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Moïse Rahmani

Tsafon, une revue hors du commun (19 mars 2913)

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L'incontournable revue d'Etudes juives du Nord, Tsafon publiée depuis 1990, sous la direction du Pr. Jean-Marie Delmaire † (Directeur de l’Institut de Recherche en Histoire des Religions) puis de Danielle Delmaire (Professeur émérite de l’université de Lille 3).
Elle met à la disposition du public un large éventail d’articles sur les études juives et sur la littérature hébraïque. Ces articles concilient exigence universitaire et lisibilité. Ils sont écrits par des enseignants de Lille III, d’autres Universités françaises et israéliennes, ou étrangères, et par des jeunes chercheurs (résumés de mastères, de thèses). Depuis 1999, la revue paraît deux fois par an (deux numéros de 200 p environ). Chaque numéro comporte un dossier thématique, des varia, un document inédit ainsi que des recensions, en particulier de livres parus en hébreu et rarement analysés ailleurs.nous adresse trois de ses dernières parutions :
http://www.tsafon-revue.com
 
Médias hébraïques et culture juive. Origines, mutations et perspectives. Quelques réflexions et surtout des interrogations… par Gideon Kouts
L’histoire des médias et de la communication dans les sociétés juives et en Israël constitue un cas original dans l’histoire générale de la communication, essentiellement à cause de ses aspects religieux et diasporiques ainsi que de ses liens à la culture du Livre et à la langue hébraïque. L’article commence par la présentation des fondements de la communication juive dans le cadre de l’évolution générale de la tradition à la modernité. Puis, il offre un aperçu de l’évolution des systèmes de communication juive et l’essor des médias juifs en Europe, leur lien à la culture juive et hébraïque, leur rôle dans la création des espaces publics juifs et des centres culturels hébraïques avant et après leur transfert sur la terre d’Israël. Finalement, l’auteur discute sur les défis des systèmes de communication sociale en Israël dans le contexte des transformations contemporaines de leurs espaces publics et de la culture israélienne.
 
Israël : Le système médiatique par Dan Caspi
Cet article offre une vue générale de la carte des médias d’Israël et suggère cinq étapes dans son développement : 1. La période pré-étatique (jusqu’en 1948) : les médias s’enracinent dans la période du Mandat britannique, avant l’établissement de l’État d’Israël en 1948. 2. La période de transition (1948-1967) : la seconde étape s’étend depuis les premières années de la formation du pays jusqu’à la guerre des Six jours. 3. Le pluralisme contrôlé (1967-1986) : cette période se caractérise principalement par le renforcement d’un environnement modéré et libéral, une structure plurielle contrôlée et des arrangements divers concernant les relations entre l’institution des médias et son contexte. 4. Le grand air (1987-2006) : cette quatrième étape est le reflet de la politique néo-libérale du gouvernement israélien, comme la politique du grand large : le développement accéléré des infrastructures de communications et la multiplication des signes du déclin du statut de la presse imprimée. 5. La crise de la presse imprimée (2007-) : la crise mondiale de la presse imprimée affecte Israël et parallèlement les nouveaux médias se développent rapidement.
 
Une presse vivante, jamais trop vivante par Jean-Luc Allouche
Israël bénéficie de médias variés, dynamiques, souvent polémiques et d’un taux de lecture par habitant parmi les plus élevés dans le monde. Jadis foncièrement – et férocement – idéologique, aujourd’hui, la presse adopte les standards les plus pointus de l’Occident. Mais Israël demeure encore largement un pays d’immigrants, et offre donc à ces derniers une presse vivace en russe, anglais, français, de même que des tribunes pour sa minorité arabe. Par dessus tout, le rêve d’Eliézer Ben-Yéhouda de renaissance de l’hébreu, comme langue moderne, s’est réalisé.
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Le mythe national et la représentation de la guerre dans la presse israélienne : 1920-1982 par Ouzi Elyada
Depuis la fin du XIXe siècle, l’identité collective de la société israélienne a été façonnée par un récit national glorieux, rompant avec la traditionnelle victimologie juive. Le nouvel Israélien, le sabra, est bien diffèrent de juif « passif » de la Shoah. Mais les guerres qui se succèdent, notamment depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, forgent un nouveau récit, une nouvelle mémoire. La presse israélienne analysée dans cet article témoigne de ces variations. L’identité israélienne devient le mélange d’une mémoire marquée par la Shoah et un présent éprouvé par les exactions de la guerre contre les Arabes.
La naissance d’un discours féministe dans les magazines commerciaux Haredi par Orly TsarfatyetDalia Liran-Alper
Les deux dernières décennies ont vu des changements significatifs et de grande portée dans la société Haredi, certains d’entre eux tirent leur origine d’influences externes et d’autres d’un processus interne, incluant des changements du statut de la femme Haredi. Cette étude tente d’examiner les manifestations du changement du statut de la femme Haredi par l’analyse de textes des médias dont la cible est la femme. Cette étude pose les questions suivantes : un discours féministe naissant peut-il être identifié dans les magazines commerciaux pour familles Haredi (Mishpacha Tova et Betoch Hamishpacha) adoptant les caractéristiques des magazines féminins en général ? Sont-ils la réplique de féminité traditionnelle ou construisent-ils des modèles plus complexes de la féminité ?
 
L’influence de l’anglais américain dans la presse israélienne par Valérie Karsenti
Le présent article se propose d’explorer un domaine particulier de l’évolution de l’hébreu : celui de l’influence grandissante de l’anglais (américain) du fait de la globalisation et du prestige attribué à la civilisation nord-américaine (plutôt qu’anglophone) dans les médias écrits. Cette influence grandissante constitue-t-elle un appauvrissement ou au contraire un enrichissement de l’hébreu tel qu’on le pratique de nos jours ? Le présent article tente de fournir quelques pistes de réflexion pour répondre à cette question.
Varia
Le rituel du désastre dans le théâtre de Nelly Sachs par Andrée Lerousseau
De nos jours encore méconnue, voire ignorée, l’œuvre dramatique de Nelly Sachs doit être appréhendée comme l’une des premières réponses à la question concernant la nature et la possibilité même d’un théâtre après Auschwitz. S’appuyant sur la thèse développée par Myriam Watthee-Delmotte dans son essai Littérature et ritualité (2010), l’article se propose d’étudier comment, derrière la mise en scène de l’expérience singulière de chaque survivant confronté à un environnement autiste, se met en place un « rituel du désastre », dans un perpétuel franchissement des seuils, jusqu’aux limites mêmes de l’expression corporelle. Processus dynamique en direction d’une transcendance dans une aspiration permanente au « tu » surgissant de la mémoire profonde, ce rituel, qui se confond avec l’acte même de l’écriture, requiert le « consentement participatif » des lecteurs ou spectateurs, le partage d’une expérience infiniment douloureuse débordant le cadre de la conscience ordinaire, avec l’espoir fragile et incertain d’une communauté retrouvée, peut-être, par-delà la mort.
La tension identitaire dans trois récits d’initiation : le sabra et la diaspora en héritage par Chaya Shacham
La révolution sioniste avait pour but de créer un personnage juif différent du vieux juif de la diaspora, dans son essence, sa manière de vivre et même sa physionomie. Dans cet article, j’examine l’axe de tension créé par l’existence concomitante du juif né en Israël, le sabra, et les caractères juifs dans trois histoires initiatiques qui ont paru dans le contexte de la période pré-étatique d’Israël. Les trois récits ont été écrits par des écrivains hébraïques prééminents qui ont exprimé et décrit le plus nettement la « culture de la jeunesse » israélienne : S. Yizhar (« Havaquq », 1963), Yaakov Shabtay (« Adoshem », 1972) et Amos Oz (« Mr. Levi », 1976). Ces récits d’initiation individuelle reposent sur des mécanismes de symbolisation et de métaphorisation qui font entrer le lecteur dans des histoires initiatiques de l’ancienne société d’Israël placée sous les auspices du projet sioniste. Chacun d’eux pose la question prégnante de l’image de cette société et des voies de son développement. En conclusion, ces histoires mettent en lumière le fait que l’espérance sioniste de briser complètement l’héritage de la diaspora fut vain.
 
N° 63 : un dossier sur la presse israélienne écrite
 
Cet article introductif au dossier ne prétend pas à l’exhaustivité et se contente de présenter brièvement cinq siècles de l’histoire des Juifs dans les divers territoires qui ont constitué la Roumanie. Les dates clés sont 1866, année où s’installe un nouveau régime, 1919 ou l’après Grande Guerre qui voit se former une Grande Roumanie (où les Juifs ont constitué du point de vue démographique la troisième communauté juive en Europe et la quatrième au monde), 1939-1944 ou les années tragiques de la Shoah, enfin la longue période de la seconde moitié du XXe siècle durant laquelle s’installe un régime communiste après quelques années de « transition ». Ce sont de longs siècles d’une histoire tourmentée. Durant les XIXe et XXe siècles, les Juifs de Roumanie ont subi un antisémitisme ambiant de la part d’une partie de la population, qui les a longtemps considérés comme des étrangers, mais ils ont connu aussi un processus d’intégration contrarié par les mouvements d’extrême droite dans l’entre-deux-guerres. Frappés par une législation discriminatoire et meurtrière, ayant subi des massacres systématiques pendant la Seconde Guerre mondiale, les Juifs survivants, marginalisés et discriminés pendant la période communiste, émigrent massivement vers l’État d’Israël.
 
Professeurs juifs dans les universités bucarestoises. Fin du XIXe siècle – Fin de la Seconde Guerre mondiale par Felicia Waldman
Durant plus d’un demi siècle, des Juifs sont parvenus à enseigner à l’université de Bucarest malgré l’antisémitisme ambiant. L’article propose la biographie de sept universitaires juifs méritants et reconnus chacun dans leur domaine : un mathématicien David Emmanuel, deux philologues Ion-Aurel Candrea et Tudor Vianu, deux physiciens Alexandru Sanielevici et Radu Grigorovici, un médecin Oscar Sager et un polytechnicien Ernest Abason. Ils ont souvent en commun un parcours sinueux : des études en Roumanie et en France, où certains finissent par s’établir. Victimes des discriminations à l’époque du gouvernement légionnaire, ils le furent aussi sous le régime communiste.
 
Les combats d’Alexandre Safran avant son expulsion de Roumanie par Carol Iancu
La grand rabbin Alexandre Safran reste une grande figure du judaïsme en général et du judaïsme roumain plus particulièrement. L’article propose une biographie durant les années passées dans son pays natal alors que le très jeune grand rabbin de Roumanie doit se dépenser sans compter pour sauver et soutenir sa communauté en grande détresse. Après avoir rappelé ses années d’enfance et d’études en Autriche, l’auteur donne un aperçu de ses engagements en présentant ses nombreux articles de presse. Puis il s’étend longuement sur les multiples démarches du grand rabbin pour limiter, autant qu’il le peut, les ravages de la Shoah. La guerre terminée, les tourments ne disparaissent pas : le régime communiste manifeste une grande hostilité envers les Juifs, surtout envers ceux qui sont sionistes. En décembre 1947, Alexandre Safran, avec sa famille, est chassé de son pays et il devient grand rabbin de Genève.
 
La famille Jospa par Pascale Falek Alhadeff
L’histoire de la famille élargie des Jospa reflète la trajectoire des étudiants juifs bessarabiens émigrés en Belgique pendant l’entre-deux-guerres. Venus poursuivre leurs études supérieures en Belgique, les Jospa s’y adaptent progressivement. Ils achèvent leurs études, transgressent les normes établies, relèvent de nombreux défis, se marient, divorcent, travaillent, militent… Si l’héroïsme de Ghert et Yvonne Jospa résonne familièrement à toute personne s’intéressant à l’histoire des Juifs en Belgique, les sœurs de Ghert et leurs époux respectifs furent eux aussi dotés de caractères hors du commun. Cette contribution analyse les motivations et stratégies de cette famille juive de Bessarabie d’exception.
Enfance traquée et choix historiographiques, Lilly Marcou par Roland Andréani
Le récit de l’« enfance stalinienne » de L. Marcou n’éclaire pas la genèse de l’historienne, mais permet de comprendre la spécialisation de cette dernière dans l’étude de l’Union soviétique et du mouvement communiste international. Devenue ardente militante par fidélité au seul espoir des temps de persécution en Roumanie, la victoire de l’Armée Rouge, la jeune Juive fut sanctionnée pour avoir refusé de désavouer sa famille suspectée pour une origine bourgeoise et des velléités d’émigration vers Israël. En France, ses publications ne s’éloignèrent pas, pendant plus de trente ans, des objets de ses premiers enthousiasmes. Au XXIe siècle, une biographie sympathique du roi Carol II et deux ouvrages favorables à Napoléon montrent le souci de dépasser les conformismes sans renoncer à l’inspiration démocratique et internationaliste.
 
Un voyage vers Élie Wiesel, l’oublié par Monique Heddebaut
En 2011, lors d’une randonnée organisée en/par la Roumanie, dans les Maramures où vivaient 56 000 Juifs en 1900, des Français ont découvert avec le plus grand étonnement que l’histoire de la Shoah était totalement passée sous silence. La maison natale d’Élie Wiesel, prix Nobel de la paix et écrivain international, n’avait même pas été mise au programme.
 
Varia : Histoire de la Shoah
Docteur Roza Shabad-Gawronska, pédiatre, directrice de l’orphelinat dans le ghetto de Vilna, 1892-1943 par Muriel Chochois
« Lorsque, le 23 septembre 1943, le ghetto de Vilna fut liquidé, 100 orphelins du jardin d’enfants furent menés vers la mort, et avec eux, disparut la directrice de l’orphelinat juif, le Dr Shabad-Gawronska ». Ces quelques lignes du Dr Moshe Feigenberg, médecin urologue survivant de la Shoah, dans son témoignage déposé à Yad VaShem, et reprises dans une publication du Musée Juif Gaon de Vilna ont constitué les fondements de cette recherche sur le Dr Shabad-Gawronska. Elle était née en décembre 1882 à Vilna, alors ville russe, et se forma à Fribourg-en-Brisgau et à Saint-Pétersbourg, où elle se spécialisa en pédiatrie. Après la révolution russe, elle s’installa dans le Caucase où elle travailla, pour la Croix-Rouge, à combattre les épidémies qui s’y étaient déclarées du fait de la guerre. Elle y resta de 1917 à 1921, mettant toute son énergie dans le soin aux mères de famille et aux enfants. À son retour à Wilno en 1921, elle créa au sein de l’hôpital de Zwerinetz, dépendant de la communauté juive, un centre d’accompagnement des jeunes mères dans l’exercice de leurs nouvelles responsabilités. Ce souci de travailler sur les conditions de vie des enfants, leur nourriture et leur hygiène devait guider toutes ses actions futures, que ce soit au sein des établissements de l’OSE où elle travailla avec son oncle, le Dr Tzemakh Shabad, ou dans le lycée Sofia Gurewicz dont elle fut le médecin scolaire. Ce fut également l’un des objectifs qu’elle poursuivit lorsque le ghetto de Vilna fut créé en 1941 et qu’elle eut en charge l’organisation des soins aux enfants. Elle s’occupa plus particulièrement du centre d’accueil de jour et de l’orphelinat du ghetto, et se mobilisa, comme en témoigne le Dr Yacov Movshowitsch, botaniste qui enseignait à ses côtés, pour que les enfants continuent à avoir envie de se battre pour la vie. Cet article est plus particulièrement consacré à l’œuvre du Dr Shabad-Gawronska dans le ghetto de Vilna.
 
N° 64 : un dossier sur les Juifs de Roumanie
Brève histoire des Juifs en Roumanie par Carol Iancu
 
et
Priego Hélène : Musée de la Résistance à Bondues

Louage Odile : Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

Delmaire Danielle : Hommage à Maxime Steinberg

Dejonghe Étienne : Rapport introductif
Spoliation des Juifs dans la Zone rattachée
Delmaire Danielle : Le sort des Juifs dans la Zone rattachée 1940 - 1944

Gardon Jean-Baptiste : La spoliation économique des Juifs en Zone rattachée. Le département du Nord, première approche

Zalc Claire : La spoliation des biens juifs observée à la loupe : le cas lensois

Bruttmann Tal : Réparer les spoliations : des restitutions aux indemnisations
Spoliation des Juifs en Belgique
Schram Laurence : Le pillage des biens à la caserne Dossin à Malines

Schreiber Jean-Philippe : La spoliation des juifs en Belgique sous l’Occupation nazie. Le rapport de la Commission Buysse I
Spoliation des Tsiganes
Heddebaut Monique : Pillage et spoliation des biens tsiganes dans la Zone rattachée
Témoignages
Hirsch Jean-Pierre : Entreprise « Aux travailleurs » – Roubaix

Biezunski Michel : Établissements Gaston Michel – Flines-lez-Râches et Caussade

Roos Paul : La Botte Chantilly – Lille
Delmaire Danielle : Conclusion, une recherche à poursuivre
 
 
hors-série N° 5 : Spoliation des Juifs et des Tsiganes dans la Zone rattachée et en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale
textes rassemblés par C. Crétel, D. Delmaire, M. Heddebaut, O. Lonage et H. Priego
18 euros chacun, disponibles au contact@tsafon-revue.com
 
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