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Moïse Rahmani

La littérature roumaine à l'honneur au Salon de Paris (31 mars 2013)

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« Je me rappelle encore avec quelle émotion le vieillard que j'étais à l'âge de neuf ans, de retour du camp, reçut au jour solennel de son anniversaire un recueil de contes roumains. En cet après-midi d'été 1945, dans le silence de la pièce, seul dans l'univers, je découvrais la langue fascinante, magnétique, miraculeuse, d'un conteur de génie. »
Lire ou écrire, c’est vivre, c’est aussi revivre et survivre, lorsque, comme Norman Manea, on a connu l’épreuve des camps d’extermination et le bonheur obligatoire d’un pays communiste.
La Cinquième Impossibilité (en écho aux quatre « impossibilités » de Kafka) dessine les contours d’une vie passionnée de lecteur-écrivain dans la « grande aventure des pages » : les œuvres d’Ernesto Sabato, Philip Roth, Paul Celan, Benjamin Fondane, Eugène Ionesco, ou encore Cioran, Antonio Tabucchi, Saul Bellow, Claudio Magris, Franz Kafka sont ici évoquées et, à travers elles, les trépidations et les tragédies du monde, les affinités électives et les amitiés profondes.
Ce recueil de douze textes compose une trajectoire, de Berlin à New York, où l’auteur a échoué voici plus de vingt ans. La « maison de l’escargot roumain», c’est sa langue, que l’éternel exilé emporte avec lui partout où le mènent ses pérégrinations.
 
Né en Bucovine en 1936, Norman Manea est déporté à l'âge de cinq ans en Transnistrie, comme tous les juifs de cette région. Plus tard, après des études d'ingénieur, il décide de se consacrer à l'écriture. C'est en 1986 qu'il choisit de quitter la Roumanie, pour s'établir à Berlin, puis finalement à New York, où il vit aujourd'hui.
 
La cinquième impossibilité
de Norman Manea, traduit (roumain) par M. Le Nir et O. Serre - Editions Seuil
276 pages - 22 euros - ISBN 978-2-02-102198-1
 
et, chez le même éditeur
 
Comme tant d’autres Lorrains, les ancêtres de Jacob Obertin ont émigré dans le Banat à la fin du XVIIIe siècle, en quête d’une vie meilleure. Mais à quel prix ?
Jacob a tiré la mauvaise carte : après avoir perdu son amoureuse et sa mère de cœur, il est confronté à la trahison de son père. Pourtant, la vie met aussi sur son chemin des gens qui l’aident à surmonter les vicissitudes de l’Histoire ? guerre, dictature et déportation ? et à tenter toujours un nouveau départ.
Situé entre la fin des années vingt et le début des années cinquante du siècle dernier, Le Turbulent Destin de Jacob Obertin est une fantastique épopée familiale qui nous entraîne sur les traces des germanophones de Roumanie depuis la guerre de Trente Ans. Ce récit épique poignant, tendre, riche en truculences et en péripéties, peuplé de personnages hauts en couleur, constitue un concentré époustouflant de l’histoire de l’Europe.
 
Catalin Dorian Florescu, né à Timisoara en 1967, passe son enfance et sa jeunesse en Roumanie, et voyage huit mois en Italie et aux États-Unis en 1976. En 1982, la famille fuit la Roumanie et s’installe en Suisse. Il y étudie la psychologie et exercera la profession de psychothérapeute pendant plusieurs années avant de se consacrer pleinement à l’écriture en langue allemande, à Zurich où il vit. Le Turbulent Destin de Jacob Obertin, couronné par le prix du Livre suisse en 2011, est le deuxième à paraître en France après Le Masseur aveugle (Liana Levi, 2008).
 
Le turbulent destin de Jacob Obertin
de Catalin Dorian Florescu, traduit (allemand) par Barbara Fontaine
384 pages - 22 euros - ISBN 978-2-02-106462-9
 
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Entre 1927 et 1929, Nikos Kazantzakis, Panaït Istrati et leurs compagnes respectives - Eleni Samios et Bilili - entreprennent un long voyage en URSS, afin de témoigner favorablement de l’avancée de la révolution soviétique. Inédit en français, venant de sortir en librairie sous le titre «La véritable tragédie de Panaït Istrati», le récit d’Eleni Samios-Kazantzakis est celui de l’aventure qui conduisit les quatre jeunes gens épris de découverte - et révolutionnaires dans l’âme - depuis Moscou jusqu’aux confins centre-orientaux de l’URSS. À l’occasion de ce voyage, Panaït Istrati, d’abord enthousiaste partisan de la révolution, dut brutalement déchanter, ayant constaté les dérives et les abus de la bureaucratie soviétique encore naissante.
 
Née à Athènes en 1903, Eleni Samios-Kazantzakis (1903-2004) rencontre l’écrivain grec Nikos Kazantzakis, l’auteur de Zorba le Grec et de nombreux autres romans, en 1920, puis devient son épouse en 1945. Ensemble, ils se lient d’amitié avec Panaït Istrati et sa propre compagne, Bibili, en 1927, lors de la célébration en Russie du 10e anniversaire de la révolution. Débute alors le voyage qu’Eleni rédigea pour rendre justice à son ami, dont le présent récit retrace les étapes.
 
La véritable tragédie de Panait Istrati
Eleni Samios-Kazantatzaki - Editions Imec
344 pages - 24 euros - ISBN 978-2-355-26114-5
 
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