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Moïse Rahmani

Gallimard met du soleil dans nos lectures (15 mai 2013)

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Merci aux Editions Gallimard qui nous ont adressé quelques-unes de leurs dernères parutions
 
Le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, une ville du centre de la Tunisie, Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant de fruits et légumes, s'immole par le feu - et embrase le monde arabe. Les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi sont précipités dans les flammes, et l'incendie porte à Bahreïn, au Yémen et jusqu'en Syrie. En deux ans, les révolutions ont abattu des dictatures, mais fréquemment porté au pouvoir les Frères musulmans.
Le salafisme prolifère, nourri du désenchantement de jeunes et de déshérités dont la pauvreté s'est accrue. Et al-Qaida, qu'on croyait enterrée, resurgit de la Syrie au Mali. Que sont devenues la liberté, la démocratie, la justice sociale revendiquées par les " printemps arabes "? Quel est le rôle des pétromonarchies du Golfe dans l'arrivée au pouvoir des partis islamistes ? Pourquoi le conflit entre sunnites et chiites est-il en train de détourner l'énergie des révolutions, tandis que la Syrie s'enfonce dans des souffrances inouïes ? Gilles Kepel, familier du monde arabe depuis quatre décennies, est retourné partout - Palestine, Israël, Egypte, Tunisie, Libye, Oman, Yémen, Qatar, Bahreïn, Arabie saoudite, Liban, Turquie, Syrie - et a rencontré tout le monde - salafistes et laïcs, Frères musulmans et militaires, djihadistes et intellectuels, ministres et fellahs, diplômés-chômeurs et rentiers de l'or noir.
De ce périple, il a rapporté un Journal. Ecrit sur le vif puis enrichi au cabinet de travail, il capte en quatorze chapitres conçus comme autant de stations les déchirements intimes de ces sociétés. La passion de l'auteur y rend compte en écrivain, par la violence et les épreuves, et parfois l'espérance, d'une incoercible Passion arabe.
 
Gilles Kepel, membre senior de l'Institut universitaire de France, a écrit sur le monde arabe et l'islam contemporains une douzaine d'ouvrages qui ont reçu un écho international. Parmi eux, Le Prophète et Pharaon, Jihad, Fitna, Banlieue de la République et Quatre-vingt-treize ont tous paru aux Editions Gallimard. Professeur à Sciences-Po, il y a formé de nombreux élèves français et étrangers dans le cadre du programme spécialisé d'études arabes, qu'il a dirigé jusqu'à sa fermeture, en décembre 2010.
Il a aussi fondé la collection "Proche-Orient" aux PUF, qui accueille en priorité les travaux de jeunes chercheurs.
 
Passion arabe. Journal 2011-2013
de Gilles Kepel
488 pages - 23,50 euros - ISBN 978-2-07-014077-0
 
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Charlie Hasard habite à Marseille. C'est un solitaire qui ne connaît que deux passions : l'écriture et la boxe. Il a subi de nombreux échecs auprès des éditeurs, et trouve un exutoire dans les séances d'entraînement au club. Quand un de ses textes trouve enfin grâce auprès d'un éditeur parisien, Charlie est persuadé que sa vie va enfin changer. C'est en réalité le début pour lui d'un effrayant engrenage.
L'histoire de cet écrivain cherchant ses mots à coups de pioche se déroule dans le cadre lumineux et violent de Marseille, que René Frégni décrit avec le lyrisme sensuel qui est sa marque. Sous la ville rouge est à la fois un thriller redoutablement efficace et une fable sur le désir d'écrire
 
René Frégni est l'auteur d'une quinzaine de romans, dont le dernier, La fiancée des corbeaux. a paru en 2011 aux Editions Gallimard. Il a exercé divers métiers, dont celui d'infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d'écriture à la prison des Baumettes. Sa vie se partage entre Manosque que et   Marseille
 
Sous la ville rouge
de René Fregni
128 pages - 11,90 euros - ISBN 978-2-07-014122-7
 
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Rome, novembre 1984-novembre 1985. Peut-on tout se dire, dans la tendresse amoureuse qui, quelques jours durant, laisse à découvert les secrets les mieux gardés de deux vies, en miroir l'une de l'autre ? Tomber les masques, au vrai plus que Rousseau, plus que Lamiel, plus que Leiris, même ? Le jeu secret quand la vie et l'amour ne tiennent qu'à un fil : aveu contre aveu. Que se passe-t-il d'essentiel entre Elisa, l'immense écrivain, qui survit un peu de temps encore à son suicide, et son traducteur, Giannatale, qui désire, après l'ouvre, traduire la plus voilée des vies ?...
Il y a deux amours fusionnels dans ce petit livre, mots et chairs, qui se passent entre deux chambres, et se poursuivent au cour des milliers de pages écrites par Elisa. Éphémère, l'amour de Giannatale avec Polina. Éternel, l'amour pour Elisa. Tous deux partagés à la passion. Il y a le jeu jusqu'à la mort des vérités enfin dites.
 
Jean-Noël Schifano, de père sicilien, de mère lyonnaise, de coeur napolitain, a publié des récits, des essais, des romans. Il est éditeur, et aussi traducteur, entre autres de tous les romans d'Umberto Eco.
 
E.M. ou la divine barbare
de Jean-Noël Schifano
160 pages - 16,90 euros - ISBN 978-2-07-014109-8
 
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«À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge de dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd‘hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite.»
Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui.
Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l’adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux.
Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d’initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l’engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l’«âge d’archive», il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l’enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.
 
Erri De Luca (né le 20 mai 1950 à Naples) est un ouvrier, écrivain, poète et traducteur italien contemporain. Il a notamment obtenu en 2002 le prix Femina étranger pour son livre Montedidio.
 
Les poissons ne ferment jamais les yeux
d'Erri De Luca, traduit (italien) par Danièle Valin
142 pages - 15,90 euros - ISBN 978-2-07-013911-8
 
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Sur un paquebot qui va vers l'Amérique, un jeune homme rencontre une femme qui lui fait perdre toute innocence. Dans un bistrot, un inconnu vient me dire : 'Je vous ai eu dans ma ligne de mire, en Algérie.' C'est parce qu'il avait froid, dans une briqueterie en Hongrie, que mon voisin, quand il était petit enfant, a échappé à Auschwitz. Par trois fois, le 'flûtiste invisible', qu'on peut appeler le hasard - ou la main de Dieu -, fait basculer des existences.
Pourquoi ? C'est toute la question de ce roman', Philippe Labro.
 
Philippe Labro est un écrivain, journaliste, réalisateur français et également auteur de chansons (pour Johnny Hallyday, pour qui il écrit tout un album en 1971, Flagrant délit).
 
Le flutiste invisible
de Philippe Labro
192 pages - 17,50 euros - ISBN 978-2-07-014053-4
 
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Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos.
Je pensais que cela passerait, mais non.
J'ai tout essayé...
J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.
J'ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux...
Et puis, j'ai fini par comprendre.
 
David Foenkinos étudie les lettres à la Sorbonne, tout en se formant au jazz, ce qui l'amène au métier de professeur de guitare.
Il avoue une admiration sans bornes pour le roman Belle du Seigneur d'Albert Cohen, ce qui l'amène à décliner régulièrement le thème de l'amour dans ses œuvres littéraires. Il s'adonne principalement au roman. Ses œuvres sont empreintes d'une légèreté à la fois loufoque et jubilatoire, et pleines d'humour. Le lecteur fidèle notera par ailleurs l'apparition récurrente de deux Polonais. L'auteur admet ne jamais (ou presque) puiser son inspiration dans son vécu.
 
Je vais mieux
de David Foenkinos
332 pages - 19,50 euros - ISBN 978-2-07-014010-7
 
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Un homme, seul dans sa demeure perdue sur l'île de Wright, regarde fixement par la fenêtre, comme pour rattraper la femme qui vient de le quitter sans promesse de retour. À ses côtés, une arme. Que compte t-il en faire? Quels mots les époux ont-ils pu échanger qui aient provoqué une telle scène?
Nés tous deux sur les terres du Devon, Jake et Ellie semblaient pourtant promis l'un à l'autre depuis l'enfance. Après des années passées à tenter avec acharnement de sauver l'exploitation familiale, ils ont laissé une distance insidieuse s'installer. Et certains fantômes s'interposer entre eux. Quelque temps avant le départ d'Ellie, Jake apprend la mort de son frère, Tom, en Irak et à l'annonce de cette tragédie, il replonge dans les affres d'une relation pleine de malentendus et de sentiments refoulés sur plusieurs générations.
Explorant l'intimité d'un couple qui semble s'être défait, Swift dépeint la fin d'un monde, celui des campagnes anglaises du XXe siècle, mais aussi l'emprise de l'Histoire et des mythes familiaux sur le destin des individus.
 
Né à Londres en 1949, Graham Swift a été, dès ses premiers romans, Le Marchand de douceurs (1980) et L'Affaire de Shuttlecock (1981), considéré comme l'un des auteurs les plus prometteurs de sa génération.
Il est l'auteur de huit romans et d'un recueil de nouvelles, dont Le pays des eaux (1983), qui remporta le Guardian Fiction Prize, et qui a fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Jeremy Irons. En 1993, Swift reçoit le Prix du meilleur livre étranger pour A tout jamais, puis, en 1996, le prestigieux Booker Prize pour La Derniere tournée. Héritier à la fois de Dickens et de Faulkner, il donne dans ses romans une vision assez sombre de l'histoire, soulignant les grandes fractures liées au révolutions politique, industrielle et culturelle, qui ont contribué, dans la littérature notamment, à brouiller les frontières entre histoire individuelle et grande Histoire.
 
J'aimerais tellement que tu sois là
de Graham Swift, traduit (anglais) par Robert Davreu
416 pages - 23,90 euros - ISBN 978-2-07-013442-7
 
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