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Moïse Rahmani

Le soleil s'installe (6 juin 2013)

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En débarquant à Constantinople le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu’il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l’édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l’invitation du sultan Bajazet qui lui propose, après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, de concevoir un pont sur la Corne d’Or ? Ainsi commence ce roman, tout en frôlements historiques, qui s’empare d’un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage.
Troublant comme la rencontre de l’homme de la Renaissance avec les beautés du monde ottoman, précis et ciselé comme une pièce d’orfèvrerie, ce portrait de l’artiste au travail est aussi une fascinante réflexion sur l’acte de créer et sur le symbole d’un geste inachevé vers l’autre rive de la civilisation. Car à travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l’Histoire, Mathias Enard esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles cinq siècles plus tard.
 
Né le 11 janvier 1972 à Niort, Mathias Enard est passionné par les civilisations du Moyen-Orient. Il a notamment étudié le persan et enseigne l'arabe à Barcelone où il réside depuis les années 2000. Parallèlement à son activité de traducteur, il écrit des romans, presque tous publiés par Actes Sud : "La perfection du tir" (2003), "Remonter l'Orénoque" (2005), "Bréviaire des artificiers" (2007), et "Zone" (2008) ; ce volume de 500 pages écrites d'un seul souffle a été repéré par la critique et a reçu le Prix Décembre en 2008 et le Prix du Livre Inter en 2009. Depuis sont parus "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" (2010), roman sur la tolérance dans la Constantinople du seizième siècle, récompensé par le Prix Goncourt des lycéens, et "L'alcool et la nostalgie" (2011), qui nous invite à revisiter l'histoire contemporaine russe
 
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants
de Mathias Enard - Editions Babel (Actes-Sud)
174 pages - 7 euros - ISBN 978-2-330-01506-0
 
et, chez le même éditeur dans la collection Sindbad
 
Faisant suite àJ'ai tué Schéhérazade et écrit avec la même verve, Superman est arabe dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et qui s'enracine dans les trois religions monothéistes. En discriminant la femme au sein de la famille et dans la vie sociale, ces religions n'ont pas seulement favorisé le machisme mais l'ont aussi institutionnalisé et sacralisé. Machisme qui, sous l'apparence de la force, de la confiance en soi, de l'aplomb ou de la fierté individuelle ou clanique, traduit au contraire un profond sentiment d'insécurité et des peurs irrationnelles.
En ces temps de grands bouleversements politiques dans cette région du monde, l'auteur, en mêlant confidences, réflexions, traits d'humour et échappées poétiques, insiste sur cette idée que les luttes engagées ces deux dernières années pour la liberté et la dignité n'aboutiront à rien sans l'affirmation progressive d'une 'nouvelle masculinité' arabe, c'est-à-dire sans l'établissement d'un rapport radicalement différent entre l'homme et la femme, et entre chacun d'eux et son propre corps.
 
Poètesse libanaise, Joumana Haddad est née en 1970 à Beyrouth. Elle dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar, ainsi que le magazine Jasad (Corps), qu'elle a fondé en 2009. Journaliste et traductrice polyglotte, elle a interviewé de grands écrivains comme Umberto Eco, Wole Soyinka, Paul Auster, José Saramago et Mario Vargas Llosa. Poétesse, elle a publié cinq recueils, dont Le Retour de Lilith (Babel n ° 1079), pour lesquels elle a reçu divers prix, notamment le prix de la fondation Métropolis bleu pour la littérature arabe (Montréal, 2010).
Sindbad/Actes Sud a également publié l'essai J'ai tué Schéhérazade. Confessions d'une femme arabe en colère (2010), qui a fait grand bruit et a été traduit dans une douzaine de langues.
 
Superman est arabe. De Dieu, du mariage, des machos et autres désastreuses inventions
de Joumana Haddad, traduit (anglais) par Anne-Laure Tissut
238 pages - 20 euros - ISBN 978-2-330-01492-6
 
comme
 
Les Arabes, musulmans et chrétiens, que l'on imagine en Occident austères, puritains et rigides, peu enclins au rire et à la plaisanterie, ont accumulé en la matière, tout au long du Moyen Age, un patrimoine qui n'a rien à envier aux autres civilisations. A travers cette anthologie, on constate qu'il existait une grande liberté de ton parmi les hommes et les femmes des sociétés arabes de l'époque, un sens aigu des relations directes et franches et un grand attachement à l'esprit, au-delà des hiérarchies et des barrières sociales.
La légèreté et la grivoiserie, ajoutées au sens de la répartie et de la dérision, sont les éléments caractéristiques de cet humour. Les ouvrages dans lesquels ont été puisées ces anecdotes comptent parmi les plus célèbres du genre adab (ou culture générale), qui consiste pour les Arabes à mêler le sérieux au plaisant, sans ordre strict, et à permettre tout à la fois d'amuser et d'instruire. Le lecteur pourra ainsi "folâtrer" librement dans ce livre, l'ouvrir à n'importe quelle page, avec la certitude de tomber sur une histoire drôle qui le fera rire - ou sourire.
 
Le livre de l'humour arabe
de Jean-Jacques Schmidt - (Sindbad)
288 pages - 8 euros - ISBN 978-2-330-0180
 
et, du même auteur, toujours chez Actes-Sud
 
Faisant suite au Livre de l'humour arabe paru en 2005, Historiettes, anecdotes et bons mots offre aux lecteurs un nouveau moment d'agrément et de dépaysement. À travers ces dizaines d'historiettes qui mêlent le hazl (plaisant) au jidd (sérieux), selon la tradition de l'adab (la culture générale indispensable à l'honnête homme), ils découvriront des aspects étonnants des sociétés arabes médiévales.
 
Jean- Jacques Schmidt, traducteur de l'arabe, est l'auteur de plusieurs ouvrages dont l'Arabe sans peine (Assimil, 1992), Le Grand Livre des proverbes arabes (Presses du Châtelet, 2001), Historiettes, anecdotes et bons mots (Sindbad / Actes Sud 2013
 
Historiettes, anecdotes et bons mots
160 pages - 22 euros - ISBN 978-2-330-01839-9
 
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1934. Bérénice Capel, une adolescente juive, réussit le concours d'entrée au Conservatoire, contre la volonté paternelle.
Rompant avec sa famille, la jeune fille au prénom prédestiné entame sa formation théâtrale dans la classe de Louis Jouvet grâce à l'aide de madame de Lignières, qui lui offre son nom. Bérénice de Lignières est douée, travailleuse, passionnée. Sa vie est désormais rythmée par l'apprentissage des plus grands rôles du répertoire, elle croise Édouard Bourdet, Véra Korène, Jean Gabin, Jacques Copeau, Jean-Louis Barrault. En 1937, elle est admise à la Comédie-Française.
La montée du fascisme en Europe, les tensions politiques en France, les rivalités professionnelles, les intrigues amoureuses, rien n'entache le bonheur de Bérénice qui devient rapidement une comédienne de renom.
Au tout début de l'Occupation, avant même la promulgation des lois raciales, la Maison de Molière exclut les Juifs de sa troupe. La belle et brillante sociétaire est rattrapée par son passé. Continuera-t-elle à cacher sa véritable identité, au risque de se perdre ? Va-t-elle rejoindre alors le compositeur Nathan Adelman pour une nouvelle vie en Amérique ?

Bérénice 34-44, premier roman d'une impressionnante maturité, nous plonge dans les ors, arcanes et velours de la Comédie-Française et dans cette période trouble de l'histoire à travers le prisme d'un destin exceptionnel. Une trajectoire artistique captivante qui rend justice ainsi aux destins brisés par la folie meurtrière de la Seconde Guerre mondiale.
 
Isabelle Stibbe est née à Paris en 1974. Après des débuts dans le droit international, elle est responsable des publications à la Comédie-Française puis au Grand Palais, critique d’opéra… Actuellement secrétaire générale de l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, elle enseigne également à l’Institut d’études théâtrales de l’Université Paris-III.
 
Bénérice 34-44
d'Isabelle Stibbe - Serge Safran Editeur
320 pages -18 euros - ISBN 979-1-090-17507-5
 
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Le sms a 20 ans. 200 000 sms par seconde seraient envoyés dans le monde… Parce qu’aujourd’hui nous avons tous des forfaits sms illimités, parce que le sms est devenu un moyen de communication incontournable et gratuit, le sms est devenu une langue à part entière. Parfois, un simple T OU peut avoir un sens caché. Grâce à ce guide, apprenez à décrypter les sms de vos parents, amis, maris ou amants, et à y répondre !
 
 
 
SMS - Mode d'emploi
de Linda Felinger - Editions Delcourt
128 pages - 8,95 euros - ISBN 978-2-7560-4198-8
 
et, chez le même éditeur,
 
Charles Charles aime la politique et le pouvoir mais pas les responsabilités. Cela tombe mal, il vient d'être élu Président des États-Unis de la République. Entre ministres incompétents, homologues consternants et tâches ingrates, il va devoir assumer les conséquences de ses ambitions... Des situations hilarantes qui devraient vous rappeler quelques grands dirigeants de ce monde.
 
Charles Charles. profession Président
de Marc Dubuisson et James
48 pages - ISBN 978-2-7560-3754-7
 
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Les Vacances du Petit Nicolas nous embarque à l'hôtel Beau-Rivage de Bain-les-Mers, pour plusieurs semaines de soleil, de mer et de rigolade. Car s’il a quitté l’école et ses copains, le Petit Nicolas ne compte pas pour autant se laisser saper le moral. Dès son arrivée, il s’empresse donc de trouver une nouvelle bande d’amis : désormais c’est avec Blaise, Fructueux, Mamert, Irénée, Fabrice et Côme qu’il fait le zouave. Et comme les vacances sont loin d’être finies, après Bain-les-Mers direction la colonie du Camp Bleu. Décidemment cet été-là promet d’être riche en rebondissements !
Elles sont vraiment terribles, les vacances du Petit Nicolas ! De quoi épater Marie-Edwige à la rentrée... Avec le Petit Nicolas, vous ne risquez pas de vous ennuyer: ses vacances sont un festival de drôlerie et de tendresse, grâce au génie de deux grands auteurs !
 
Près de 500 millions d'ouvrages de René Goscinny ont été vendus à ce jour à travers le monde, le hissant parmi les premières places des auteurs français les plus lus. Né en 1926, il est le père d'Astérix, Lucky Luke, Iznogoud et du célèbre Petit Nicolas. Il a d'abord confié ses histoires à plusieurs hebdomadaires avant de créer avec Uderzo en 1959 le magazine Pilote, dans lequel sont publiées les aventures des gaulois Astérix et Obélix. Débute alors une extraordinaire réussite : en cinquante ans, plus de 350 millions d'albums sont vendus, traduits dans plus de cent langues et adaptés au cinéma comme à la télévision. Ce succès perdure même après la mort de l'auteur en 1977 et c'est en particulier grâce à lui que le métier de scénariste de BD est reconnu aujourd'hui comme un métier à part entière.
 
Jean- Jacques Sempé est né à Bordeaux le 17 août 1932. Élève très indiscipliné, il est renvoyé de son collège et commence à travailler à dix-sept ans. Après avoir été l’assistant malchanceux d’un courtier en vins et s’être engagé dans l’armée, il se lance à dix-neuf ans dans le dessin humoristique. Ses débuts sont difficiles, mais Sempé travaille comme un forcené. Il collabore à de nombreux magazines : Paris Match, L’Express… En 1959, il « met au monde » la série des Petit Nicolas avec son ami René Goscinny. Sempé, vit à Paris (rêvant de campagne) et à la campagne (rêvant de   Paris
 
Les vacances du Petit Nicolas
de René Goscinny et Jean-Jacques Sempé - Editions Imav
180 pages - 10,90 euros - ISBN 978-2-915732-52-8
 
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