son suspens éprouvant. Car ici le compte-à-rebours prend la forme d’un décompte d’âmes humaines... Tôt ou tard, le tour de chacun viendra. Chaque treize lune.
Mercedes Deambrosis est née à Madrid en 1955. En 2001 paraît son premier roman, Un après-midi avec Rock Hudson aux Éditions Buchet-Chastel. Rapidement suivent d’autres romans et nouvelles, où l’Espagne de ses origines sert souvent de décor. Son oeuvre est unanimement saluée par la critique.
 
Le dernier des Treize
de Mercedes de Ambrosis - Editions ELB
288 pages - 15 euros - ISBN 978-2-35306-050-4
 
et, chez le même éditeur
 
 
Eloi Ephraim Evariste Pilon est. commandant de police à Fort-de-France. Ce vendredi 1.3, il effectue sa dernière ronde nocturne avant de couler une retraite paisible auprès de sa fille. Niais le destin contrarie ses plans : le commandant est confronté à l'enquête de sa vie. Un tueur d'une incroyable sauvagerie a sévi, infligeant à sa victime tous les raffinements d'une cruauté quasi-divine. Au coeur de la nuit martiniquaise, les deux hommes se trouvent.
Tenu en joug d'une main extraordinairement ferme, la gueule du canon collée au visage, le commandant écoute le discours en forme de confession de son agresseur. A travers lui, l'archange réalise son oeuvre, débarrasse la terre de sa vermine malfaisante. Le commandant écoute et se tait, car tant que la confession dure, la mort est tenue à. distance.
 
Représentant de la littérature antillaise contemporaine, Patrick Chamoiseau débute comme journaliste d'opinion à la plume acerbe avant de se lancer dans la création littéraire. Il s'essaye à tous les genres - romans, pièces de théâtre, essais, etc. - et mêle subtilement le vieux français à l'argot des anciens esclaves. En 1992, il obtient le prix Goncourt pour 'Texaco', dans lequel il restitue les émois et l'exubérance des petites gens de la Martinique. Patrick Chamoiseau mène en outre un combat politique et littéraire en faveur de la "créolité", explorant les fondements de sa culture et faisant l'éloge des différents métissages de la population de l'île. Parallèlement à ces diverses activités, il s’intéresse aussi au cinéma, collaborant notamment à l’écriture des films de Guy Deslauriers.
 
Hypérion victimaire, martiniquais épouvantable
de Patrick Chamoiseau
320ages - 15 euros - ISBN 978-2-35306-053-5
 
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Nos poètes sont la gloire de la France, et leurs écrits immortels sont la plus brillante partie de notre langue. Tous les jours on les lit, on les apprend par cœur, et il serait bonteux d'ignorer les règles qu'ils ont suivies. Mais ce n'est pas seulement à cause de cela qu'il est bon d'étudier la versification ; l'un de nos plus éloquents prosateurs, Jean Jacques Rousseau, a dit avec raison qu'un des meilleurs moyens d'apprendre à bien écrire en prose, c'est de s'exercer à tourner des vers. Dans cet exercice, en effet, l'esprit s'assouplit à lamesure, l'oreille s'instruit à l'harmonie et la pensée parvient à se développer avec facilité sous les formes heureuses d'un style plus coulant, plus arrondi, plus doux, plus précis et plus vigoureux.

Dictionnaire des rimes. Sonorités. Création. Versification
de Léon Warnant - Editions Larousse
576 pages - 11,90 euros - ISBN 978-2-03-588382-7
 
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L?islam dans sa perception et ses rapports avec la Franc-maçonnerie serait-il à ce point plus menaçant à l?égard de l?Ordre que ne l?a été le catholicisme jusqu?à un passé récent ? Dans le cas de l?islam, ce serait simplifier outrancièrement la réalité que d?isoler la religion du politique et des pouvoirs étatiques. Il serait trop réducteur d?aborder la problématique de la Franc-maçonnerie dans les régions du monde où la religion et la culture musulmanes se sont imposées, en faisant fi de la gouvernance politique des États. L?histoire de la maçonnerie dans ces pays a été rythmée par des bouleversements politiques nationaux et la création de l?État d?Israël. Il nous faudra distinguer deux moments : le temps des Colonies et celui des Indépendances. Avec une question qui interpelle de manière lancinante : et si après tout, la maçonnerie ne s?était révélée n?être qu?un produit d?exportation de l?Occident et de sa culture judéo-chrétienne ?

Historien, chercheur au Fonds national de la recherche scientifique et docteur en Philosophie et Lettres, il enseigna à l?Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d?administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l?Institut d?étude des religions et de la laïcité de l?ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l?égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l?Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à la fin de l?année 2007. Auteur de onze livres et de plus d?une centaine d?articles scientifiques, directeur de nombreux ouvrages collectifs, il fut aussi éditorialiste de presse écrite et animateur en télévision d?émissions de philosophie et de morale laïque.
 
Les pays d'islam et la Franc-maçonnerie
de Hervé Hasquin - Editions Bibliothèque Royale de Belgique
116 pages - ISBN 978-3-8031-0336-2
 
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Un panorama des cultures fondamentales congolaises, un projet éditorial d'envergure, consacré aux cultures fondamentales de la République Démocratique du Congo: us et coutumes, croyances, symboles, rites, paroles fondatrices, objets transcendants, techniques et inventions propres aux sociétés traditionnelles d'hier et d'aujourd'hui... Tout y est, c'est magnifique.
 
Clémentine M Nzuji linguiste, chercheure et écrivaine
 
Sources et ressources. Panorama des cultures fondamentales de la R.D Congo
de Clémentine M. Faïk-Nzuji - photos de Gaëtan N. Nzuji -
Editions Centre international des langues et des traditions d'Afrique
344 pages - ISBN 978-2-830602-00-4
 
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