Accueil - sefarad.org
Loading

Moïse Rahmani

Et vive le soleil ! (15 avril 2013)

    MENU    

SEFARAD.org
Moïse
Billet humeur
Ouvrages
Livres
Réaction
Belsef
DONS

Page PRECEDENTE


« Parcourant un pays tendre, déchiré, secret, caustique et pluriel, j’ai regardé s’entrelacer les joies, les passions, les espoirs, les angoisses, les violences, les deuils. J’ai saisi des instants pour les raconter. Et j’ai tenté de ne pas juger. Israël génère les contraires et les extrêmes. Le désert et la mer, la sainteté et le prosaïque, l’exigence et l’insouciance, l’existentiel et le superflu, le mythe et le réel. Et aussi la paix et la guerre. Dans un environnement ingérable, les Israéliens sont pris au piège. Pour échapper aux embuscades de l’histoire, ils revendiquent aujourd’hui le droit d’exister en dehors du conflit israélo-palestinien. Ils tentent de mettre la guerre en filigrane, comme ces chroniques qui racontent l’intimité d’un peuple. C’est une gageure, un risque, une bravade. Un choix. »
Katy Bisraor Ayache

Avec ce livre sensible, vibrant au rythme de cette terre traversée de contrastes et de tensions, elle nous invite à une rencontre intime avec Israël, au plus près d’une réalité souvent mal connue.

Katy Bisraor Ayacheest journaliste, diplômée de Sciences-Po Paris et de l’Université hébraïque de Jérusalem. Elle vit en Israël, où elle couvre l’actualité depuis près de trente ans pour plusieurs médias, dont le journal d’actualité en direct pour Radio Judio Judaica Bruxelles, le réseau des radios juives, et la chaîne Arte.

En direct d'Israël. Chroniques intimes d'un pays. Une journaliste raconte
de Katy Bisraor Ayache - Editions In Press
224 pages - 20 euros - ISBN 978-2-84835-251-0
 
********
 
Il y a trois mille ans, Cyrus sauvait les Juifs exilés à Babylone et ordonnait la reconstruction du temple de Jérusalem. Il inaugurait alors une relation particulière entre les juifs et les Perses qui allait se poursuivre au-delà et malgré les aléas de l'histoire. C'est au nom de ce passé que Ben Gourion, Premier ministre israélien, proposa au Shah un partenariat stratégique avec l'Iran qui perdurera jusqu'aux premières heures de la République islamique.
Iraniens et juifs et non, juifs et Iraniens, c'est ainsi que se définissent encore les membres de cette communauté, la plus importante du monde musulman. Retraçant les grandes dates des relations entre Iraniens et Israéliens, l'auteur nous tait partager tout autant la vision des Iraniens juifs, vivant en Iran, que celle des Israéliens d'origine iranienne. Il nous fait découvrir l'opinion qu'ils ont sur l'Iran ou sur les relations entre Téhéran et Jérusalem.
Ce livre est une réflexion sur l'avenir de l'Iran, ses relations possibles avec Israël dans un Proche-Orient où des dictatures islamistes risquent de s'ériger, brisant l'espoir suscité par les printemps arabes, isolant l'Iran chiite autant que l'Etat juif. Un ouvrage essentiel au regard des élections présidentielles iraniennes auxquelles Mahmoud Ahmadinejad ne pourra se représenter, une échéance politique majeure alors que la menace de frappes israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes demeure.
 
Avocat Ardavan Amir-Aslani est spécialiste en droit international. Il intervient en particulier dans le conseil auprès des Etats, dans leurs contentieux internationaux et les grands contrats commerciaux. Auteur d'Iran, le retour de la Perse et de La guerre des Dieux - Géopolitique de la spiritualité (Nouveau Monde éditions, 2011, paru aux Etats-Unis en février 2013 sous le titre Islam and the west - Geopolitics of faith, Enigma Books), il est reconnu pour ses analyses.
 
Iran et Israël. Juifs et Perses
de Ardavan Amir-Aslani - Préface d'Alexandre Adler -  Editions Nouveau Monde
240 pages - 22 euros - ISBN 978-2-36583-354-7
 
********
 
Dans ce recueil de textes humoristiques, clins d'oeil, observations cocasses, histoires de famille, retours sur ses débuts dans le journalisme, il pointe ici et là une note de mélancolie. Avec un regard amusé et impertinent, Nora Ephron déplore les vicissitudes de la vie moderne, et revient avec la malice et la lucidité qui la caractérisent sur tout ce qu'elle n'a pas (encore) oublié. Elle y raconte notamment comment on s'éprend violemment d'un mode de vie ou comment on rompt encore plus violemment avec les hommes de sa vie ; elle établit au passage la liste des "Vingt-cinq choses qui ont la capacité surprenante de surprendre autrui à répétition" ("On ne peut pas expliquer la bourse mais certains essaient" ; "On ne peut jamais connaître la vérité d'aucun mariage, le sien compris") ; elle révèle aussi l'évolution alarmante, dix ans après avoir écrit et réalisé le film Vous avez un mess@ge, de ses rapports avec sa boîte de réception ("Les six stades de l'e-mail").
Ce livre offre des observations qui sonnent instantanément vraies ; le véritable fil conducteur reliant les fragments, c'est l'humour inimitable de Nora Ephron, celui qui a fait d'elle une des scénaristes et réalisatrices les plus originales, les plus drôles et les plus aimées de son temps.
 
Nora Ephron, nominée trois fois aux Oscars, est surtout connue en France commee la scénariste des films à succès Quand Harry rencontre Sally et Nuits blanches à Seattle (qu'elle a également réalisé), avec Tom Hanks et Meg Ryan. Aux Etats-Unis, elle est aussi connue comme l'auteur de romans et de recueils best-sellers. Son dernier filin a été Julie & Julia, un succès an box-office, avec son actrice préférée, Meryl Streep.
Elle est décédée prématurément à l'âge de 71 ans au début de l'été 2012.
 
Je ne me souviens de rien et autres réminiscences
Nora Ephron, traduit (anglais) par Yves Sarda
240 pages - 18 euros - ISBN 978-2-917559-25-3
 
et du même auteur chez le même éditeur
 
Du jour où la célèbre chroniqueuse culinaire, Rachel, alors enceinte de sept mois, découvre que son mari Mark, illustrissime éditorialiste politique à Washington, a une liaison avec Thelma, la femme du sous-secrétaire d'État aux Affaires du Moyen-Orient, «une grande bringue avec un cou de la longueur du bras, un nez de la taille du pouce, des jambes interminables, sans parler de ses pieds, qui sont un peu en canard», sa colère et sa douleur ne connaissent pas de bornes. Une blessure que Rachel nous livre encore toute fraîche, avec la ferme volonté de comprendre et de survivre.
Par le truchement de recettes de cuisine, elle nous donne les clés de sa vie et notamment de son mariage qui explose en plein vol à l'instar d'une certaine tarte au citron vert des îles Keys...
Souvenirs, portraits au vitriol, dialogues qui fusent et dérision constante, l'auteur fait preuve d'une imagination déchainée, tout en promenant un regard des plus lucides sur son univers en déroute. Un roman férocement drôle où instinct vital et humour décapant forment un cocktail revigorant.
 
Heartburn
traduit (anglais) par Dominique Marion
276 pages - 18 euros - ISBN 978-2-917559-24-6
 
********
 
Salie est invitée à dîner chez des amis. Une invitation apparemment anodine mais qui la plonge dans la plus grande angoisse. Pourquoi est-ce si « impossible » pour elle d’aller chez les autres, de répondre aux questions sur sa vie, sur ses parents ? Pour le savoir, Salie doit affronter ses souvenirs. Poussée par la Petite, son double enfant, elle entreprend un voyage intérieur, revisite son passé : la vie à Niodior, les grands-parents maternels, tuteurs tant aimés, mais aussi la difficulté d’être une enfant dite illégitime, le combat pour tenir debout face au jugement des autres et l’impossibilité de faire confiance aux adultes.
À partir de souvenirs personnels, intimes, Fatou Diome nous raconte, tantôt avec rage, tantôt avec douceur et humour, l’histoire d’une enfant qui a grandi trop vite et peine à s’ajuster au monde des adultes. Mais n’est-ce pas en apprivoisant ses vieux démons qu’on s’en libère ? « Oser se retourner et faire face aux loups », c’est dompter l’enfance, enfin.
 
Fatou Diome est une écrivaine franco-sénégalaise, née à Niodior en 1968.
 
Impossible de grandir
de Fatou Diome - Editions Flammarion
416 pages - 21 euros - ISBN 978-2-0812-9029-97
 
********
 
Cet ouvrage est la première biographie écrite sur la future reine consort de Grande-Bretagne. Voici la note de présentation de l’éditeur : Une « jeune fille d’Anglais moyens » a épousé son prince charmant, un vrai prince, petit-fils de la plus grande des reines, fils d’une icône immortelle, futur roi d’Angleterre. Kate Middleton a scellé son destin, le fabuleux destin de Catherine, duchesse, princesse puis, un jour, reine.
 
Kate Middleton. Reine du XXIè siècle
de Franck Guillory - Editions Jacob Duvernet
192 pages - 20 euros - ISBN 978-2-84724-463-2
 
********
 
Naguère suspecte, voire rejetée, l'histoire du temps présent a pris aujourd'hui une place sans commune mesure dans l'espace public comme à l'Université – avec l'explosion du nombre d'étudiants en cette matière. À cela, plusieurs raisons : la mémoire et le patrimoine ont envahi l'espace public et scientifique ; le témoignage a pris l'allure d'un impératif social et moral ; la justice temporelle s'est muée en tribunal de l'histoire pour juger de crimes politiques vieux de plusieurs décennies mais dont l'après-coup continue de cheminer dans notre présent.
Une évidence, dira-t-on. Mais mesure-t-on pour autant le revirement qui se joue ici? Car le passé n'est plus cet ensemble de traditions à respecter, d'héritages à transmettre, de connaissances à élaborer ni de morts à commémorer ; c'est un constant «travail» de deuil ou de mémoire à entreprendre, tant s'est enracinée l'idée que si le passé doit être arraché des limbes de l'oubli, seuls des dispositifs publics ou privés peuvent l'en exhumer, avec ou sans l'aide de l'historien.
Tel est le «présentisme» : devenu un problème à résoudre, et désormais un champ de l'action publique, le passé – et singulièrement le passé proche, celui des dernières catastrophes en date – n'est pas oublié, il est constamment mobilisé et reformulé selon les urgences du jour. L'exigence de vérité propre à la démarche historique s'est muée en exigence sociale de reconnaissance, en politiques de réparation, en discours d'excuses à l'égard des victimes.
La question de la contemporanéité n'est pas nouvelle : elle s'est posée à travers les âges, mais Henry Rousso prend la mesure de sa profonde transformation au cours des deux grands après-guerres du XXe siècle et définit ses enjeux fondamentaux : comment écrire une histoire en train de se faire? Comment mettre à distance la proximité apparente? Comment se battre sur deux fronts à la fois – celui de l'histoire et celui de la mémoire, celui d'un présent que l'on ne veut pas voir passer et celui d'un passé qui revient hanter le présent? La nouvelle histoire du contemporain, toute entière inscrite dans cette tension, est plus que jamais marquée par l'incertitude, l'instabilité et l'inachèvement
 
Naguère suspecte, voire rejetée, l'histoire du temps présent a pris aujourd'hui une place sans commune mesure dans l'espace public comme à l'Université – avec l'explosion du nombre d'étudiants en cette matière. À cela, plusieurs raisons : la mémoire et le patrimoine ont envahi l'espace public et scientifique ; le témoignage a pris l'allure d'un impératif social et moral ; la justice temporelle s'est muée en tribunal de l'histoire pour juger de crimes politiques vieux de plusieurs décennies mais dont l'après-coup continue de cheminer dans notre présent.
Une évidence, dira-t-on. Mais mesure-t-on pour autant le revirement qui se joue ici? Car le passé n'est plus cet ensemble de traditions à respecter, d'héritages à transmettre, de connaissances à élaborer ni de morts à commémorer ; c'est un constant «travail» de deuil ou de mémoire à entreprendre, tant s'est enracinée l'idée que si le passé doit être arraché des limbes de l'oubli, seuls des dispositifs publics ou privés peuvent l'en exhumer, avec ou sans l'aide de l'historien.
Tel est le «présentisme» : devenu un problème à résoudre, et désormais un champ de l'action publique, le passé – et singulièrement le passé proche, celui des dernières catastrophes en date – n'est pas oublié, il est constamment mobilisé et reformulé selon les urgences du jour. L'exigence de vérité propre à la démarche historique s'est muée en exigence sociale de reconnaissance, en politiques de réparation, en discours d'excuses à l'égard des victimes.
La question de la contemporanéité n'est pas nouvelle : elle s'est posée à travers les âges, mais Henry Rousso prend la mesure de sa profonde transformation au cours des deux grands après-guerres du XXe siècle et définit ses enjeux fondamentaux : comment écrire une histoire en train de se faire? Comment mettre à distance la proximité apparente? Comment se battre sur deux fronts à la fois – celui de l'histoire et celui de la mémoire, celui d'un présent que l'on ne veut pas voir passer et celui d'un passé qui revient hanter le présent? La nouvelle histoire du contemporain, toute entière inscrite dans cette tension, est plus que jamais marquée par l'incertitude, l'instabilité et l'inachèvement.
 
Henry Rousso est un historien français, né en 1954 au Caire, spécialiste du XXe siècle et notamment de la Seconde Guerre mondiale.
Il est membre des comités de rédaction de Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Les Cahiers du judaïsme, Hagar. International Social Science Review, History and Memory. Il appartient à de nombreux conseils scientifiques (Mémorial de la Shoah, Musée de Buchenwald, Centre d'histoire de la Résistance et de la déportation de Lyon...)..
 
La dernière catastrophe. L'histoire, le présent, le contemporain
d'Henry Rousso - Editions Gallimard
352 pages - 21 euros - ISBN 978-2-07-075972-9
 
et, chez le même éditeur
 
"Voici l'histoire d'un meurtre politique de masse." C'est par ces mots que Timothy Snyder entame le récit de la catastrophe au cours de laquelle, entre 1933 et 1945, 14 millions de civils, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, ont été tués par l'Allemagne nazie et l'Union soviétique stalinienne. Tous l'ont été dans un même territoire, que l'auteur appelle les "terres de sang" et qui s'étend de la Pologne centrale à la Russie occidentale en passant par l'Ukraine, la Biélorussie et les pays Baltes. Plus de la moitié d'entre eux sont morts de faim. Deux des plus grands massacres de l'histoire, les famines préméditées par Staline, principalement en Ukraine, au début des années 1930, qui ont fait plus de 4 millions de morts, et l'affamement par Hitler de quelque 3 millions et demi de prisonniers de guerre soviétiques, au début des années 1940, ont été perpétrés ainsi. Tous deux ont précédé l'Holocauste et, selon Timothy Snyder, aident à le comprendre. Les victimes des deux régimes ont laissé de nombreuses traces. Tombées après la guerre de l'autre côté du rideau de fer, elles sont restées dans l'oubli pendant plus de soixante ans et ne sont revenues au jour qu'à la faveur de la chute du communisme. Timothy Snyder en offre pour la première fois une synthèse si puissante qu'un nouveau chapitre de l'histoire de l'Europe paraît s'ouvrir avec lui. Ce faisant, il redonne humanité et dignité à ces millions de morts privés de sépultures et comme effacés du souvenir des vivants. Par sa démarche novatrice, centrée sur le territoire, son approche globale, la masse de langues mobilisées, de sources dépouillées, l'idée même que les morts ne s'additionnent pas, Timothy Snyder offre ici un grand livre d'histoire en même temps qu'une méditation sur l'écriture de l'histoire.
 
Titulaire d’un doctorat obtenu à l’Université d’Oxford, en 1997, Timothy D. Snyder est professeur à l’Université de Yale.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Europe du Nord-Est, notamment The Reconstruction of Nations: Poland, Ukraine, Lithuania, Belarus, 1569-1999 (Yale University Press, 2003).
 
Terres de sang. L'Europe entre Hitler et Staline
de Timothy Snyder, traduit (anglais) par P.E. Dauzat
720 pages - 32 euros - ISBN 978-2-07-013193-3
 
********
 
Umberto Eco a publié son premier roman, Le Nom de la Rose, en 1980, alors qu'il approchait de la cinquantaine. Aujourd'hui âgé de 81 ans, il dresse dans ces "confessions" le bilan de sa longue carrière de théoricien au regard de ses travaux, beaucoup plus récents, de romancier. Il nous invite ainsi à le suivre dans les coulisses de ses mondes imaginaires et à prendre part à ses réflexions sur la création littéraire.
Pour répondre à cette question, il examine la relation entre un auteur, son texte et ses interprètes. Car, bien que "jeune romancier", Umberto Eco est un maître, et il a tant à nous apprendre sur l'art de la fiction et le pouvoir des mots. Comment l'auteur parvient-il à impliquer le lecteur ? Le texte peut-il produire son propre lecteur modèle ? Comment identifier les qualités qui feront croire qu'un personnage de fiction existe vraiment ? Pourquoi sommes-nous émus aux larmes par le destin de certains personnages ? Une promenade fascinante aux côtés d'un grand romancier.
 
 
le 5 janvier 1932 dans le Piémont, Umberto Eco est un universitaire, philosophe, et homme de lettres italien. Ses recherches en sémiotique et linguistique ont fait l'objet de nombreuses publications : "Les limites de l'interprétation" (1992),"Six promenades dans les bois du roman et d'ailleurs"(1996), "De la littérature" (2003), "Dire presque la même chose ; expériences de traduction" (2007), "L'expérience des images" (2011). Passionné par l'esthétique médiévale, il réussit à transposer ses connaissances dans un roman qui va le faire connaître du grand public : "Le nom de la rose" (1980). En effet ce "polar médiéval" a rencontré un énorme succès : vendu à plus de 17 millions d'exemplaires, il a été traduit dans une trentaine de langues, a reçu le prix Médicis étranger en 1982 et a été adapté au cinéma en 1986
 
Confessions d'un jeune romancier
Umberto Eco, traduit (anglais) par François Rosso - Editions Grasset
238 pages - 17 euros - ISBN 978-2-246-78896-6
 
et, encore chez Grasset
 
« Après plus d'un an de présence en Indochine, je connaissais ce qu'on peut filmer dans la guerre. Au départ, on se dit : "Tiens, il faut filmer l'ennemi." Non, l'ennemi, il ne faut pas le filmer. Il faut filmer les gens avec qui l'on est. L'ennemi, si on le voit, il vous voit. Et il tire le premier ! » Pierre Schoendoerffer « La guerre est un combat contre, au minimum, un ennemi. Impossible de la couvrir sans être avec les combattants d'un des camps.
Au Liban, en Bosnie, au Tchad, au Nicaragua, à Gaza, en Libye, en Somalie, en Afghanistan, en Iral et j'en passe, cela a été le cas, pour moi et pour d'autres. Difficile de relater la guerre au plus près sans être avec un des protagonistes. » Patrick Forrestier
 
Pierre Schoendoerffer est né en 1928. Il est décédé à Clamart le 14 mars 2012. Grand écrivain et réalisateur, on retiendra notamment de son ouvre L'adieu au roi (Prix Interallié en 1969) et Le Crabe-tambour (Grand Prix du Roman de l'Académie française en 1976).
Patrick Forestier est grand-reporter à Paris-Match. Il a reçu le prix Mumm et le prix Lazareff. Il a déjà publié plusieurs livres, parmi lesquels Hôtel Palestine - Chronique inattendue de la guerre à Bagdad (Grasset, 2003
 
La guerre dans les yeux
de Pierre Schoendorffer et Patrick Forestier
352 pages - 20 euros - ISBN 978-2-246-78306-0
 
********
 
Aux yeux des profanes, le moine est celui qui s’est effacé du monde, on le soupçonne de fuite, ou on l’admire pour son courage. Mais rarement on perçoit ce que dit son existence : une exploration radicale de l’effacement de Dieu dans le monde. De ce Dieu compris comme présent-absent, comme vivant au coeur des êtres et des choses les plus humbles de la vie, on ne peut littéralement rien dire. C’est pourquoi, depuis les Pères du désert, certains moines ont choisi de n’en parler qu’à travers ce langage aux limites du langage qu’est la poésie.
Gabriel Ringlet, rappelant cette tradition des moines-poètes, en montre la continuité à travers six figures contemporaines, aussi étonnantes et fécondes sur le plan littéraire que sur le plan spirituel. Ce faisant, il livre sa propre vision d’un Dieu à la fois sensuel et caché, qui reste "inachevé" et toujours en quête de l’Homme.
 
GabrielRinglet, théologien et écrivain, a été longtemps professeur et vice-recteur à l’Université catholique de Louvain. Très présent dans les médias en Belgique, membre de l’Académie Royale, connu pour ses prises de position humanistes et progressistes, il a publié une vingtaine d’ouvrages. Parmi ceux-ci, chez Albin Michel, L’Évangile d’un libre penseur (Prix des libraires religieux), Ma part de gravité (Prix des Ecrivains croyants), et en 2008, Ceci est ton corps.
 
Effacement de Dieu. La voie des moines-poètes
de Gabriel Ringlet - Editions Albin Michel
304 pages - 19 euros - ISBN 978-2-226-24652-3
 
et, chez le même éditeur
 
La Terre s'arrêtera-t-elle de tourner ?
Pourquoi le bâillement est-il contagieux ?
Comment font les poissons pour dormir ?
Quelle est l'origine de l'expression « O. K. » ?
Combien pèse un nuage ?
Voici les vraies réponses, souvent déconcertantes, insolites, drôles, mais toujours scientifiquement ou historiquement indiscutables, aux questions que tout le monde se pose sans avoir jamais osé le dire. Un livre tout à la fois sérieux et ludique qui vous permettra de satisfaire vos curiosités jusqu'aux plus saugrenues.
 
Daniel Lacotte est né à Cherbourg en 1951.
Ingénieur de formation et docteur en sciences physiques, Daniel Lacotte s’oriente vers le journalisme. Il devient directeur pédagogique du Centre de formation des journalistes de Paris entre 1983 et 1987. Pendant cette même période, Daniel Lacotte est chargé de cours à l’Université de Paris VIII. Il va ensuite occuper des postes de rédacteur en chef dans différents journaux : La Tribune, Panorama du Médecin, Stratégies, La Vie Française, L'Expansion, etc.
 
Le pourquoi du comment
de Daniel Lacotte
272 pages - 18 euros - ISBN 978-2-226-24897-3
 
********
 
Le 12 janvier 2010, peu avant 17 heures, un tremblement de terre de magnitude 7 frappe Haïti, faisant plus de 220.000 victimes et laissant 1,5 million de personnes sans abri.

Très vite et de manière massive, médias, ONG, organisations internationales et simples citoyens se mobilisent. Les dons et promesses affluent. Avec un objectif, un seul slogan, qui semble alors partagé par tous : “Reconstruire en mieux”.

Trois ans après, où en est-on ? Bilans désenchantés et contradictoires, selon d’où l’on parle, évaluations mitigées ou critiques, dont on reporte les conclusions à une hypothétique phase de reconstruction. L’ombre du désengagement pèse sur les recommandations volontaristes et les appels pieux à poursuivre les efforts, à relever le défi. Entre promesses non tenues et échec prévisible, est-on condamné au cynisme et à l’impuissance ?

Au croisement d’une analyse des “invariants”humanitaires et d’une étude de la situation sociale d’Haïti, ce court essai entend mettre en évidence la dynamique de l’aide internationale, à l’heure de la mondialisation et dégager quelques pistes pour une autre lecture et pratique de la solidarité.

Docteur en science politique, chargé d’étude au Centre tricontinental - CETRI (Louvain-la-Neuve), Frédéric Thomas est membre de la revue “Dissidences” et a reçu le Prix quinquennal de l’essai de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour“Salut et liberté : regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud”.
 
L'échec humanitaire. Le cas haïtien
de Frédéric Thomas - Editions Couleur livres
82 pages - 9 euros - ISBN 978-2-87003-618
 
********
 
Alors qu'il était enfant, Nicolas Duhamel a perdu son père, disparu en mer. A vingt-quatre ans, lors du renouvellement de son passeport, il découvre que son père n'est pas le fils de Lionel Duhamel et s'appelle en réalité Koltchine. Pourquoi ce secret savamment entretenu ? Affecté par ces révélations, qui ravivent la douleur de la perte, Nicolas se lance sur la piste de ses origines, jusqu'à Saint-Pétersbourg.
De cette enquête découle un roman, publié sous le pseudonyme de Kolt, qui rencontre un succès phénoménal. Après trois ans sous les spotlights, un brin plus arrogant, celui qui se nomme désormais Nicolas Kolt séjourne sur la côte toscane. Dans un hôtel pour happy few, il verra s'accumuler orages et périls, défiler sa vie et se jouer son avenir
 
De père français et de mère anglaise, Tatiana de Rosnay a vécu aux Etats-Unis et étudié à l’université d’East Anglia en Angleterre. Revendicatrice d’une double culture, Tatiana de Rosnay donne à chacun de ses romans un point de vue particulier. Journaliste, elle se lance dans l’écriture en 1992 avec un roman où planent suspense et mystère, ‘L’Appartement témoin’, puis publie trois ans plus tard un recueil de nouvelles qui reçoit l’accueil chaleureux des lecteurs. Elle signe ensuite ‘Le Dîner des ex’ en 1999, s’attaque au problème de la transplantation d’organe avec ‘Le Coeur d’une autre’, donne des sueurs froides à ses personnages dans ‘Le Voisin’ en 2000 puis dans ‘La Mémoire des murs’ en 2003 ainsi qu’à son héroïne de ‘Spirales’. Adultère, divorce, passé enfui et mystères constituent souvent la trame de ses romans. Après avoir écrit encore ‘Moka’, elle publie en 2007 un roman bouleversant sur la rafle du Vel’d’Hiv, ‘Elle s’appelait Sarah’
 
A l'encre russe
de Tatiana de Rosnay, traduit (anglais) par R. Clarinard - Editions Héloïse d'Ormesson
352 pages - 22 euros - ISBN 978-2-35087-215-5
 
********
 
Malmené par la grande Histoire, Bruno Matei est un matériau brut comme aiment à en manipuler les régimes totalitaires. Marionnettiste amnésique, il lui est plus difficile de garder l'équilibre. Dans la Roumanie socialiste de 1959, un agent de la Securitate se prétend son ami; le suit comme son ombre et lui réinvente un passé, pour taire les vingt ans de vie, de prisons et de camps de travail, dont Bruno ne peut se souvenir. Personnage tragique et candide, Bruno se souvient d'un départ pour l'Italie, un tunnel, puis rien. Oubliées les années de prison, de camps et de travaux forcés. Il n'a que Vasilacke, son pantin de bois ciré, dont il manipule les fils de pour lui faire prendre vie. et peut-être Eliza, dont l'amitié pourrait se transformer en tout autre chose.
Bruno Matei  saura-t-il rassembler les morceaux de son passé et tirer lui-même sur les fils pour réapprendre à vivre ? Qui viendra tirer les fils de sa propre existence ? Dans son roman L’histoire de Bruno Matei, Lucian Dan Teodorovici nous livre un roman tendu et sombre autour de trois personnages merveilleusement campés.
 
Lucian Dan Teodorovici est né en 1975, à Radauti dans le nord de la Roumanie. Il dirige une collection qui a permis l'émergence d'une nouvelle génération d'écrivains. Romancier et nouvelliste efficace, à la plume noire et sarcastique, il a été traduit dans toute l'Europe. L'histoire de Bruno Matei est un grand roman sur la vie concentrationnaire et amnésie.
 
L'histoire de Bruno Matei
de Lucian Dan Teodorivici, traduit (roumain) par Laure Hinckel - Editions Gaïa
448 pages - 22 euros - ISBN 978-2-847-20299-1
 
********
 
Elena Rieder-Zelenko (Saratov, Russie, 1972) a étudié entre 1993 et 2000 Iberorromanica philologie et allemand à l'Université de Bâle. En 1999, il a obtenu une subvention de la Ministère des affaires étrangères de l'Espagne recherche linguistique à Salamanque, qui servait de base pour sa thèse « La perception du néologisme par hispanophones ». Depuis l'année 2005
appartenir au groupe judéo-espagnol de recherche à l'Université de Bâle, là où il a obtenu un doctorat en 2010 avec ce travail sur le journal du califat La Buena Esperanza.
 
La presse a joué un rôle décisif dans la modernisation de la société séfarade. En 1871, est apparu le premier numéro de ce journal, réalisé plus de 51 ans par Aaron Yoseph Hazan, qui cherchaient la modernisation à tous les niveaux : social, familial, culturel, religieux... Ses intérêts dépassent local et national : devient le propagateur de l'actualité dans le monde entier, qui a été rapidement informée. Cette œuvre immense l'année 1905 est élue pour une année importante pour l'histoire de la Russie : guerre russo-japonaise (1904 / 1905), la révolution russe, les réformes du Tsar, la révolte du cuirassé Potemkine, etc.. Tous ces événements sont reflétées dans les pages du journal et juifs séfarades sommes solidaires pour les Juifs russes, victimes des dérives antisémites et les accusations injustes.
Le journal La Buena Esperanza, réalisé par Aaron Yoseph Hazan, a été publié dans les années 1871-1922 à Smyrne et a été l'un des plus importants et durables de la ville.
 
Comme la plupart de la presse de Sephardic, ce journal hebdomadaire publié dans la lettre hébraïque semucursiva raši, donc notre objectif réside dans la transcription en caractères latins de textes choisis de la good hope. Parmi les nombreuses rubriques du journal, nous avons sélectionné pour notre édition, les quatre qui portent le titre la nouvelle mot et appartiennent au genre journalistiques News : diverses nouvelles, nouvelles locales, Jewish News et nouvelles filles. Tous les articles proviennent de l'année 1905.
 
Edition du texte est accompagnée d'un glossaire alphabétique avec toutes les lexèmes de Corpus Christi et index de noms qui incluent des anthroponymes, toponymes, noms des institutions, des titres de journaux, etc..
 
Les innovations de point de vue thématique fournissent un matériau très instructif : rapport sur les événements politiques actuels, sur la vie à Izmir (pour la plupart juif) et les régions avoisinantes, traitent de thèmes Juifs en général et de parler de choses rares et curious dans le monde. Articles de journaux transcrits sont de grande valeur historique et pourraient offrir un matériau intéressant non seulement pour les linguistes et philologues, mais aussi pour les chercheurs d'autres domaines de recherche.
           
Edición de noticias publicadas en el periódico judeoespañol La Buena Esperanza en 1905
d'Elena Rieder-Zelenko - Ediciones Tirocinio
292 pages - ISBN 978-84-040083-1-3
 
********
 
 
Trois personnages, une femme émancipée, hôtesse de l’air de son métier, un homme du peuple, averti et charmeur, et un vieux politicien déluré, se racontent et se confient, se croisent et se séduisent, s’entraident et se dupent. En filigrane de leurs confessions se dessine une image contrastée de la société marocaine contemporaine, avec ses aspirations au changement et ses blocages structurels. Les “vies voisines” sont autant de quêtes existentielles qui questionnent l’origine du plaisir, le sens et la raison d’être au monde, le drame de la temporalité et de la finitude humaine.
Aux voix des personnages principaux s’ajoute celle d’un narrateur qui a partagé la vie, voisine, des trois héros, enregistré leur récit et qui le relate ici. S’élève enfin la voix d’un conteur, ou râwî, figure centrale de la littérature populaire arabe. Il se charge de mettre à distance et de présenter ces existences entremêlées. Chacune est ainsi contée plusieurs fois, jusqu’à ce que le conteur, revendiquant sa propre subjectivité, choisisse à son tour son mode de narration.
On retrouve dans Vies voisines le souci permanent de Mohamed Berrada d’associer “les modalités traditionnelles de la littérature arabe et les procédés de la narration occidentale, pour livrer les clefs des désarrois identitaires du Maroc contemporain”.
 
Mohamed Berrada est né à Rabat en 1938. Romancier, nouvelliste, critique littéraire, traducteur, il a été, de 1976 à 1983, président de l’Union des écrivains marocains, puis a enseigné la littérature arabe à l’université Mohammed-V à Rabat.
 
Vies voisines
de Mohamed Berrada, traduit (arabe) par Mathilde Chèvre avec la collaboration de Mohamed Khouche - Editions Actes Sud
192 pages - 20 euros - ISBN 978-2-330-01493-3
 
********
 

- Copyright © sefarad.org - 1997 - 2014

Retour au site sefarad.org -